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2 août, 2018

Une charité enveloppée dans la dignité …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 18:16
L’image contient peut-être : 1 personne, assis et nourriture

Une Dame demande : 
«Combien vendez-vous vos œufs ?»
Le vieux vendeur répond : 
«0.50 $ un œuf, madame» .
La Dame dit : 
«Je vais prendre 6 œufs pour 2.50$ ou je pars».
Le vieux vendeur lui répond : 
«Achetez-les au prix que vous souhaitez,  Madame ! C’est un bon début pour moi parce que je n’ai pas vendu un seul œuf aujourd’hui et que j’ai besoin de ça pour vivre».

Elle lui a acheté ses œufs au prix marchandé et est partie satisfaite d’avoir gagné.
Elle est entrée dans sa voiture de luxe et est allée dans un restaurant élégant avec son amie.
Elle et son amie ont commandé ce qu’elles voulaient. Elles ont mangé un peu et ont laissé beaucoup de ce qu’elles avaient demandé.
Puis elles ont payés l’addition, qui était de 400$. Elles ont donné 500$ et ont dit au propriétaire du restaurant chic de garder la monnaie comme pourboire…

Cette histoire pourrait sembler assez normale vis-à-vis du patron du restaurant de luxe, mais très injuste pour le vendeur des œufs…

Que devrions nous  en déduire ?

Pourquoi avons-nous toujours besoin de montrer que nous avons le pouvoir quand nous achetons à des nécessiteux ? 
Et pourquoi sommes-nous généreux avec ceux qui n’ont même pas besoin de notre générosité ?

Une fois j’ai lu quelque part :

«Mon père avait l’habitude d’acheter des biens à des pauvres à des prix élevés, même s’il n’avait pas besoin de ces choses. 
Parfois, il les payait plus cher. J’étais stupéfait. Un jour je lui ai demandé «pourquoi fais-tu ça papa ?» 
Alors mon père m’a répondu : 
«C’ est une charité enveloppée dans la dignité, mon fils»

Je sais que la plupart d’entre vous ne partagera pas ce message, mais si vous êtes l’une des personnes qui a pris  le temps de lire jusqu’ici… Alors ce message de tentative «d’humanisation» aura fait un pas de plus… dans la bonne direction… 

Sources :  site du «Contempteur» adapté pour les gens d’ici par Marlène Thériault

10 juin, 2018

zh – Enfin les beaux jours ! …

Classé dans : — coukie24 @ 9:00

 

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Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n’est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l’accueillir. [Bernard Grasset]

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Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… un sourire, c’est toujours jeune. [Pierre Dac]  

zh - Enfin les beaux jours ! ... dans Généralités & Divers (152) bouquets-fleurs-cafetiere

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Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.

[Mère Teresa]

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Quelques réflexions au retour de voyage !

Avez-vous eu parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie désespérante ? Si ça vous est arrivé, c’est qu’il était temps de «mettre un peu de voyage» dans votre vie.

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop… ordinaire.

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

De plus, il y a l’avant, l’après du voyage et cela vous berce autant de temps que le voyage proprement dit !

Après quelques voyages, on apprend à se passer facilement de choses que l’on croyait indispensables, on supporte plus facilement les entorses à nos petites manies et la notion de la « réussite » et du bonheur évolue en profondeur.

Voyager représente un défi différent de celui de la vie quotidienne. Pour le relever, il faut développer des habiletés qu’on n’a pas toujours la chance d’utiliser tous les jours : de l’initiative, de l’autonomie, de la débrouillardise et de la confiance en soi.

Voyager, c’est se dégourdir le moral !

Partir en voyage, c’est jouer un bon tour au temps qui passe. En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon.  

Ça fait du bien ! 

Le voyage est une remarquable école dont l’enseignement finit toujours par laisser des traces.

Ces petites traces de savoir font pétiller la vie comme les bulles du bon champagne. On peut en quelque sorte s’offrir un surplus d’histoire grâce à l’histoire des autres, un surplus de culture grâce à la culture des autres, un surplus de beauté grâce à la beauté des autres et à la diversité du monde.

C’est un luxe inestimable… !

Prêts à recommencer…

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La vie est une pièce de théâtre : ce qui compte, ce n’est pas qu’elle dure longtemps, mais qu’elle soit bien jouée.
Sénèque

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La vie paraît courte à certains hommes parce qu’ils ne savent pas la remplir. L’homme qui a beaucoup senti et beaucoup réfléchi, a toujours beaucoup vécu, quel que fût le temps de son existence. Que se retrace-t-on d’un voyage pendant lequel on a dormi constamment ? Deux seuls points: le départ et l’arrivée. Mais si l’on a eu les yeux ouverts, si l’on a examiné les lieux, les habitants, s’instruisant avec soin de tout ce qui les concerne, que de choses on se rappelle, et combien l’on aime à s’entretenir avec ses amis, avec soi-même, de tout ce qu’on a vu et éprouvé!
Auteur : Adrien Destailleur ; Œuvre : Observations morales, critiques et politiques – 1830.

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A lire, de très bons conseils que j’approuve !

http://www.thelifelist.fr/2013/changer-de-vie/la-vie-est-trop-courte-vous-ne-pouvez-plus-tolerer-ces-15-choses/

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12 septembre, 2017

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle !

Classé dans : Humour (284),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 18:19

J’ai trouvé sur le net (http://www.demotivateur.fr/) quelques leçons de management très subtiles que je souhaite vous faire partager. 

L’auteur Nathan Weber fait preuve d’humour, ses leçons de management peuvent s’appliquer aussi à la vie… Bonne lecture !

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Vous connaissez ces articles qui vous donnent des conseils pour réussir votre vie professionnelle ? Eh bien là, c’est pareil, mais en plus sympa à lire.
Oui, on peut parler de management et de développement de soi au travail avec des petites histoires !

Je suis sûr que La Fontaine n’aurait pas fait mieux…

6 petites leçons de management que chacun devrait absolument connaître. Trop drôle ! dans Humour (284) 1217072-les-droles-de-fourmis-d-andrey-pavlov

@Andrey Pavlov
Leçon 1 :
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Un homme rentre dans la salle de bains alors que sa femme vient juste de sortir de la douche, quand la sonnette se fait entendre. 

La femme se couvre vite avec sa serviette, et dévale les escaliers pour ouvrir. 

Quand elle ouvre la porte, elle se retrouve nez-à-nez avec Bob, leur voisin d’en face. 

Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire un mot, Bob s’écrie : « Je te donne 800€ si tu fais tomber la serviette. » 

Après un temps de réflexion, la femme un peu gênée s’exécute finalement et se retrouve totalement nue devant Bob. Quelques secondes passent, puis Bob lui donne 800€ et s’en va. 

La femme se rhabille en vitesse et remonte à l’étage. Alors qu’elle passe près de la salle de bain, son mari demande « C’était qui, chérie ? » 

« Rien, c’était juste Bob, le voisin d’en face. » 

« Ah, » répond alors le mari, « est-ce qu’il t’a donné les 800€ qu’il me devait ? » 

Morale de l’histoire : 
Si vous partagez à temps les informations importantes relatives au crédit et au risque avec vos actionnaires, vous pourrez éviter de vous exposer inutilement… Et de finir par vous retrouver à découvert. 

Leçon 2 :
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En voiture, un curé s’arrête pour prendre une jeune nonne qui faisait du stop. 

La bonne sœur pénètre dans le véhicule et croise les jambes, ce qui a pour effet de faire remonter un peu sa robe, révélant une partie de sa jambe. 

Le prêtre, très perturbé par cette vision, manque de peu de finir dans le bas-côté. 

Après avoir repris le contrôle du véhicule, il hésite puis,n’y tenant plus,il place sa main sur le haut de la jambe de la nonne… 

La sœur s’exclame alors : « Enfin, mon père,souvenez-vous du psaume 129 ! » 

Honteux, le prêtre retire prestement sa main. Mais quelques temps plus tard,en changeant de vitesse,il laisse distraitement sa main frôler de nouveau la cuisse de la demoiselle… 
La nonne s’écrie encore : « Mon père ! rappelez-vous du psaume 129 ! » 

Rouge jusqu’aux oreilles, le prêtre se confond en excuses : « Je suis désolé, ma sœur… La chair est faible. » 

Arrivée au couvent, la nonne ne lui décroche pas un mot. Elle soupire, roule des yeux et claque la porte. 

Une fois rentré à l’église, le curé s’empresse de chercher le fameux psaume 129 pour le lire… Il était inscrit : «Vas toujours de l’avant et n’abandonne jamais ta quête, car si tu poursuis juste un peu plus haut, tu trouveras la plus sublime récompense.» 

Morale de l’histoire
Si vous n’êtes pas assez informé dans votre travail, vous pourriez passer à côté d’une grosse opportunité.

Leçon 3 :
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Une secrétaire, un responsable marketing et leur patron s’en vont en pause-déjeuner,quand ils trouvent une vieille lampe à huile sur leur chemin. 

Ils la frottent et un génie en sort. 
Le génie leur dit alors, « Je peux vous exaucer trois vœux, un pour chacun. » 
« Moi d’abord ! Moi d’abord ! » s’écrie la secrétaire. « Je veux être aux Bahamas,sur un jet-ski,sans le moindre souci du monde. » 
Pouf ! Elle disparaît. 

« À mon tour, à mon tour ! » s’exclame le responsable marketing, enthousiaste. «Je veux être à Hawaii,allongé sous un palmier, avec ma masseuse personnelle, un stock infini de Piña Coladas et l’amour de ma vie. 
Pouf ! Il disparaît. 

« Bon, c’est à vous » dit le génie au patron. 
Le patron répond alors, « Je veux ces deux tire-au-flanc dans mon bureau après la pause-déjeuner,j’aurai deux mots à leur dire… » 

Morale de l’histoire
Si vous avez un souhait ou une demande à faire, laissez toujours votre patron s’exprimer en premier. 

Leçon 4 :
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Un aigle était assis au sommet d’un arbre,sans rien faire. 

Un petit lapin voit l’aigle et lui demande, « Salut, je peux m’asseoir comme toi et ne rien faire,moi aussi ? 
L’aigle lui répond : «Bien sûr, pourquoi pas.» 

Le lapin s’assoit alors sous l’arbre pour se reposer comme l’aigle.Là-dessus un renard arrive,saute soudainement sur le lapin et le mange. 

Morale de l’histoire
Pour rester assis sans rien faire,vous avez intérêt à être très haut placé. 

Leçon 5
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Un dindon discute avec un bœuf. 

«Je voudrais bien monter tout en haut de cet arbre,» dit-il en soupirant,«mais je n’ai pas assez de force.» 
«Eh bien, pourquoi tu ne manges pas un peu de mes bouses ?» répond le bœuf.«C’est bourré de protéines et de nutriments.» 

Le dindon picore un peu dans une bouse, et effectivement,cela lui donne assez de force pour atteindre la branche la plus basse de l’arbre. 

Le jour suivant,après avoir picoré un peu plus de bouse,il parvient à atteindre la deuxième branche de l’arbre. 

