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2 août, 2019

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 12:46

Où donc est le bonheur ? dans Le Bonheur (153) 100208111234825063

Où donc est le bonheur ?

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.
Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,
Effacer de son front des taches et des rides ;
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides,
de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Etre sage, et railler l’amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !
Dans la joie et l’amour et la félicité
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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19 décembre, 2017

Et si on se choisissait une bonne lecture ! …

Classé dans : Lecture, écriture (57) — coukie24 @ 15:19

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Il fait froid dehors… envie de rien, si ce n’est de vous mettre sous la couette ?

Et si vous respectiez le message de votre corps et preniez un bon livre, celui qui va vous faire du bien ?

Mais prenez garde, si certaines lectures sont de véritables voyages gastronomiques, d’autres peuvent presque conduire à la crise de foie.

Ne dit-on pas que l’on a dévoré tel ouvrage ou tel autre nous a semblé totalement indigeste ?

Les mots nourrissent votre curiosité, vous abreuvent de connaissances, vous transportent dans un autre univers.

Moment à part, bulle intemporelle dont on sort forcément différent ; raison de plus pour peaufiner l’art de choisir vos lectures comme de douces et bienveillantes nourritures !

3 février, 2015

La Saint Valentin approchant, voici 10 mots pour une bonne recette…

Classé dans : Amour (119) — coukie24 @ 22:27

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♥ COMMUNICATION
Beaucoup de disputes naissent d’un manque de communication dans le couple. Soyez à l’écoute de l’autre, exprimez vos frustrations, vos désirs, cela vous évitera d’accumuler ressentiment et contrariétés. Sortez des conversations banales sur le quotidien et parlez vraiment de vous et de vos attentes respectives.

♥ ADAPTATION
Parce que vous êtes deux personnes différentes par nature, la vie de couple ne va pas de soi et nécessite un certain nombre de compromis. Vous n’avez pas forcément les mêmes habitudes, le même rythme de vie. Il est impossible de concilier deux éducations, deux personnalités sans opérer quelques ajustements. Il faut parfois savoir prendre sur soi et renoncer à ses petites manies et exigences irrationnelles. Acceptez les désirs et besoins de l’autre, et trouvez un équilibre entre vos deux modes de vie.

♥ GENEROSITE
On vous l’a souvent dit, aimer c’est donner et recevoir. Aussi ringarde que puisse paraître la formule, elle recèle une vérité incontestable. Attention, il ne s’agit pas de cadeaux mais de temps, d’écoute, de disponibilité, de capacité à aimer l’autre. Et cette générosité est inconditionnelle, gratuite. Pour que la vie maritale ne tourne pas à la simple cohabitation, courtoise mais mortifère, les conjoints doivent être animés du désir de prendre soin de l’autre, de lui faire plaisir. Les baisers, compliments et autres témoignages d’affection ne sont pas réservés aux débuts de relation. Renouvelez chaque jour par des marques de tendresse et d’attention votre choix de vie commune.

♥ RESPECT
Vous avez atteint un tel degré d’intimité avec votre partenaire que vous pensez pouvoir être plus directe. Jusqu’à lui parler brutalement, sans tact ni délicatesse. Sans que vous vous en doutiez, il arrive que la violence de vos propos le blesse ou l’humilie. Bizarrement, c’est à la personne que vous aimez le plus que vous manquez le plus de respect. Evitez la grossièreté et les critiques acerbes. En somme, comportez-vous avec votre partenaire comme vous aimeriez qu’il le fasse avec vous.

♥ DISPONIBILITE
Consacrez du temps à l’autre, partagez des moments en couple. Cela paraît évident : puisque vous vivez ensemble, vous passez beaucoup de temps rien que tous les deux. Mais ce n’est pas si simple. Il est essentiel de préserver des petits moments privilégiés à deux, où chaque partenaire est totalement présent et disponible intellectuellement pour l’autre, où il oublie ses soucis professionnels et matériels. Sortez, trouvez des activités communes, cultivez vos centres d’intérêt, partagez une véritable intimité à deux.

♥ EDUCATION
Gare à l’indifférence, à la banalisation de l’autre ! Ce n’est pas parce que vous avez franchi le cap de la vie en commun que vous devez considérer votre couple comme acquis et définitif. Ne vous laissez pas aller, cherchez à vous plaire réciproquement. Vous trouvez que les habitudes et la routine s’installent progressivement ? Rappelez-vous que vous n’êtes pas spectateur, mais acteur de votre couple.

