DE TOUT EN VRAC

Bienvenue chez Coukie24 !

  • Accueil
  • > Recherche : il etait fois homme assis près

12 septembre, 2017

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle !

Classé dans : Humour (284),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 18:19

J’ai trouvé sur le net (http://www.demotivateur.fr/) quelques leçons de management très subtiles que je souhaite vous faire partager. 

L’auteur Nathan Weber fait preuve d’humour, ses leçons de management peuvent s’appliquer aussi à la vie… Bonne lecture !

martine52

Vous connaissez ces articles qui vous donnent des conseils pour réussir votre vie professionnelle ? Eh bien là, c’est pareil, mais en plus sympa à lire.
Oui, on peut parler de management et de développement de soi au travail avec des petites histoires !

Je suis sûr que La Fontaine n’aurait pas fait mieux…

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle ! dans Humour (284) 1217072-les-droles-de-fourmis-d-andrey-pavlov

@Andrey Pavlov
Leçon 1 :
dividers-1

Un homme rentre dans la salle de bains alors que sa femme vient juste de sortir de la douche, quand la sonnette se fait entendre. 

La femme se couvre vite avec sa serviette, et dévale les escaliers pour ouvrir. 

Quand elle ouvre la porte, elle se retrouve nez-à-nez avec Bob, leur voisin d’en face. 

Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire un mot, Bob s’écrie : « Je te donne 800€ si tu fais tomber la serviette. » 

Après un temps de réflexion, la femme un peu gênée s’exécute finalement et se retrouve totalement nue devant Bob. Quelques secondes passent, puis Bob lui donne 800€ et s’en va. 

La femme se rhabille en vitesse et remonte à l’étage. Alors qu’elle passe près de la salle de bain, son mari demande « C’était qui, chérie ? » 

« Rien, c’était juste Bob, le voisin d’en face. » 

« Ah, » répond alors le mari, « est-ce qu’il t’a donné les 800€ qu’il me devait ? » 

Morale de l’histoire : 
Si vous partagez à temps les informations importantes relatives au crédit et au risque avec vos actionnaires, vous pourrez éviter de vous exposer inutilement… Et de finir par vous retrouver à découvert. 

Leçon 2 :
dividers-1

En voiture, un curé s’arrête pour prendre une jeune nonne qui faisait du stop. 

La bonne sœur pénètre dans le véhicule et croise les jambes, ce qui a pour effet de faire remonter un peu sa robe, révélant une partie de sa jambe. 

Le prêtre, très perturbé par cette vision, manque de peu de finir dans le bas-côté. 

Après avoir repris le contrôle du véhicule, il hésite puis,n’y tenant plus,il place sa main sur le haut de la jambe de la nonne… 

La sœur s’exclame alors : « Enfin, mon père,souvenez-vous du psaume 129 ! » 

Honteux, le prêtre retire prestement sa main. Mais quelques temps plus tard,en changeant de vitesse,il laisse distraitement sa main frôler de nouveau la cuisse de la demoiselle… 
La nonne s’écrie encore : « Mon père ! rappelez-vous du psaume 129 ! » 

Rouge jusqu’aux oreilles, le prêtre se confond en excuses : « Je suis désolé, ma sœur… La chair est faible. » 

Arrivée au couvent, la nonne ne lui décroche pas un mot. Elle soupire, roule des yeux et claque la porte. 

Une fois rentré à l’église, le curé s’empresse de chercher le fameux psaume 129 pour le lire… Il était inscrit : «Vas toujours de l’avant et n’abandonne jamais ta quête, car si tu poursuis juste un peu plus haut, tu trouveras la plus sublime récompense.» 

Morale de l’histoire
Si vous n’êtes pas assez informé dans votre travail, vous pourriez passer à côté d’une grosse opportunité.

Leçon 3 :
dividers-1

Une secrétaire, un responsable marketing et leur patron s’en vont en pause-déjeuner,quand ils trouvent une vieille lampe à huile sur leur chemin. 

Ils la frottent et un génie en sort. 
Le génie leur dit alors, « Je peux vous exaucer trois vœux, un pour chacun. » 
« Moi d’abord ! Moi d’abord ! » s’écrie la secrétaire. « Je veux être aux Bahamas,sur un jet-ski,sans le moindre souci du monde. » 
Pouf ! Elle disparaît. 