Finalement, après quatre jours,le dindon était fièrement perché au sommet de l’arbre. 

Très vite, un chasseur l’aperçoit et le tue d’un coup de fusil bien placé. 

Morale de l’histoire
Avec de la m*rde,vous réussirez peut-être atteindre le sommet,mais ce n’est pas ça qui vous permettra d’y rester très longtemps… 

Leçon 6 :
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C’était l’hiver,et un petit oiseau perdu avait très froid.Il faisait si froid que notre oisillon,épuisé et congelé,finit par s’échouer au sol dans un champ,tout frissonnant de froid. 

Alors qu’il était là et qu’il sentait la mort approcher,une grosse vache passe et fait tomber une belle bouse bien chaude sur lui. 

L’oiseau,sous la bouse,réalise qu’une douce chaleur réconfortante est en train de l’envelopper… 

Ça y est ! Il est sauvé ! Tout content d’être bien au chaud,il se met à piailler de bonheur. 

Un chat qui passait par là entend les piaillements de l’oiseau et s’approche, curieux. Il voit l’oiseau dans la bouse, le sort délicatement, l’essuie avec le plus grand soin soin et hop, il le gobe ! 

Morale(s) de l’histoire
1.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous ch*e dessus qu’il est forcément votre ennemi. 
2.Ce n’est pas parce que quelqu’un vous sort de la m*rde qu’il est forcément votre ami. 
3.Quand vous êtes dans la m*rde,il vaut mieux parfois tout simplement la boucler ! 

 

Et maintenant,on retourne bosser !

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20 mai, 2016

Quelques réflexions au retour de voyage !

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 22:46

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Quelques réflexions au retour de voyage !

Avez-vous eu parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie désespérante ? Si ça vous est arrivé, c’est qu’il était temps de «mettre un peu de voyage» dans votre vie.

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop… ordinaire.

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

De plus, il y a l’avant, l’après du voyage et cela vous berce autant de temps que le voyage proprement dit !

Après quelques voyages, on apprend à se passer facilement de choses que l’on croyait indispensables, on supporte plus facilement les entorses à nos petites manies et la notion de la « réussite » et du bonheur évolue en profondeur.

Voyager représente un défi différent de celui de la vie quotidienne. Pour le relever, il faut développer des habiletés qu’on n’a pas toujours la chance d’utiliser tous les jours : de l’initiative, de l’autonomie, de la débrouillardise et de la confiance en soi.

Voyager, c’est se dégourdir le moral !

Partir en voyage, c’est jouer un bon tour au temps qui passe. En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon.

Ça fait du bien ! 

Le voyage est une remarquable école dont l’enseignement finit toujours par laisser des traces.

Ces petites traces de savoir font pétiller la vie comme les bulles du bon champagne. On peut en quelque sorte s’offrir un surplus d’histoire grâce à l’histoire des autres, un surplus de culture grâce à la culture des autres, un surplus de beauté grâce à la beauté des autres et à la diversité du monde.

C’est un luxe inestimable… !

Prêts à recommencer…

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23 juin, 2014

ET SI ON FAISAIT MARCHER SA TÊTE AVANT DE MANGER ?

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 15:48

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Aaaah ! Je ne peux pas résister ! C’est trop bon, j’ai trop faim, j’en ai trop envie, je ne peux pas m’en passer. C’est avec ces mots que l’on justifie souvent l’impossibilité de maigrir à cause de ces pulsions qui nous jettent sur des aliments savoureux et dont l’excès nous a fait grossir. Comment arriver à les maîtriser sans que la vie ne soit synonyme de frustrations ?

  • Les pulsions vers la récompense
  • Les neurones de la récompense
  • Récompense et addiction
  • Gène, stress et environnement
  • Neutraliser le système   

Les pulsions vers la récompense   

Ca sent bon chez le boulanger, il y a juste une fournée de tartes aux pommes qui vient de sortir. On en achète une pour le dîner, ça fera plaisir à tout le monde. Et on ne résiste pas à une pulsion vers un chausson aux pommes dont on se régale sur le trottoir, petite récompense perso.

On fait ses courses hebdomadaires au supermarché, on en a plein le dos de pousser ce chariot rempli de lessives, de sacs poubelles, de croquettes pour le chien, de paquets de litière pour le chat, de bouteilles de lait et on arrive devant le rayon des biscuits. A la maison, tout le monde adore les petits biscuits fourrés d’un truc gras/sucré, car ils sont bien croquants et fondent ensuite délicieusement dans la bouche. On en achète trois paquets et une pulsion nous pousse à en croquer la moitié d’un en faisant la queue à la caisse. Histoire de se récompenser inconsciemment de la corvée et du stress des courses.

Dans un tiroir de son bureau, on stocke des billes de chocolats qui ne fondent pas dans les doigts. On les adore parce que l’on peut les croquer discrètement (et sans être obligé d’aller se laver les mains pour ne pas salir le clavier de l’ordi) quand on a besoin de se faire du bien, de se récompenser pour cause de fatigue, d’ennui, de client désagréable, de logiciel récalcitrant etc.    

Les neurones de la récompense   

Les occasions de s’offrir ainsi une récompense tout au long de la journée ne manquent pas. Et chaque fois, on met en branle un système super sophistiqué dans notre cerveau.

En effet, il y a dans celui-ci une petite zone de neurones, un circuit nerveux appelé système de la récompense où sont activés des neuromédiateurs, des petites molécules qui nous font du bien, nous donnent une sensation de plaisir. C’est ce même système de la récompense qui fonctionne avec les drogues, le tabac et l’alcool. 

Récompense et addiction   

Un véritable ping-pong, dont les balles sont les neuromédiateurs, se joue dans notre cerveau, l’un en renvoyant un autre dans une autre zone, puis dans une autre, dont celle de la mémoire.

Le résultat de ce jeu super sophistiqué et permanent est que l’on recherche toujours le plaisir apporté par un truc gras/sucré (genre Nutella !), ou sucré tout court (bonbons, sodas) ou gras tout court, peu importe.

Alors, quand on retourne chez le boulanger, même s’il n’y a pas d’odeurs tentantes de tarte aux pommes, on risque fort d’avoir une belle pulsion sur le chausson qui nous a tant fait plaisir la veille !

Mais, plus diabolique, le seul souvenir des petits biscuits fondant dans la bouche ou du grignotage des billes de chocolat peut susciter une pulsion vers le produit.

Alors, quand les biscuits ne sont pas loin dans le placard de la cuisine, quand les billes de chocolat sont à portée de main dans le tiroir du bureau, on y va et hop ! dans la bouche.

Résultat : on s’y accoutume, on en a besoin, on en devient dépendant. A force d’en manger, on grossit car ils apportent des calories dont on n’a pas besoin. Et si l’on entreprend de maigrir, c’est quasiment impossible de s’en passer !    

Gène, stress et environnement   

Ce circuit de la récompense ne fonctionne pas de la même façon chez tout le monde. Certains y sont génétiquement plus sensibles, ils sont ainsi plus vulnérables.

Le stress joue aussi un rôle important : il favorise terriblement les pulsions car on a besoin de compenser, de se faire du bien, après une contrariété quelle qu’elle soit.

Quant à l’environnement alimentaire, il est primordial. Si on ne voit pas de petits biscuits ou de billes de chocolat à l’horizon, on ne peut guère céder à cette satanée pulsion.

Se priver ?

Faut-il se retenir ? Ranger le paquet de petits biscuits qu’on a dans la main, refermer le tiroir du bureau au moment d’empoigner des billes de chocolat en se disant que ça va nous faire grossir ?

Ca peut marcher mais pas toujours ! Car le facteur temps joue aussi son rôle. Le plaisir immédiat de manger a une plus grande influence sur la décision que la perspective future de grossir. Surtout si on se promet en même temps d’aller dépenser plus tard, à vélo ou en courant, les calories engrangées, ce que l’on ne fera pas forcément !

Il faut aussi une volonté de fer pour résister à une de ces pulsions. Certes, c’est une façon de faire marcher sa tête, mais pas sur le bon chemin. Car celui-ci conduit vers la frustration alors qu’on a, ligués contre soi, la bousculade des neuromédiateurs du système de récompense !

Neutraliser le système   

Il s’agit d’éviter que ce foutu système de récompense ne se mette en route. C’est la bonne façon de faire marcher sa tête et pour cela, il y a plusieurs trucs.

Le premier est de faire ses courses avec une liste de bons aliments bien sains. On active alors une autre partie du cerveau, le cortex préfrontal, où se situe, entre autres fonctions, le contrôle de soi et la planification, ce qui va inhiber les pulsions d’achat. Si les petits biscuits ou les billes de chocolat ne sont pas sur la liste, on ne les achètera pas.

Ce truc marche aussi quand on fait ses courses sur une épicerie en ligne. Il marche d’autant mieux que l’on évite la fatigue stressante au supermarché et la pulsion qui peut lui être liée.

Un autre truc, évident, est de ne pas stocker les produits gras/sucré suscitant les pulsions. C’est d’autant plus facile si l’on n’en achète pas. Quand il n’y a pas, on ne mange pas !

Reste la tentation devant un distributeur et les pulsions que la simple vue des confiseries qui y sont alignées peut déclencher. Là encore, il faut faire marcher son cortex préfrontal et déclencher le contrôle de soi en choisissant quand il y en a – ce qui est heureusement de plus en plus fréquent – un fruit. On peut aussi décider d’éviter de passer devant la machine quand celle-ci ne contient aucun aliment sain !

Entraîner son cerveau, faire marcher sa tête dans le bon sens, ça n’est pas vraiment compliqué ! C’est certainement le bon moyen de ne plus – ou presque plus – manger de ces produits gras et sucré qui déséquilibrent l’alimentation, font grossir ou empêchent de maigrir.

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 02/09/2011

Sources : Bradley M. Appelhans, Matthew C. Whited, Kristin L. Schneider, Sherry L. Pagoto. Time to Abandon the Notion of Personal Choice in Dietary Counseling for Obesity?Journal of the American Dietetic Association, 2011; 111 (8): 1130 DOI: 10.1016/j.jada.2011.05.014

29 mai, 2014

Sixième sens chez les animaux …

Classé dans : Arche de Noé — coukie24 @ 17:03

Sixième sens
-histoire vécue-
Tout le monde lui disait de faire piquer son chien : il était vieux, malade, bizarre…

Sixième sens chez les animaux ... dans Arche de Noé golden

     
La prochaine vedette de Hollywood ne ressemblera sûrement pas à Bullet. Golden Retriever de 15 ans au museau grisonnant, Bullet se déplace avec l’agilité d’une tortue, souffre du coeur et est rongé par un cancer.
Bref : un candidat idéal à l’euthanasie. Sauf qu’il appartient à Pam Sica et que, pour sa maîtresse, l’amitié n’a pas de prix.
En avril 2000, Pam apprend que son cher Bullet a une tumeur au foie grosse comme un pois. Vu l’âge du patient, le Dr. Cangro déconseille l’opération.
La nouvelle bouleverse Pam. Elle a déjà perdu des animaux de compagnie mais jamais un ami comme Bullet. Il avait à peine 7 semaines quand elle l’a trouvé dans un panier devant sa porte, décoré d’un ruban rouge et d’une petite carte avec ces mot : « Veux-tu être ma maman ? »

Pam n’a jamais eu d’enfant malgré son désir et ses animaux sont devenus comme ses petits.

