DE TOUT EN VRAC

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13 novembre, 2019

L’amour, c’est beaucoup, beaucoup …

Classé dans : Amour (119) — coukie24 @ 0:00

 

 

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2 août, 2019

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 12:46

Où donc est le bonheur ? dans Le Bonheur (153) 100208111234825063

Où donc est le bonheur ?

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.
Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,
Effacer de son front des taches et des rides ;
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides,
de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Etre sage, et railler l’amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !
Dans la joie et l’amour et la félicité
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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27 avril, 2019

L’importance de la famille …

Classé dans : Famille (34),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 12:47

 

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En marchant sur le trottoir,
un étranger me bouscule en passant près de moi !
« Oh excusez-moi » lui dis-je !
Il me répond : « Je vous demande pardon aussi,
je ne vous avais pas vu !
Nous étions vraiment polis l’étranger et moi.
Nous avions échangé de belles paroles,
et nous avons repris
notre chemin en se laissant sur un   »au revoir ! »

Une fois à la maison…
Une histoire différente se passa.
Comment traitons-nous les amours de notre vie…
les jeunes et les plus âgés ?
Y avez-vous pensé ?

Plus tard dans l’après-midi, tout en préparant le souper,
mon fils arriva derrière moi et resta figé là, sans un mot.
En me retournant brusquement, je l’ai bousculé.
« Pousse-toi de là ! » Lui dis-je avec colère,
« toujours dans mes jambes ! » 
Il se retourna et s’en alla le coeur brisé.
Je n’avais pas réalisé la peine que je venais de lui faire.
Vers la fin de la soirée, j’allai me coucher et…
Et Dieu de sa douce voix…. me dit :
« Pourquoi est-ce si facile
d’être plein de gentillesse envers les étrangers
et ne pas être capable de le faire
pour les gens près de toi qui t’aiment et que tu aimes ? »

Lève-toi et vas voir sur le plancher de la cuisine.
Tu y trouveras un joli bouquet de fleurs près de la porte d’entrée…
ce sont les fleurs que ton fils t’avait apportées dans la journée.
Il a cueilli lui-même ces fleurs pour toi :
Il y en a de couleur rose, jaune et bleue.
Ce que tu n’as point compris,
c’est qu’il était arrivé derrière toi sans bruit
pour ne pas dévoiler la surprise qu’il voulait te faire.
Mais tu n’as jamais vu les larmes couler de ses yeux
quand tu lui as dit de partir ».
Je me levai pour aller voir près de la porte d’entrée
et je vis le joli bouquet de fleurs par terre.
C’est à ce moment, que je commençai à me sentir vraiment mal,
alors mes yeux se remplirent de larmes…

Sans faire de bruit,
je me rendis près du lit de mon fils et lui dis :
« Réveille-toi trésor, réveille-toi ! » .
« Est-ce les fleurs que tu as cueillies pour moi aujourd’hui ? »
Il sourit et me répondit :
 » J’ai trouvé ces fleurs près d’un arbre
et je les ai cueillies car je trouvais qu’elles étaient belles….
comme toi maman ! Je savais que tu les aimerais,
spécialement les bleues car je sais que tu aimes le bleu »
Je lui dis :  » Mon fils, je suis vraiment désolée de la façon
dont j’ai agi avec toi aujourd’hui ».
Je n’aurais jamais dû crier après toi comme je l’ai fait ».
Il me répondit :  » Oh, Maman, c’est OK.
Je t’aime quand même tu sais ! »
 » Mon fils, je t’aime aussi ! »
et j’adore tes fleurs et spécialement les bleues ».

Un grand moment de tendresse nous unit alors.
J’ai appris ce jour là,
à faire attention à mes proches
autant et sinon plus qu’aux étrangers.

L'importance de la famille ... dans Famille (34) 17579703-petit-garcon-tenant-un-bouquet-de-fleurs-derriere-son-dos

Auteur inconnu

17 mars, 2019

Le Printemps des poètes …

Classé dans : Les Saisons (115),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:00

Printemps

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Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo, Toute la lyre

ANN MORTIMER

14 février, 2019

e – Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit…

Classé dans : — coukie24 @ 11:00

e - Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit... dans Blogs préférés bienvenuechezcoukie24

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A la Sainte Blaise

 L‘hiver redouble ou s’apaise.

Si Février n’est pas froid

Mars pour lui le sera.

Fleur de février va mal au pommier

Soleil le dernier jour de Février

Met des fleurs au pommier

Février chaud par aventure

A Pâques c’est la froidure.

Neige, eau, pluie, brouillard de février
Vaut du fumier.

Si février laisse les fossés pleins,
Les greniers deviendront pleins.

Vaut autant voir un loup en son troupeau
Que le mois de février beau.

  Quand il tonne au mois de février,
Toute l’huile tient dans une cuiller.

S’il tonne en février, point de vin.

