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13 mai, 2019

Les Saisons

Classé dans : Les Saisons (115),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 13:08

Les Saisons

 Les Saisons dans Les Saisons (115) 4saisons

Je considère le phénomène des saisons
comme une des plus belles offrandes de la nature.
Est-ce une chance de vivre sous nos latitudes?
Eh bien oui! La Terre tourne pour nous.
On le sait, on le vit, toutes les saisons sont belles,
riches et tellement différentes.

Ce que j’apprécie particulièrement dans le cycle des saisons,
c’est l’alternance, la rupture de la monotonie,
la naissance d’une nouvelle période.
Un peu à l’image des saisons,
l’être humain ressent continuellement un profond désir de changement.

Changer pour s’améliorer, changer pour essayer,
changer juste pour voir.
C’est le propre de l’intelligence de vouloir rendre
son existence encore plus douce, plus facile, plus enivrante;
pour cela, il faut modifier, transformer, rénover,
transplanter, voyager et oser.
La vie appartient à l’audacieux, à celui qui provoque et qui fonce,
qui cherche sans être certain de trouver.
Comme lors d’une course au trésor
dont le parcours est toujours plus intéressant que le trésor lui-même.
Cette course au trésor qui a débuté dans notre lointaine enfance
avait comme premiers repères, comme premiers indices,
les mots oui et non, papa et maman;
dès ce jeune âge on devait faire des choix,
on possédait le pouvoir de changer, la faculté d’alterner.

Cette course au trésor se poursuit la vie durant.
Ayant comme indices tous les événements de notre quotidien,
tout ce qu’on ressent, tous nos rêves et nos ambitions, nos souvenirs,
le parcours se complique, devient plus énigmatique, plus intéressant.
Et comme dans toutes les courses au trésor,
certains repères sont inexacts, faussés, trompeurs.
On doit donc revenir sur nos pas et prendre une autre route.

Changer devient nécessaire. Alterner devient vital.
Les saisons modèlent l’humain en transformant son comportement,
sa façon de vivre, ses habitudes, ses loisirs, son rythme, son souffle et son âge.
Elles marquent le temps, l’impriment dans notre regard et proposent le défi.
« Il ne passera pas l’hiver! » , entend-on souvent dire.
Cette phrase révèle à quel point les saisons
sont souvent considérées comme un obstacle,
à quel point elles s’opposent à l’état trop facile de l’inaction.
Elles poussent au contraire l’adaptation, la création, l’imagination, l’invention.

Aux questions d’un journaliste venu le rencontrer sur son île, Félix Leclerc répondit :
« L’été, je bûche du bois et je compose mes chansons.
L’hiver, je brûle mon bois et je chante mes chansons. » 
Tout comme les mots de Félix, l’alternance suppose la continuité.
Non, ce n’est pas paradoxal de changer tout en conservant l’acquis, l’appris.
L’expérience enseigne la façon, la méthode à utiliser
pour opérer nos changements en douceur, dans la quiétude.
En escaladant le mont Everest, je me suis surpris à réaliser
que chacun de mes pas n’était pas tout à fait nouveau,
même dans un terrain totalement inconnu. Le vécu repousse l’imprévu.

Tout comme les animaux, la flore ou la lune,
les saisons nous apportent une vision du temps
où chaque heure à venir sera différente de celle qui vient de s’écouler.
Notre environnement bouge sans cesse, nous devons l’imiter, faire comme lui.
Si un ami vous dit: « T’as changé! » , prenons-le comme un compliment.
Savourons le constat d’avoir osé, apprécions l’aventurier qui est en nous et surtout,
ne cessons pas de chercher encore et encore
au plus profond de nous-mêmes un nouveau sentier vers un autre sommet.

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Source: Bernard Voyer…www.lespasseurs.com

14 février, 2019

Il y a de ces mots …

Classé dans : Amour (119),Les mots (85),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:14

Il y a de ces mots ... dans Amour (119) saint_valentin16

Il y a de ces mots
Qui sont vraiment tendres
Ce sont des mots
Que l’on aime entendre

Ca peut être un beau poème
Qui nous était destiné
Où les mots Je t’aime
Qu’ on a écrit sur notre tablier

On se sent comme envahi
Content, mais aussi surpris
Ce n’est pas tous les jours
Qu’on nous dit des mots d’amour

On sent alors vibrer notre cœur
Même nos joues prennent des couleurs
Ces quelques mots, faut bien le dire
Nous font retrouver notre sourire

L’on comprend, et c’est important
Que l’amour, ce n’est pas toujours bruyant
Il peut être bien présent
Sans qu’on le sache tout l’temps

Petits bonheurs, qui seront des souvenirs
Des mots que souvent, on n’ose pas dire

Texte Claude Marcel Breault

e – Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit…

Classé dans : — coukie24 @ 11:00

e - Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit... dans Blogs préférés bienvenuechezcoukie24

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A la Sainte Blaise

 L‘hiver redouble ou s’apaise.

Si Février n’est pas froid

Mars pour lui le sera.

Fleur de février va mal au pommier

Soleil le dernier jour de Février

Met des fleurs au pommier

Février chaud par aventure

A Pâques c’est la froidure.

Neige, eau, pluie, brouillard de février
Vaut du fumier.

Si février laisse les fossés pleins,
Les greniers deviendront pleins.

Vaut autant voir un loup en son troupeau
Que le mois de février beau.

  Quand il tonne au mois de février,
Toute l’huile tient dans une cuiller.

S’il tonne en février, point de vin.

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« À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur. »

« À la Chandeleur, le jour croît de deux heures. »
« À la Chandeleur, grande neige et froideur. »
« À la Chandeleur, le froid fait douleur. »
« À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur. »

Quand pour la Chandeleur le soleil est brillant
Il fait plus froid après qu’avant.

Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit
L’hiver de quarante jours s’ensuit

« Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure. »

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Le mois de février est connu pour la Saint-Valentin, fête des amoureux. Elle se célèbre chaque année  le 14 février. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.

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De plus, c’est au mois de février, précisément le 2 février que l’on peut déguster les fameuses crêpes de la Chandeleur ! On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid. La Chandeleur marque l’ouverture de la période de Carnaval.

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J’ai pioché un peu partout dans le net des images, gifs et des textes.
Si certaines sont à vous ou que le nom de l’auteur n’y figure pas, n’hésitez pas à me joindre ! si certaines images doivent obtenir une autorisation pour être publiées , faites moi le savoir, je retirerai aussitôt les images, car en aucun cas je ne veux nuire à qui que ce soit.
Bonne visite et contactez-moi en cas de problème.  Merci

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5 novembre, 2018

Tellement vrai …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 16:06
L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleil, plein air et gros plan

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Tellement vrai  !

Si vous avez 60 secondes, lisez ceci ;

Les derniers mots de Steve Jobs, milliardaire, mort à 56 ans du cancer du pancréas :

« J’ai atteint le summum du succès dans le monde des affaires. Dans les yeux des autres, ma vie est une réussite.

Cependant, mis à part le travail, j’ai eu peu de joie. En fin de compte, la richesse n’est qu’un fait auquel je me suis habitué.

En ce moment, allongé sur mon lit d’hôpital, et me rappelant toute ma vie, je me rends compte que toute la reconnaissance et la richesse dans laquelle j’ai pris tant de fierté, a pâli et est devenue insignifiante face à la mort imminente.

Vous pouvez employer quelqu’un pour conduire votre voiture ou gagner de l’argent pour vous mais c’est impossible d’engager quelqu’un pour supporter la maladie et mourir pour vous.

Les choses matérielles perdues peuvent être trouvées. Mais il y a une chose qui ne peut jamais être trouvée quand elle est perdue – « la vie ».

Quelle que soit l’étape de la vie à laquelle nous sommes actuellement, avec le temps, nous serons confrontés au jour où le rideau se ferme.

Aimez votre famille, votre conjoint et vos amis … Traitez-les bien. Chérissez les.

Au fur et à mesure que nous vieillissons, et devenons plus sages, nous réalisons lentement que porter une montre à 300 $ ou 30 $ – les deux donnent la même heure…

Que nous ayons un portefeuille ou un sac à main de 300 $ ou de 30 $ – le montant à l’intérieur est le même;

Que nous conduisions une voiture de 150 000 $ ou une voiture de 30 000 $, la route et la distance sont les mêmes, et nous arrivons à la même destination.

Que nous buvions une bouteille de vin à 1000.$ ou à 10 $, la gueule de bois est la même;

Que la maison dans laquelle nous vivons mesure 300 ou 3000 pieds carrés – la solitude est la même.

Vous réaliserez que votre véritable bonheur intérieur ne provient pas des choses matérielles de ce monde.

Que vous voyagiez en première classe ou en classe économique, si l’avion tombe en panne, vous tombez avec lui …

Par conséquent .. J’espère que vous vous rendez compte, quand vous avez des amis, des copains et des vieux amis, frères et sœurs, avec qui vous discutez, riez, parlez, chantez, parlez du nord-sud-est ou du ciel et la terre, …. c’est le vrai bonheur !!

Cinq faits incontestables de la vie:

1. N’éduquez pas vos enfants à être riches. Éduquez-les pour être heureux. Donc, quand ils grandiront, ils connaîtront la valeur des choses et non le prix.

2. Mangez vos aliments comme médicaments. Sinon, vous devez manger des médicaments comme nourriture.

3. Celui qui vous aime ne vous quittera jamais pour un autre, car même s’il y a 100 raisons d’abandonner, il trouvera une raison de se retenir.

4. Il y a une grande différence entre un être humain et l’être humain.
Seuls quelques-uns le comprennent vraiment.

5. Vous êtes aimé quand vous êtes né. Vous serez aimé quand vous mourrez. Entre les deux, vous devez gérer!

REMARQUE: Si vous voulez juste marcher vite, marchez seul! Mais si vous voulez marcher loin, marchez ensemble!

Six meilleurs médecins au monde :

1. Lumière du soleil
2. Repos
3. Exercice
4. Régime
5. Confiance en soi
6. Amis
Gardez-les à tous les stades de la vie et profitez d’une vie saine.

Sources  : Facebook

21 août, 2018

Un brin d’humour …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 10:27

Une lettre pleine d’amour

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« Je t’écris quelques mots pour que tu saches que je t’écris. 
Donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu’elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi, que je te l’envoie une seconde fois. 
Je t’écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement.
Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison, c’est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin. La maison est splendide, il y a une machine à laver, mais j’ignore si elle est en service.
Hier j’y ai mis le linge, tiré sur la chaînette, et tout a disparu ! je cherche le mode d’emploi. 
Le temps n’est pas trop désagréable ici, la semaine dernière, il n’a plu que deux fois. La première pendant trois jours, la seconde quatre 4 jours.
Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l’expédiais avec les boutons, qui sont lourds, cela coûterait très cher, alors je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches. 
Ton père a trouvé du travail, il a sous lui environ 500 personnes. Il fauche les herbes du cimetière. 
Ta soeur Julie, qui vient de se marier, attends un heureux événement, nous en ignorons le sexe, c’est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c’est une fille, elle a l’attention de l’appeler comme moi. Cela fait tout drôle d’appeler sa fille «maman » !
Ton frère Jean a eu un gros problème. Il a refermé sa voiture avec les clés à l’intérieur. Il a du retourner à la maison à pied pour récupérer le second jeu de clés, et revenir nous sortir du véhicule. 
Si tu as l’occasion de rencontrer ta cousine Monique, donne-lui le bonjour de ma part. 
Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien. 
Ta mère

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PS : je voulais te mettre un peu d’argent dans l’enveloppe, mais je l’ai déjà collée.