En août, la tumeur a tellement grossi que le Dr Laurence Cangro ne peut plus temporiser. Il faudrait l’opérer car une hémorragie interne pourrait être fatale. Mais pas un maître sur 10 débourserait cette dépense pour un animal aussi âgé.

Pam et Troy sont l’exception. Ils déboursent près de $5000 pour donner une chance à l’animal.

Bullet ressort vivant de la salle d’opération. Mieux, il a faim en se réveillant et, au bout de quelques jours seulement, il est de retour à la maison.

Un an plus tard, Pam a une nouvelle raison de croire aux miracles. Pendant des vacances à Walt Disney World, elle découvre qu’elle est enceinte. Le 10 avril 2002, Troy Joseph Sica vient au monde.  Mais il faut préparer Bullet à cette révolution. Pam remet donc à son mari une couverture dans laquelle le petit est emmailloté, avec pour mission de la faire renifler à Bullet pour qu’il s’habitue à cette odeur.  Son mari place donc cette couverture dans le panier qui sert de lit à Bullet.

De retour à la maison, les dernières inquiétudes de Pam s’évaporent : le chien s’attache au bébé instantanément.

Il est environ 5 heures du matin, ce 1er mai 2002. Troy dort tranquillement entre les oreillers du lit de ses parents pendant que son père prend sa douche et que sa mère lui réchauffe un biberon. Tout à coup, Bullet surgit dans la cuisine, aboyant et sautillant comme un fou. Il essaie d’entraîner Pam ver la chambre.

Mais Pam ne se presse pas à répondre à Bullet. Elle se dirige vers la salle de bain pour parler à son mari mais Bullet s’affole, bondit comme jamais elle ne l’a vu faire depuis des années et essaie frénétiquement de la diriger vers la chambre.

 

  Pam se résigne à le suivre, du pas pesant de la nouvelle maman trop tôt levée. Le bébé est bien là où elle l’a déposé, mais il a la peau d’un bleu presque fluorescent et les membres mous comme ceux d’une poupée de son. Seul un gargouillement révèle qu’il est toujours vivant.Troy sort en trombe, lui donne des tapes dans le dos. Pam appelle le 911. L’alerte est lancée : détresse respiratoire extrême. Puis Damon Alberts, un technicien ambulancier qui habite tout près, se présente à son tour, suivi de ses collègues.  La tête du bébé est trop petite pour le masque à oxygène : les ambulanciers dirigent tant bien que mal le flux de gaz sous pression vers son nez et sa bouche. Une minute après le début de la manoeuvre, le visage commence à rosir : les poumons se remettent en marche mais le bébé n’est pas encore tiré d’affaire.Emmené en ambulance à l’hôpital, il doit être réanimé une deuxième fois. Puis on le transfère au service pédiatrique et le diagnostic tombe : pneumonie.  Il passe 4 jours sous ventilateur et reçoit des antibiotiques sous perfusion pendant 2 semaines.

« Il mènera une vie normal et restera en parfaite santé tant qu’il mettra sa ceinture et évitera de conduire après avoir bu », plaisante le DThomas Biancaniello, directeur du service de pédiatrie.

Si Bullet n’avait pas tant insisté, le pronostic n’aurait pas été aussi rose. « Chez le nouveau-né, les séquelles d’une pneumonie sont souvent très graves, explique le D Marc Salzberg,. Le cerveau se développe jusqu’à l’âge de deux ans ; la privation d’oxygène l’affecte davantage durant cette période-là. Au bout de quelques minutes, l’anoxie provoque des lésions cérébrales ou même la mort ».

Comment Bullet a-t-il pu comprendre que le petit Troy étant en danger ?

« Les chiens sont très sensible au langage corporel, note le Dr Marty Becker, vétérinaire. Ils passent des heures à observer nos moindres mouvements, à écouter le rythme de notre respiration. J’imagine très bien celui-ci remarquer une immobilité inhabituelle, une absence de respiration, pressentir un danger et foncer vers le chef de sa meute, en l’occurrence, Pam, pour donner l’alerte. »

Le vrai miracle, dans cette histoire, ce n’est donc pas que Bullet ait deviné la détresse du nouveau-né étendu sur le lit. C’est que Pam ait accepté de prolonger la vie de ce vieillard deux ans auparavant.

« Je lui ai donné un supplément de vie, et il m’a rendu une vie entière » dit-elle simplement.

 

Histoire vécue
Texte tiré du  Sélection Reader’s Digest – décembre 2002.

25 mai, 2014

Quelques réflexions au retour de voyage !

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 17:51

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Quelques réflexions au retour de voyage !

Avez-vous eu parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie désespérante ? Si ça vous est arrivé, c’est qu’il était temps de «mettre un peu de voyage» dans votre vie.

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop… ordinaire.

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

De plus, il y a l’avant, l’après du voyage et cela vous berce autant de temps que le voyage proprement dit !

Après quelques voyages, on apprend à se passer facilement de choses que l’on croyait indispensables, on supporte plus facilement les entorses à nos petites manies et la notion de la « réussite » et du bonheur évolue en profondeur.

Voyager représente un défi différent de celui de la vie quotidienne. Pour le relever, il faut développer des habiletés qu’on n’a pas toujours la chance d’utiliser tous les jours : de l’initiative, de l’autonomie, de la débrouillardise et de la confiance en soi.

Voyager, c’est se dégourdir le moral !

Partir en voyage, c’est jouer un bon tour au temps qui passe. En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon.  

Ça fait du bien ! 

Le voyage est une remarquable école dont l’enseignement finit toujours par laisser des traces.

Ces petites traces de savoir font pétiller la vie comme les bulles du bon champagne. On peut en quelque sorte s’offrir un surplus d’histoire grâce à l’histoire des autres, un surplus de culture grâce à la culture des autres, un surplus de beauté grâce à la beauté des autres et à la diversité du monde.

C’est un luxe inestimable… !

Prêts à recommencer…

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Le monde est un beau livre,

mais il sert peu à qui ne le sait lire.

Carlo Goldoni (auteur dramatique italien, 1707-1793)

7 avril, 2014

ROUTE 66 – L’échappée belle

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 1:00

Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.

 

Et pour cause. Cette ligne rouge qui file d’un bout à l’autre du pays a vu défiler l’histoire, des premiers pionniers aux enfants de la beat generation, de l’Indien bafoué au dernier des Américains moyens. Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest. Année après année, la route 66 a inscrit son nom sur le tableau des grands mythes américains. Pourtant aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille dame au bout du rouleau. Remplacée par des autoroutes plus performantes, elle avait disparu des cartes. Si des passionnés l’ont sortie de l’oubli, si le tourisme a doucement repris, cette grande diagonale reste en danger. Un organisme américain, World Monuments Fund, vient même de la classer parmi les cent monuments historiques les plus menacés au monde.

Du rêve américain

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La route 66 a 82 ans. C’est à Cyrus Stevens Avery, un homme d’affaires originaire d’Oklahoma, que l’on confie en 1923 la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres. Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, ‘Get your Kicks on Route 66′. La chanson, reprise par Nat King ColeChuck Berry, par les Stones, Brian Setzer Orchestra, les Cramps, Guitar Wolf et d’autres musiciens éclectiques, va alimenter le folklore qui vagabonde sur cette voie. 

Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle classaméricaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là. C’est l’avènement du « mom and pop business »(1). On est loin des grandes chaînes commerciales et de l’uniformisation qu’elles allaient bientôt induire.

Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Wyatt « Captain America » et Billy – les deux motards d’Easy Rider -, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Raoul Duke et son avocat… Tous ont roulé leur bosse le long de cette diagonale, menés, évidemment, par Sal Paradise et Dean Moriarty, les héros autobiographiques de Kerouac. Son roman, ‘Sur la route’, qui conte la traversée hallucinée de ce pays-continent, compose les premières notes de la beat generation. Publié en 1957, il inspire une foule de jeunes Américains qui, avides de nouvelles expériences, se lancent sur ce ruban de bitume. Le road trip y vit alors ses plus belles heures, de randonnées sauvages en chevauchées mécaniques, entre le parfum violent de l’asphalte et l’odeur grisante de la liberté.

De déchéance en renaissance

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Mais peu à peu, l’avenue centrale des Etats-Unis, élimée par sa propre gloire, montre des signes de faiblesse et d’usure qui rendent les trajets de plus en plus meurtriers. En 1956, les hauts responsables américains, impressionnés par les puissantes autoroutes à quatre voies observées en Allemagne pendant la guerre, décident de construire le long de la 66, les « Interstates Highway ». Ils auraient pu rénover la vieille route, la renforcer ou l’agrandir pour lui offrir une seconde jeunesse, mais les politiques vont choisir de la doubler, signant ainsi l’arrêt de mort de cette ligne de vie. De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, donc, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. 

Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine. En 1985, le dernier tronçon de la route est dépassé par l’Highway 40. La voie express enterre la 66. Déclassée, la fameuse route n’apparaît même plus sur les cartes.

Heureusement, on ne fait pas si facilement la peau à une légende. La route mère est inscrite au patrimoine historique, et dans les années 1990, de nombreuses associations se battent pour la ressusciter. En 1995, quelques panneaux surgissent çà et là, comme pour prévenir les badauds : « Attention, vous marchez sur un bout d’histoire. » Petit à petit, le tourisme se réveille. Quelques commerces typiquement américains rallument leurs enseignes. La 66 n’est pas toujours en bon état, mais peu importe, les voyageurs viennent. Ils veulent rencontrer cette autre Amérique, profonde et intemporelle. Parmi eux, beaucoup d’Européens, venus chercher un peu de légende, hantés par les livres qu’ils ont lus, marqués par le cinéma hollywoodien et ses symboles. De nombreux Américains font également le voyage. Ils parcourent cette route, comme on regarde de vieilles photographies, en y cherchant les souvenirs d’un autre temps. Un temps où il faisait bon se goinfrer de glaces éléphantesques, perché sur un tabouret de bar, en écoutant le King et en rêvant des oranges de Californie.

(1) Le « mom and pop business », littéralement « commerce de maman et papa », désigne une offre commerciale composée de nombreuses affaires individuelles et familiales.