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« À la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur. »

« À la Chandeleur, le jour croît de deux heures. »
« À la Chandeleur, grande neige et froideur. »
« À la Chandeleur, le froid fait douleur. »
« À la Chandeleur, Rose n’en sentira que l’odeur. »

Quand pour la Chandeleur le soleil est brillant
Il fait plus froid après qu’avant.

Quand Notre-Dame de la Chandeleur luit
L’hiver de quarante jours s’ensuit

« Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure. »

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Le mois de février est connu pour la Saint-Valentin, fête des amoureux. Elle se célèbre chaque année  le 14 février. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.

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De plus, c’est au mois de février, précisément le 2 février que l’on peut déguster les fameuses crêpes de la Chandeleur ! On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l’hiver sombre et froid. La Chandeleur marque l’ouverture de la période de Carnaval.

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J’ai pioché un peu partout dans le net des images, gifs et des textes.
Si certaines sont à vous ou que le nom de l’auteur n’y figure pas, n’hésitez pas à me joindre ! si certaines images doivent obtenir une autorisation pour être publiées , faites moi le savoir, je retirerai aussitôt les images, car en aucun cas je ne veux nuire à qui que ce soit.
Bonne visite et contactez-moi en cas de problème.  Merci

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5 février, 2019

u – Février vient, c’est la Saint Valentin, …

Classé dans : — coukie24 @ 0:01

Bonjour,

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Chez Coukie24

      

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       Février vient, c’est la Saint Valentin,

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Février vient, il fait rougir les saules

Tous les oiseaux, c’est la Saint Valentin,

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Merles, geais, pics, tout le peuple mutin,

Des moineaux francs, les vives alouettes,

Se réveillant et secouant leurs plumes,

D’un fou désir et d’un vol incertain

Se sont cherchés dans les dernières brumes.

Auguste Angellier

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u - Février vient, c'est la Saint Valentin, ... dans Généralités & Divers (152) bonfet10

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Aux pans du ciel l’hiver drape un nouveau décor;
Au firmament l’azur de tons roses s’allume
Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu’on y retrouve encor.

Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort
Et, dans les ravins creux qui s’emplissent de brume,
Aux franges du brouillard malsain qui nous enrhume
L’Orient plus vermeil met une épingle d’or.

Folâtre, et secouant sa clochette argentine,
Le bruyant Carnaval fait sonner sa bottine
Sur le plancher rustique ou le tapis soyeux ;

Le spleen chassé s’en va chercher d’autres victimes ;
La gaîté vient s’asseoir à nos cercles intimes…
C’est le mois le plus court: passons-le plus joyeux.

Louis Honoré Fréchette

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fevrier.gif, c’est aussi !

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Carnaval & Mardi Gras 

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Quand fevrier.gif n’a pas de grand froid

Le vent dominera tous les autres mois.

Mieux vaut un loup dans son troupeau, qu’un mois de fevrier.gif beau.

Il ne faut pas que fevrier.gif, laisse sans feuille le groseillier.

Si fevrier.gif n’a ni pluie ni giboulées

Tous les mois de l’année seront ennuyés.

En fevrier.gif,les agneaux naissent plus beaux.

Fleur de fevrier.gif ne va pas au pommier.

Si fevrier.gif est sec et chaud garde du foin pour tes chevaux.

Neige de fevrier.gif tient comme l’eau dans un panier.

Mieux vaut un renard au poulailler qu’un homme en chemise en fevrier.gif.

fevrier.gif trop doux printemps en courroux.

Quand il tonne en fevrier.gif, il faut monter les tonneaux au grenier.

Si fevrier.gif est chargé d’eau, le temps n’en sera que plus beau.

fevrier.gif qui gèle et tonne, annonce un bel automne.

En fevrier.gif, signe de beau, quand les pies bâtissent haut.

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Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois.

Si l’hiver ne fait son devoir en mois de décembre et janvier

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Au plus tard il se fera voir au deuxième de février.

En février, si au soleil ton chat tend sa peau,

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En mars, il l’exposera au fourneau.

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Si le deuxième de février,  

Le soleil apparaît entier,

L’ours étonné de sa lumière

Se va mettre en sa tanière.

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Et l’homme ménager prend soin 

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De faire resserrer son foin.

Car l’hiver, tout ainsi que l’ours,

Séjourne encore quarante jours.

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27 octobre, 2018

Pour être heureux ! …

Classé dans : Le Bonheur (153) — coukie24 @ 16:25

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Il ne faut que des fleurs
Un filtre de soleil
Et quelques grains de bonheur.
Le cri d’un enfant
Le toit d’une maison et la brise du vent.

Pour être heureux
Il faut s’entourer de vertus
S’emmitoufler d’amour, se nourrir de passion
Prendre dans sa main celle d’un être cher
Regarder le ciel en oubliant la terre
Fermer les yeux sur le passé
Pour les ouvrir sur le rêve.