♥ CONFIANCE
Tout le monde vous le répète, il n’est pas de relation saine sans confiance. Chaque jour, la promiscuité vous soumet à la tentation de surveiller les moindres faits et gestes de votre conjoint, de contrôler ses coups de téléphone, mails et autres sms. Stop ! Résistez à la méfiance, au doute, à la suspicion. S’il est important de faire confiance à votre partenaire, il est aussi essentiel d’avoir confiance en votre relation. Ne vous laissez pas déstabiliser par le premier obstacle qui surgit dans votre vie. Le quotidien en couple est loin d’être un long fleuve tranquille, et s’il l’est, c’est qu’il y a sûrement un problème !

♥ PROJET
Un projet apporte une dynamique dans le couple, un souffle nouveau. Avoir un projet introduit la dimension du rêve dans la vie à deux. Se contenter de vivre au jour le jour est finalement une manière de ne pas s’engager. Pour survivre malgré les tracas quotidiens et la routine qui s’installe insidieusement, le couple doit s’inscrire dans la durée. Car le projet donne envie d’aller de l’avant, de construire quelque chose avec l’autre. Inutile de chercher très loin, il existe toutes sortes de projets : des voyages, un appartement, rénover une maison, etc…

♥ INTIMITE
Tout être humain a besoin d’intimité. Il n’est pas question que d’intimité physique, mais aussi d’intimité sentimentale, émotionnelle. Avoir des moments solitaires, cultiver son jardin secret permet de garder une part de mystère et de liberté. L’idéal, c’est que chacun puisse avoir son espace réservé pourquoi pas chacun son bureau ; son ordinateur, son portable, etc…

♥ AUTONOMIE
Vivre ensemble ne signifie pas assimiler son partenaire. Et encore moins se fondre en lui. Vous ne devez pas confondre amour et dépendance. Il est capital de laisser une marge d’autonomie à l’autre pour qu’il conserve son identité propre dans le couple et qu’il n’ait pas le sentiment d’étouffer. Sortez avec des amis qui fonctionnent différemment de vous. Mais soyez vigilant car rester unis en ayant deux vies libres est extrêmement difficile. Il faut trouver un juste milieu entre la fusion et l’indépendance.

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6 décembre, 2014

La joie et la musique se partagent …

Classé dans : Actualités — coukie24 @ 14:09

Image de prévisualisation YouTube

La rencontre entre une petite fille et un chanteur de rue est venue bousculer la routine du « métro, boulot, dodo » de New York.

Dans la vidéo ci-dessus, les voyageurs du métro ont pris plaisir à perdre quelques minutes durant leur trajet, quitte à arriver en retard au travail, pour assister à la danse improvisée d’une enfant sur le quai d’une station du quartier de Williamsburg, à Brooklyn.

En se déhanchant sur la reprise country du morceau « Me & My Uncle« , du groupe Grateful Dead, la petite fille a donné envie à plus d’un passant de l’imiter.

La danse de cette enfant a fait le bonheur des voyageurs du métro de New York

Sources : Le HuffPost  | Par  
Publication: 05/12/2014

7 juillet, 2014

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:11

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Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,

Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,

Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment

Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

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Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme

Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,

Glisser un mot furtif dans une tendre main,

Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,

Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,

Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,

Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,

Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,

Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,

Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,

Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,

Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

fleurs d'orangers

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse

Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;

Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !

Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;

Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,

Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,

Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir

Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,

Effacer de son front des taches et des rides ;

S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides, de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;

Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;

Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste, 

Bien fou, que maintenant on respire, on existe, 

Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour

Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

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Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l’amant et le poète,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs

Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

vieillir

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre

Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.

C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été ! Dans la joie et l’amour et la félicité

C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.

Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

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Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !

Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,

Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,

Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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13 juin, 2014

Envie d’un voyage en Afrique ?

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 12:30

Pour lire, cliquez sur l’image et enregistrez le fichier pps chez vous !pps envie d'un voyage en Afrique

3 janvier, 2013

Je vous en souhaite juste assez …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 0:14

Je vous en souhaite juste assez ... dans Textes à méditer (239) 57

Un 23 décembre, j’étais à l’aéroport et tout proche de moi un père et sa fille conversaient. 