Sources : Facebook, auteur inconnu

3 août, 2018

La lecture peut vous aider si vous vous sentez perdu …

Classé dans : Actualités,Lecture, écriture (57),Psychologie (72) — coukie24 @ 8:57
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Les conseils de deux bibliothérapeutes

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PSYCHOLOGIE : Nous lisons tous, pour diverses raisons : pour nous documenter, pour le plaisir, pour nous tenir au courant de l’actualité, pour nous évader… Mais les romans peuvent avoir un impact très fort, surtout s’ils sont en phase avec votre situation actuelle.

Cette idée est le pilier central de la bibliothérapie, dont le but est de « prescrire de la fiction pour soigner les problèmes de la vie », selon les bibliothérapeutes Ella Berthoud et Susan Elderkin, co­-auteures de « The Novel Cure ». Même si leur pratique thérapeutique n’est pas spécifiquement fondée sur des connaissances médicales, ces deux collègues et amies de longue date aident, depuis 2008, ceux qui cherchent à mieux se connaître grâce au pouvoir des mots.

« L’un des principaux effets secondaires de la lecture est qu’elle peut révolutionner notre vision du monde », explique Susan Elderkin au Huffington Post. « Nous avons commencé à réaliser que beaucoup de gens en avaient fait l’expérience à un moment ou à un autre de leur vie, lorsque la lecture d’un roman les avait aidés à porter un regard neuf sur les choses. »

Les recherches scientifiques démontrent les nombreux bienfaits de la lecture: elle permet de réduire le stress, d’améliorer la qualité du sommeil, de soulager les symptômes de la dépression ou encore de protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer. Une étude de 2013 a même montré que le fait de lire des romans pouvait aider à développer notre empathie, en nous « transportant émotionnellement » dans d’autres lieux et en nous rapprochant de nouveaux personnages.

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Trouver refuge dans la littérature

Certaines personnes viennent consulter les bibliothérapeutes parce qu’elles sont confrontées à des traumatismes, d’autres parce qu’elles adorent lire et veulent découvrir d’autres œuvres qui pourraient leur être bénéfiques. Les nouveaux patients de la School of Life de Londres (où Ella Berthoud et Susan Elderkin proposent leurs services) doivent remplir un questionnaire sur leurs lectures passées, ce qu’ils souhaitent retirer de leurs nouvelles lectures, et tout changement majeur en cours.

Ensuite, ils rencontrent leur bibliothérapeute, qui leur délivre une « ordonnance » de lecture. « Les gens qui viennent nous voir sont confrontés à des situations dans lesquelles ils ont besoin d’aide: un nouveau travail ou une reconversion, une année sabbatique, la naissance d’un enfant, un divorce, une liaison, ou tout problème suscitant de multiples interrogations », explique Ella Berthoud. « Nous leur recommandons alors six à huit livres qui les aideront à bien appréhender les tenants et les aboutissants de leur problème. »

Selon Ceridwen Dovey, auteure et contributrice du New Yorker, le terme « bibliothérapeute » est apparu en anglais moderne au début du XXe siècle, dans le magazine The Atlantic. Dans un article intitulé La Clinique littéraire, la bibliothérapie était définie comme un ensemble de lectures dont les effets thérapeutiques étaient dus à de « nouvelles connaissances scientifiques ». Un siècle plus tard, cette pratique touche à présent les écoles, les prisons, les soins, et tous les individus qui recherchent une illumination silencieuse.

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Qui peut bénéficier de la bibliothérapie, et comment?

Les patients auxquels Ella Berthoud et Susan Elderkin ont prescrit des ordonnances de lecture adaptées à leurs besoins sont en majorité des femmes, de tous âges, de l’adolescence à la retraite. Certains sont devenus des habitués, tandis que d’autres ont disparu pour lire les livres qui leur avaient été conseillés, heureux de suivre un nouveau chemin littéraire.

« On ne peut jamais être complètement sûr de ce que les gens tireront d’un livre, parce que chacun y apporte quelque chose de son propre vécu », ajoute Susan Elderkin. « Mais il est possible de développer un instinct solide, et c’est sur lui que nous nous appuyons lorsque nous discutons et apprenons à connaître quelqu’un. Les livres nous accompagnent tout au long de la vie. Il s’agit donc vraiment d’aider les gens à utiliser au mieux le temps limité qu’ils consacrent à la lecture. »

Ceridwen Dovey a eu droit à une session de bibliothérapie gratuite avec Ella Berthoud, qui l’a guidée vers de nouveaux livres en fonction de son questionnaire. Elle a récemment partagé cette expérience dans un article du New Yorker, Can Reading Make You Happier? (« La lecture peut-­elle vous rendre plus heureux? »)

« Dans un monde laïque, je pense que la lecture reste l’un des rares chemins vers la transcendance, cet état insaisissable dans lequel la distance entre le moi et l’univers se réduit », écrit­-elle. « Les romans, qui annihilent la conscience de soi, me donnent cependant le sentiment d’être complètement moi­-même. »

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Par où commencer?

Même si elle adapte ses ordonnances en fonction des besoins de chacun, Ella Berthoud nous a suggéré quelques livres qu’elle estime essentiels. Donc, si vous n’avez pas lu « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, « Madame Bovary » de Gustave Flaubert, « Si c’est un homme » de Primo Levi, « Un parfum de jitterbug » de Tom Robbins ou « Siddhartha » de Herman Hesse, allez faire un saut à la librairie !

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Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Jennifer Joffre pour Fast for Word.

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19 juin, 2018

5 agressions verbales de votre conjoint que vous ne remarquez peut-être pas…

Classé dans : Psychologie (72) — coukie24 @ 18:28

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“La violence est le dernier refuge des incompétents”.

Les paroles du célèbre écrivain Isaac Asimov étaient si sages. Malheureusement, beaucoup de ces incompétent-e-s ont atteint une énorme capacité pour émettre des agressions verbales à peine perceptibles et donc, très dangereuses.

En outre, s’il existe bien un domaine où les agressions verbales sont dangereuses, c’est celui du couple. L’amour nous fait parfois justifier des attitudes et des mots totalement injustifiables. Toutefois, ces derniers sont souvent si imperceptibles ou communs que nous ne les identifions même pas. Approfondissons.

Les agressions verbales peu perceptibles

Déchiffrer les intentions de l’autre personne dans une relation de couple n’est pas facile.En effet, aussi confiants sommes-nous, il existera toujours la possibilité que nous nous trompions, car aucun de nous ne peut affirmer avec certitude ce que pense l’autre. C’est ainsi que nous trouvons de nombreuses agressions verbales dissimulées dans des mots et des gestes qui ne semble pas en être à première vue. En voici quelques-unes.

Moqueries sur la famille

Il est fréquent qu’un conjoint ridiculise l’autre membre du couple en critiquant la famille ou l’origine de ce dernier. Notamment s’il vient d’une famille humble, rurale ou que ses parents disposent de peu de ressources. Cependant, la critique et la plainte ne sont pas exclusives de ce profil.

“La pauvreté est la pire forme de violence.”
–Mahatma Gandhi–
agressions verbales

Ce type d’agression peut être très offensant. Sans justification ni fondement, cela pourrait créer une stigmatisation qui peut être utilisée à convenance et apparaître lors d’un moment de colère, d’une réunion sociale ou à un moment très inopportun.

Parlez des attraits d’autres personnes

Parler des attraits d’autres personnes n’est pas en soit une agression. Maintenant, lorsque cela se répète au fil du temps, de sorte qu’il soit rechercher à miner l’estime de soi du conjoint, cela devient une agression verbale importante.

Reconnaitre les charmes d’autres personnes n’est pas le problème, mais en parler continuellement et réaliser une comparaison avec le conjoint en est un. Ceci pourrait même générer des complexes et un sentiment d’infériorité eu égard au traitement reçu.

Caricaturer l’autre personne

Nous réalisons souvent un portrait verbal de notre conjoint sous forme d’humour et de caricature. Parfois, nous agissons comme si nous étions capables de lire dans son esprit, exprimant ce que nous connaissons le mieux de lui.

Il se trouve que ce type de comportement peut être répété au fil du temps, se transformant dès lors en une moquerie. Ceci pourrait tellement affecter le conjoint que son estime de soi sera réduite au point de confondre sa personne réelle avec la caricature que nous en avons fait.

Le chantage émotionnel

Le chantage émotionnel est une autre agression verbale qui passe souvent inaperçue,mais génère de grandes blessures par le biais de la culpabilité. Cette façon de communiquer est très subtile puisque la personne qui l’exerce fait croire à l’autre que c’est elle qui met tout en oeuvre pour que la relation se déroule bien et soit fructueuse.

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Ainsi, toutes les allocutions de chantage émotionnel tendent généralement à démontrer l’effort que le/la manipulateur-trice fait pour que tout se passe bien et soit correct. De cette façon, la victime finit par croire qu’elle est coupable de ce qui s’est passé et que si ce n’était pas du fait de son conjoint, tout serait un vrai désastre.

Lumière de gaz

La lumière de gaz est une forme de violence psychologique qui tire son nom du titre d’un film célèbre. Dans cette hypothèse, l’agression verbale vise à faire douter l’autre membre du couple de ses capacités mentales, de sa perception et de sa mémoire.

À travers des mensonges et des manipulations, il est crée un énorme malaise psychologique chez l’autre, fomentant son insécurité et sa dévalorisation.

Il s’agit toutefois d’une situation très difficile à détecter. Par conséquent, les psychologues recommandent de prendre l’avis d’une tierce personne étrangère au couple. Dans le cas contraire, cela pourrait causer de sérieux problèmes.

Sources : 14 octobre 2017 dans Psychologie

27 février, 2018

Connaitre votre avenir grâce aux lignes de la main …

Classé dans : Spiritualité-Esotérisme (27) — coukie24 @ 18:25

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Prédire l’avenir, voilà un talent que de nombreuses personnes aimeraient posséder. Vous voulez jouer aux voyantes en herbe ? Voici un petit guide pratique pour apprendre à lire les lignes de la main et épater vos amis. A vous les soirées divinatoires !

Quelle main choisir ?

C’est la première question à se poser avant de commencer l’examen de la paume. Pour tout ce qui concerne la carrière et les relations professionnelles, on se penche sur les lignes de la main avec laquelle on la plus de dextérité (écrire, manger, jouer aux cartes…). Quand il s’agit au contraire d’étudier les caractéristiques de sa vie sentimentale, amicale et familiale, on sélectionne la main opposée. Ensuite, il suffit d’interpréter les signes en se basant sur ces trois lignes directrices : Lire les lignes de la main

La ligne de tête

Une ligne courte (qui s’arrête au niveau de l’auriculaire) : vous réfléchissez vite et vous êtes du genre à tirer des conclusions et à prendre des décisions sans tergiverser. Une longue ligne droite (qui s’étend au-delà de l’auriculaire) : vous êtes plutôt du genre à prendre votre temps et à ressasser, lorsqu’il s’agit de se prononcer sur quelque chose. Une ligne coupée en deux : vous êtes sensible et très réceptif à l’opinion des autres. Un caractère qui vous amène souvent à changer d’avis. Une longue ligne courbée (qui se termine au coin de la main) : vous êtes un esprit créatif, capable d’imaginer n’importe quelle possibilité et de trouver une solution dans toutes les situations.