Pour être heureux
Il ne faut plus penser
Que l’on puisse être malheureux.
Pour être heureux
Entre nous… il nous faut si peu…

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10 juin, 2018

zh – Enfin les beaux jours ! …

Classé dans : — coukie24 @ 9:00

 

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Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n’est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l’accueillir. [Bernard Grasset]

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Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… un sourire, c’est toujours jeune. [Pierre Dac]  

zh - Enfin les beaux jours ! ... dans Généralités & Divers (152) bouquets-fleurs-cafetiere

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Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.

[Mère Teresa]

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Quelques réflexions au retour de voyage !

Avez-vous eu parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie désespérante ? Si ça vous est arrivé, c’est qu’il était temps de «mettre un peu de voyage» dans votre vie.

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop… ordinaire.

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

De plus, il y a l’avant, l’après du voyage et cela vous berce autant de temps que le voyage proprement dit !

Après quelques voyages, on apprend à se passer facilement de choses que l’on croyait indispensables, on supporte plus facilement les entorses à nos petites manies et la notion de la « réussite » et du bonheur évolue en profondeur.

Voyager représente un défi différent de celui de la vie quotidienne. Pour le relever, il faut développer des habiletés qu’on n’a pas toujours la chance d’utiliser tous les jours : de l’initiative, de l’autonomie, de la débrouillardise et de la confiance en soi.

Voyager, c’est se dégourdir le moral !

Partir en voyage, c’est jouer un bon tour au temps qui passe. En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon.  

Ça fait du bien ! 

Le voyage est une remarquable école dont l’enseignement finit toujours par laisser des traces.

Ces petites traces de savoir font pétiller la vie comme les bulles du bon champagne. On peut en quelque sorte s’offrir un surplus d’histoire grâce à l’histoire des autres, un surplus de culture grâce à la culture des autres, un surplus de beauté grâce à la beauté des autres et à la diversité du monde.

C’est un luxe inestimable… !

Prêts à recommencer…

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La vie est une pièce de théâtre : ce qui compte, ce n’est pas qu’elle dure longtemps, mais qu’elle soit bien jouée.
Sénèque

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La vie paraît courte à certains hommes parce qu’ils ne savent pas la remplir. L’homme qui a beaucoup senti et beaucoup réfléchi, a toujours beaucoup vécu, quel que fût le temps de son existence. Que se retrace-t-on d’un voyage pendant lequel on a dormi constamment ? Deux seuls points: le départ et l’arrivée. Mais si l’on a eu les yeux ouverts, si l’on a examiné les lieux, les habitants, s’instruisant avec soin de tout ce qui les concerne, que de choses on se rappelle, et combien l’on aime à s’entretenir avec ses amis, avec soi-même, de tout ce qu’on a vu et éprouvé!
Auteur : Adrien Destailleur ; Œuvre : Observations morales, critiques et politiques – 1830.

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A lire, de très bons conseils que j’approuve !

http://www.thelifelist.fr/2013/changer-de-vie/la-vie-est-trop-courte-vous-ne-pouvez-plus-tolerer-ces-15-choses/

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1 mai, 2018

Le temps du muguet …

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 11:47
Le temps du muguet ... dans Autres fêtes ou évènements jte65dxi_1
 
Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu´au banc où je t´attendais
Et j´ai vu refleurir
L´éclat de ton sourire
Aujourd´hui plus beau que jamaisLe temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n´aura changé
Aussi belle qu´avant
Notre chanson d´amour
Chantera comme au premier jour

Il s´en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s´aimer pour s´aimer longtemps.

par Francis LEMARQUE 
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Brin de muguet porte-bonheur … (Poème et gifs)

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 10:18

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Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses. 
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses. 
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux, 
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ; 
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise, 
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ; 
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur, 
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ; 
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine 
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament, 
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise 
Envoie au renouveau ses baisers odorants ; 
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans, 
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime ! 
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même, 
Font des taches partout de toutes les couleurs ; 
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives, 
Et tous les billets doux de son amour bavard, 
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées, 
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ; 
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ; 
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait 
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore, 
La haie en fleur, le lierre et la source sonore, 
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants, 
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor HUGO   (1802-1885)

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25 mars, 2018

w – C’est le Printemps …

Classé dans : — coukie24 @ 9:35

 

  

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Le printemps est arrivé, sors de ta maison

Le printemps est arrivé, la belle saison !
L’amour et la joie sont revenus chez toi
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !

Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Taille ton arbre et sème ton champ, gagne ton pain blanc
L’hirondelle et la fauvette, c’est la forêt qui me l’a dit
L’hirondelle et la fauvette, ont déjà fait leur nid

Y a le printemps qui te réveille,t’as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps

Le printemps nous a donné le joli lilas
Le printemps nous a donné du rire en éclats
Et plein de bonheur pour nous chauffer le cœur
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps

Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Donne ta sève et donne ton sang pour faire un enfant
L’hirondelle et la fauvette, c’est la forêt qui me l’a dit
L’hirondelle et la fauvette, ont déjà des petits.

Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps

Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps

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Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !

Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

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Victor HUGO (1802-1885)

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Tout est lumière, tout est joie.
L’araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d’argent.
La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l’étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux. (…)

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Tout vit et se pose avec grâce,

 Le rayon sur le seuil ouvert,

L’ombre qui fuit sur l’eau qui passe,

 Le ciel bleu sur le coteau vert !

 La plaine brille, heureuse et pure.

Le bois jase ; l’herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

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Tandis qu’à leurs oeuvres perverses,

 Les hommes courent haletants,

 Mars qui rit malgré les averses,

 Prépare en secret le printemps.

Théophile Gautier

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9 mars, 2017

Choisir d’aimer …

Classé dans : Amour (119),Citations, proverbes... — coukie24 @ 10:56

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« Le monde change quand nous changeons. 

Le monde s’adoucit quand nous nous adoucissons.

Le monde nous remplit d’amour quand nous choisissons d’aimer le monde. »

˜Marianne Willamson˜

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29 mai, 2016

En ce jour qui souligne la fête des mères – très bel hommage aux mères…

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 0:34

Être mère

En ce jour qui souligne la fête des mères – je réalise qu’être une bonne mère est un choix.  Toutes les mères ne sont pas exceptionnelles mais quand elles choisissent de faire l’impossible pour l’être, je crois qu’elles méritent d’avoir une journée juste pour elles. 

Mais qu’est-ce qu’une bonne mère ? 

        Voir au bien-être de son enfant, l’entourer d’affection, guider ses pas afin qu’il puisse être un adulte équilibré.  Pour certains enfants, il faudra mettre les bouchées doubles car ils auront des âmes errantes ou en quête de sens… combien de nos enfants souffrent d’anxiété, de déficit de l’attention … des maux de l’âme.  Comme mère, l’essentiel est de faire de son mieux.  Les mères n’ont pas à porter tous les fardeaux mais elles se doivent d’être là,  présente et à l’écoute - rassurante – toujours disponible et sur appel évitant d’être couveuse … mais une seule recette est magique et fonctionne pour toutes les mères :  Aimer.

      Aimer et transmettre le maximum de savoir – protéger sans priver nos enfants de leçons de vie – Être un phare dans les tempêtes en laissant nos propres tempêtes intérieures et nos questionnements en veilleuse pour que nos enfants soient certains que nous serons toujours là pour eux.  Toujours.

Avec amour …

Article écrit par Stéphanie Martin – son blog :  http://stephaniemartin.unblog.fr/2011/05/08/une-mere/#comments 

2 mai, 2016

Comme un arbre sans fleurs …

Classé dans : Amour (119) — coukie24 @ 21:40

Saint Valentine

“Une vie sans amour
est comme un arbre
sans fleurs ni fruits.” 

~ Khalil Gibran

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“Beaucoup aiment mais ne le disent pas, beaucoup sont aimés mais ne le savent pas.”

~ Auteur inconnu

Saint Valentine

20 novembre, 2015

La Rose et le Réséda …

Classé dans : Généralités & Divers (152) — coukie24 @ 19:49

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Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l’un fut de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle
La rose et le réséda

Louis Aragon (1943)

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Ce poème célèbre le courage des hommes qui réussirent à dépasser leurs convictions personnelles de religion et de politique afin d’oeuvrer ensemble pour une noble cause, sauver leur Patrie. C’est un rappel à toute résistance devant le mal collectif. C’est aussi un appel au rassemblement pour la liberté, hommage aux résistants emprisonnés et tombés pour la France, ce poème très célèbre est porteur aussi d’espoir : celui de retrouver la joie dans les foyers…

Dépassons nos clivages et délivrons un message fort, celui d’un commun combat, hymne à l’unité face à l’adversité ! Délivrons notre belle du mal ! (texte de circonstance)

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29 mars, 2015

Fleurs d’aurore …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:42

Fleurs d’aurore

MOHAMMAD YAZDCHI

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales

Jardins fleuris Isaac Levitan

9 décembre, 2014

Les fées – conte de Charles Perrault

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:48

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Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l’honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l’eau à une grande demi lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.

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Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. Oui-dà, ma bonne mère, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don (car c’était une Fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la Fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse. Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d’où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille. ) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants.

Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu’elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c’était la même Fée qui avait apparu à sa sœur mais qui avait pris l’air et les habits d’une Princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire, justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis, buvez à même si vous voulez. Vous n’êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.

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D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Hé bien, ma fille ! Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. ô Ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa sœur qui en est cause, elle me le payera ; et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer. Hélas ! Monsieur c’est ma mère qui m’a chassée du logis. Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à un autre, l’emmena au Palais du Roi son père où il l’épousa.

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Pour sa sœur elle se fit tant haïr que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir alla mourir au coin d’un bois.

MORALITE

Les Diamants et les Pistoles,
Peuvent beaucoup sur les Esprits;
Cependant les douces paroles
Ont encor plus de force, et sont d’un plus grand prix.

AUTRE MORALITE

L’honnêteté coûte des soins,
Et veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu’on y pense le moins.