Go West

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C’est l’éternelle conquête de l’Ouest, le mythe de la terre promise qui se rejoue, encore et encore. La ligne blanche qui court sur le macadam a des vertus libératrices. Des plates et vastes plaines de l’Illinois jusqu’au désert embrasé de la Californie, la route file et les espaces s’étirent toujours plus. La 66 sillonne huit Etats qui exhibent, chacun, leurs paysages et leurs histoires. Tout commence à Chicago, capitale du blues, et ancienne mère du grand banditisme. Il faut tourner le dos à sa banlieue grise pour entamer le voyage. Il faut croiser Cicéro, la ville d’Al Capone et dépasser le pénitencier de Joliet pour que la route se laisse enfin aspirer par le décor. Là, elle n’en finira plus d’onduler, de champs en collines, de collines en montagnes, et de montagnes en déserts, au gré des terres qui la transportent. Après avoir enjambé le Mississippi, elle visite le Missouri, « The Bible Belt », cet Etat ultraconservateur, symbole du puritanisme sauce américaine où il pousse des églises comme il court des lapins blancs au Pays des merveilles, où Jésus-Christ est le vrai roi de la route… (2) Elle s’offre une brève irruption au Kansas avant d’aller entailler les contrées ingrates de l’Oklahoma. Ici, la route est une ligne de fuite. Bien avant la naissance de la voie goudronnée, les Indiens chassés de leurs terres par les premiers colons arpentaient déjà celle qu’ils nommèrent, pour l’amère occasion, la piste des larmes (3). En 1934, les Oakies, ces millions d’Américains ruinés, empruntaient ce même chemin forcé vers l’exil. Immortalisés par Steinbeck dans ‘Les Raisins de la colère’, ils laissaient derrière eux des terres désolées, ravagées par le « Dust Bowl » (4), ses tempêtes de sable et la sécheresse.

L’avenue centrale des Etats-Unis continue vers le Texas. Elle traverse ce pays amoureux des armes à feu qui marque la première moitié du voyage. Les passagers de la 66 basculent alors dans le grand Ouest américain, patrie des derniers Indiens et des anciens cow-boys, des premiers pionniers et des attaques de diligences. D’étendues sauvages en hauteurs flamboyantes, la toile de fond prend des allures de vieux western. Au Nouveau-Mexique, les Navajos, héros des romans de Tony Hillerman, et d’autres Indiens d’Amérique vivent dans de tristes réserves, entre tradition et modernité ratée. En Arizona, le paysage se livre avec force, de forêt fossilisée en désert bariolé (5) avant de prendre son envol au Grand Canyon.

On the road again…

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Pour arriver à destination, il faut encore s’engouffrer en Californie par l’infini du désert de Mohave. Au bout du voyage, se dresse la triste banlieue de Los Angeles, Hollywood et son gigantisme, les plages de Santa Monica. Le chemin s’achève alors, les illusions avec. Bien sûr, c’est le voyage qui a compté. Ce trajet-là s’impose à lui-même, dessinant un autre visage des Etats-Unis, un visage immobile. La 66 échappe presque au monde moderne. Les villes fantômes de nos fantasmes américains, les motels et les stations-essence laissés à l’abandon, les carcasses de voitures qui dépérissent, tout au long de la route, ces vestiges glissent au rythme des miles qui s’égrènent. Les voitures sont rares et les espaces assoupis. Les touristes voyagent peut-être en compagnie du néant, mais partout les enseignes immobilisées de ces anciens motels aux allures Art déco rappellent au voyageur la glorieuse jeunesse de la route mère. Dans les commerces qui survivent, l’atmosphère est restée telle quelle, délicieusement kitsch. On y avale de gargantuesques breakfasts en discutant avec les gérants de ces petites affaires, les vieux de la vieille, les incontestables stars de la 66. Et dans le fond, résonne toujours la même chanson, en forme de suggestion : « If you ever plan to motor west / Travel my way, take the highway, that is the best / Get your kicks on route sixty-six… » (6)

(2) Parmi les nombreuses chapelles de Saint-Louis, on trouve celle de Jesus Christ, king of the road - Source : « Voyage sur les routes du monde, de la route de la soie à la route 66″, Géo.
(3) En 1889, plusieurs tribus indiennes occupent l’Oklahoma mais en avril, les 
land run, de frénétiques courses à la terre, débutent. Les colons s’approprient, sous la menace du canon, la plupart des espaces.
(4) Le 
« Dust Bowl » désigne une série de tempêtes de poussière qui sévit dans les années 1930 et ravage la région des grandes plaines aux Etats-Unis et au Canada.
(5) On trouve, en Arizona, le parc national du Painted Desert, où les différentes sortes de roches peignent des stries de couleur sur les reliefs, ainsi que le parc national de la Petrified Forest, qui abrite des arbres fossilisés.
(6) Extrait de 
‘Get Your Kicks on Route 66′, composée par Bobby Troup. 

« Si tu prévois de rouler vers l’Ouest / Suis mon chemin / Choisis la route principale / C’est ce qu’il y a de mieux / Et prends ton pied sur la route 66… »  

Amélie Weill pour Evene.fr – Juin 2008 – Le 06/06/2008

 

 

19 novembre, 2013

Le sac de sable …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 22:31

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Juan arrive du Mexique à la frontière séparant le Mexique des États-Unis  en bicyclette.

Il a un gros sac sur ses épaules.

 Le douanier l’arrête et lui demande :

- Qu’est-ce que tu as dans ton sac ?

Il répond :

- Du sable.

 Le douanier, incrédule, lui dit :

- On va voir ça… Descends du vélo.

Le douanier ouvre le sac et répand le sable qu’il contient sur le sol.

Il fouille dedans sans rien y trouver.

- C’est bon, lui dit-il.

Juan ramasse le sable du mieux qu’il peut et repart sur sa bicyclette.

 Une semaine plus tard, la même chose se produit.

Le douanier demande à Juan :

- Qu’est-ce que tu as dans ton sac cette fois ?

Juan répond :

- Du sable.

Le douanier, qui n’est toujours pas convaincu, décide de détenir Juan pour  la nuit et d’envoyer un échantillon du sable pour analyse. Le lendemain,  les résultats révèlent qu’il s’agit bien de sable. Il laisse donc Juan  repartir sur son vélo.

Le petit manège se poursuit tous les deux ou trois jours pendant les quelques années qui suivent.

 A chaque fois, le douanier fouille le sac de sable. Il envoie régulièrement des échantillons pour analyses de toutes sortes mais toujours sans rien trouver d’autre que du sable.

Finalement, quelques années plus tard, Juan arrête de traverser la frontière en bicyclette avec son sac de sable.

Un beau jour, alors qu’il est en retraite, le douanier prend ses vacances au Mexique et rencontre Juan dans un petit bar sur la plage.

- Hé ! je te reconnais, toi! Tu n’es pas le gars qui traversait la frontière en bicyclette avec un sac de sable ?

Juan reconnaît le douanier et lui répond :

- Oui, c’est moi.

- Qu’est-ce que tu deviens ? lui demande le douanier.

- Je me suis acheté ce petit bar et je vis tranquillement, répond Juan.

 Le douanier se décide finalement à lui demander :

- Écoute, je suis à la retraite et je n’ai plus aucun pouvoir. Je voudrais bien savoir une chose. Je n’ai jamais arrêté de penser à ça depuis que je t’ai vu la première fois. Juste entre toi et moi, tu faisais de la contrebande ?…

Juan esquisse un petit sourire et répond :

- Oui, et c’est comme ça que je me suis acheté ce bar.

Le douanier s’approche un peu et demande à voix plus basse :

- Et qu’est-ce que tu passais frauduleusement aux douanes ?

 

- Des bicyclettes….

 

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La morale de l’histoire

 

 Avoir un regard d’enfant, un regard neuf. Si le douanier avait regardé Juan sans présupposé, sans que le mental intervienne, il aurait sans doute compris le manège. Trop souvent, nous avons des préjugés sur un type de personne ou sur quelqu’un…

* Avoir la maîtrise de son attention, choisir de la poser où l’on veut et ne pas laisser les autres choisir où elle se porte. Certains hommes politiques sont très doués pour cela avec la complicité des médias. Ils ne sont pas les seuls. On manipule en attirant l’attention sur une chose secondaire pour faire passer les choses plus importantes. C’est la théorie de Milton Freidman qui dit qu’il faut profiter d’une bonne crise pour faire passer les réformes les plus douloureuses, quand les gens ont l’attention captée par des problèmes pressants. 

  Le sable ici est aussi le sable du temps, celui qui coule dans le sablier, ce temps que passe Juan à transporter son sable, à transporter le rien qui deviendra quelque chose grâce au temps. Il faut donner du temps pour récolter.

 

Auteur inconnu

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13 septembre, 2013

L’éléphant et le chien !

Classé dans : Amitiés (74),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:00

 

L’éléphant et le chien ! dans Amitiés (74) cet-elephant-et-ce-chien-se-baladent-ensemble-comme-deux-veritables-amis-de-la-meme-espece_126752_w460

L’éléphant et le chien !

 Ecoute attentivement l’histoire d’un éléphant – l’éléphant royal – qui appartenait au roi et avait l’honneur de mener les parades royales. Son nom était Rajah et il vivait entouré d’un grand luxe. Mais cela ne le rendait pas heureux, parce que comme il était le seul éléphant royal, souvent il se sentait très seul, sans personne pour lui tenir compagnie. Jusqu’à ce qu’un jour il s’est fait un ami   !

Chaque jour, à la tombée de la journée, Rajah prenait un long et rafraîchissant bain juste avant que son cornac ne lui serve le dîner. Après le repas, il marchait dans ses pièces et il admirait le coucher du soleil. Alors, quand les étoiles scintillantes prenaient leur place dans le ciel velouté, il allait se coucher.

Cependant, un jour, à la tombée de la nuit, venait-il de dîner, il s’est rendu compte qu’un petit chien blanc l’observait par la grille de la cour. Le chien était très maigre et avait l’air affamé.

« M. l’Eléphant, excusez-moi — a dit le petit chien d’une voix douce — excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que vous permettez que je mange vos restes  ? J’ai tellement faim.

— Bien sûr », répondit gentiment Rajah. Alors, le petit chien se glissa sous la porte et se précipita vers la gamelle de l’éléphant pour manger les restes ; il les avala en un clin d’œil, puis remercia l’éléphant et s’enfonça dans la nuit en gambadant. La même chose se produisit le lendemain, puis le surlendemain, jusqu’à ce qu’un soir, voyant arriver le chien, Rajah lui dise : « Mon ami, voudrais-tu venir partager chaque soir mon dîner ? Je vis seul, et ta compagnie me ferait grand plaisir. »

Ne se tenant plus de joie, le petit chien accepta avec enthousiasme cette aimable proposition. Un gigantesque éléphant assis auprès d’un petit chien blanc avec lequel il dînait – quel étrange spectacle ils offraient !

Cependant, le cornac estimait que le petit chien blanc n’était pas un compagnon convenable pour un éléphant royal, et tous les soirs, il faisait de son mieux pour le chasser. Mais, à la grande satisfaction de l’éléphant, son petit compagnon persistait à revenir. Et comme le cornac était paresseux, il ne tarda pas à renoncer à l’éloigner et lui permit de rester.

Rajah et Flocon de Neige (c’est ainsi que l’éléphant avait baptisé le chien), ne tardèrent pas à devenir inséparables. Quand l’éléphant allait prendre son bain le soir, le chien l’accompagnait et ils jouaient ensemble dans l’eau. Après quoi ils dînaient en parlant inlassablement, comme font les amis. Ils riaient aussi beaucoup, bien sûr. Puis quand venait l’heure de se coucher, Flocon de Neige se pelotonnait à côté de Rajah. C’était une grande amitié.