Trouvez toutes les réponses à vos questions…

La ligne de coeur

Une longue ligne droite (qui s’arrête en dessous de l’index) : vous êtes quelqu’un de rationnel qui réfléchit avant d’agir et surtout, qui prend en compte les sentiments des autres. Une courte ligne droite (qui s’arrête entre le majeur et l’index) : pour vous, la liberté et l’indépendance, c’est quelque chose de primordial. Vous êtes plutôt du genre à montrer votre affection avec des gestes qu’avec des mots. Une longue ligne courbée (dont la courbe atteint presque le majeur) : très réceptif à la passion, vous vous laissez volontiers guider, voire dompter par vos désirs. Une courte ligne courbée (qui s’arrête juste en dessous du majeur) : vous êtes quelqu’un de réservé, qui dévoile difficilement ses sentiments et vous préférez largement les tête-à-tête aux ambiances de groupes. Une ligne croisée (qui se termine en forme de X à l’extrémité : si ce n’est pas déjà arrivé, vous avez de grandes chances de vivre une trahison sentimentale. Une ligne coupée en deux ou interrompue : vous avez l’habitude de mettre vos sentiments en veilleuse pour vous concentrer sur d’autres besoins.  

La ligne de vie

Une longue ligne (qui s’arrête au niveau du poignet) : vous êtes un véritable roc à l’épreuve des balles et vos proches savent qu’ils peuvent compter sur vous. Une ligne courte (qui s’arrête au centre de la main) : dans les moments difficiles, vous avez tendance à vous occuper au maximum l’esprit pour oublier vos problèmes. Une ligne floue : vous devriez vous détendre et vous recentrer sur vous-même, il n’y a pas que le boulot et les autres dans la vie. Yoga, médiation, massages, prenez du temps pour vous, c’est nécessaire. Une ligne coupée : chaque cassure représente une expérience traumatique, qui aura une influence certaine sur le reste de votre vie.

Sources : http://www.blog-voyance.fr/comment-savoir-ce-que-la-vie-vous-reserve-grace-aux-lignes-de-la-main/

12 septembre, 2017

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle !

Classé dans : Humour (284),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 18:19

J’ai trouvé sur le net (http://www.demotivateur.fr/) quelques leçons de management très subtiles que je souhaite vous faire partager. 

L’auteur Nathan Weber fait preuve d’humour, ses leçons de management peuvent s’appliquer aussi à la vie… Bonne lecture !

martine52

Vous connaissez ces articles qui vous donnent des conseils pour réussir votre vie professionnelle ? Eh bien là, c’est pareil, mais en plus sympa à lire.
Oui, on peut parler de management et de développement de soi au travail avec des petites histoires !

Je suis sûr que La Fontaine n’aurait pas fait mieux…

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle ! dans Humour (284) 1217072-les-droles-de-fourmis-d-andrey-pavlov

@Andrey Pavlov
Leçon 1 :
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Un homme rentre dans la salle de bains alors que sa femme vient juste de sortir de la douche, quand la sonnette se fait entendre. 

La femme se couvre vite avec sa serviette, et dévale les escaliers pour ouvrir. 

Quand elle ouvre la porte, elle se retrouve nez-à-nez avec Bob, leur voisin d’en face. 

Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire un mot, Bob s’écrie : « Je te donne 800€ si tu fais tomber la serviette. » 

Après un temps de réflexion, la femme un peu gênée s’exécute finalement et se retrouve totalement nue devant Bob. Quelques secondes passent, puis Bob lui donne 800€ et s’en va. 

La femme se rhabille en vitesse et remonte à l’étage. Alors qu’elle passe près de la salle de bain, son mari demande « C’était qui, chérie ? » 

« Rien, c’était juste Bob, le voisin d’en face. » 

« Ah, » répond alors le mari, « est-ce qu’il t’a donné les 800€ qu’il me devait ? » 

Morale de l’histoire : 
Si vous partagez à temps les informations importantes relatives au crédit et au risque avec vos actionnaires, vous pourrez éviter de vous exposer inutilement… Et de finir par vous retrouver à découvert. 

Leçon 2 :
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En voiture, un curé s’arrête pour prendre une jeune nonne qui faisait du stop. 

La bonne sœur pénètre dans le véhicule et croise les jambes, ce qui a pour effet de faire remonter un peu sa robe, révélant une partie de sa jambe. 

Le prêtre, très perturbé par cette vision, manque de peu de finir dans le bas-côté. 

Après avoir repris le contrôle du véhicule, il hésite puis,n’y tenant plus,il place sa main sur le haut de la jambe de la nonne… 

La sœur s’exclame alors : « Enfin, mon père,souvenez-vous du psaume 129 ! » 

Honteux, le prêtre retire prestement sa main. Mais quelques temps plus tard,en changeant de vitesse,il laisse distraitement sa main frôler de nouveau la cuisse de la demoiselle… 
La nonne s’écrie encore : « Mon père ! rappelez-vous du psaume 129 ! » 

Rouge jusqu’aux oreilles, le prêtre se confond en excuses : « Je suis désolé, ma sœur… La chair est faible. » 

Arrivée au couvent, la nonne ne lui décroche pas un mot. Elle soupire, roule des yeux et claque la porte. 

Une fois rentré à l’église, le curé s’empresse de chercher le fameux psaume 129 pour le lire… Il était inscrit : «Vas toujours de l’avant et n’abandonne jamais ta quête, car si tu poursuis juste un peu plus haut, tu trouveras la plus sublime récompense.» 

Morale de l’histoire
Si vous n’êtes pas assez informé dans votre travail, vous pourriez passer à côté d’une grosse opportunité.

Leçon 3 :
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Une secrétaire, un responsable marketing et leur patron s’en vont en pause-déjeuner,quand ils trouvent une vieille lampe à huile sur leur chemin. 

Ils la frottent et un génie en sort. 
Le génie leur dit alors, « Je peux vous exaucer trois vœux, un pour chacun. » 
« Moi d’abord ! Moi d’abord ! » s’écrie la secrétaire. « Je veux être aux Bahamas,sur un jet-ski,sans le moindre souci du monde. » 
Pouf ! Elle disparaît. 

« À mon tour, à mon tour ! » s’exclame le responsable marketing, enthousiaste. «Je veux être à Hawaii,allongé sous un palmier, avec ma masseuse personnelle, un stock infini de Piña Coladas et l’amour de ma vie. 
Pouf ! Il disparaît. 

« Bon, c’est à vous » dit le génie au patron. 
Le patron répond alors, « Je veux ces deux tire-au-flanc dans mon bureau après la pause-déjeuner,j’aurai deux mots à leur dire… » 

Morale de l’histoire
Si vous avez un souhait ou une demande à faire, laissez toujours votre patron s’exprimer en premier. 

Leçon 4 :
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Un aigle était assis au sommet d’un arbre,sans rien faire. 

Un petit lapin voit l’aigle et lui demande, « Salut, je peux m’asseoir comme toi et ne rien faire,moi aussi ? 
L’aigle lui répond : «Bien sûr, pourquoi pas.» 

Le lapin s’assoit alors sous l’arbre pour se reposer comme l’aigle.Là-dessus un renard arrive,saute soudainement sur le lapin et le mange. 

Morale de l’histoire
Pour rester assis sans rien faire,vous avez intérêt à être très haut placé. 

Leçon 5
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Un dindon discute avec un bœuf. 

«Je voudrais bien monter tout en haut de cet arbre,» dit-il en soupirant,«mais je n’ai pas assez de force.» 
«Eh bien, pourquoi tu ne manges pas un peu de mes bouses ?» répond le bœuf.«C’est bourré de protéines et de nutriments.» 

Le dindon picore un peu dans une bouse, et effectivement,cela lui donne assez de force pour atteindre la branche la plus basse de l’arbre. 

Le jour suivant,après avoir picoré un peu plus de bouse,il parvient à atteindre la deuxième branche de l’arbre. 

Finalement, après quatre jours,le dindon était fièrement perché au sommet de l’arbre. 

Très vite, un chasseur l’aperçoit et le tue d’un coup de fusil bien placé. 

Morale de l’histoire
Avec de la m*rde,vous réussirez peut-être atteindre le sommet,mais ce n’est pas ça qui vous permettra d’y rester très longtemps… 

Leçon 6 :
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C’était l’hiver,et un petit oiseau perdu avait très froid.Il faisait si froid que notre oisillon,épuisé et congelé,finit par s’échouer au sol dans un champ,tout frissonnant de froid. 

Alors qu’il était là et qu’il sentait la mort approcher,une grosse vache passe et fait tomber une belle bouse bien chaude sur lui. 

L’oiseau,sous la bouse,réalise qu’une douce chaleur réconfortante est en train de l’envelopper… 

Ça y est ! Il est sauvé ! Tout content d’être bien au chaud,il se met à piailler de bonheur. 

Un chat qui passait par là entend les piaillements de l’oiseau et s’approche, curieux. Il voit l’oiseau dans la bouse, le sort délicatement, l’essuie avec le plus grand soin soin et hop, il le gobe ! 

Morale(s) de l’histoire
1.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous ch*e dessus qu’il est forcément votre ennemi. 
2.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous sort de la m*rde qu’il est forcément votre ami. 
3.Quand vous êtes dans la m*rde,il vaut mieux parfois tout simplement la boucler ! 

 

Et maintenant,on retourne bosser !

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5 août, 2016

Dire oui, dire non …

Classé dans : Le Bonheur (153) — coukie24 @ 22:04
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Pour vous qui prenez le temps de lire ce poste …

je vous souhaite bon courage dans votre vie …

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Dire « OUI » au bonheur /

Dire « NON » à la mauvaise humeur

Dire « PEUT ETRE » à l’avenir /

Dire « JE NE T OUBLIE PAS » aux souvenirs

Dire « ADIEU » au stress /

Dire « POURQUOI PAS » à la paresse

Dire « J’AI COMPRIS » aux erreurs/

Dire « PLUS JAMAIS » aux jugements de valeurs

Dire « PARDON » à la peine  /

Dire « BYE BYE » à la haine

Dire « HEUREUSEMENT QUE TU ES LA » à l’humour /

Dire « POUR TOUJOURS » à l’amour

Dire « RESTE LA » à l’envie /

Dire « JE T AIME » à la vie

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Je n’oublie jamais de dire « s’il te plait »
  et  aussi « merci » 
voilà les deux mots magiques qu’il faut dire souvent,

alors je vous dis à vous visiteur …ob_07329d_d54f90fb.gifde votre visite

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sources : http://ageheureux.centerblog.net/

  

14 juin, 2016

L’OURS ET L’AMATEUR DES JARDINS …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 19:14
L'OURS ET L'AMATEUR DES JARDINS DE JEAN DE LA FONTAINE

L’OURS ET L’AMATEUR DES JARDINS

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Certain Ours montagnard, Ours à demi léché,

Confiné par le sort dans un bois solitaire,

Nouveau Bellérophon vivait seul et caché :

Il fût devenu fou ; la raison d’ordinaire

N’habite pas longtemps chez les gens séquestrés :

Il est bon de parler, et meilleur de se taire,

Mais tous deux sont mauvais alors qu’ils sont outrés.