Elle devait partir dans un autre pays rejoindre son mari et ses enfants pour fêter Noël auprès des siens.

Le père serra très fort sa fille et lui dit: « Je t’aime, je t’en souhaite juste assez ! »

Lui rendant son étreinte, à son tour celle-ci lui répondit :  «Papa, la vie avec toi est beaucoup plus qu’assez. Ton amour envers moi a toujours été plus fort que ce que j’aurais souhaité. Je t’en souhaite juste assez aussi papa ! »

Ils s’embrassèrent puis elle partit.

Il était là tout près d’où j’étais, regardant sa fille disparaître au loin. J’apercevais son visage, qui démontrer qu’une envie, celle de pleurer.

Je ne voulais pas m’introduire dans sa vie privée mais son regard rencontra le mien et il se laissa aller à me dire : « N’avez-vous jamais eu à dire au revoir à quelqu’un en sachant que ce serait la dernière fois ?»

« Oui » lui ai-je dit. « Pardonnez ma question mais, pourquoi est-ce un ultime au revoir ? » lui demandai-je.

C’est alors qu’il me regarda d’un air triste et me confia : «  Je suis vieux et elle demeure trop loin. Le prochain voyage que je ferai sera mes funérailles. Je suis très malade mais je ne lui ai pas dit car je ne veux pas qu’elle s’en fasse pour moi. Je veux qu’elle vive sa vie comme si de rien n’était ».

« Mais lorsque vous lui disiez au revoir, je vous ai entendu dire : « Je t’en souhaite juste assez », que cela signifie-t-il ? »

Il commença à sourire et dit : «  Ce souhait, nous le faisons depuis des générations dans ma famille. C’est une tradition que nous continuons à suivre et on le dit à tous ceux qu’on aime.»

Il prit une pause, regarda vers le ciel et cherchait à se remémorer les détails.  Soudain, il se mit à sourire de nouveau et commença: « Quand nous disons à quelqu’un  : «Je t’en souhaite juste assez», nous lui souhaitons que sa vie soit remplie avec juste assez de bonnes choses pour pouvoir les apprécier.»

Et il rajouta : « Cela sous-entend »

« Je te souhaite juste assez d’expériences, bonnes ou mauvaises, pour garder une attitude brillante.

Je te souhaite juste assez de pluie pour apprécier le soleil.

Je te souhaite juste assez de bonheur pour garder ton esprit vivant.

Je te souhaite juste assez de douleur afin que les petites joies te paraissent plus grandes.

Je te souhaite juste assez d’argent pour satisfaire tes besoins et ainsi, tu apprécieras les surplus.»

Je te souhaite juste assez de perte pour apprécier ce que tu as.

Je te souhaite juste assez de « Allo ! » pour ne pas avoir trop de derniers « Au revoir ».»

Puis il partit…

57 dans Textes à méditer (239)

Je crois que trop souvent nous nous attendons à avoir une vie parfaite avec tout ce que cela comporte. Nous avons tous besoin de nous faire rappeler que s’il n’y avait pas de moments pénibles dans la vie, nous ne pourrions apprécier les bons.

Donc, mes amis, en cette période de l’Année où on formule des voeux…                                        

Je vous en souhaite juste assez !

Auteur inconnu

821 

 

7 juin, 2012

Les 100 plus belles façons d’Aimer – Bel ouvrage de François Gagol

Classé dans : Amour (119),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 20:09

 Les 100 plus belles façons d'Aimer - Bel ouvrage de François Gagol dans Amour (119) h3uxv8kd

Les 100 plus belles façons d’Aimer vues par François Gagol

ruban_21 dans Textes à méditer (239) 1. Aimer, ce n’est pas simplement dire  » je t’aime « .

 2. Aimer, ce n’est pas être gentil que lorsque le climat est agréable.

 3. Aimer, c’est avoir un regard chaleureux qui, dans la fraîcheur d’une solitude, est un baiser du coeur.

4. Aimer un bébé, c’est gravir une montagne de tendresse et patauger dans un océan de câlins.

5. Aimer, ce n’est pas voir quelqu’un comme un faible mais comme quelqu’un qui a des problèmes et des difficultés.

1304360498 6. Aimer, c’est avoir le coeur qui chante, le regard qui sourit et quelques souvenirs qui pleurent.