« À mon tour, à mon tour ! » s’exclame le responsable marketing, enthousiaste. «Je veux être à Hawaii,allongé sous un palmier, avec ma masseuse personnelle, un stock infini de Piña Coladas et l’amour de ma vie. 
Pouf ! Il disparaît. 

« Bon, c’est à vous » dit le génie au patron. 
Le patron répond alors, « Je veux ces deux tire-au-flanc dans mon bureau après la pause-déjeuner,j’aurai deux mots à leur dire… » 

Morale de l’histoire
Si vous avez un souhait ou une demande à faire, laissez toujours votre patron s’exprimer en premier. 

Leçon 4 :
dividers-1

Un aigle était assis au sommet d’un arbre,sans rien faire. 

Un petit lapin voit l’aigle et lui demande, « Salut, je peux m’asseoir comme toi et ne rien faire,moi aussi ? 
L’aigle lui répond : «Bien sûr, pourquoi pas.» 

Le lapin s’assoit alors sous l’arbre pour se reposer comme l’aigle.Là-dessus un renard arrive,saute soudainement sur le lapin et le mange. 

Morale de l’histoire
Pour rester assis sans rien faire,vous avez intérêt à être très haut placé. 

Leçon 5
dividers-1

Un dindon discute avec un bœuf. 

«Je voudrais bien monter tout en haut de cet arbre,» dit-il en soupirant,«mais je n’ai pas assez de force.» 
«Eh bien, pourquoi tu ne manges pas un peu de mes bouses ?» répond le bœuf.«C’est bourré de protéines et de nutriments.» 

Le dindon picore un peu dans une bouse, et effectivement,cela lui donne assez de force pour atteindre la branche la plus basse de l’arbre. 

Le jour suivant,après avoir picoré un peu plus de bouse,il parvient à atteindre la deuxième branche de l’arbre. 

Finalement, après quatre jours,le dindon était fièrement perché au sommet de l’arbre. 

Très vite, un chasseur l’aperçoit et le tue d’un coup de fusil bien placé. 

Morale de l’histoire
Avec de la m*rde,vous réussirez peut-être atteindre le sommet,mais ce n’est pas ça qui vous permettra d’y rester très longtemps… 

Leçon 6 :
dividers-1

C’était l’hiver,et un petit oiseau perdu avait très froid.Il faisait si froid que notre oisillon,épuisé et congelé,finit par s’échouer au sol dans un champ,tout frissonnant de froid. 

Alors qu’il était là et qu’il sentait la mort approcher,une grosse vache passe et fait tomber une belle bouse bien chaude sur lui. 

L’oiseau,sous la bouse,réalise qu’une douce chaleur réconfortante est en train de l’envelopper… 

Ça y est ! Il est sauvé ! Tout content d’être bien au chaud,il se met à piailler de bonheur. 

Un chat qui passait par là entend les piaillements de l’oiseau et s’approche, curieux. Il voit l’oiseau dans la bouse, le sort délicatement, l’essuie avec le plus grand soin soin et hop, il le gobe ! 

Morale(s) de l’histoire
1.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous ch*e dessus qu’il est forcément votre ennemi. 
2.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous sort de la m*rde qu’il est forcément votre ami. 
3.Quand vous êtes dans la m*rde,il vaut mieux parfois tout simplement la boucler ! 

 

Et maintenant,on retourne bosser !

5b12b2fc

 

15 septembre, 2013

Conte que je dédie à ma petite fille …

Conte que je dédie à ma petite fille ... dans Le Temps (89) 167635letemps

Le voleur de temps…

La rentrée scolaire avait eu lieu depuis déjà quelques mois, avec comme toujours son lot de leçons à assimiler et de devoirs à faire.

Toutes les trois semaines, dans cette classe de cm1, il était question de rendre une rédaction selon un sujet bien précis.

Or ce jour-là, Jérôme un petit garçon de dix ans, n’avait toujours pas terminé son travail et cela pour la troisième fois consécutives.