7 juillet, 2014

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:11

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Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,

Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,

Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment

Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

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Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme

Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,

Glisser un mot furtif dans une tendre main,

Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,

Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,

Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,

Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,

Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,

Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,

Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,

Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,

Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

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Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse

Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;

Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !

Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;

Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,

Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,

Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir

Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,

Effacer de son front des taches et des rides ;

S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides, de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;

Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;

Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste, 

Bien fou, que maintenant on respire, on existe, 

Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour

Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

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Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l’amant et le poète,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs

Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

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Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre

Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.

C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été ! Dans la joie et l’amour et la félicité

C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.

Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

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Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !

Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,

Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,

Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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24 juin, 2014

FÊTE DE LA SAINT-JEAN 2014

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 12:43

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Origine de la Fête de la Saint Jean

La fête de la Saint-Jean, célébrée tous les ans le 24 juin, est à l’origine une fête païenne. Elle était célébrée avant la naissance du Christ parmi les premiers peuples slaves pour bénir les moissons. Cette fête a ensuite été christianisée et est aujourd’hui fêtée à travers le monde à quelques jours du solstice d’été pour célébrer, grâce aux feux de la Saint-Jean, la lumière de l’été.

Une fête devenue chrétienne

La légende dit que cette célébration serait issue du culte païen d’Ivan Kupalo, le dieu du soleil, de la réincarnation et de la purification par l’eau de l’amour et de la fertilité. Les peuples de Russie et de l’est le célébraient en portant des couronnes de fleurs, en jetant des herbes dans de grands feux, en chantant et en dansant autour de ces derniers. La tradition voulait aussi qu’en hommage à Kupalo le peuple se baigne la nuit dans les rivières pour se purifier par l’eau. Cette nuit-là les gens se livraient également à des actes d’amour et aux plaisirs charnels.

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Cette célébration était aussi l’occasion de faire un pèlerinage jusqu’à la roche d’Ivan, près du village de Meeksi en Estonie, qui selon la tradition est réputée pour ses vertus curatives pour les hommes et les animaux.

Dès la christianisation de la Russie, les dieux païens ont été remplacés par des Saints et les baignades nocturnes de cette fête ont été interdites. La France catholique du cinquième siècle a décidé de remplacer la célébration de Koupalo par la Saint-Jean-Baptiste.

Dans la religion chrétienne, Jean-Baptiste est le cousin de Jésus. Il annonçait l’arrivée du royaume de Dieu en baptisant les gens avec l’eau du fleuve Jourdain. Le choix de remplacer la fête d’Ivan Kupalo par la Saint-Jean n’a rien d’un hasard, puisqu’Ivan en slave signifie Jean, et que Kupalo signifie la baignade. Saint Jean-Baptiste fut décapité sur ordre d’Hérode, souverain de la Palestine, vers 28-29

Depuis la fusion des traditions païennes et chrétiennes, la célébration de la fête de la Saint-Jean a lieu le 24 juin, jour de sa naissance. Cette fête a été exportée bien plus tard en Amérique, puis elle est devenue en 1977 la fête nationale du Québec.

Les rituels populaires de la Saint-Jean

Certains rituels sont apparus au fil des siècles autour de cette fête. Les cendres des feux de la Saint-Jean préservaient par exemple de la foudre et des orages. Pour les amoureux, le fait de sauter par-dessus le feu garantissait que leur amour dure toute l’année. Les femmes célibataires devaient quant à elles porter des couronnes de fleurs sur leur tête en guise de symbole de leur virginité.

Dans certaines régions les rituels étaient différents. Dans la Creuse par exemple, il fallait tourner 9 fois autour du feu pour espérer trouver un mari ou une femme dans l’année. En Gironde, pour s’assurer de l’argent toute l’année, il fallait jeter une pièce dans le feu et la retrouver dans les cendres.

Célébration de la Fête de la Saint Jean

La fête de la Saint-Jean était célébrée de différentes manières suivant les régions de France. Elle est très populaire à la campagne où ce jour-là, sont montés des buchers de bois qui seront allumés à la tombée de la nuit. La danse et la musique font partie intégrante des festivités.

On célèbre aussi cette tradition dans les quartiers de certaines grandes villes, les feux y sont présents. La Saint-Jean est souvent l’occasion d’un grand rassemblement de la population.

7 avril, 2014

ROUTE 66 – L’échappée belle

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 1:00

Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.

 

Et pour cause. Cette ligne rouge qui file d’un bout à l’autre du pays a vu défiler l’histoire, des premiers pionniers aux enfants de la beat generation, de l’Indien bafoué au dernier des Américains moyens. Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest. Année après année, la route 66 a inscrit son nom sur le tableau des grands mythes américains. Pourtant aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille dame au bout du rouleau. Remplacée par des autoroutes plus performantes, elle avait disparu des cartes. Si des passionnés l’ont sortie de l’oubli, si le tourisme a doucement repris, cette grande diagonale reste en danger. Un organisme américain, World Monuments Fund, vient même de la classer parmi les cent monuments historiques les plus menacés au monde.