Nul animal n’avait affaire

Dans les lieux que l’Ours habitait ;

Si bien que tout Ours qu’il était

Il vint à s’ennuyer de cette triste vie.

Pendant qu’il se livrait à la mélancolie,

Non loin de là certain vieillard

S’ennuyait aussi de sa part.

Il aimait les jardins, était Prêtre de Flore,

Il l’était de Pomone encore :

Ces deux emplois sont beaux. Mais je voudrais parmi

Quelque doux et discret ami.

Les jardins parlent peu , si ce n’est dans mon livre ;

De façon que, lassé de vivre

Avec des gens muets notre homme un beau matin

Va chercher compagnie, et se met en campagne.

L’Ours porté d’un même dessein

Venait de quitter sa montagne :

Tous deux, par un cas surprenant

Se rencontrent en un tournant.

L’homme eut peur : mais comment esquiver ; et que faire ?

Se tirer en Gascon d’une semblable affaire

Est le mieux. Il sut donc dissimuler sa peur.

L’Ours très mauvais complimenteur,

Lui dit : Viens-t’en me voir. L’autre reprit : Seigneur,

Vous voyez mon logis ; si vous me vouliez faire

Tant d’honneur que d’y prendre un champêtre repas,

J’ai des fruits, j’ai du lait : Ce n’est peut-être pas

De nos seigneurs les Ours le manger ordinaire ;

Mais j’offre ce que j’ai. L’Ours l’accepte ; et d’aller.

Les voilà bons amis avant que d’arriver.

Arrivés, les voilà se trouvant bien ensemble ;

Et bien qu’on soit à ce qu’il semble

Beaucoup mieux seul qu’avec des sots,

Comme l’Ours en un jour ne disait pas deux mots

L’Homme pouvait sans bruit vaquer à son ouvrage.

L’Ours allait à la chasse, apportait du gibier,

Faisait son principal métier

D’être bon émoucheur  , écartait du visage

De son ami dormant, ce parasite ailé,

Que nous avons mouche appelé.

Un jour que le vieillard dormait d’un profond somme,

Sur le bout de son nez une allant se placer

Mit l’Ours au désespoir ; il eut beau la chasser.

Je t’attraperai bien, dit-il. Et voici comme.

Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur

Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur,

Casse la tête à l’homme en écrasant la mouche,

Et non moins bon archer  que mauvais raisonneur :

Roide mort étendu sur la place il le couche.

Rien n’est si dangereux qu’un ignorant ami ;

Mieux vaudrait un sage ennemi.

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Jean de La Fontaine

6 décembre, 2015

5 animaux qui ont une vie sexuelle beaucoup plus misérable que la vôtre…

Classé dans : Actualités,Humour (284) — coukie24 @ 11:13
5 animaux qui ont une vie sexuelle beaucoup plus misérable que la vôtre... dans Actualités a-VIE-SEXUELLE-ANIMAUX-640x468

ANIMAUX – Pour beaucoup d’animaux, le sexe n’a rien d’une partie de plaisir et peut souvent mener à de bien tragiques conséquences. La preuve avec ces cinq espèces malchanceuses.

Quand l’envie nous prend de nous plaindre de notre vie sexuelle, un simple regard en direction du royaume animal suffit généralement à nous rassurer. Soyons clairs : on a clairement tiré le gros lot dans le grand jeu de l’évolution. Le pactole, il est pour nous, et les autres espèces ont souvent la vie dure. Et s’il vous fallait plus de preuves, voici cinq animaux pour qui la saison des amours rime souvent avec misère, mort et douleur.

1. L’Antechinus de Stuart

L’Antechinus de Stuart est un petit marsupial au nom un peu classe et à la vie sexuelle aussi trépidante que tragique. Chaque printemps, ce minuscule carnivore aux allures de musaraigne du bush n’a qu’une idée en tête : BAISER SANS JAMAIS S’ARRÊTER. En prévision de ce marathon, le mâle passe les dix premiers mois à manger non-stop pour grandir et prendre des forces, parce qu’une fois que la saison des amours débarque, va falloir avoiner sévère.

En effet, pendant cette période, l’antechinus ne fait rien d’autre que de s’accoupler. Il ne mange plus, parce qu’il baise. Il ne dort plus, parce qu’il baise toujours. Il ne regarde pas Plus Belle La Vie parce qu’il est encore en train de baiser. 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, l’antechinus passe de partenaire en partenaire, sans jamais s’arrêter. Et au bout de deux semaines de ce gros marathon du cul, tous les antechinus mâles tombent raides morts.

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Résultat, il y a moins de compétition pour les petits à venir qui peuvent ainsi manger à leur faim et devenir grands et fort pour niquer tout le quartier et mourir à leur tour.

2. L’hippopotame

Certes, quand on voit la dégaine de l’hippopotame et qu’on sait en plus qu’il s’agit de l’un des animaux les plus dangereux du monde, on l’imagine mal passer en mode pétales de rose et Barry White pour pécho sa belle. Mais ça va encore plus loin que ça, puisqu’il a une technique bien particulière et relativement… oh, n’ayons pas peur des mots : tout bonnement dégueulasse.

La parade amoureuse de l’hippopotame passe par une étape assez classique, puisque le mâle se doit de marquer son territoire. Mais plutôt que de lâcher un petit pissou discrétos à des points stratégiques histoire de faire comprendre aux autres mâles qu’il faut qu’ils aillent matcher ailleurs, l’hippo voit les choses en grand : il se met donc à uriner et à déféquer en même temps et, pour être bien sûr que son territoire soit le plus vaste possible, il fait l’hélico avec sa queue pour envoyer ses fluides aux quatre coins du quartier, tel un gros propulseur à caca.

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Voyant ça, les femelles hippopotames sont intriguées et charmées et s’approchent du mâle avant d’aller faire quelques préliminaires dans l’eau (probablement pour se nettoyer le cucul avant de passer à l’action, parce que bon, y a quand même des limites).

3. L’amazone à front blanc

Ce bel oiseau originaire d’Amérique Centrale a lui aussi une technique de drague très particulière qui implique l’utilisation de fluides corporels à des fins charnelles – mais si vous aviez déjà un peu de mal avec les histoires d’hélices à caca, celle-ci devrait finir de vous achever.

Commençons par le point mignon avant notre descente aux enfers : il s’agit de l’une des rares espèces animales qui pratique le baiser comme les humains. Oui, c’est chou. Lorsqu’ils trouvent un partenaire à leur goût, les amazones à front blanc commencent à s’embrasser (avec un bec rigide hein, donc c’est pas tout à fait la même compote mais on salue quand même l’initiative) et à jouer avec leurs langues comme nous quand on se roule des grosses pelles sur les Poetic Lovers.

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La chaleur monte, les corps se rapprochent, les plumes frémissent sous le coup du désir et, d’un coup, pour montrer qu’il est vraiment chaud patate et bien content d’être là, le mâle montre son affection à sa femelle en lui vomissant dans la bouche. Comme ça, gratos. Il y en a qui disent même qu’il s’agit d’un cadeau, puisqu’il régurgite de la nourriture qu’il avait à la base mangée pour son bon plaisir mais qu’il choisit de s’en séparer pour l’offrir à sa belle. Et si ça c’est pas de la belle preuve d’amour, je sais pas ce qu’il vous faut. 

4. La bruche du niébé

Encore un bien beau nom pour une espèce qui n’a, pour le coup, pas grand chose de très attrayant puisqu’il s’agit d’un insecte moyennement sexy (en même temps, je vous mets au défi de me trouver un insecte vraiment sexy). Mais cela ne l’empêche évidemment pas de trouver l’amour, parce que tout le monde n’accorde pas la même importance à l’apparence, fort heureusement, et la bruche en profite bien. Enfin, le mâle en tout cas. La femelle, elle, a beaucoup, beaucoup moins de chance.

Car voyez-vous, le mâle a une petite particularité assez singulière : il possède un énorme pénis surmonté de picots et d’épines. Résultat, les femelles sortent régulièrement de ces périodes de reproduction avec des blessures assez sévères et leurs organes reproducteurs sont généralement assez abîmés. Et parfois, elles en meurent.

Fallait aller au couvent.
Fallait aller au couvent.

Imaginez, c’est un peu comme si vous rameniez un mec chez vous et qu’au moment de baisser son froc vous vous retrouviez face à une énorme batte cloutée.

5. Le kakapo

Le kakapo n’a décidément pas beaucoup de chance : en plus d’avoir un nom vraiment pourri, il est menacé d’extinction et c’est la seule espèce de perroquet au monde qui soit incapable de voler. Autant dire qu’il part déjà avec un sacré handicap. Mais comme si ça ne suffisait pas, sa vie sexuelle est tellement merdique qu’elle est directement responsable de son statut d’espèce menacée.

Tout commence par la parade amoureuse du mâle, qui doit probablement figurer au panthéon des parades les moins efficaces. Au lieu d’aller chercher sa belle, de danser autour d’elle et de se battre avec d’autres mâles pour affirmer sa supériorité, le kakapo mâle creuse un petit trou dans la terre, y pose son cul, et se met à crier en espérant qu’une femelle passe dans le coin et entende son appel.

Le problème, c’est que les femelles n’arrivent pas toujours à identifier la provenance de ses cris et se retrouvent parfois à errer sans fin dans la forêt sans jamais trouver le mâle qui crie dans son trou. Et lorsqu’un mâle attend trop longtemps, et qu’il commence à se sentir un peu frustré de ne pas pouvoir s’accoupler, il a tendance à sauter sur tout ce qui bouge. Voire ce qui ne bouge pas. On peut donc voir des kakapos tenter de s’accoupler avec un gros caillou ou une branche, ou même avec un oiseau qui n’est pas du tout de la même espèce et qui ne pourra donc jamais jouer son rôle dans la grande chaîne de la reproduction.

Et, souvent, ils essayent même de s’accoupler avec la tête des pauvres gens venus tourner un documentaire sur eux, parce que bon, foutu pour foutu, autant essayer hein. Sur un malentendu, ça pourrait donner un truc viable.

Ça va pas très très bien marcher.
Ça va pas très très bien marcher.

Donc la prochaine fois que vous aurez envie de vous plaindre de votre vie sexuelle, estimez-vous heureuse de ne pas avoir à vous prendre une volée de caca en pleine poire ou de devoir traverser la jungle à l’oreille dans l’espoir de trouver un kakapo dans un trou.

article de Jack Parker  publié par le Mercredi 02 Décembre 2015

 

3 février, 2015

La Saint Valentin approchant, voici 10 mots pour une bonne recette…

Classé dans : Amour (119) — coukie24 @ 22:27

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♥ COMMUNICATION
Beaucoup de disputes naissent d’un manque de communication dans le couple. Soyez à l’écoute de l’autre, exprimez vos frustrations, vos désirs, cela vous évitera d’accumuler ressentiment et contrariétés. Sortez des conversations banales sur le quotidien et parlez vraiment de vous et de vos attentes respectives.