Sous le regard courroucé de son institutrice, il lui dit avec une déconcertante sincérité :

- Je suis désolé madame, mais c’est la faute du… voleur de temps. À chaque fois il me dérobe de précieuses heures et j’ai beau être sur mes gardes, il arrive toujours à ses fins.

Tous les autres élèves éclatèrent de rire, excepté la maîtresse.

Sa réaction  ne se fit pas attendre, elle l’envoya directement chez le nouveau directeur surnommé : « le géant ».

C’était un homme qui mesurait presque deux mètres et son côté austère renforcé par un costume étriqué, souvent sombre lui donnait un aspect terrifiant.

À tel point que l’on se demandait s’il ne s’était pas échappé d’un film d’animation de Tim Burton.

Les enfants le craignaient et lorsqu’ils le croisaient, ils se persuadaient qu’ils n’avaient commis aucune bêtise.

Si bien que la sentence tombée, les chuchotements commencèrent à papillonner parmi les écoliers.

Le pauvre Jérôme n’en menait pas large.

« Ravi de t’avoir connu, mec ! » lui lança un de ses camarades à voix basse, alors qu’il sortit de la classe.

Jérôme n’était pourtant pas un mauvais bougre, mais il était souvent dans la lune et ses escapades aux pays de son imaginaire étaient plutôt fréquentes.

Pour l’heure, il gravit tel un condamné à mort, les grandes marches en pierres grises qui menaient à l’étage supérieur où se trouvait le bureau du directeur.

Arrivé au bout du couloir, il frappa et attendit un instant derrière la grande porte angoissante du principal.

Soudain une voix grave résonna en l’intimant d’entrer.

L’élève puni expliqua d’une voix craintive la raison de sa présence.

Le « géant » bascula dès lors dans son fauteuil et souligna sur un ton autoritaire :

« Alors comme ça, tu es victime du voleur de temps ! »

L’homme sévère se pencha ensuite vers le môme intimidé comme s’il allait enjamber son bureau malgré sa posture toujours assise.

Jérôme craignait le pire en regardant l’ombre chinoise projetée contre le mur blanc latéral de la pièce, s’animer et s’approcher de plus en plus près de lui.

Puis à sa grande stupéfaction, le directeur lui révéla d’une voix plus douce : « moi aussi ! » avant de revenir à sa position initiale.

Le « géant » continua :

- Mon garçon, il est évident que j’ai plus d’expérience que toi pour combattre, hum, ce genre d’adversaire.
Aussi, je vais t’aider à contrer ses attaques pernicieuses.
Ce genre d’antagoniste, hum, est redoutable si l’on n’est pas un minimum préparé.

géant

Mon premier conseil sera donc d’éliminer les soucis, principaux rongeurs de temps.
Dans ton cas, concentre toi sur la pertinence de ton travail tout en faisant confiance à ton subconscient.
C’est un allié qui te fera rendre tes devoirs à temps.

Tu te demandes sans doute ce que signifie le subconscient.
Il est le siège de tes émotions, c’est ton esprit créateur.
Si tu penses le bien, le bien s’ensuivra ; si tu penses le mal, le mal se manifestera.
Voilà comment travaille ton esprit.

Mon second est d’apprendre à faire la différence entre ce qui est important et le détail.
Cela te permettra de faire le tri en ce qui est utile et futile.
Ton efficacité en sera décuplée.

Enfin, mon troisième et dernier conseil sera de suivre des modèles, des mentors, que tu étudieras et qui te feront progresser.

Car sache que nous sommes tous l’apprenti de quelqu’un et ce jusqu’à la fin de nos jours.
Moi y compris !
Je me considère encore et toujours en formation, parce que nous apprenons constamment des autres.

Tu es à l’aube de ta vie, alors hum, n’oublie pas ce précieux conseil, il te fera gagner un temps précieux, quelle que soit la voie que tu choisiras.

S’il t’arrive de douter, hum – ces moments-là quand ils arrivent, peuvent se révéler déroutants – hum ; alors n’oublie pas que nous avons tous un génie qui sommeille en nous, termina-t-il, en lui faisant un clin d’œil.

groupe élèves

À la sortie des classes, tout un groupe d’élèves se précipita autour de Jérôme pour savoir comment s’était passé l’entrevue avec le « géant ».