Mais un jour, un fermier qui s’en revenait des champs vit les deux animaux jouer ensemble ; il aborda le cornac et lui dit : « Ce petit chien a l’air très intelligent ; j’aimerais beaucoup l’acheter. Combien en voulez-vous ? » Voyant là l’occasion rêvée de se débarrasser enfin du petit chien tout en arrondissant sa fin de mois, le cornac fit affaire avec le fermier, qui emmena aussitôt Flocon de Neige.

Le départ de son ami plongea Rajah dans une grande solitude et une grande tristesse. Il perdit peu à peu l’appétit ; il n’avait pas envie de manger seul. En fait, il n’avait pas envie de grand-chose. Il se contentait de rester là, à regarder par la clôture la direction dans laquelle le petit chien était parti. Quand arrivaient le soir et l’heure du bain, Rajah refusait d’aller dans l’eau, et il ne remarquait même pas le coucher de soleil et les étoiles qui brillaient dans le ciel nocturne dégagé.

Après une semaine de cet étrange comportement, le cornac commença à s’inquiéter vraiment pour lui. Il en parla donc au roi, qui envoya son propre médecin examiner Rajah. Le médecin ausculta soigneusement l’éléphant. « Eh bien, je ne lui trouve absolument rien, dit-il finalement. Cet éléphant n’a pas l’air malade, il semble juste très triste.

— Oui, en effet, répondit le cornac.

— Humm  … En général, poursuivit le médecin avec sagesse, quand les personnes et les animaux sont tristes, il y a toujours une bonne raison. Est-il arrivé quelque chose ces derniers temps ? Y a-t-il eu des changements dans sa vie ?

— Pas vraiment  … Quoique  … il avait l’habitude de jouer chaque soir avec un petit chien tout maigre qui a été acheté récemment par un fermier du coin.

— Quand cela est-il arrivé ? s’enquit le médecin.

— Oh ! cela doit faire presque une semaine, maintenant, répondit le cornac d’un air penaud.

— Et quand a-t-il cessé de manger et de prendre son bain ? demanda le médecin.

— Humm  … À cette époque, je présume, répondit le cornac, visiblement gêné de ne pas avoir fait la relation.

— Eh bien, nous y sommes ! Il doit être triste parce que son ami lui manque !

— Oh ! mon Dieu, si seulement je n’avais pas été tellement pressé de vendre le petit chien ! Je trouvais qu’ils formaient un couple si bizarre, tous les deux ! Je vais essayer de le retrouver, mais pour être honnête, j’ignore où habite le fermier », dit le cornac tout penaud.

Quand le médecin rapporta cette nouvelle au palais, le roi fit savoir dans tout son royaume qu’une récompense serait offerte à qui ramènerait le chien. Apprenant cela, le fermier se mit immédiatement en route avec Flocon de Neige pour aller réclamer sa récompense.

Dès qu’ils franchirent les portes du palais, Flocon de Neige aperçut son ami Rajah et, aboyant de joie, il courut vers lui aussi vite que ses petites pattes le lui permettaient. Revoir son petit compagnon rendit l’éléphant fou de joie. Il le souleva à l’aide de sa longue trompe, le déposa au sommet de sa tête et se mit en route pour aller prendre son bain. Ce soir-là, les deux amis partagèrent de nouveau leur dîner et Rajah recommença à être heureux. Le lendemain, le cornac fit fabriquer une gamelle spécialement pour Flocon de Neige afin de lui signifier qu’il était invité à rester pour toujours. Au cours de la procession suivante, les gens s’émerveillèrent à la vue du petit chien blanc assis sur la tête de l’éléphant qui menait le cortège royal.

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Moralité :                                                       
Nous avons tous besoin d’amis avec qui partager des moments et des souvenirs précieux, et capables de nous aider dans les moments difficiles. Le sage sait qu’il est possible de trouver un ami même parmi les êtres les plus différents de soi.
 (Dharmachari Nagaraja)

Lire par plaisir est bon pour la scolarité de l’enfant …

Classé dans : Lecture, écriture (57) — coukie24 @ 11:25

Le HuffPost  |  Par Emeline Amétis Publication: 12/09/2013 12h25 CEST  |  Mis à jour: 12/09/2013 12h25 CEST

Lire par plaisir est bon pour la scolarité de l'enfant ... dans Lecture, écriture (57) r-reading-children-large570

Selon une étude, les enfants qui lisent pour le plaisir sont plus enclins à obtenir de bonnes notes à l’école.

SCOLARITÉ – On vous le répétait fréquemment lorsque vous étiez petits? C’est désormais prouvé… Selon une étude récente réalisée outre-Manche par l’Institut d’Éducation (IOE), les enfants qui lisent pour le plaisir sont plus enclins à obtenir de bonnes notes à l’école que les autres.

L’étude qui révèle que ces enfants auraient davantage de facilités en maths, en vocabulaire et en orthographe, est la première à examiner les effets d’une lecture régulière sur le développement cognitif à long terme.

Lire aussi:
»Comment devenir un boss des maths
»Les filles ont toujours de meilleurs résultats en lecture et les garçons en mathématiques
» Les écoliers français mauvais en lecture

Menée par le docteur Alice Sullivan et Matt Brown, l’enquête est basée sur les résultats scolaires de 6000 enfants âgés de 5 à 16 ans et suivis en 1970 par une étude prospective britannique.

Un facteur de réussite plus important que l’éducation des parents

En comparant l’évolution scolaire d’enfants de 5 et 10 ans issus du même milieu social, les scientifiques ont découvert que ceux qui lisaient plus d’une fois par semaine à dix ans avaient de meilleurs résultats dans toutes sortes de matières arrivés à l’âgé de 16 ans. Les résultats sont également significativement meilleurs pour les enfants auxquels on lisait des histoires le soir à 5 ans.

Il est possible que la lecture personnelle de ces enfants soit un facteur tout aussi, voire plus, important que le niveau d’éducation de leurs parents.

L’avantage de ceux qui ont des activités littéraires, comme se rendre à la bibliothèque ou lire des journaux, est quatre fois supérieur à celui de ceux qui ont des parents diplômés.

Bien que l’impact soit positif sur leurs résultats en mathématiques et en orthographe, il reste tout de même principalement concentré sur le vocabulaire des élèves.

« Cette habilité à lire aide sûrement les enfants à acquérir toutes sortes de connaissances et à comprendre de nouvelles informations. Cela affecte également leur intérêt sur une quantité considérable de sujets » soutient le docteur Sullivan.

Selon une autre étude réalisée en 2004, la lecture est importante pour le développement personnel et social d’un individu mais aussi pour sa vie civique et économique.

Comme le précisait un an auparavant le Département de la Culture, des Médias et des Sports, « les gens ne peuvent être actifs ou être informés sans être capable de lire. Le goût pour la lecture est un prérequis pour presque toutes les activités sociales et culturelles ».

Une découverte, à l’ère du numérique, qui pourrait avoir le mérite d’en remettre certains sur le droit chemin de la lecture.

D’après l’étude PIRLS, les écoliers français mauvais en lecture et sont en dessous de la moyenne européenne. 

 

lirefacteurdereussite dans Lecture, écriture (57)

 

 

25 mars, 2012

Leçon de Vie sur le pardon …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 16:54

Leçon de Vie sur le pardon ... dans Textes à méditer (239) carte-reconciliation-drapeau-blanc

Une très belle histoire du Père Guy Gilbert :

« C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez… la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général.

Alors son père lui dit: “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“

Jean est parti, la mort dans l’âme.

Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit: “J’ai été la pire des ordures ! Je vais demander pardon à mon vieux… Oh oui ! Je vais lui dire: pardon.”

Alors, il écrit à son père : “ Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, papa, peux-tu me pardonner?

“Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non… Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes.”

“Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.”

Comme il était mort de peur, il se dit: “Je pense que jamais papa ne mettra pas ce foulard blanc. Alors, il appelle son ami, son frère, Marc et dit: “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tu descendras l’allée bordée de pommiers.

Tu t’arrêteras. Si tu vois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”

Ainsi dit, ainsi fait. À 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc et ferme les yeux. Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. 
Et Jean, toujours les yeux fermés, dit: “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“

Marc lui répond: “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison… mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui “conduisent à la maison!”

Puissiez-vous, Frères et Soeurs, vous qui avez entendu cette belle histoire du foulard blanc, emporter dans votre coeur des milliers de foulards blancs.

Ils seront autant de miracles que vous sèmerez partout, en demandant pardon à ceux que vous avez offensés ou en vous pardonnant vous-mêmes.

Alors vous serez des « êtres de miséricorde »

foulard-en-soie-blanc dans Textes à méditer (239)

15 février, 2012

La dent du Bouddha …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 17:44

La dent du Bouddha ... dans Textes à méditer (239) semeunacte-du-pouvoir-des-croyances1-198x300

Les choses ont la valeur qu’on leur accorde :

Un brave homme d’une des castes d’intouchables les plus pauvres et les plus démunies de l’Inde avait réuni, au terme d’une rude vie de labeur, suffisamment de roupies pour réaliser son vœu le plus cher: se rendre en pèlerinage à Kushinagar là ou était mort le Bouddha Sakyamuni.

Au moment de son départ, sa très vieille mère qui était une bouddhiste fervente, le prenant par le bras, l’avait supplié de lui ramener une dent du Bouddha qu’elle pourrait alors vénérer tranquillement pendant le peu de vie qui lui restait.
« Oui, mère », avait t-il promis, « ce sera chose faite ! »

Le brave homme, accompagné d’un ami, chemina longuement jusqu’à Kushinagar où, très ému, il put prier et méditer là où s’était éteint l’Eveillé. Mais son émotion fut telle qu’il en oublia totalement sa promesse et la dent du Bouddha qui, de toute façon, aurait sans doute été fort difficile à se procurer si tant est qu’il en restât une.

Le voici donc sur le chemin du retour qui commençait à être bien entamé jusqu’au moment où son compagnon lui dit : 
« Mais tu as oublié la dent du Bouddha et nous ne sommes plus très loin de ton village !».

Désemparé, l’homme ne savait plus que faire. Il était trop tard pour rebrousser chemin et honorer sa promesse qu’il avait, quoi qu’il en soit, toujours considérée comme une chimère.

C’est alors que, sur le bord du chemin, il vit le corps d’un pauvre chien réduit à l’état de squelette. « Bon sang ! Voilà la solution ! » Et il préleva une canine sur la mâchoire de l’animal et l’enveloppa soigneusement dans un linge propre.

De retour au village, sa mère se précipita vers lui : « Oh mon fils ! As-tu la dent du Bouddha ?

« Oui mère, la voici ! » et la brave dame prenant délicatement la précieuse relique l’installa chez elle sur un petit coussin éclairé d’une bougie, pour la vénérer à loisir.

Elle ne put s’empêcher d’en parler à sa voisine et bientôt, tout le village fût au courant. Les visiteurs furent très vite de plus en plus nombreux à venir voir la précieuse dent.