♥ ADAPTATION
Parce que vous êtes deux personnes différentes par nature, la vie de couple ne va pas de soi et nécessite un certain nombre de compromis. Vous n’avez pas forcément les mêmes habitudes, le même rythme de vie. Il est impossible de concilier deux éducations, deux personnalités sans opérer quelques ajustements. Il faut parfois savoir prendre sur soi et renoncer à ses petites manies et exigences irrationnelles. Acceptez les désirs et besoins de l’autre, et trouvez un équilibre entre vos deux modes de vie.

♥ GENEROSITE
On vous l’a souvent dit, aimer c’est donner et recevoir. Aussi ringarde que puisse paraître la formule, elle recèle une vérité incontestable. Attention, il ne s’agit pas de cadeaux mais de temps, d’écoute, de disponibilité, de capacité à aimer l’autre. Et cette générosité est inconditionnelle, gratuite. Pour que la vie maritale ne tourne pas à la simple cohabitation, courtoise mais mortifère, les conjoints doivent être animés du désir de prendre soin de l’autre, de lui faire plaisir. Les baisers, compliments et autres témoignages d’affection ne sont pas réservés aux débuts de relation. Renouvelez chaque jour par des marques de tendresse et d’attention votre choix de vie commune.

♥ RESPECT
Vous avez atteint un tel degré d’intimité avec votre partenaire que vous pensez pouvoir être plus directe. Jusqu’à lui parler brutalement, sans tact ni délicatesse. Sans que vous vous en doutiez, il arrive que la violence de vos propos le blesse ou l’humilie. Bizarrement, c’est à la personne que vous aimez le plus que vous manquez le plus de respect. Evitez la grossièreté et les critiques acerbes. En somme, comportez-vous avec votre partenaire comme vous aimeriez qu’il le fasse avec vous.

♥ DISPONIBILITE
Consacrez du temps à l’autre, partagez des moments en couple. Cela paraît évident : puisque vous vivez ensemble, vous passez beaucoup de temps rien que tous les deux. Mais ce n’est pas si simple. Il est essentiel de préserver des petits moments privilégiés à deux, où chaque partenaire est totalement présent et disponible intellectuellement pour l’autre, où il oublie ses soucis professionnels et matériels. Sortez, trouvez des activités communes, cultivez vos centres d’intérêt, partagez une véritable intimité à deux.

♥ EDUCATION
Gare à l’indifférence, à la banalisation de l’autre ! Ce n’est pas parce que vous avez franchi le cap de la vie en commun que vous devez considérer votre couple comme acquis et définitif. Ne vous laissez pas aller, cherchez à vous plaire réciproquement. Vous trouvez que les habitudes et la routine s’installent progressivement ? Rappelez-vous que vous n’êtes pas spectateur, mais acteur de votre couple.

♥ CONFIANCE
Tout le monde vous le répète, il n’est pas de relation saine sans confiance. Chaque jour, la promiscuité vous soumet à la tentation de surveiller les moindres faits et gestes de votre conjoint, de contrôler ses coups de téléphone, mails et autres sms. Stop ! Résistez à la méfiance, au doute, à la suspicion. S’il est important de faire confiance à votre partenaire, il est aussi essentiel d’avoir confiance en votre relation. Ne vous laissez pas déstabiliser par le premier obstacle qui surgit dans votre vie. Le quotidien en couple est loin d’être un long fleuve tranquille, et s’il l’est, c’est qu’il y a sûrement un problème !

♥ PROJET
Un projet apporte une dynamique dans le couple, un souffle nouveau. Avoir un projet introduit la dimension du rêve dans la vie à deux. Se contenter de vivre au jour le jour est finalement une manière de ne pas s’engager. Pour survivre malgré les tracas quotidiens et la routine qui s’installe insidieusement, le couple doit s’inscrire dans la durée. Car le projet donne envie d’aller de l’avant, de construire quelque chose avec l’autre. Inutile de chercher très loin, il existe toutes sortes de projets : des voyages, un appartement, rénover une maison, etc…

♥ INTIMITE
Tout être humain a besoin d’intimité. Il n’est pas question que d’intimité physique, mais aussi d’intimité sentimentale, émotionnelle. Avoir des moments solitaires, cultiver son jardin secret permet de garder une part de mystère et de liberté. L’idéal, c’est que chacun puisse avoir son espace réservé pourquoi pas chacun son bureau ; son ordinateur, son portable, etc…

♥ AUTONOMIE
Vivre ensemble ne signifie pas assimiler son partenaire. Et encore moins se fondre en lui. Vous ne devez pas confondre amour et dépendance. Il est capital de laisser une marge d’autonomie à l’autre pour qu’il conserve son identité propre dans le couple et qu’il n’ait pas le sentiment d’étouffer. Sortez avec des amis qui fonctionnent différemment de vous. Mais soyez vigilant car rester unis en ayant deux vies libres est extrêmement difficile. Il faut trouver un juste milieu entre la fusion et l’indépendance.

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9 décembre, 2014

Les fées – conte de Charles Perrault

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:48

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Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l’honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l’eau à une grande demi lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.

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Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. Oui-dà, ma bonne mère, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don (car c’était une Fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la Fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse. Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d’où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille. ) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants.

Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu’elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c’était la même Fée qui avait apparu à sa sœur mais qui avait pris l’air et les habits d’une Princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire, justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis, buvez à même si vous voulez. Vous n’êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.

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D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Hé bien, ma fille ! Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. ô Ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa sœur qui en est cause, elle me le payera ; et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer. Hélas ! Monsieur c’est ma mère qui m’a chassée du logis. Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à un autre, l’emmena au Palais du Roi son père où il l’épousa.

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Pour sa sœur elle se fit tant haïr que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir alla mourir au coin d’un bois.

MORALITE

Les Diamants et les Pistoles,
Peuvent beaucoup sur les Esprits;
Cependant les douces paroles
Ont encor plus de force, et sont d’un plus grand prix.

AUTRE MORALITE

L’honnêteté coûte des soins,
Et veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu’on y pense le moins.

23 juin, 2014

ET SI ON FAISAIT MARCHER SA TÊTE AVANT DE MANGER ?

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 15:48

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Aaaah ! Je ne peux pas résister ! C’est trop bon, j’ai trop faim, j’en ai trop envie, je ne peux pas m’en passer. C’est avec ces mots que l’on justifie souvent l’impossibilité de maigrir à cause de ces pulsions qui nous jettent sur des aliments savoureux et dont l’excès nous a fait grossir. Comment arriver à les maîtriser sans que la vie ne soit synonyme de frustrations ?

  • Les pulsions vers la récompense
  • Les neurones de la récompense
  • Récompense et addiction
  • Gène, stress et environnement
  • Neutraliser le système   

Les pulsions vers la récompense   

Ca sent bon chez le boulanger, il y a juste une fournée de tartes aux pommes qui vient de sortir. On en achète une pour le dîner, ça fera plaisir à tout le monde. Et on ne résiste pas à une pulsion vers un chausson aux pommes dont on se régale sur le trottoir, petite récompense perso.

On fait ses courses hebdomadaires au supermarché, on en a plein le dos de pousser ce chariot rempli de lessives, de sacs poubelles, de croquettes pour le chien, de paquets de litière pour le chat, de bouteilles de lait et on arrive devant le rayon des biscuits. A la maison, tout le monde adore les petits biscuits fourrés d’un truc gras/sucré, car ils sont bien croquants et fondent ensuite délicieusement dans la bouche. On en achète trois paquets et une pulsion nous pousse à en croquer la moitié d’un en faisant la queue à la caisse. Histoire de se récompenser inconsciemment de la corvée et du stress des courses.

Dans un tiroir de son bureau, on stocke des billes de chocolats qui ne fondent pas dans les doigts. On les adore parce que l’on peut les croquer discrètement (et sans être obligé d’aller se laver les mains pour ne pas salir le clavier de l’ordi) quand on a besoin de se faire du bien, de se récompenser pour cause de fatigue, d’ennui, de client désagréable, de logiciel récalcitrant etc.    

Les neurones de la récompense   

Les occasions de s’offrir ainsi une récompense tout au long de la journée ne manquent pas. Et chaque fois, on met en branle un système super sophistiqué dans notre cerveau.

En effet, il y a dans celui-ci une petite zone de neurones, un circuit nerveux appelé système de la récompense où sont activés des neuromédiateurs, des petites molécules qui nous font du bien, nous donnent une sensation de plaisir. C’est ce même système de la récompense qui fonctionne avec les drogues, le tabac et l’alcool. 

Récompense et addiction   

Un véritable ping-pong, dont les balles sont les neuromédiateurs, se joue dans notre cerveau, l’un en renvoyant un autre dans une autre zone, puis dans une autre, dont celle de la mémoire.

Le résultat de ce jeu super sophistiqué et permanent est que l’on recherche toujours le plaisir apporté par un truc gras/sucré (genre Nutella !), ou sucré tout court (bonbons, sodas) ou gras tout court, peu importe.

Alors, quand on retourne chez le boulanger, même s’il n’y a pas d’odeurs tentantes de tarte aux pommes, on risque fort d’avoir une belle pulsion sur le chausson qui nous a tant fait plaisir la veille !

Mais, plus diabolique, le seul souvenir des petits biscuits fondant dans la bouche ou du grignotage des billes de chocolat peut susciter une pulsion vers le produit.

Alors, quand les biscuits ne sont pas loin dans le placard de la cuisine, quand les billes de chocolat sont à portée de main dans le tiroir du bureau, on y va et hop ! dans la bouche.

Résultat : on s’y accoutume, on en a besoin, on en devient dépendant. A force d’en manger, on grossit car ils apportent des calories dont on n’a pas besoin. Et si l’on entreprend de maigrir, c’est quasiment impossible de s’en passer !    

Gène, stress et environnement   

Ce circuit de la récompense ne fonctionne pas de la même façon chez tout le monde. Certains y sont génétiquement plus sensibles, ils sont ainsi plus vulnérables.

Le stress joue aussi un rôle important : il favorise terriblement les pulsions car on a besoin de compenser, de se faire du bien, après une contrariété quelle qu’elle soit.

Quant à l’environnement alimentaire, il est primordial. Si on ne voit pas de petits biscuits ou de billes de chocolat à l’horizon, on ne peut guère céder à cette satanée pulsion.

Se priver ?

Faut-il se retenir ? Ranger le paquet de petits biscuits qu’on a dans la main, refermer le tiroir du bureau au moment d’empoigner des billes de chocolat en se disant que ça va nous faire grossir ?

Ca peut marcher mais pas toujours ! Car le facteur temps joue aussi son rôle. Le plaisir immédiat de manger a une plus grande influence sur la décision que la perspective future de grossir. Surtout si on se promet en même temps d’aller dépenser plus tard, à vélo ou en courant, les calories engrangées, ce que l’on ne fera pas forcément !

Il faut aussi une volonté de fer pour résister à une de ces pulsions. Certes, c’est une façon de faire marcher sa tête, mais pas sur le bon chemin. Car celui-ci conduit vers la frustration alors qu’on a, ligués contre soi, la bousculade des neuromédiateurs du système de récompense !

Neutraliser le système   

Il s’agit d’éviter que ce foutu système de récompense ne se mette en route. C’est la bonne façon de faire marcher sa tête et pour cela, il y a plusieurs trucs.