Ils étaient d’ailleurs surpris de le voir si serein.

Ce dernier leur dit avec une certaine assurance :

« J’ai plus appris aujourd’hui, hum, qu’en une année scolaire. »

Il continua par :

« Vous savez ce qu’est le subconscient ?
Non ?
Hum, je vous révélerai l’importance de son rôle, mais que cela, hum, reste entre nous. »

groupe élèves

Depuis, le petit garçon a remporté son combat contre le voleur de temps grâce à son puissant allié, le « géant ».

Une fois adulte, il devint un écrivain célèbre dont plusieurs de ses romans furent adaptés pour le cinéma.

Aussi durant une séance de dédicace, lorsqu’ un petit garçon d’une dizaine d’années lui demanda avec un ton appliqué  :

- M’sieur, comment réussir à temps ce que l’on veut entreprendre ?

Jérôme resta un instant songeur, surpris par la question pertinente du gamin.

Puis tout en souriant, il lui répondit avec un clin d’œil :

- En faisant jaillir le génie qui sommeille en toi.

 *          *

     *    

Trouvé chez : http://www.succesrama.com/le-voleur-de-temps/

6 septembre, 2013

Etrange témoignage …

Classé dans : Spiritualité-Esotérisme (27) — coukie24 @ 15:10

MON ÉTRANGE POUVOIR

Témoignage

Etrange témoignage ... dans Spiritualité-Esotérisme (27) sun


MON ÉTRANGE POUVOIR

J’ai peur, j’ai terriblement peur de mon pouvoir. Je n’ose plus penser, plus fixer quelqu’un que j’aime dans les yeux, plus toucher la main d’un ami.

Une punition injuste

Tout a commencé, à l’école, lorsque très jeune encore ma maîtresse me punit injustement devant toute la classe. Mes camarades en liesse riaient dans mon dos, me brocardaient joyeusement. La honte m’envahit et quelque chose se noua tout au fond de moi. Je jetai un regard pathétique sur l’institutrice debout devant le tableau noir qui la frappa comme une gifle. Je la sentis vaciller sous l’impact, une main appuyée sur le dossier de sa chaise, l’autre plaquée sur la poitrine.

Crise cardiaque

Le médecin appelé par la directrice diagnostiqua que Mademoiselle Martin était morte d’une crise cardiaque. Elle avait trente ans. Cet accident me troubla profondément, mais l’insouciance de l’adolescence aidant, je n’y pensais bientôt plus.

Une scène atroce

Trois ans plus tard, à la campagne, (je devais avoir dans les quinze ans), j’assistai avec mon frère à une scène atroce. Un horrible bonhomme, véritable sadique, était en train de martyriser son chien. Nous courûmes vers la brute et nous prîmes courageusement la défense du jeune animal que son maître venait de battre sans pitié et qu’il prétendait clouer vivant sur une porte, en punition de je ne sais quelle peccadille. Avant qu’il ne réussît à planter le premier clou dans une patte de l’animal je le foudroyai du regard, à bout portant, sentant une sorte de boule au creux de mon estomac.Le tortionnaire demeura quelques secondes le bras levé, brandissant son marteau, avant de retomber lourdement. L’homme vacilla ses yeux rivés aux miens, et tomba à mes pieds. Son chien, lui ayant déjà pardonné sa méchanceté, vint lécher ses mains et son visage, jappant douloureusement et nous montrant les crocs lorsque nous voulûmes nous approcher.Le médecin légiste conclut que l’homme était mort d’une embolie cérébrale. A la suite de cette affaire mon frère et moi dûmes témoigner devant un juge. Mais comme nous étions mineurs, on ne nous interrogea pas davantage.