Il fallut bientôt faire la queue devant le domicile du brave homme et de sa mère qui demandèrent alors une contribution d’une roupie pour assurer l’accueil des curieux. Les lieux devinrent trop exigus et pour y remédier et éviter les bousculades, on construisit spécialement une chapelle autour de la relique. Les dons, offrandes et contributions se multiplièrent.

La foule était sans cesse plus nombreuse.
Des invalides et des malades en tous genres se pressaient parmi les dévots.
Des miracles eurent lieu, dûment constatés et vérifiés comme par exemple des aveugles qui recouvraient la vue et des paralytiques leur mobilité.
Un vaste temple et un monastère furent alors édifiés autour de la chapelle.

Les pèlerins affluèrent, chaque jour, de toute l’Inde et du monde entier.
Le brave homme et sa mère devinrent célèbres, riches et honorés.

Source inconnue

Que penser de cette histoire :

-  la croyance transfigure !

 La leçon des faits n’instruit pas l’homme prisonnier d’une croyance ou d’une formule. »

 Gustave Le Bon

23 octobre, 2010

Histoires de vélo …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 15:39

 

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Ce sont deux élèves informaticiens qui se baladent à vélo sur leur campus… l’un admiratif dit à l’autre :
-Tu en as un beau vélo…ou l’as tu eu ?
Le second lui répond:
-Quand je rentrais hier, une super nana est passée à vélo. Elle s’est arrêtée devant moi, a posé son vélo et s’est mise entièrement nue… ensuite, elle m’a dit « prends ce que tu veux », j’ai choisi le vélo…
Le premier opine:
-Oui, tu as bien fait, je pense que ses vêtements auraient été trop serrés pour toi …

Lol4

L’histoire se passe un dimanche matin. Le temps n’est pas terrible, mais le mari, VTTiste, bien qu’il soit fatigué et qu’il n’ait pas envie de se faire rincer pendant la sortie, décide quand même d’aller rouler.
Pour se motiver il se dit qu’il faut préparer la prochaine rando.
Il s’habille sans faire de bruit, met le VTT dans le coffre et part rejoindre ses camarades de jeu. Il est en avance, personne n’est là.
D’un seul coup, le ciel déjà pas terrible se noircit et la pluie se met à tomber. Comme la motivation n’était pas bien grande, finalement il décide de rentrer.
Il arrive chez lui toujours sans faire de bruit se déshabille et se recouche. Sa femme bouge un peu et pensant l’avoir réveillée, il lui dit :
« Dehors il tombe des cordes »
et elle, de répondre :
« Quand je pense à l’autre con qui est parti rouler ! »

Clin doeil

C’est un Français qui fait du vélo en Belgique. Il s’arrête dans une station service et dit au pompiste :
- Le plein, SVP. Le pompiste fait semblant de faire le plein.
- Et vérifiez l’huile, aussi.
Le pompiste continue de jouer le jeu. Le français, mort de rire, remonte sur son vélo. A ce moment, le pompiste lui donne une énorme claque.
- Mais qu’est-ce qui vous prend ? S’écrie le français, furieux.
- Vous aviez mal ferme votre portière !!!  

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Il y a de la compassion partout … (belle histoire)

Classé dans : Arche de Noé,Sentiments (132) — coukie24 @ 8:43

Il y a de la compassion et de l’Amour partout …

 Il y a de la compassion partout ... (belle histoire) dans Arche de Noé coeurbleu

même au bureau de poste.

ligne55 dans Sentiments (132)

J’ai reçu cette belle histoire et je veux la partager avec vous !
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Le mois dernier, Abbey, notre chienne de 14 ans, est décédée.

Le lendemain de sa mort, ma petite fille de 4 ans, Meredith,

ne cessait de pleurer et de nous dire à quel point elle s’ennuyait d’Abbey.

Elle nous demanda si elle pouvait écrire une lettre à Dieu,

pour lui dire qu’Abbey était montée au ciel,

pour qu’il puisse la reconnaître.

Je lui ai dit que c’était possible.

Et voilà ce qu’elle lui a écrit:

lettre

Cher Dieu,

Voulez-vous S.V.P. prendre soin de mon chien Abbey ?

Elle est morte hier, et elle est maintenant près de vous, au ciel.

Elle me manque beaucoup.

Je vous remercie de m’avoir donné ce chien à aimer, même si elle est tombée malade.

J’espère que vous allez jouer avec elle.

Elle aime jouer à la balle et elle aime nager.

Je vous envoie sa photo.

Ainsi, lorsque vous la verrez, vous saurez que c’est elle.

Je m’ennuie beaucoup d’elle.

Avec amour,

Meredith

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Nous avons placé la lettre, ainsi qu’une photo d’Abbey ,

dans une enveloppe, et nous l’avons adressée:

« À Dieu, au ciel ».

Nous avons placé notre adresse de retour sur l’enveloppe.

Puis, Meredith a collé plusieurs timbres sur l’enveloppe,

car elle s’est dit que ça prendrait beaucoup de timbres pour livrer la lettre au ciel.

Cet après-midi là, nous avons déposé la lettre au Bureau de Poste.

Quelques jours plus tard,

elle me demanda si je croyais que Dieu avait reçu notre lettre.

Je lui ai dit que probablement il l’avait reçue.


colis

Hier, nous avons trouvé un colis devant notre porte, adressé à Meredith.

L’écriture nous était étrangère.

Meredith ouvrit le colis.

À l’intérieur,

il y avait un livre de Mr. Rogers intitulé:

« Quand un animal de compagnie meurt. »

Collée à l’intérieur de la couverture,

il y avait la lettre que Meredith avait écrite pour Dieu.

Sur l’autre page, la photo de Abbey , accompagnée d’un petit mot:


Chère Meredith,

Abbey est arrivée saine et sauve au Paradis.

Grâce à la photo, je l’ai immédiatement reconnue.

Abbey n’est plus malade.

Son esprit est avec moi, tout comme elle est dans ton cœur.

Elle fut très heureuse et a beaucoup aimé être ton chien.

Comme nous n’avons plus besoin de notre corps au Paradis,

je n’ai pas de poche pour conserver ta photo.

Alors, je te la retourne dans ce petit livre,

pour que tu puisses toujours te souvenir d’Abbey.

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Je te remercie pour la très belle lettre,

et je remercie ta maman

pour l’aide qu’elle t’a apportée pour l’écrire et me la poster.

C’est une maman merveilleuse que tu as.

Je l’avais choisie spécialement pour toi.

Je t’envoie mes bénédictions et souviens-toi que je t’aime beaucoup.

En passant, je ne suis pas difficile à trouver.

Je suis partout où il y a de l’Amour.

Avec Amour,

Dieu xxx

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Histoire trouvée site : http://maya.com

31 janvier, 2010

Le petit moineau …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 17:42

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Le petit moineau !

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C’était une nuit d’hiver très froide ! Un petit moineau avait déjà passé deux nuits dehors avec seulement un arbre comme maigre abris. Il décida qu’il ne pouvait survivre une troisième nuit ainsi. Alors il quitta son arbre pour chercher un meilleur refuge.Alors qu’il volait, il eut de plus en plus froid, au point que ses petites ailes gelèrent complètement et il tomba sur le sol enneigé et froid. Comme il se tenait là en train de geler, il réalisa que sa fin était proche et il pria pour que la mort vienne vite.

Soudain, dans son état à demi-inconscient, il eut le sentiment d’être enveloppé d’une couverture chaude. Il repris conscience pour découvrir qu’une vache bienveillante avait laissé tomber sur lui un somptueux dépôt de bouse toute chaude. La chaleur lui donna un nouveau regain de vie. Le confort du lieu rendit notre petit moineau très heureux, si bien qu’il se mit à chanter.

Un renard passant par là entendit le gazouillis, localisa le tas et s’approcha. Il retira soigneusement l’oiseau de sa bouse, l’essuia et hop ! le goba en moins de deux…

Cette triste histoire nous enseigne une moralité pleine de gros bon sens :

1. Ce n’est pas parce qu’on vous met dans la merde qu’on vous veut forcément du mal.
2. Ce n’est pas parce qu’on vous sort de la merde qu’on vous veut forcément du bien.
3. Quand vous êtes dans la merde, fermez-la !!!

Auteur inconnu

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19 septembre, 2009

Les beautés de la Dordogne-Périgord …

Classé dans : Culture Générale (21),Voyages (60) — coukie24 @ 18:49

Le Périgord

et ses 4 Couleurs

Le Périgord est sans aucun doute l’un des départements Français recensant le plus grand nombre de richesses : Châteaux, Abbayes, Bastides, Prieurés, Gisements et Sites Troglodytiques, Grottes et Gouffres, Jardins, Musées et parcs à Thèmes, une multitude de raisons de séjourner dans la région à découvrir.

Le Périgord Blanc : Autour de Périgueux et de la vallée de l’Isle…

Le Périgord Noir : Sarlat, la principale concentration de sites et Châteaux, les forêts, la vallée de la Vézère et de la Dordogne.

Le Périgord Vert : le Périgord verdoyant de Nontron à Excideuil, le parc naturel régional Périgord, Limousin, Brantôme, le val de Dronne…

Le Périgord Pourpre : Bergerac et son vignoble, Le sud Dordogne et son « pays des Bastides »..

commarque Le Périgord est un pays
Un beau pays. Tout le reste n’est que poésie, ou littérature qui touche parfois au génie. N’est pas Etienne La Boétie ou Michel de Montaigne qui veut.
Le Périgord sait que ses paysages, ses produits doivent tout à une touche du Créateur un peu plus légère qu’ailleurs.
Le Périgord a du succès Même largement occupé les mois d’été, il reste de la place pour des couchers de soleil sur les pierres ocres, pour des après-midi à écouter chanter la brise dans les feuilles des peupliers, les pieds dans l’onde claire, et pour des promenades à pied, à cheval ou en vélo sous les châtaigniers.
Ces moments là sauront, mieux que personne, vous conter ce pays multiple.
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Le Périgord est un sanctuaire
Il a su préserver des valeurs essentielles. On y retrouve des parfums qui réveillent les plus beaux souvenirs, des paysages semblables à des rêves d’enfants, des grottes qui enfantèrent une partie de l’humanité. De temps en temps, il est agréable de faire provision de certitudes et de douceurs en ce monde. Les rivières, les châteaux, l’air pur et les mets de qualité vous seront donnés en plus.
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Au fil des pages qui vont suivre, vous aurez peut-être du mal à savoir où aller, comment respirer ce pays. Laissez-vous guider par votre intuition. Il n’existe en face de soi que ce que nous sommes nous-mêmes.
marqueyssac_bastionetchateau Avec un gîte pour dormir, il y a, chaque jour, de nouvelles découvertes dans ces Périgord qui s’offrent doucement aux visiteurs. Des étangs et des forêts du Nontronnais, en passant par les routes des vins du Bergeracois et les chemins du Sarladais : il faut du temps pour tout découvrir.Château_de_Beynac_(Dordogne)
Et si les trop grandes chaleurs de l’été vous lassent, les automnes et les printemps sont des moments superbes pour se glisser dans le silence des ruelles sarladaises, ou entre les murs épais des châteaux. Les saisons s’étirent lentement et, de Pâques à Toussaint, la palette des couleurs du Grand Peintre de là-haut, est une raison suffisante pour s’arrêter ici. Et même l’hiver, si triste parfois, prend ici, au coin du feu, blotti dans une vaste cheminée périgourdine, des allures de temple où le temps semble suspendu. Ouvrez donc les pages du temps, pour méditer ou rêver, pour flâner ou observer et… pour aimer… tout simplement.