Le premier est de faire ses courses avec une liste de bons aliments bien sains. On active alors une autre partie du cerveau, le cortex préfrontal, où se situe, entre autres fonctions, le contrôle de soi et la planification, ce qui va inhiber les pulsions d’achat. Si les petits biscuits ou les billes de chocolat ne sont pas sur la liste, on ne les achètera pas.

Ce truc marche aussi quand on fait ses courses sur une épicerie en ligne. Il marche d’autant mieux que l’on évite la fatigue stressante au supermarché et la pulsion qui peut lui être liée.

Un autre truc, évident, est de ne pas stocker les produits gras/sucré suscitant les pulsions. C’est d’autant plus facile si l’on n’en achète pas. Quand il n’y a pas, on ne mange pas !

Reste la tentation devant un distributeur et les pulsions que la simple vue des confiseries qui y sont alignées peut déclencher. Là encore, il faut faire marcher son cortex préfrontal et déclencher le contrôle de soi en choisissant quand il y en a – ce qui est heureusement de plus en plus fréquent – un fruit. On peut aussi décider d’éviter de passer devant la machine quand celle-ci ne contient aucun aliment sain !

Entraîner son cerveau, faire marcher sa tête dans le bon sens, ça n’est pas vraiment compliqué ! C’est certainement le bon moyen de ne plus – ou presque plus – manger de ces produits gras et sucré qui déséquilibrent l’alimentation, font grossir ou empêchent de maigrir.

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 02/09/2011

Sources : Bradley M. Appelhans, Matthew C. Whited, Kristin L. Schneider, Sherry L. Pagoto. Time to Abandon the Notion of Personal Choice in Dietary Counseling for Obesity?Journal of the American Dietetic Association, 2011; 111 (8): 1130 DOI: 10.1016/j.jada.2011.05.014

2 novembre, 2013

Ça viendrait nous hanter …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:48

Ça viendrait nous hanter ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1208787_586999758030599_1224412929_n-300x168

Il y a ceux qu’on aime un jour
Et ceux qu’on aime depuis toujours
Ceux que bien vite on oublierait
Et ceux pour qui on pleurerait

On passe du temps avec ceux qu’on aime
Mais leur dit-on parfois qu’on les aime
Savent-ils que si on les perdait un jour
Ça créerait un vide en nous pour toujours

Que quelque chose en nous se briserait
Que nos plus beaux rêves s’évaporeraient
Que ce serait triste de ne plus voir leur sourire
Et qu’on ne pourrait même plus leur dire

Qu’avec eux, le temps passait tellement vite
Qu’on voulait toujours connaître la suite
Que nous sommes devenus des solitaires
Qu’à la vie, il manque un réverbère

Qu’une phrase vient toujours nous hanter
Et que ces mots on voudrait leur répéter
Savais-tu, que tu m’avais appris à t’aimer
Pourras-tu, m’apprendre aussi à t’oublier

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Texte Claude Marcel Breault 19 oct. 2011

1 novembre, 2013

Des plaisirs de l’imagination …

Classé dans : Le Bonheur (153),Rêveries (62) — coukie24 @ 12:06

 

Des plaisirs de l'imagination ... dans Le Bonheur (153) 486b7424

Des plaisirs de l’imagination

Si les mots plaisir imaginaire signifient un plaisir qui n’a rien de réel, gardons-nous de les employer jamais. Le pauvre qui tous les jours, pendant douze heures, dormait et se croyait revêtu de l’autorité royale, avait un sort exactement semblable à celui du roi qui, rêvant pendant le même nombre d’heures, croyait souffrir le froid, la faim, et solliciter dans les rues la pitié des passants.
Tous nos plaisirs sont fugitifs, et tous sont réels. Faculté merveilleuse, l’imagination réveille les plaisirs passés, charme l’instant qui s’écoule, et voile l’avenir ou l’embellit d’espérances.

Bannissons ce préjugé vulgaire qui nous représente la raison et l’imagination comme deux ennemies, dont l’une doit étouffer l’autre. La raison ne dédaigne aucun plaisir facile et pur. L’erreur même d’un songe peut avoir du prix à ses yeux ; et quels avantages les rêves de l’imagination n’ont-ils pas sur ceux du sommeil ! Ma volonté fait naître les premiers ; je les prolonge, les dissipe et les renouvelle à mon gré. Tous les hommes qui s’étudient à multiplier les instants heureux, savent jouir d’aimables chimères, et peignent avec enchantement les heures d’ivresse qu’ils doivent à l’effervescence d’une imagination riante.

Il est des circonstances où la raison n’a plus à nous donner d’autre conseil que celui de nous livrer aux illusions, qui peuvent mêler encore quelques plaisirs à nos douleurs. Un homme de mérite qui, dans nos temps orageux, a passé vingt mois en prison, me disait qu’une nuit il rêva que sa femme et ses enfants lui apportaient la liberté. Ce rêve lui laissait un souvenir si profond, une émotion si vive qu’il forma le projet de le renouveler, par la pensée, chaque jour. Tous les soirs, excitant son imagination, il cherchait à se persuader qu’il était au moment de la réunion désirée ; il se représentait les transports de sa femme, les caresses de ses enfants, et ne laissait que des chimères occuper son esprit, jusqu’à l’instant où le sommeil lui faisait tout oublier. L’habitude, me disait-il, avait rendu mes illusions plus fortes qu’on ne pourrait le croire : j’attendais la nuit avec impatience ; et la certitude que le jour finirait par quelques instants heureux me faisait constamment éprouver je ne sais quelle exaltation qui m’étourdissait sur mes peines.

Dans l’infortune, les douces illusions ressemblent à ces feux brillants et colorés qui, durant les tristes hivers du pôle, présentent au milieu des nuits l’image de l’aurore. Une faculté mobile et vive, qui trompe le malheur, doit embellir le bonheur même. Aux avantages qu’on possède elle unit ceux qu’on désire. Par sa magie, nous renouvelons les heures dont le souvenir nous est cher, nous goûtons les plaisirs que promet un avenir lointain, et nous voyons du moins l’ombre légère de ceux qui nous fuiront.

Les illusions, a dit un sombre philosophe, sont l’effet d’une démence passagère. Ah ! les idées folles sont celles d’où naissent les ennuis, et les idées raisonnables sont celles qui charment la vie. Si vous rejetez ces principes, n’adoptez pas du moins une fausse et lugubre sagesse ; croyez plutôt que tout est folie sur la terre. Mais alors, je distingue des folies tristes, des folies gaies, des folies effrayantes, des folies aimables, et je veux choisir celles dont les prestiges sont riants et les erreurs consolantes.

Comment cet être morose, qui n’aperçoit sur la terre, que des méchants, et dans l’avenir que des malheurs, accuse-t-il de se laisser tromper par l’imagination celui qui se berce d’espérances flatteuses ? Tous deux s’abusent ; mais l’un souffre de ses erreurs, l’autre vit de ses illusions.

Ils ont des idées étranges, ces prétendus sages qui voient, dans les secours de l’imagination, la ressource des âmes faibles ! L’inquiétude, la tristesse, l’ennui, voilà les véritables signes de faiblesse. Il reçut une âme élevée celui qui, poursuivi par l’injustice, sourit encore à des illusions, et qui, pour échapper aux misères du monde réel, l’abandonne et fuit vers un monde idéal.

La sagesse ne dédaigne point une faculté brillante, et, pour goûter tous les plaisirs de l’imagination, il faut avoir une raison exercée. L’imagination ressemble tantôt à ces magiciennes qui transportaient sur des bords enchantés le héros objet de leur amour, tantôt à leurs ennemies qui multipliaient autour de lui les périls. Livrée à ses caprices, peut-être nous ferait-elle redouter mille maux chimériques, aussi féconde pour enfanter des tourments qu’elle est ingénieuse à créer des plaisirs. La raison, qui ne peut la suivre toujours, doit lui montrer quels sentiers le bonheur l’invite à parcourir.

La raison est nécessaire encore à l’instant où les chimères disparaissent. Cet instant nous afflige ; mais je serais dans la situation dont un rêve enchanteur me faisait goûter les délices, que je pourrais encore et désirer et m’attrister. Tout homme dont l’esprit est élevé, le coeur bon, s’est plu à supposer que, loin des sots, à l’abri des méchants, seul avec quelques amis, il vivait dans une contrée riante, séparée du reste du monde. Que ce rêve se réalise, demain l’asile paisible, ignoré, nous verra donner des regrets aux lieux que nous aurons quittés, et former des désirs pour échapper aux ennuis de la nouvelle patrie. Puisque notre sort changerait vainement, étudions l’art d’en adoucir les peines,

apprenons à jouir de tous ses avantages, et qu’ils soient embellis par les heureux prestiges d’une imagination féconde.

Nos regrets naîtraient-ils de la rapidité avec laquelle les illusions disparaissent ? Eh quoi ! j’ai vu des riches et des grands dépouillés en un instant de leur fortune, de leur pouvoir, et je m’affligerais lorsqu’un songe s’évanouit pour moi ! Mais encore, ces infortunés ont perdu pour jamais les biens qui leur étaient si chers, et moi, je renouvelle à mon gré mes illusions et mes plaisirs.

Loin de sacrifier aucune de nos facultés, exerçons-les toutes ; et qu’elles se prêtent mutuellement des secours. Il faut, lorsqu’on avance dans la vie, que la raison acquière le calme de l’âge mûr ; mais que le coeur et l’imagination conservent encore des étincelles du feu de la jeunesse.

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Joseph Droz, Essai sur l’art d’être heureux, Chap. XVII

20 août, 2013

9 explications inattendues pour l’insomnie …

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 10:17

The Huffington Post  |  Par Sarah Klein – Publication: 20/08/2013 08h02

explications insomnie

Le manque de sommeil peut avoir de nombreuses explications.

SOMMEIL – Il arrive à tout le monde, de temps à autre, de ne pas arriver à s’endormir, et le plus souvent, la cause de cette insomnie est évidente: un café trop tard dans la journée, une nuit mouvementée dans le quartier ou encore des allergies. Néanmoins, il arrive que notre insomnie passagère nous semble tout simplement inexpliquée, sinon inexplicable, et tout ce qu’il vous reste pendant la journée qui suit cet épisode sans sommeil, c’est le souvenir angoissé de l’alarme imminente de votre réveil.

Voici pour vous un petit florilège des raisons parfois inattendues qui peuvent causer de l’insomnie chez certaines personnes. Certaines sont hors de votre contrôle, tandis que d’autres ne nécessitent que de petits changements afin de vous permettre de dormir à poings fermés.

Vous avez fait la grasse matinée pendant le week-end

Nous sommes tous tentés de rester au lit, les samedi et dimanche matin (ou les deux!), mais les experts s’accordent pour dire que des changements trop marqués dans nos habitudes de sommeil au cours du week-end ne sont pas bénéfiques, et pas simplement pour une question de productivité. En fait, changer votre heure de réveil peut chambarder vos rythmes circadiens de façon si radicale que le résultat est similaire à un décalage horaire, et il est fort probable que vous aurez de la difficulté à vous endormir le dimanche soir.

C’est la pleine lune

Non, pas besoin d’être un loup-garou pour être sensible aux cycles lunaires. C’est du moins ce que laisse entendre une petite étude sur l’influence de la lune sur la qualité du sommeil. Selon cette étude, au cours des quelques jours précédant et suivant la pleine lune, les humains auraient un sommeil plus léger, moins d’heures totales de sommeil et mettraient en moyenne de 5 à 6 minutes de plus à s’endormir.