7. Aimer, c’est admirer la nature, être parfois fasciné par une petite fleur qui pousse, laisser vivre un petit animal inoffensif pour lequel sa mort n’apporterait rien.

8. Aimer, c’est savoir que personne n’est parfait, que chacun porte sa croix et qu’elle n’est pas forcément plus légère que la vôtre.

9. Aimer, c’est parfois faire des compromis avec ses envies, et sourire à ses faiblesses humaines.

10. Aimer, c’est ne pas toujours envier le bonheur d’un autre qui n‘est peut-être qu’apparent.

rosesv11 11. S’aimer soi-même, c’est toujours dans un coin de son être le soleil, la plage et les cocotiers, ne pas s’aimer soi-même, c’est souvent la grisaille et le froid.

 12. Aimer, c’est parfois avoir envie de mépriser mais de ne pas médire.

13. Aimer, c’est parfois avoir L’impression d’être seul à comprendre certaines choses, essayer timidement de partager, ne pas imposer, puis se taire.

14. Aimer, c’est écouter, regarder, essayer de percevoir le subtil.

 15. Aimer, c’est au fil des jours, saisir l’occasion d’agrandir son coeur.

64209412 16. Aimer, c’est donner de l’amour avec désintéressement.

17. Aimer, c’est respecter.

18. Aimer, c’est voir l’enfant dans chaque personne.

 19. Aimer, c’est essayer de ne pas avoir le bonheur compliqué.

20. Aimer, c’est parfois recevoir un baiser divin de bien-être, le souffle apaisant d’un ange sur son être.

f9rz5hbk 21. Aimer, c’est être petit et grand à la fois.

 22. Aimer, c’est percevoir des rayons de soleil dans l’apparente obscurité des sentiments.

23. Aimer, c’est avoir le cœur en filigrane imprimé sous ses pensées.

24. Aimer, c’est souvent déceler le regard solitaire de l’autre cherchant le bonheur derrière les barreaux de sa prison intérieure.

 25. Aimer, c’est avoir le cœur pur et léger et, comme l’artiste peintre, ajouter délicatement ci et là quelques touches de couleurs aux tableaux de la vie.

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26. Aimer, c’est parfois avoir de l’énervement et de la colère, mais c’est surtout savoir aplanir les ondes tumultueuses de son coeur.

 27. Aimer, c’est parfois voir un être médisant et verser une larme de compassion sur sa sécheresse de coeur.

28. Aimer, c’est voir les formes des femmes comme des dunes de tendresse.

29. Aimer, c’est faire un baiser sur la main de la délicatesse.

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30. Aimer, c’est essayer d’absorber avec le cœur le surplus de ras le bol.

 31. Aimer, c’est protéger le petit enfant qui dort en soi.

32. Aimer, c’est savoir digérer ses frustrations et ne pas faire la moue pour des broutilles.

33. Aimer, c’est parfois crier sa peine jusqu’au ciel, puis s’apaiser en regardant tomber des flocons de chagrins.

34. Aimer, c’est essayer de discerner dans la tempête le vent du bonheur.

35. Aimer, c’est écouter le chant des anges sur le chemin du bonheur.

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36. Aimer, c’est apprécier les petites choses de la vie.

 37. Aimer, c’est voir le soleil dans les yeux d’un enfant.

 38. Aimer, c’est parfois voir l’ombre du Christ dans les actes d’amour.

 39. Aimer , c’est un sentiment de satisfaction de travail bien fait.

 40. Aimer, c’est avoir le coeur qui s’embellit au fur et à mesure qu’il digère les peines.

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41. Aimer, c’est une lumière qui scintille dans l’obscurité du souvenir.

 42. Aimer, c’est une lumière qui se reflète dans les miroirs des coeurs.

43. Aimer, c’est ne pas oublier la violence du malheur.

 44. Aimer, c’est mesurer les conséquences de ses actes.

45. Aimer, c’est parfois se sentir seul sur la Terre avec un trésor.

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46. Si nous ne sommes que des  » androïdes biologiques hyper sophistiqués dépendant du hasard « , alors aimer est un pied de nez au hasard.

47. Aimer, c’est savoir que se croire supérieur n’est qu’une grande illusion de soi-même.

48. Aimer, c’est ouvrir les portes de son coeur et laisser mourir les flèches du destin.

49. Aimer, c’est ne pas se comparer sans cesse aux autres.

50. Aimer, c’est essayer de discerner l’équité.

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51. Aimer, c’est désirer le compliment mais pas absolument le rechercher.