Du rêve américain

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La route 66 a 82 ans. C’est à Cyrus Stevens Avery, un homme d’affaires originaire d’Oklahoma, que l’on confie en 1923 la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres. Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, ‘Get your Kicks on Route 66′. La chanson, reprise par Nat King ColeChuck Berry, par les Stones, Brian Setzer Orchestra, les Cramps, Guitar Wolf et d’autres musiciens éclectiques, va alimenter le folklore qui vagabonde sur cette voie. 

Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle classaméricaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là. C’est l’avènement du « mom and pop business »(1). On est loin des grandes chaînes commerciales et de l’uniformisation qu’elles allaient bientôt induire.

Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Wyatt « Captain America » et Billy – les deux motards d’Easy Rider -, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Raoul Duke et son avocat… Tous ont roulé leur bosse le long de cette diagonale, menés, évidemment, par Sal Paradise et Dean Moriarty, les héros autobiographiques de Kerouac. Son roman, ‘Sur la route’, qui conte la traversée hallucinée de ce pays-continent, compose les premières notes de la beat generation. Publié en 1957, il inspire une foule de jeunes Américains qui, avides de nouvelles expériences, se lancent sur ce ruban de bitume. Le road trip y vit alors ses plus belles heures, de randonnées sauvages en chevauchées mécaniques, entre le parfum violent de l’asphalte et l’odeur grisante de la liberté.

De déchéance en renaissance

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Mais peu à peu, l’avenue centrale des Etats-Unis, élimée par sa propre gloire, montre des signes de faiblesse et d’usure qui rendent les trajets de plus en plus meurtriers. En 1956, les hauts responsables américains, impressionnés par les puissantes autoroutes à quatre voies observées en Allemagne pendant la guerre, décident de construire le long de la 66, les « Interstates Highway ». Ils auraient pu rénover la vieille route, la renforcer ou l’agrandir pour lui offrir une seconde jeunesse, mais les politiques vont choisir de la doubler, signant ainsi l’arrêt de mort de cette ligne de vie. De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, donc, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. 

Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine. En 1985, le dernier tronçon de la route est dépassé par l’Highway 40. La voie express enterre la 66. Déclassée, la fameuse route n’apparaît même plus sur les cartes.

Heureusement, on ne fait pas si facilement la peau à une légende. La route mère est inscrite au patrimoine historique, et dans les années 1990, de nombreuses associations se battent pour la ressusciter. En 1995, quelques panneaux surgissent çà et là, comme pour prévenir les badauds : « Attention, vous marchez sur un bout d’histoire. » Petit à petit, le tourisme se réveille. Quelques commerces typiquement américains rallument leurs enseignes. La 66 n’est pas toujours en bon état, mais peu importe, les voyageurs viennent. Ils veulent rencontrer cette autre Amérique, profonde et intemporelle. Parmi eux, beaucoup d’Européens, venus chercher un peu de légende, hantés par les livres qu’ils ont lus, marqués par le cinéma hollywoodien et ses symboles. De nombreux Américains font également le voyage. Ils parcourent cette route, comme on regarde de vieilles photographies, en y cherchant les souvenirs d’un autre temps. Un temps où il faisait bon se goinfrer de glaces éléphantesques, perché sur un tabouret de bar, en écoutant le King et en rêvant des oranges de Californie.

(1) Le « mom and pop business », littéralement « commerce de maman et papa », désigne une offre commerciale composée de nombreuses affaires individuelles et familiales.

Go West

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C’est l’éternelle conquête de l’Ouest, le mythe de la terre promise qui se rejoue, encore et encore. La ligne blanche qui court sur le macadam a des vertus libératrices. Des plates et vastes plaines de l’Illinois jusqu’au désert embrasé de la Californie, la route file et les espaces s’étirent toujours plus. La 66 sillonne huit Etats qui exhibent, chacun, leurs paysages et leurs histoires. Tout commence à Chicago, capitale du blues, et ancienne mère du grand banditisme. Il faut tourner le dos à sa banlieue grise pour entamer le voyage. Il faut croiser Cicéro, la ville d’Al Capone et dépasser le pénitencier de Joliet pour que la route se laisse enfin aspirer par le décor. Là, elle n’en finira plus d’onduler, de champs en collines, de collines en montagnes, et de montagnes en déserts, au gré des terres qui la transportent. Après avoir enjambé le Mississippi, elle visite le Missouri, « The Bible Belt », cet Etat ultraconservateur, symbole du puritanisme sauce américaine où il pousse des églises comme il court des lapins blancs au Pays des merveilles, où Jésus-Christ est le vrai roi de la route… (2) Elle s’offre une brève irruption au Kansas avant d’aller entailler les contrées ingrates de l’Oklahoma. Ici, la route est une ligne de fuite. Bien avant la naissance de la voie goudronnée, les Indiens chassés de leurs terres par les premiers colons arpentaient déjà celle qu’ils nommèrent, pour l’amère occasion, la piste des larmes (3). En 1934, les Oakies, ces millions d’Américains ruinés, empruntaient ce même chemin forcé vers l’exil. Immortalisés par Steinbeck dans ‘Les Raisins de la colère’, ils laissaient derrière eux des terres désolées, ravagées par le « Dust Bowl » (4), ses tempêtes de sable et la sécheresse.