Votre chambre à coucher est trop fraîche ou trop chaude

Vous avez sans doute une idée bien précise de la température parfaite pour vous sentir confortable dans votre chambre à coucher, mais des études ont établi qu’il existe une température optimale pour un sommeil optimal: entre 15,5 et 19,5 degrés Celsius. À l’opposé, une température de moins de 12 degrés ou de plus de 24 degrés aura des effets négatifs sur la qualité de votre sommeil.

Vous ne portez pas de chaussettes

Même si vous avez ajusté votre thermostat à la température idéale, vous avez froid aux pieds. Eh! bien, croyez-le ou non, cela peut avoir un impact sur la rapidité à laquelle vous tomberez dans les bras de Morphée. Une étude publiée en 1999 a démontré que la température des mains et des pieds jouait un rôle important au moment de s’endormir. Vous avez froid aux pieds en vous mettant au lit? N’hésitez surtout pas à enfiler une paire de chaussettes chaude et propre.

Votre chambre à coucher est trop silencieuse

Oh! bien entendu, vous aimez que votre chambre à coucher soit silencieuse, mais le silence complet peut être problématique pour certaines personnes. Si votre chambre à coucher est trop silencieuse, la moindre petite variation sonore dans votre environnement deviendra d’autant plus dérangeante. Reseignez-vous au sujet d’un appareil générateur de bruit blanc.

Vous avez peur dans le noir

L’orgueil vous empêche probablement de l’admettre, à vous-même et aux autres, mais prenez un instant et soyez parfaitement honnête: avez-vous peur dans le noir? Cette crainte pourrait effectivement être une des causes de votre insomnie. Selon une recherche présentée lors de la conférence SLEEP en 2012, les sujets qui se décrivaient comme ayant un sommeil léger étaient généralement plus anxieux et plus facilement effrayés par des bruits lorsqu’ils se trouvaient dans l’obscurité que les gens qui se décrivaient comme de bons dormeurs. Selon les chercheurs de cette étude, l’anxiété reliée au sommeil serait très souvent reliée à une phobie tout à fait légitime et non traitée.

Vous avez mangé un steak au dîner

Tout le monde sait que la caféine, surtout lorsqu’elle est prise en fin de journée, aura un effet adverse sur votre sommeil, mais saviez-vous qu’il n’y a pas que le café, le thé ou le chocolat qui peut avoir ce genre d’effet? De nombreux aliments qu’on ne suspecte pas automatiquement peuvent également jouer des tours à votre nuit de sommeil, dont notamment les aliments gras, les mets épicés et les protéines.

9 explications inattendues pour l'insomnie ... dans Santé (166) slide_256398_1632351_free

Un copieux repas de steak, par exemple, requiert énormément de digestion, et votre organisme n’est pas conçu pour devoir travailler si fort pendant la période du sommeil, selon ce que révélait en février dernier à HuffPost Kelly Glazer Baron, Ph.D., M.P.H, chercheuse et professeure de neurologie à la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University. En d’autres mots, ne dînez pas trop tard et ne mangez pas des aliments trop riches en protéines si vous ne voulez pas passer la nuit à compter les moutons.

Vous êtes épuisés

Votre journée (ou votre semaine!) a été éreintante et vous êtes au bout du rouleau. Rien ne vous intéresse sinon de vous jeter dans votre lit, et même cette idée vous épuise encore plus. Malgré tout, vous avez de la difficulté à vous endormir. Mais qu’est-ce qui se passe?

En termes simples, il faut comprendre qu’il y a une grande différence entre avoir sommeil et être épuisé. Votre corps est encore tout à fait alerte, même si vous avez l’impression d’à peine arriver à traîner votre carcasse, que ce soit à cause du stress ou de l’activité physique. En d’autres mots, se précipiter au lit ne signifiera pas précipiter son sommeil. Peu importe à quel point vous vous sentez épuisé, il vous faut prendre le temps de relaxer un minimum avant d’aller au lit.

Vous partagez votre lit

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Tout le monde aime se blottir contre quelque chose de bien chaud, mais permettre à Fido ou à Moustache de partager votre lit est une excellente façon de perturber votre sommeil. Chacun de leur mouvement sera une source de distraction pour vous, sans parler de leurs pellicules allergènes qui n’ont simplement pas leur place dans la chambre à coucher.

Bien entendu, il n’y a pas que les animaux de compagnie qui peuvent être nuisibles à votre sommeil: un partenaire humain qui bouge beaucoup ou qui ronfle est, de toute évidence, une importante source de dérangement quand vient le temps de s’endormir. Une étude de la BBC a constaté que les couples qui partagent un lit ont 50% plus de chances d’avoir des problèmes de sommeil que les célibataires. D’ailleurs, les lits séparés sont de plus en plus populaires: un sondage mené dans la région de Toronto a révélé qu’entre 30 et 40% des couples faisaient lit ou chambre à part.

Êtes-vous insomniaque ? Qu’en est la cause, selon vous ? 

19 juin, 2013

Une mère écrit à son fils ! (Humour)

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 22:46

Une mère écrit à son fils !

Une mère écrit à son fils ! (Humour) dans Humour (284) 598014

 

Mon grand,

Je t’écris quelques mots pour que tu saches que je t’écris. Donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu’elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi pour que je te l’envoie une seconde fois.  Je t’écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement.

Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison.

C’est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin. La maison est splendide, il y a une machine à laver, mais j’ignore si elle est en service. Hier, j’ai mis le linge, tiré sur la « chaînette », et tout a disparu je ne sais où ! Je continue à chercher le mode d’emploi.

Le temps n’est pas trop désagréable ici ! La semaine dernière, il n’a plu que deux fois. La première pendant trois jours, la seconde pendant quatre jours.

Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l’expédiais avec les boutons, qui sont très lourds, cela coûterait très cher. Alors, je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches.

Une bonne nouvelle ! Ton père a trouvé du travail. Il a sous lui environ 500 personnes. Il fauche les herbes du cimetière.

Ta sœur Julie, qui vient de se marier, attend un heureux événement. Nous ignorons le sexe, c’est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c’est une fille, elle a l’intention de l’appeler comme moi. Cela me fait tout drôle de savoir qu’elle va appeler sa fille : « Maman ».

Ton frère Jean a eu un gros problème. Il a fermé sa voiture avec les clés à l’intérieur. Il a dû retourner à la maison, 10 kilomètres aller-retour à pied pour récupérer le second jeu de clés, et enfin nous sortir du véhicule.

Si tu as l’occasion de rencontrer ta cousine Jeanne, donne-lui le bonjour de ma part. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien, c’est plus simple.

Ta Maman

P.S. : Je voulais te mettre un peu d’argent dans l’enveloppe, mais je l’ai déjà cachetée.

lol dans Humour (284)

 

BONNE JOURNÉE

10 avril, 2013

Un petit signe de la main …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:08
Un signe de la main

Un petit signe de la main

Lorsqu’on se croise le matin,

Un sourire espiègle échangé

Pour faire disparaître la morosité,

Quelques mots que l’on murmure

Peuvent abattre bien des murs.

Une main tendue pour saluer,

Un clin d’oeil, un geste de paix,

Pour tous les gens qui nous entourent,

Tous ceux qu’on croise tous les jours,

En s’imaginant qu’il en sera toujours ainsi

Et qu’elle va nous épargner, la vie …

Un geste d’amitié, c’est important,

Qu’on soit adulte ou bien enfant.

La vie est belle si l’on partage

Les jours de joie, les jours de peine,

Et l’on reprend force et courage

Lorsque le coeur oublie la haine.

Un petit signe de la main

ça ne coûte rien, ça fait du bien.

Si tu m’offres un sourire pour la journée,

Je t’offre le mien pour continuer,

Et si le suivant l’inscrit sur son visage,

Petit à petit, il deviendra partage.

Un signe de la main,

Et tu avances vers demain.

On croit toujours le bonheur très loin ailleurs…

Mais le bonheur, il est au fond de chaque coeur.

(Christelle SEXER -En quatre temps)

4 novembre, 2012

L’agenda du bonheur …

Classé dans : Le Bonheur (153),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 20:19

L'agenda du bonheur ... dans Le Bonheur (153) agenda3Une dame très âgée, au visage rayonnant, partagea à une amie le secret de son bonheur. « Chère Rose, c’est simple, j’ai toujours tenu un agenda du bonheur. 

— Un quoi ?  

— Eh oui, tu as bien compris, un agenda du bonheur… Il y a bien longtemps que j’ai appris ceci : aucune journée n’est si triste qu’elle ne renferme un quelconque rayon de lumière. Alors, chaque soir, j’écris toutes les petites choses heureuses qui m’arrivent.  

Il renferme certes bien des détails insignifiants : une robe neuve, une conversation avec une amie, une attention de mon mari, une fleur, un livre, etc. Tout ceci figure dans mon agenda et quand je me sens un peu triste, j’en lis quelques pages pour me remémorer quelle heureuse femme je suis. Je peux te le montrer si ça t’intéresse.  

Curieuse et intriguée, Rose ouvrit ce fameux agenda. Sur l’une des pages, on pouvait y lire ceci : « Reçu une gentille lettre de maman. Vu un beau lys dans une vitrine. Retrouvé la broche que je croyais avoir perdue.  

— As-tu trouvé chaque jour un plaisir à noter ? demanda Rose, perplexe.  

— Oui, chaque jour.  

Rose continua à tourner les pages et arriva à celle qui contenait ces mots : « Il mourut en tenant ma main dans la sienne et mon nom sur ses lèvres. »  

— Tu vois Rose, conclut la vieille dame, même la mort contient sa part de positif… 

Auteur inconnu

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22 octobre, 2011

Le conte de la grand-mère qui inventa un mot nouveau et rare …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 12:51

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Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d’hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments… Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j’ai un beau mot pour toi. Je vais t’aider à le trouver…

Oh ! oui, j’adore les devinettes, dit l’enfant en sautillant.

Voilà. C’est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde…Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C’est facile ! c’est…la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c’est la Vie !

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d’abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif. Quel vent ce matin ! ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d’air ! Un mot qui peut dire l’élan, la fougue, l’enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d’une colline. Tu es presque au sommet, c’est tout clair, c’est tout rond d’herbe verte. Tu marches, il y a l’air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s’étend à perte de vue l’immensité du paysage. C’est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t’envoler, être le vent toi-même…

C’est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore… Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t’émerveiller de tout et d’un rien, du gazouillis d’une mésange, d’un sourire reçu, de la force du brin d’herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d’or des étoiles. Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t’aiment et que tu est si plein de désir et d’amour que tu rayonnes comme un soleil…

J’ai trouvé, j’ai trouvé, c’est Soleil d’Amour ! C’est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j’étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l’amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche… C’est un mot qui te dit aussi d’avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n’exclut pas les peines et les difficultés. Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l’infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C’est l’espérance !

Tu y es presque, continue, continue… Un mot qui contient la Vie, la Joie, l’Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l’Amour, la Confiance, l’Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit… C’est le mot Vivance. C’est la Vivance dans la vie !

C’est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le… Tu l’entends rire dès que tu le prononces…

Vivance !