En manoeuvres…

Plus tard, lors de mon service militaire que je fis dans les blindés, je me trouvai un jour en manoeuvres en Allemagne avec des camarades. Une centaine de chars et autres véhicules tout terrains, partagés entre rouges et bleus, s’affrontaient en un simulacre de bataille. Pris dans le feu de l’action nous oublions que si les obus et les missiles étaient chargés à blanc les chenilles des chars d’assaut étaient bien réelles et que les malheureux fantassins qui crapahutaient sous notre protection n’étaient pas à l’abri de leurs mailles d’acier. La bataille factice était acharnée et les officiers d’état-major qui l’observaient de loin, arbitrant les manoeuvres, se félicitaient de la combattivité de leurs troupes. Mais, dans le brouillard artificiel, sous les fumées des embrasements, ni rouges ni bleus ne respectaient plus la règle du jeu et les consignes draconiennes de sécurité.Or, lorsque tout à coup, depuis mon poste de mitrailleur, je vis dans une déchirure de la purée de pois qui recouvrait le champ de bataille un AMX « rouge » foncer sur une patrouille d’assaut bleue courant imprudemment entre les blindés, je sentis à nouveau cette boule d’angoisse au niveau du plexus.Dardant mon regard horrifié sur le monstre d’acier qui allait écraser les nôtres, défiant le mitrailleur adverse debout dans sa tourelle, j’éprouvai une sorte de joie mauvaise lorsque le tank dérapa dans un rugissement de ses moteurs, pivota sur lui-même et s’enflamma subitement comme une torche, épargnant in extremis les fantassins de notre groupe.

Volonté de puissance

A la suite de cet événement tragique qui fit grand bruit et déchaîna les médias, je commençai à me poser sérieusement des questions sur les quelques expériences similaires qui avaient jalonné ma vie.Je n’osais évidemment pas parler de ces aventures, mais, l’impunité aidant, je sentis naître en moi une sorte de volonté de puissance doublée d’un sentiment d’orgueil fou.
Je me mis à exercer secrètement, à tort et à travers, le pouvoir dont je croyais disposer. Je me mis à fixer tous ceux qui me déplaisaient ou me gênaient et enrageai de ce qu’il ne se passât plus jamais rien. J’avais perdu mon pouvoir.

Une obsession

C’était le bide le plus total. J’étais tellement sûr de mon pouvoir que c’en était devenu une obsession.
Une fois encore pourtant, quelque temps après mon mariage, au cours d’une de nos premières scènes de ménage, mon regard courroucé se posa sur ma belle-mère qui défendait sa fille avec une mauvaise foi acharnée. Je ressentis à nouveau dans ma poitrine cette angoisse douloureuse et je vis belle-maman choir inanimée sur la moquette, emportée par un infarctus. Ma femme hurla que j’étais un monstre, un assassin. La scène fut épouvantable. Nous ne nous réconciliâmes jamais et ce fut le divorce. Bouleversé, car j’aimais sincèrement ma femme et ne détestais pas sa mère au point de vouloir la tuer, je me demandais quelle puissance infernale m’habitait.

J’éliminai sans aucune préméditation

Je me mis à craindre toute nouvelle manifestation de mon pouvoir. Mais, mon caractère s’aigrissant, il m’arriva de plus en plus souvent de ressentir cette sourde angoisse, signal précurseur du dangeraux symptôme. J’éliminai ainsi, sans aucune préméditation, un automobiliste qui m’avait fait une queue de poisson, un patron de mauvaise foi et radin qui refusait de reconnaître mes mérites, un contrôleur des impôts qui me cherchait des pouilles, un rival qui braconnait sur mon terrain de chasse, un huissier venu me réclamer le paiement de dix contraventions contestées.Ce fut ce dernier décès qui alerta les autorités. Une information fut ouverte contre moi et le juge, creusant mon passé, découvrit une partie de la série suspecte de morts inexpliquées. Comme l’accident cardiaque de l’huissier n’avait eu d’autre témoin que moi, le juge réclama une autopsie. Le rapport du médecin légiste me fut plutôt favorable: un arrêt du coeur. Mais le parquet exigea une contre-expertise dont la conclusion fut moins catégorique: arrêt du coeur à la suite d’une peur, d’une émotion, d’une menace ou d’un danger.

Arrêté et interrogé…

Je fus arrêté, puis relâché après vingt-quatre heures d’interrogatoire non-stop, puis réentendu par le juge en présence de sa greffière. Et là encore, sans que j’eusse esquissé un geste ou proféré une parole menaçante, je sentis la petite boule tenailler mon plexus. Comme les autres fois, par la seule faute de mon regard, le juge tomba foudroyé par une apoplexie.