L’avenue centrale des Etats-Unis continue vers le Texas. Elle traverse ce pays amoureux des armes à feu qui marque la première moitié du voyage. Les passagers de la 66 basculent alors dans le grand Ouest américain, patrie des derniers Indiens et des anciens cow-boys, des premiers pionniers et des attaques de diligences. D’étendues sauvages en hauteurs flamboyantes, la toile de fond prend des allures de vieux western. Au Nouveau-Mexique, les Navajos, héros des romans de Tony Hillerman, et d’autres Indiens d’Amérique vivent dans de tristes réserves, entre tradition et modernité ratée. En Arizona, le paysage se livre avec force, de forêt fossilisée en désert bariolé (5) avant de prendre son envol au Grand Canyon.

On the road again…

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Pour arriver à destination, il faut encore s’engouffrer en Californie par l’infini du désert de Mohave. Au bout du voyage, se dresse la triste banlieue de Los Angeles, Hollywood et son gigantisme, les plages de Santa Monica. Le chemin s’achève alors, les illusions avec. Bien sûr, c’est le voyage qui a compté. Ce trajet-là s’impose à lui-même, dessinant un autre visage des Etats-Unis, un visage immobile. La 66 échappe presque au monde moderne. Les villes fantômes de nos fantasmes américains, les motels et les stations-essence laissés à l’abandon, les carcasses de voitures qui dépérissent, tout au long de la route, ces vestiges glissent au rythme des miles qui s’égrènent. Les voitures sont rares et les espaces assoupis. Les touristes voyagent peut-être en compagnie du néant, mais partout les enseignes immobilisées de ces anciens motels aux allures Art déco rappellent au voyageur la glorieuse jeunesse de la route mère. Dans les commerces qui survivent, l’atmosphère est restée telle quelle, délicieusement kitsch. On y avale de gargantuesques breakfasts en discutant avec les gérants de ces petites affaires, les vieux de la vieille, les incontestables stars de la 66. Et dans le fond, résonne toujours la même chanson, en forme de suggestion : « If you ever plan to motor west / Travel my way, take the highway, that is the best / Get your kicks on route sixty-six… » (6)

(2) Parmi les nombreuses chapelles de Saint-Louis, on trouve celle de Jesus Christ, king of the road - Source : « Voyage sur les routes du monde, de la route de la soie à la route 66″, Géo.
(3) En 1889, plusieurs tribus indiennes occupent l’Oklahoma mais en avril, les 
land run, de frénétiques courses à la terre, débutent. Les colons s’approprient, sous la menace du canon, la plupart des espaces.
(4) Le 
« Dust Bowl » désigne une série de tempêtes de poussière qui sévit dans les années 1930 et ravage la région des grandes plaines aux Etats-Unis et au Canada.
(5) On trouve, en Arizona, le parc national du Painted Desert, où les différentes sortes de roches peignent des stries de couleur sur les reliefs, ainsi que le parc national de la Petrified Forest, qui abrite des arbres fossilisés.
(6) Extrait de 
‘Get Your Kicks on Route 66′, composée par Bobby Troup. 

« Si tu prévois de rouler vers l’Ouest / Suis mon chemin / Choisis la route principale / C’est ce qu’il y a de mieux / Et prends ton pied sur la route 66… »  

Amélie Weill pour Evene.fr – Juin 2008 – Le 06/06/2008

 

 

6 avril, 2014

x – « La fille de l’air » …

Classé dans : — coukie24 @ 1:00

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  “de tout en vrac”

Chez Coukie24

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 1 mois en voyage à travers les USA, à très bientôt !

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Vous n’avez sûrement pas lu tous les articles de ce blog

(2750 environ) alors vous allez pouvoir rattraper ce retard…

Bien cordialement à vous !

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Allez, tout de même une petite info !

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rte 66 - 2014

programme : la mythique Route 66 et les grands parcs de l’ouest américain,

à nous les 3 620 kilomètres de la légendaire Route 66 !

et pour conclure l’épopée, balades le long des côtes du Pacifique de la Californie…

Route-66

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Bon Mois d’Avril et de Mai à tous mes amis blogueurs  !

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2 novembre, 2013

La conférence des papillons …

Classé dans : Amour (119),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 12:10

La conférence des papillons ... dans Amour (119) 2kn7xgug1

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Les papillons un soir d’été voletant au hasard des brises rencontrèrent l’ombre nocturne d’une maison de pauvres gens.

Derrière la lucarne ouverte, ils aperçurent une bougie qui brûlait dans le noir profond.