C’est un mot précieux, tu sais…

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux… C’est un mot si précieux qu’il est mon héritage pour toi ! C’est qu’il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire… Il vient de toute ma lignée et je te l’offre aujourd’hui car le temps est venu… Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu’elle germe, qu’elle éclose, qu’elle resplendisse, qu’elle fructifie, afin qu’un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d’autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras… Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d’Amour…Et…hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N’oublie pas, c’est pour toute ta vie. La Vivance de la vie, c’est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

Jacques Salomé, « Contes à aimer, Contes à s’aimer »

VIVANCE : Capacité à vivre, s’épanouir, et évoluer avec vitalité.

Vivance signifie  » conscience de la vie en train de se vivre« 

14 septembre, 2011

Ce jardin là

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 15:07

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Il était une fois un grand jardin, le grand jardin de ma vie.  Il avait jailli, un jour d’hiver, au détour d’une rencontre.
Le papa jardin et la maman jardin avaient fait ce qu’ils croyaient le mieux à faire pour ce petit jardin inattendu.  Ils lui donnèrent de l’engrais, lui apportèrent leur présence, lui proposèrent leurs attentes et leurs demandes.  Ils surveillaient jalousement les pousses.  Si d’aventure quelque herbe folle poussait là, elle était aussitôt arrachée.

Il fallait que tout pousse droit. Sinon, que diraient « les autres » ?

Peu de mots étaient échangés. Pour ces parents là, il n’était pas nécessaire de parler, d’exprimer.  Ils avaient la croyance que tout se vit en silence, à l’intérieur, à l’abri de l’extérieur.

Et le petit jardin avait grandi, comme cela, sans poser de questions, en jardin obéissant, sans repères, sans mots pour se dire, sans être entendu.

Plus tard, devenu grand, le jardin rencontra un jardinier extraordinaire qui avait dans son sac de fabuleux outils. Ces outils s’appelaient :
- oser se dire,
- oser dire non,
- oser recevoir,
- oser demander,
- se relier à soi,
- se relier aux autres,
- se relier à son histoire,
- utiliser les symbolisations,
- ne pas vouloir agir sur l’autre,
- agir à son bout de la relation,
- et d’autres encore…

Enfin le jardin sentit la vie venir en lui, belle, possible.

Dans sa terre, il retrouva ses demandes jamais dites, ses désirs jamais dits, ses besoins. Il entendit, derrière les souffrances, les blessures encore ouvertes. C’était tout cela qui faisait mal, qui empêchait les racines d’aller plus loin, vers l’eau, vers la vie.

Les choses changèrent quand le jardin s’autorisa enfin à être « l’auteur » de sa vie… Des fontaines jaillirent et arrosèrent la terre. Cette terre pouvait enfin laisser venir en elle un autre regard, d’autres possibles…

Avec, au plus profond du cœur de ce jardin, une infinie tendresse, claire comme l’eau de la fontaine au printemps, lumineuse comme le soleil d’été, chaude comme l’amour offert une nuit d’hiver, légère comme un vent d’automne quand le soir tombe, une douce tendresse pour le jardinier de la vie.

(auteur inconnu)

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13 août, 2011

On ne prend plus son temps, on l’achète …

Classé dans : Le Temps (89) — coukie24 @ 14:15

 

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A croire qu’on en mange tellement ils nous en vendent !

De quoi s’agit-il ? Du temps.
Existe-il chose plus immatérielle que le temps ? Il passe, immuable, insensible aux événements naturels ou humains. Il nous semble parfois s’arrêter, parfois s’accélérer. Ce ne sont que des impressions, des ressentis. Les minutes des amants séparés leur paraissent durer des heures, celles d’un étudiant qui sèche sur sa copie n’en faire que quelques secondes. Pourtant, insensible à tout cela, l’aiguille de la trotteuse égrène inlassablement le cours du temps qui passe.

Mais le mercantilisme de nos sociétés modernes s’est emparé de tout et voila que dans notre monde moderne, on vous vend du temps. Pire même : on vous le loue. Regardez autour de vous : combien de publicités vous proposent des forfaits, des tranches de temps ? 10h, 20h, 50h… Pour votre téléphone, fixe ou portable, un forfait. Vous avez droit à tel quota de temps en semaine, à tel autre pour les week-ends et les jours fériés. Vos connexions Internet ? Un forfait là encore, 5h pour les plus économes ou pour les plus pauvres, 20h, 50h… Illimité pour les plus avides ou les plus riches, ceux qui veulent se payer du bon temps.
Votre temps ne vous appartient plus, vous l’achetez, vous le louez, vous le payez par tranches, par prélèvement direct sur votre compte bancaire. Tout est devenu argent.

Plus de temps pour rien : tout se vend et le rêve disparaît

Pourquoi n’avons-nous plus de temps pour rien ? Parce que tout doit être instantané : le téléphone, partout, tout le temps, pour communiquer en permanence alors que jamais les gens n’ont été aussi seuls. Pouvoir être joint à tout instant, c’est se donner l’illusion d’être utile à quelqu’un, d’exister. Quelques mots à envoyer, une lettre ? Non ! Un fax, un mail, un SMS. Pas de réflexion, c’est immédiat, impulsif ; de toute façon, qui relit un SMS ?

A la télé, BFMTV, L.C.I et consorts nous informent sans relâche, tout dans le monde en temps réel. La pub ? Tout change, il faut suivre et être à la pointe des choses, ne pas faire partie de ceux qui ont un temps de retard… Avec les voitures, les avions, on peut aller partout quasiment tout de suite, suivant nos envies. Un week-end de shopping à Londres ou à Pékin ? Possible et pas si cher, mais que voyez-vous du pays, que connaissez-vous de ses habitants en deux jours ? Les touristes américains « font » l’Europe en 7 jours ; un jour par capitale et ils « connaissent » l’Europe.

Enfants, nous n’avons pas eu forcément tous les jouets dont nous rêvions. Est-ce encore le cas ? Les enfants rêvent-ils encore d’autre chose que ce qui leur est prescrit à la TV ? Rêver, désirer, c’est avoir du temps pour. Le temps de l’attente, le temps de la patience. Aujourd’hui, tout est fait pour supprimer celui-ci : « on » le fait pour vous, à votre place ; le rêve, on vous le crée, vous, vous achetez et comme il ne faut pas que vous vous rendiez trop compte de ce qui se passe vraiment, on vous supprime le temps de la réflexion, du désir, du rêve. C.Q.F.D.

Pour gagner du temps, vous trouverez des plats préparés, des aliments sous-vide à mettre au micro-onde, ainsi vous n’aurez plus à attendre à la cafétéria, aller au restaurant ou encore prendre le temps de rentrer chez vous.

Nous vivons dans un monde marchand, où il faut vendre et surtout croître. Pour croître, il faut vendre toujours plus, pour vendre plus il faut que les gens achètent plus et donc qu’ils se posent le moins de questions possible. Si vous n’avez pas le temps de vous poser des questions, vous achèterez plus, y compris du futile, du superflu.
Si l’on y réfléchit bien, un téléphone doit-il prendre des photos et faire des vidéos ?

22 avril, 2011

À quoi sert la politesse ? …

Classé dans : Moralité (13),Psychologie (72) — coukie24 @ 14:24

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La politesse doit être enseignée aux enfants sinon ils auront du mal à s’insérer dans la société. Pourtant, l’incivilité semble gagner du terrain et l’on s’en plaint aujourd’hui comme les adultes s’en plaignent depuis des millénaires quand ils parlent de la jeunesse qui  » n’est plus ce qu’elle était « . Pourtant, la politesse, même si elle est indispensable, semble aussi un carcan, lieu d’une véritable hypocrisie. Alors, à quoi sert-elle vraiment ?

La politesse, une règle implicite qui nous guide

Si la politesse semble souvent artificielle, elle a l’intérêt d’organiser un univers rassurant et prévisible. Grâce à elle, vous savez ce que vous devez faire ou ne pas faire, dire ou ne pas dire, comment vous devez réagir. Ses règles écrites ou implicites vous guident, vous soutiennent, vous facilitent la vie à des moments où il ne serait pas simple d’improviser rapidement. Vous savez où vous situer par rapport à l’autre grâce à ces règles. Vous ne parlerez ainsi pas de la même manière à votre patron ou à un subordonné. De même, vous saurez comment placer vos invités à table.

La politesse sert aussi à donner du positif aux autres

Un exemple : quand vous croisez un voisin, vous dites simplement  » bonjour « . En lui souhaitant une bonne journée, vous lui montrez qu’il n’est pas un inconnu pour vous, qu’il existe dans votre environnement, qu’il a sa place dans le monde. Ce n’est pas grand-chose, mais cela peut se révéler très important pour une personne seule qui apprécie énormément ce petit mot. De même le mot  » merci  » vous permet de reconnaître ce que l’autre vous a donné (un sourire, une aide, une attention) et lui renvoie une image positive de lui-même. Un merci est un mini cadeau qui répond à un autre cadeau. Ce sont donc des échanges d’objets positifs. De cette manière, la politesse huile les rouages sociaux et rend la vie plus agréable. Être poli, c’est ne pas laisser la loi de la jungle triompher, mais l’humanité gagner la partie. Un conducteur poli laisse passer les piétons sur un passage qui leur est réservé et n’injurie pas un conducteur étranger ou débutant qui a des difficultés à trouver son chemin. La politesse ne fait pas que mettre en avant du positif, elle atténue le négatif. Un enfant peut dire :  » elle est moche la dame  » alors qu’un adulte peut le penser, mais s’il est bien éduqué, ne le dira jamais. Il ne s’agit pas d’hypocrisie, mais d’une manière de faciliter la vie en communauté. Si chacun blesse les personnes de son entourage par manque de politesse, il sera lui aussi blessé un jour ou l’autre. Il s’agit donc d’un échange tacite de bons procédés. Personne ne va vous dire que vous êtes laid, ni que vous êtes mal habillé, à moins de souffrir d’un déficit grave de politesse. Aussi, quand on souhaite enseigner la politesse aux enfants, l’idéal est de parler non des règles, mais des valeurs que l’on souhaite transmettre.

Il semblerait que l’on puisse ramener les règles de la politesse à 4 grands principes :

- Le respect de soi qui consiste à se vêtir de manière soignée, et à parler d’une manière intelligible et claire pour l’entourage.

- Le respect d’autrui : il s’agit de ne pas gêner par des sons bruyants, de faire preuve de tact, de discrétion et d’éviter les remarques désobligeantes, de ne pas monopoliser les conversations, et de savoir exprimer son désaccord sans blesser l’autre.

- La sociabilité : il s’agit d’offrir des signes d’intérêt aux personnes que l’on côtoie, des compliments, de recevoir dans les formes et de faire preuve de bienveillance en leur proposant des services.

- L’équilibre : ici, on s’applique à rendre une invitation, à ne pas abuser du temps d’autrui, à éviter la familiarité excessive… Notons qu’en dehors de tous ses aspects positifs la politesse a aussi ses limites. Elle sert parfois à vous positionner dans une classe sociale. Chaque groupe culturel a ses propres règles et chacun reconnaît rapidement les siens. Cela peut être un plaisir de former un groupe, mais aussi une manière de s’isoler des autres, pas forcément positive…

À lire  » Pourquoi la politesse ? Le savoir vivre contre l’incivilité  » de Dominique Picard aux éditions Le Seuil (2007)

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