 

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France, Dordogne, Les Milandes, Chateau

 

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Château de Monbazillac
Château-de-Monbazillac


La Perle du Périgord Pourpre
Monument historique classé du XVIème siècle,
à 5 minutes de Bergerac

20116224  Bâti au milieu du XVIème siècle sur la colline surplombant l’agréable vallée de Bergerac, le Château de Monbazillac est le fruit d’une harmonieuse rencontre entre l’architecture militaire médiévale et les premières élégances de la Renaissance. Au cours de la visite, vous découvrirez le Musée de la Vigne et du Vin, du Meuble Périgordin, de l’Histoire du Protestantisme et des Mille et Un Châteaux du Périgord.
Le château est ouvert à la visite de mi-février à mi-janvier (horaires variables selon la saison). Réservation nécessaire pour les groupes. Visite libre ou guidée en plusieurs langues. Durée de la visite : environ 45 minutes, suivie d’une dégustation gratuite du célèbre vin de Monbazillac au Pavillon d’Accueil. Parc ombragé de 5 hectares. Restaurant gastronomique.

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Château de Puyguilhem
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A Villars près de Brantôme,
classé Monument Historique

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Le château, d’époque Première Renaissance (début du XVIème), est digne des plus belles résidences du Val de Loire au temps de François Ier.
Une grande harmonie des volumes le caractérise, comme en témoignent notamment le corps de logis principal flanqué de tours et tourelles aux formes variées et la façade percée de fenêtres à meneaux.
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Une riche décoration sculptée – lucarnes, mâchicoulis, escaliers, plafond à caissons, cheminées, telle celle dite «  des travaux d’Hercule  » – contribue à l’élégance de cet édifice. On peut aussi y voir une remarquable charpente en chêne en forme de carène de bateau renversée. Meubles et tapisseries en décorent l’intérieur. 

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Château de Puyguilhem

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Le Château de Montréal à ISSACPanorama_1230247_Chateau_Montreal

A 7 km de Mussidan, à 30 mn de Périgueux et Bergerac. Propriété privée habitée du XIIe et XVIe siècles constituée d’une enceinte de remparts formant un système défensif et d’un logis renaissance. On visite les jardins, les salons avec collection de portraits, la bibliothèque, les souterrains avec salle voûtée du XIIème, la chapelle avec un ensemble unique de statues de pierre aménagée au XVIème siècle pour y habriter la «Sainte Epine» depuis 1453 à Montréal. Le château a donné son nom à une bourgade indienne qui allait devenir la 2ème ville française au monde : Montréal. «Jardin Remarquable».

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 Mille et une facettes du Périgord-Dordogne !

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19 août, 2009

Des nomades mongols au cœur pur !

Classé dans : Mes coups de coeur,Voyages (60) — coukie24 @ 22:33

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Rediffusion du reportage «  Rendez vous en Terre inconnue : Bruno Solo chez les cavaliers mongols » du dimanche 16.08.09 s-FR2

J’ai trouvé ce reportage GRANDIOSE EMOUVANT , tout simplement splendide….. C’est un reportage magnifique et riche en émotions, cela donne vraiment envie de découvrir ce pays et ses valeurs C’est VRAI, c’est superbe, la Mongolie, je ne connais pas et Bruno Solo, non plus mais…c’est l’émotion garantie, le respect, la valeur, la simplicité, tout y est ! Je me suis retrouvée submergée par l’authenticité, la beauté, qu’offrent à chaque fois la Nature et l’Homme. Les valeurs remises dans un état brut et pur ne peuvent pas nous laisser indifférent. Ça vous prend au plus profond des «  tripes  ».
En tout cas, j’ai versé des larmes devant ce spectacle bouleversant : Batbayar a généreusement permis à tout le monde de partager des moments inoubliables devant un lever du soleil (voir vidéo ci-dessous).

Un vrai coup de foudre pour ce reportage en Mongolie!
J’ai pleuré avec Batbayar pour son étalon blessé et pour ses retrouvailles avec son père.
J’ai encore été très émue de voir que Frédéric Lopez et Bruno Solo étaient profondément touchés (lesquels m’ont sidérée de gentillesse et de naturel) lorsqu’ils allaient quitter ce paradis…
De vrais moments de bonheur, de sincérité, de profondeur et d’amitié… Ca fait beaucoup de bien et les paysages sont exceptionnels et grandioses.

J’ai donc pleuré mais j’ai ri aussi, j’ai été émue. C’est du pur bonheur. Batbayar a tout compris de la vie. Il est juste dans ses propos, quelle beauté intérieure !

Ça a été un RV en terre inconnue : un moment exceptionnel dans notre monde fou de consommation excessive; j’ai vibré devant tant d’humilité et d’espoir.

Je pense que le coeur des hommes qui se rencontrent ne peut être qu’enrichi d’une expérience de partage.

Une véritable leçon de vie !

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La Mongolie est un pays exceptionnel : plus du tiers de sa population est encore nomade. Un million d’éleveurs se partagent un territoire gigantesque, grand comme trois fois la France ! Un espace infini, des paysages démesurés, où les hommes ont appris à coexister avec une nature intraitable en développant une culture nomade unique au mondeDepuis une quinzaine d’années, ce pays vit une période décisive de son histoire. En 1991, le régime communiste s’effondre : c’est la fin de la collectivisation du bétail et de la sédentarisation forcée. Beaucoup de Mongols décident alors de retourner vivre dans la steppe. Mais la transmission des savoirs ancestraux a été interrompue depuis trop longtemps. Inexpérimentés, beaucoup de ces éleveurs « improvisés » vont tout perdre. Entre 1999 et 2002, une succession de sécheresses et d’hivers catastrophiques, les dzuds (neige excessive), vont provoquer la mort de dix millions de têtes de bétail. Des dizaines de milliers de familles viennent alors venir grossir les faubourgs de la capitale, Oulan-BatorCette situation est encore aggravée par une transition difficile pour le pays. La modernité, et surtout l’entrée brutale dans l’économie de marché mondiale bouleversent les destins individuels et les valeurs de la communauté. Aujourd’hui, soumis à des conditions de vie de plus en plus sévères, et attirés par les sirènes de la ville, les cavaliers mongols sont de plus en plus nombreux à abandonner la steppeComment, dans ces conditions, continuer à faire vivre l’esprit nomade ? Pourquoi l’avenir de tout un pays est aujourd’hui en question ? C’est ce que Bruno Solo et Frédéric Lopez ont essayé de nous faire comprendre.http://www.dailymotion.com/video/xalfj4

 

2 avril, 2009

L’alimentation végétarienne protège-t-elle du cancer ?

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 14:25

L’alimentation végétarienne protège-t-elle du cancer ? L'alimentation végétarienne protège-t-elle du cancer ? dans Santé (166)

L'alimentation végétarienne protège-t-elle du cancer ?  Si vous hésitez à abandonner la viande pour devenir végétarien, voici une information qui pourrait vous faire franchir le pas. Le risque de cancer est diminué de 11% chez les végétariens.


Moins de cancers chez les végétariens ?

Depuis longtemps maintenant, on nous dit que pour échapper au cancer, il faut manger plus de fruits et légumes, et moins de viande rouge et de graisses animales.

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Une étude nous apporte une nouvelle démonstration de l’influence de notre alimentation sur le développement des tumeurs. Celle-ci a porté sur une population américaine de 63.000 personnes suivies durant près de 20 ans. Chez les sujets végétariens l’incidence du cancer était inférieure de 11%. Cette constatation est valable pour tous les cancers (poumon, gorge, foie, sein…), excepté les cancers de la prostate et du côlon.

A noter que cette dernière exception est surprenante, particulièrement pour le cancer du côlon, puisque la viande rouge est déjà considérée comme un facteur de risque et l’alimentation riche en fibres comme un facteur protecteur de ce cancer.

Faut-il abandonner la viande ?

Il ne s’agit pas que d’une histoire de viande. En effet, pour expliquer cette diminution du taux des cancers chez les personnes qui ne consomment pas de viande, les chercheurs indiquent que les végétariens ont globalement une meilleure hygiène de vie que les ‘ carnivores ‘. Certes, ils mangent beaucoup de fruits, de légumes et de céréales (souvent complètes), mais aussi, ils fument moins, boivent moins d’alcool et pratiquent plus d’activités physiques. En conclusion, ils ont tendance à cumuler les facteurs protecteurs et au final, cela paye avec une baisse de11% des cancers !

En pratique, comment manger moins de viande ?

On ne va pas forcément recommander d’abandonner purement et simplement la viande. En revanche, on peut diminuer la part de la viande dans notre alimentation quotidienne. Voici deux conseils :

1) Ne mangez des protéines animales qu’une fois par jour en privilégiant les volailles et le poisson.

2) Remplacez la viande par des céréales et des légumineuses, également sources de protéines.

Enfin, contre le cancer, attachez-vous également à consommer 5 fruits et légumes par jour, veillez à ne pas fumer et limitez votre consommation d’alcool.

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Isabelle Eustache
30/03/2009
Key Timothy et coll., The American Journal of Clinical Nutrition, mars 2009.

30 octobre, 2008

Voyage au Pays Cathare… et plus

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 13:12

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Avant de parler de notre périple Catalan, un bref rappel de l’Histoire du pays où nous avons flâner…

Au XIIème siècle s’est développé dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme.

Cette nouvelle croyance basée sur le christianisme mais très critique vis-à-vis du catholicisme s’est rapidement propagée dans toute l’Occitanie. Le pape Innocent III pour contrer ce mouvement décida de lancer la croisade contre les Albigeois. Cette croisade se doubla rapidement d’une guerre géopolitique entre les seigneurs du Nord et les seigneurs occitans. Les tribunaux de l’Inquisition achevèrent le travail des nombreux sièges et bûchers contre les cathares. Bien que le catharisme fut éradiqué, il est un des symboles de la tolérance, de la liberté et de l’ouverture d’esprit de la culture occitane. Il a laissé son empreinte sur ce territoire et son identité.

Aujourd’hui, il ne reste que très peu de vestiges de cette histoire.

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Les châteaux, abbayes et musées du Pays Cathare sont devenus les symboles de ce combat ; les châteaux ayant servi s de refuges aux cathares et subis de nombreux sièges, les abbayes ayant pour fonction de renforcer la position catholique et de soutenir la croisade. Les siècles passants, l’aspect de ses monuments a beaucoup évolué mais leur histoire, elle reste à jamais attachée à la tragédie de l’époque médiévale.