Mis au secret

Le nouveau juge nommé par le parquet pour reprendre le dossier de son collègue décédé se vit également confier cette nouvelle affaire. Incarcéré à Fleury-Mérogis, au secret dans une cellule spéciale, je vis depuis des mois, inquiet de l’issue de mon procès. Je n’ai aucune confiance dans la justice. Je n’ose plus regarder dans les yeux les matons ou les magistrats qui m’interrogent de peur d’aggraver mon cas par un nouvel « accident ».Un jour pourtant, bien que je sois athée, j’ai accepté la visite d’un prêtre qui venait assister les prisonniers. C’était un vieil abbé compréhensif, d’une bonté incroyable qui m’inspira tout de suite confiance. Le premier jour nous parlâmes de tout et de rien et il ne m’assaillit pas de morale ou de bondieuseries. Il revint une seconde fois, puis une troisième.

Je finis par tout lui avouer

Je finis par tout lui avouer, depuis le début et il m’écouta jusqu’au bout sans m’interrompre une seule fois. Il ne me fit aucun reproche, ne me prescrivit pas de pénitence. Il me demanda presque humblement si j’accepterais sa bénédiction.J’acquiésçai en haussant les épaules et détournai les yeux pour ne pas le gêner. Il marmonna quelques phrases en latin que je ne compris pas et dessina de son doigt le signe de croix sur mon front. Cela ne me fit ni chaud ni froid. Dès qu’il fut parti je regrettai ma confession. Mais l’Abbé Anselme revint, m’apportant des fruits, une Bible et quelques livres. Il revint chaque semaine.

Depuis, j’ai peur…

N’ayant jamais beaucoup lu c’est avec méfiance que j’ouvris les livres qu’il m’avait apportés. Je feuilletai la Bible sans grand intérêt. Mais un petit opuscule écrit par un prêtre, traitant de différents cas de possession, de magie noire et d’exorcisme m’intéressa.
Je le lus et le relus, m’identifiant peu à peu à l’un des « possédés » décrit dans le livre. Depuis j’ai peur, j’interdis ma cellule au prêtre et à tout autre visiteur, car je sens désormais en permanence, au fond de moi, la boule d’angoisse qui provoqua tous mes malheurs. J’ai peur de mon pouvoir maléfique. Une peur atroce, incompréhensible!
Je vous écris cette lettre sachant qu’elle sera lue par les matons, communiquée au juge, peut-être même retenue contre moi. Mais je vous jure que tout cela est vrai, que je l’ai ressenti comme cela. Je me sens possédé par une force, une puissance étrangère et foncièrement mauvaise! J’ai même peur de « tuer » sans le vouloir le bon père Anselme s’il revient me voir dans ma cellule!Adieu! Je demande pardon à tous ceux à qui j’ai porté préjudice sans le vouloir. Je connais maintenant la solution… 

Jean B.

Fleury-Mérogis


(N.D.L.R) Nous avons pris contact avec l’avocat de Jean B. avant de publier sa lettre. Mais nous avons appris que son client était décédé dans sa cellule. Après enquête et autopsie, le juge aurait conclu à un arrêt du coeur. Nous avons retrouvé le gardien de prison qui découvrit le corps de Jean B. dans sa cellule. Notre reporter a pu l’interroger hors de la centrale et sans témoin sur les dernières heures que vécut le prisonnier. Son récit est troublant. D’après lui son « client » serait mort peu après qu’il lui ait apporté un miroir, objet strictement prohibé, mais dont il n’eut pas le coeur de lui refuser l’usage. Il avoua avoir retrouvé la glace intacte, Jean B. la tenant encore dans la main gauche. Pour éviter un blâme, le gardien l’aurait discrètement reprise avant d’alerter le chef de division et la direction.

yinanim2 dans Spiritualité-Esotérisme (27)

Trouvé http://www.science-et-magie.com/ESOTERISME/pouvetrange.htm

 

 

DIEGO |
ya est la |
dedel26 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Petitpot
| cercledecraie
| La Femme coupée en deux