52. Aimer, c’est percevoir les pensées secrètes du coeur.

53. Aimer, c’est mettre l’orgueil dans sa poche.

 54. Aimer, c’est avoir la force du coeur qui dope le mental.

55. Aimer, c’est essayer de montrer l’exemple par le coeur.

7cf7e576 56. Aimer, ce n’est pas perdre sa personnalité mais essayer de l’épanouir avec la lumière du coeur.

57. Aimer, c’est parfois avoir L’impression de marcher dans la brume et avancer à tâtons vers l’amour avec sa lumière de coeur.

 58. Aimer, c’est parfois avoir l’impression de remettre souvent un moteur en marche, avec la satisfaction ensuite d’avoir une bonne machine qui fonctionne bien.

 59. Aimer, c’est tenir compte des désirs, des envies, des opinions et des sentiments des autres.

60. Aimer, c’est avoir le bonheur simple.

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61. Aimer, c’est développer sa patience et sa compréhension.

62. Aimer, c’est rester humble.

63. Aimer, c’est un peu voir l’énervement comme du poil à gratter et essayer de ne pas trop se gratter. (Quoique de temps en temps se gratter refrictionne le sang et soulage.)

64. Aimer, c’est parfois éliminer les  » pensées de moustiques  » sinon ils envahissent votre intérieur et votre extérieur.

65. Aimer, c’est ne pas devenir mauvais sous prétexte que l’on est de mauvaise humeur.

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66. Aimer, c’est voyager sur les ailes de l’allégresse.

67. Aimer, c’est avoir une beauté intérieure qui se voit de l’extérieur.

 68. Aimer, c’est toujours persévérer en amour.

69. Aimer, c’est apercevoir la puissance de l’éternité.

70. Aimer, c’est créer un trait d’union entre les gens.

bar711 71. Aimer, c’est accepter ses défauts et ceux des autres.

 72. Aimer, c’est pouvoir se reposer sur la confiance.

 73. Aimer, c’est s’endormir avec le coeur qui chante.

 74. Aimer, c’est un sentiment noble et agréable.

75. Aimer, c’est apprécier tous les petits moments de bonheur dans le quotidien et ne pas avoir trop de rêves d’une grandeur inaccessible.

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76. Aimer, c’est câliner de bonnes idées.

77. Aimer, c’est croire que l’on peut décrocher la lune.

 78. Aimer, c’est voir fleurir des bouquets de bonheur dans la rosée des jours.

79. Aimer, c’est avoir le cœur et l’esprit large.

 80. Aimer, c’est cueillir la bonne humeur dans les petites choses.

ad6c8b43 81. Aimer, c’est toucher du doigt le ciel.

82. Aimer, c’est toujours tendre la main à l’amitié.

83. Aimer, c’est pardonner.

84. Aimer, c’est poser chaque jour sa pierre à l’édifice du bonheur.

 85. Aimer, c’est grandir intérieurement.

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86. Aimer, c’est essayer de donner un bouquet quand on vous demande une fleur.

 87. Aimer, c’est d’abord apprendre à s’aimer.

88. Aimer, c’est ne pas être exclusif.

89. Aimer, c’est avoir la conscience reposée.

90. Aimer, c’est éviter de mentir.

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91. Aimer, c’est regarder en soi des paysages qui donnent envie de rêver.

92. Aimer, c’est quelque part être un peu naïf.

93. Aimer, c’est tendre la main, plus encore à un coeur au désespoir.

94. Aimer, c’est un peu croire à la providence.

95. Aimer, c’est avoir l’espoir comme flambeau.

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96. Aimer, c’est éviter la jalousie.

97. Aimer, c’est donner sa chance.

 98. Aimer, c’est connaître les forces et les faiblesses.

99. Aimer, c’est ce qui donne un sens à la vie.

100. Aimer, c’est ce que nous devons apprendre.

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16 septembre, 2009

Besoin de sourire …

Classé dans : Sentiments (132) — coukie24 @ 0:23

« Les fleurs ont besoin de soleil,
l’homme a besoin de sourire. »

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 UN SOURIRE POUR VOUS !

Quand quelqu’un m’a souri aujourd’hui, j’ai commencé à sourire aussi.