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Qq. photos de Mirepoix – fête de la pomme

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 Collioures

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Et bien entendu Marseille, le vieux port et Notre Dame de la Garde

dsc04301.jpg       Cliquez sur l’image -->         canal.jpg                       

12 octobre, 2008

Mon discours de départ… voir diaporama ci-dessous !

Classé dans : Retraite (14) — coukie24 @ 16:51

« TOUT AGE PORTE SES FRUITS, IL FAUT SAVOIR LES CUEILLIR. » R. RADIGUET

« Il faut apprendre à rester serein au milieu de l’activité et à être vibrant de vie au repos. » [Gandhi]

Merci à tous d’être venus…

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La retraite ! Ah, mais oui, c’est vrai, je ne pars pas que pour quelques jours !

C’est un changement de cap radical et de me dire, fini, plus de réveil le matin, plus de contrôle de gestion, plus de réunions, plus de plaisanteries un peu grasses des forestiers, plus les collègues, plus Yoan qui s’énerve devant la photocopieuse, ou l’imprimante qui refuse de lui obéir, cela me rend à la fois triste et heureuse. Eh, oui, triste de vous quitter, heureuse d’aborder une nouvelle vie pleine de projets, triste de penser que la roue tourne vite et que le 3ème âge me guette, heureuse de penser que c’est maintenant à tout jamais que je dois faire autre chose que de travailler, et qu’il est grand tant que je me consacre à ceux que j’aime en alliant plaisir et loisirs.

Merci Monsieur Michel B….. et Jérôme …… d’avoir brossé ma vie à la  C….  , en effet 38 années dans le même milieu professionnel, c’est important, elles m’ont permises de tisser un réseau d’amitiés professionnelles, d’être en quelque sorte la mémoire et porteuse d’espoir. Mon cursus de pionnière m’a fait connaître la découverte, le suspens, le challenge, le stress, les changements, les remises en question, mais comme tout ça était bon ! en effet, l’aventure m’a toujours stimulée. Mais voilà tout a une fin et la retraite est bien là. La parfaite connaissance et la maîtrise de mon poste ne me faisaient plus battre le cœur, je n’avais plus de nouveautés à me mettre sous la dent, place aux jeunes qui ont tout à découvrir et à faire progresser. Tout passe d’abord par l’investissement de soi-même comme j’ai essayé de le faire tout au long de mon parcours.

Merci Monsieur B…… , c’est grâce à vous que j’ai pu développé mon sens de l’organisation, mettre au service de la C…………… et tous ses sociétaires toute mon énergie et l’envie de faire progresser mon entreprise. Je suis rentrée dans une petite entreprise qui n’avait que 5 ans en Périgord, aujourd’hui, je la quitte en pleine expansion et aggrandie à l’échelle régionale (Aquitaine, Charente-Poitou, Limousin).

Merci encore à tous ceux qui sont venus ce soir me rendre un dernier hommage, je pense avoir rassemblé tous ceux avec qui j’ai eu des relations professionnelles, que ce soit lors de leur embauche à la C……… ou de leur formation, que ce soit pour des contrôles, des mises en place d’organisation, des relations de voisinage aussi, c’est avec joie que je vous retrouve et apprécie votre présence. Je suis très très heureuse de voir que vous avez tous bien réussi vos parcours professionnels. Une pensée toute particulière à Jacques P….. qui est descendu de ROUEN, Merci Jacques, à Alain L……. qui est venu d’Aix en Provence. Vraiment ça me touche énormément. Merci à tous d’avoir fait un détour par B…………., merci Marie Claude de m’avoir prêter la salle. Je vous suis très reconnaissante.

Il y en a qui sont en vacances et qui sont venus quand même. Grand merci !

Vous m’apportez tous une bouffée de souvenirs, vous me remémorez toutes les étapes de ma vie dans votre PME. Il n’y en a pas un d’entre-vous sur lequel je ne pourrais pas m’être une image, une histoire, un souvenir.

D’ailleurs, il y en a un qui me revient, Monsieur B…… et ses voitures ! qui pourrait ne pas se souvenir de toutes ses prouesses au volant ? Je vous raconte une petite anecdote cocasse et après on boit le verre de l’Amitié, car ce fut mon premier contact avec les aventures de Monsieur B….. au volant : ça faisait à peine 6 mois que j’étais à la C………, Mr B….. et moi-même avions R.V avec le directeur du travail, nous sommes partis très très en retard, aussi Monsieur B….. était pressé et quand nous sommes arrivés à l’entrée du parking de la cité administrative, il a tout simplement refusé la priorité à droite à un bolide qui sortait du parking de la cité administrative…. Et je vous donne en mille, qui était le chauffeur du bolide ? ? ? ? … le directeur du travail qui avait perdu patience et qui ne voulait pas arriver en retard au RV suivant.

Bilan de cette journée, le directeur du travail et moi-même à la clinique, lui pour des points de suture à l’arcade sourcilière, moi pour un plâtre, la main droite cassée. Le pire dans tout ceci est que j’avais vu arriver la voiture à droite mais je n’avais pas osé le dire, je ne connaissais pas assez mon nouveau directeur général et le respect de la Hiérarchie ! ! ! et puis « le chef a toujours raison… ». La police est venue faire un constat et rédiger un PV. Interrogatoire habituel ; votre nom, votre adresse, votre profession etc… et la personne qui était avec vous, un temps de réflexion puis … Monsieur B…. , Martine… mais Monsieur, Martine Qui ? désolée, c’est mon assistante et je ne me souviens pas de son nom (l’émotion sans doute !), le Commissariat a du appeler le siège de la C…. de l’époque pour avoir mon nom et mon adresse afin de rédiger l’enquête. Une main cassée a marqué mes débuts dans le milieu forestier et à partir de ce moment là, chaque déplacement a été pour moi empreint de risques, de prouesses mais aussi beaucoup de sympathie. Comme quoi la gestion d’une entreprise comporte aussi des risques physiques !

Bon courage à ma remplaçante,

Corinne, que votre parcours soit plein de réussite !

Bonne chance à tous, Bonne route !

 

Et maintenant, levons nos flûtes !  »

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« Moins le poste que vous occupez sera élevé, plus votre absence sera remarquée. [Georges Courteline]« 

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Ainsi va la Vie ! Une page qui se referme… un peu vite quand même quand on réalise que tous les êtres qu’on a croisés dans notre vie active s’éclipsent aussi vite.

A ne pas manquer de lire l’Article ci-dessous…  nous serons tous un jour ou l’autre confrontés à …

Être vieux, c’est sérieux !

 

Dans notre monde, je parle de l’Occident, tout est nouveau, tout change; ce qui est jeune est bon, le changement est nouveau, la nouveauté est changeante et qu’on soit humain ou grille-pain, il n’est pas recommandé de vieillir. Le monde est né d’hier, il commence aujourd’hui et renaîtra demain. Nous parlons naturellement de prévenir les marques du temps, anti-tache, anti-rouille, anti-ride, anti-vieillesse. Sans anti, pas d’espoir. Vieux schnouk, vieux de la vieille, vieux machin, vieille chouette, la mode est à tout sauf à l’ancien. Si la vieillesse est un naufrage, alors je donne ma langue au chat. La vie ne serait finalement que ce grand voyage de l’absurde où nous traversons périls et océans, désert et continents pour mieux glisser, ridicules et impotents sur la pente irréversible de la fatalité. Il est vrai que l’on meurt. Il est encore plus vrai que nous nous amenuisons avec le temps rapport au fonctionnement et aux apparence de notre corps. Mais ce serait bien un comble de laisser aux émotions faciles le soin de traiter de la chose. Et pourtant, la vieillesse en a frappé plus d’un depuis la jeunesse de l’espèce. Des études récentes révèlent que lorsque nous ne mourons pas, nous vieillissons. J’en connais, décédés un peu tôt, qui aurait tout donné pour vieillir en paix. Toutefois sur le sujet du vieux, je ne sais pas de sociétés plus mal barrée que la nôtre. Si nous ne sommes pas incompétents, alors nous sommes de mauvaise foi. Nous faisons tout pour dramatiser la vieillesse, tout pour la rapetisser, la rendre déplorable et la disqualifier. Oui, il se cache du « petit » dans notre regard moderne sur le vieux. Petits vieux, petites vieilles qui font des petits dodos, des petits pipis, ils prennent des petites marches, des petites pilules, ils reçoivent de la petite visite, un petit-fils, une petite-fille, ils mangent comme des petits oiseaux et puis meurent comme des petits poulets. La sensibilité de la durée n’existe tout simplement pas. La valeur du temps s’annule depuis que, dans notre esprit, tout ce qui dure perd des plumes. Il pleurera à chaque ride, il maudira ses cheveux gris, il paniquera au premier mal de dos, au premier signe d’arthrite, celui pour qui la beauté se résume tout entière au look de la jeunesse. Nul ne sait plus assumer ses pertes de mémoire et plus personne ne sait boiter. Personne ne se vante de son grand âge, la durée n’en impose plus. Nous ne préparons pas notre vieillissement. Nous préparons notre retraite comme on prépare ses vacances mais nul n’envisage réellement sa vieillesse. Nous la nions plutôt, nous la craignons et nous renouvellons les mots pour cacher nos frayeurs : âge d’or, troisième âge et autres inepties. Comme si le mot vieillard était déjà trop vieux. Je ne dis pas que vieillir est agréable. Mais on meurt à tous les âges, on est malade en été comme en hiver, on déprime à n’importe quel moment de sa vie, les crétins se retrouvent fréquemment et partout dans la colonne de la vie et j’ai connu trop de vieux et de vieilles qui rebondissaient mieux que certains jeunes prématurémennt épuisés pour m’inquiéter sérieusement du temps qui passe. Je crains la maladie, je crains le gagaïsme, je crains le scandale de la souffrance et de la perte. Mais je ne crains pas mon âge et tous les âges que j’atteindrai. Je me propose d’embrasser chacune des années qui me seront données. Avec une canne en merisier que je lèverai au ciel, je clamerai mon grand âge sur tous les toits de la ville et je serai le premier responsable de ma fierté, si Dieu me prête l’amour et la santé. Nous devrions respecter nos vieux parce qu’ils sont vieux, un point c’est tout. Les vieux sont des pierres et des monuments, des arbres tutélaires, des âmes sculptées par le temps. Les vieux sont des témoins principaux. Ils représentent le temps passé et ce sont eux, l’histoire. À quatre-vingts ans, ma mère est si belle qu’elle donne à tous les jours un nouveau sens à la notion de dignité. J’espère ma vieillesse comme j’ai espéré toute ma vie. J’aurai la peau comme une écorce très ancienne, profondément ridée. Je serai honorable mais je serai armé. À la pointe du fusil, je forcerai les jeunes à écouter mes platitudes et jongleries. Et je tirerai un coup de semonce au premier qui me proposera une petite collation, un petit voyage en autobus, voire un petit n’importe quoi. Tous les vieux devraient être armés…

 

Serge Bouchard, anthropologue

 

 

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