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Ils s’émurent, s’éberluèrent. Ils n’avaient jamais vu qu’en songe de semblables lueurs perdues dans l’infini désert des nuits. Sur la branche basse d’un arbre ils s’assemblèrent, frémissants.
- Oh sa beauté ! se dirent-ils.
- Oh sa droiture, sa noblesse !
- C’est une larme de déesse !
- Une goutte de sang divin !
- Sentez-vous comme cette flamme nous appelle ? dit le plus vieux. C’est la lumière de l’amour. Nous l’avons vue, et désormais nous ne pourrons vivre sans elle. L’un d’entre nous doit l’approcher et ramener de ses nouvelles. Elle est notre rêve vivant.

L’un d’eux fut donc à la lucarne. Il se posa sur le rebord. La flamme eut un frisson menu. La pénombre alentour s’émut. Il s’effraya, revint en hâte, décrivit la chose aperçue. Le vieux soupira, il lui dit :
- Tu n’as pas approché la flamme. Que peux-tu savoir de sa vie, de ses passions, de ses désirs ? Rien. Tais-toi donc. Cesse de geindre.
On envoya un autre expert. Celui-là franchit bravement le seuil obscur de la lucarne, effleura la pointe du feu, poussa un cri de papillon, vira de bord, l’aile fumante, et s’en revint à la nuit fraîche en braillant qu’il s’était brûlé.
- Insuffisant, grogna le vieux. Nous voulons en savoir davantage.
Un troisième, ivre de passion, s’en fut sans qu’on le lui demande. Il entra, embrassa la flamme, s’embrasa, partit en fumée. On vit de loin ce compagnon un bref instant éblouir l’ombre.

- Lui seul sait ce qu’amour veut dire, murmura le vieux papillon. Il a eu, c’est incontestable, des nouvelles de son aimée.

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Henry Gougaud

20 septembre, 2013

Saisons de l’année !

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 9:55

Saisons de l’année ! dans Poésies, Fables, contes, ... (171) Arbres-34


L’été a trop vite fondu
On ne l’a à peu près pas vu
On le dit presque toujours
Nos étés sont hélas trop courts

J’ai vu les fleurs se lever
Puis je les ai vues se faner
J’ai vu s’amener des colibris
Et l’heure d’après ils étaient partis

A-t-on tort, ou a-t-on raison
Elles sont trop courtes nos saisons
On les voit à peine venir
Qu’elles sont déjà dans nos souvenirs

Je voudrais pouvoir inventer
Une espèce d’endroit rêvé
Ou on en couperait la moitié
Ou on aurait l’automne et l’été

Une saison toute pleine de fleurs
Et une autre, riche en couleurs
Je verrais alors mes colibris
Longtemps, ils auraient leur nid

Je ne dirais jamais plus
Que notre été a trop vite fondu
Ou qu’il a été vraiment trop court
Car ces deux saisons sont mes amours

Texte Claude Marcel Breault

colibri-09 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

BONNE JOURNÉE !

frise212

5 août, 2013

Une famille est un endroit où …

Classé dans : Famille (34) — coukie24 @ 15:08

Une famille est un endroit où ... dans Famille (34) le-bonheur-de-la-vie-de-famille

Une famille est un endroit où l’esprit entre en contact avec l’esprit des autres.

Si il y a de l’amour entre ces esprits, le foyer devient aussi beau qu’un jardin fleuri.
Mais si ces esprits ne sont pas en harmonie les uns avec les autres,
c’est comme si une tempête ravageait le jardin.
 - Bouddha -
famille_vie_de_famille dans Famille (34)

4 novembre, 2012

La rose …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 12:22

La rose ... dans Textes à méditer (239) uv5xf7wr

Un certain homme planta une rose et l’arrosa fidèlement,
et avant qu’elle ne fleurisse,  i
l l’examina.
Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines.
Et il pensa, « Comment est-il possible qu’une fleur si magnifique provienne
d’une plante chargée d’autant d’épines pointues ? »

Attristé par cette pensée, il négligea d’arroser la rose
et avant qu’elle ne fût prête à fleurir elle mourut.

Il en est ainsi pour beaucoup.
A l’intérieur de chaque âme il y a une rose.
Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent
parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d’entre nous se regardent eux-mêmes et
voient seulement leurs épines leurs défauts.

Nous désespérons, en pensant peut-être
que rien de bon ne peut sortir de nous.
Nous négligeons d’arroser le bien qui est en nous,
et finalement, il meurt.

Nous ne réalisons jamais notre potentiel.
Quelques personnes ne voient pas la rose à l’intérieur d’elles-mêmes
quelqu’un d’autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu’une personne puisse posséder
est d’être capable de passer à travers les épines
et de trouver la rose à l’intérieur des autres.

C’est la caractéristique de l’amour, de regarder une personne
et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme.
Et de l’aider à réaliser qu’elle peut dépasser ses erreurs.
Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines.
Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante
une centaine de plants comme celui qui lui a été donné.

Notre devoir en ce monde est d’aider les autres
en leur montrant leurs roses et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l’amour
que nous devrions ressentir pour chacun
alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin.

Auteur inconnu

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