Puis au loin quelqu’un a vu mon sourire.

Il s’est mis à sourire lui aussi.

Quand il a souri, j’ai réalisé que je venais de le lui passer.

J’ai réfléchi à ce sourire et j’ai réalisé sa valeur.

Un simple sourire, comme le mien, peut faire le tour du monde.

Alors, si vous avez envie de sourire, ne le retenez pas, montrez-le !

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Débutons une épidémie et infectons le monde!

                  Continuez de faire voyager ce sourire en l’envoyant à un ami.

Tout le monde a besoin d’un sourire
de ce temps-ci !!!

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12 octobre, 2008

Mon discours de départ… voir diaporama ci-dessous !

Classé dans : Retraite (14) — coukie24 @ 16:51

« TOUT AGE PORTE SES FRUITS, IL FAUT SAVOIR LES CUEILLIR. » R. RADIGUET

« Il faut apprendre à rester serein au milieu de l’activité et à être vibrant de vie au repos. » [Gandhi]

Merci à tous d’être venus…

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La retraite ! Ah, mais oui, c’est vrai, je ne pars pas que pour quelques jours !

C’est un changement de cap radical et de me dire, fini, plus de réveil le matin, plus de contrôle de gestion, plus de réunions, plus de plaisanteries un peu grasses des forestiers, plus les collègues, plus Yoan qui s’énerve devant la photocopieuse, ou l’imprimante qui refuse de lui obéir, cela me rend à la fois triste et heureuse. Eh, oui, triste de vous quitter, heureuse d’aborder une nouvelle vie pleine de projets, triste de penser que la roue tourne vite et que le 3ème âge me guette, heureuse de penser que c’est maintenant à tout jamais que je dois faire autre chose que de travailler, et qu’il est grand tant que je me consacre à ceux que j’aime en alliant plaisir et loisirs.

Merci Monsieur Michel B….. et Jérôme …… d’avoir brossé ma vie à la  C….  , en effet 38 années dans le même milieu professionnel, c’est important, elles m’ont permises de tisser un réseau d’amitiés professionnelles, d’être en quelque sorte la mémoire et porteuse d’espoir. Mon cursus de pionnière m’a fait connaître la découverte, le suspens, le challenge, le stress, les changements, les remises en question, mais comme tout ça était bon ! en effet, l’aventure m’a toujours stimulée. Mais voilà tout a une fin et la retraite est bien là. La parfaite connaissance et la maîtrise de mon poste ne me faisaient plus battre le cœur, je n’avais plus de nouveautés à me mettre sous la dent, place aux jeunes qui ont tout à découvrir et à faire progresser. Tout passe d’abord par l’investissement de soi-même comme j’ai essayé de le faire tout au long de mon parcours.

Merci Monsieur B…… , c’est grâce à vous que j’ai pu développé mon sens de l’organisation, mettre au service de la C…………… et tous ses sociétaires toute mon énergie et l’envie de faire progresser mon entreprise. Je suis rentrée dans une petite entreprise qui n’avait que 5 ans en Périgord, aujourd’hui, je la quitte en pleine expansion et aggrandie à l’échelle régionale (Aquitaine, Charente-Poitou, Limousin).

Merci encore à tous ceux qui sont venus ce soir me rendre un dernier hommage, je pense avoir rassemblé tous ceux avec qui j’ai eu des relations professionnelles, que ce soit lors de leur embauche à la C……… ou de leur formation, que ce soit pour des contrôles, des mises en place d’organisation, des relations de voisinage aussi, c’est avec joie que je vous retrouve et apprécie votre présence. Je suis très très heureuse de voir que vous avez tous bien réussi vos parcours professionnels. Une pensée toute particulière à Jacques P….. qui est descendu de ROUEN, Merci Jacques, à Alain L……. qui est venu d’Aix en Provence. Vraiment ça me touche énormément. Merci à tous d’avoir fait un détour par B…………., merci Marie Claude de m’avoir prêter la salle. Je vous suis très reconnaissante.

Il y en a qui sont en vacances et qui sont venus quand même. Grand merci !

Vous m’apportez tous une bouffée de souvenirs, vous me remémorez toutes les étapes de ma vie dans votre PME. Il n’y en a pas un d’entre-vous sur lequel je ne pourrais pas m’être une image, une histoire, un souvenir.

D’ailleurs, il y en a un qui me revient, Monsieur B…… et ses voitures ! qui pourrait ne pas se souvenir de toutes ses prouesses au volant ? Je vous raconte une petite anecdote cocasse et après on boit le verre de l’Amitié, car ce fut mon premier contact avec les aventures de Monsieur B….. au volant : ça faisait à peine 6 mois que j’étais à la C………, Mr B….. et moi-même avions R.V avec le directeur du travail, nous sommes partis très très en retard, aussi Monsieur B….. était pressé et quand nous sommes arrivés à l’entrée du parking de la cité administrative, il a tout simplement refusé la priorité à droite à un bolide qui sortait du parking de la cité administrative…. Et je vous donne en mille, qui était le chauffeur du bolide ? ? ? ? … le directeur du travail qui avait perdu patience et qui ne voulait pas arriver en retard au RV suivant.

Bilan de cette journée, le directeur du travail et moi-même à la clinique, lui pour des points de suture à l’arcade sourcilière, moi pour un plâtre, la main droite cassée. Le pire dans tout ceci est que j’avais vu arriver la voiture à droite mais je n’avais pas osé le dire, je ne connaissais pas assez mon nouveau directeur général et le respect de la Hiérarchie ! ! ! et puis « le chef a toujours raison… ». La police est venue faire un constat et rédiger un PV. Interrogatoire habituel ; votre nom, votre adresse, votre profession etc… et la personne qui était avec vous, un temps de réflexion puis … Monsieur B…. , Martine… mais Monsieur, Martine Qui ? désolée, c’est mon assistante et je ne me souviens pas de son nom (l’émotion sans doute !), le Commissariat a du appeler le siège de la C…. de l’époque pour avoir mon nom et mon adresse afin de rédiger l’enquête. Une main cassée a marqué mes débuts dans le milieu forestier et à partir de ce moment là, chaque déplacement a été pour moi empreint de risques, de prouesses mais aussi beaucoup de sympathie. Comme quoi la gestion d’une entreprise comporte aussi des risques physiques !

Bon courage à ma remplaçante,

Corinne, que votre parcours soit plein de réussite !

Bonne chance à tous, Bonne route !

 

Et maintenant, levons nos flûtes !  »

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« Moins le poste que vous occupez sera élevé, plus votre absence sera remarquée. [Georges Courteline]« 

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Ainsi va la Vie ! Une page qui se referme… un peu vite quand même quand on réalise que tous les êtres qu’on a croisés dans notre vie active s’éclipsent aussi vite.

A ne pas manquer de lire l’Article ci-dessous…  nous serons tous un jour ou l’autre confrontés à …

Être vieux, c’est sérieux !

 

Dans notre monde, je parle de l’Occident, tout est nouveau, tout change; ce qui est jeune est bon, le changement est nouveau, la nouveauté est changeante et qu’on soit humain ou grille-pain, il n’est pas recommandé de vieillir. Le monde est né d’hier, il commence aujourd’hui et renaîtra demain. Nous parlons naturellement de prévenir les marques du temps, anti-tache, anti-rouille, anti-ride, anti-vieillesse. Sans anti, pas d’espoir. Vieux schnouk, vieux de la vieille, vieux machin, vieille chouette, la mode est à tout sauf à l’ancien. Si la vieillesse est un naufrage, alors je donne ma langue au chat. La vie ne serait finalement que ce grand voyage de l’absurde où nous traversons périls et océans, désert et continents pour mieux glisser, ridicules et impotents sur la pente irréversible de la fatalité. Il est vrai que l’on meurt. Il est encore plus vrai que nous nous amenuisons avec le temps rapport au fonctionnement et aux apparence de notre corps. Mais ce serait bien un comble de laisser aux émotions faciles le soin de traiter de la chose. Et pourtant, la vieillesse en a frappé plus d’un depuis la jeunesse de l’espèce. Des études récentes révèlent que lorsque nous ne mourons pas, nous vieillissons. J’en connais, décédés un peu tôt, qui aurait tout donné pour vieillir en paix. Toutefois sur le sujet du vieux, je ne sais pas de sociétés plus mal barrée que la nôtre. Si nous ne sommes pas incompétents, alors nous sommes de mauvaise foi. Nous faisons tout pour dramatiser la vieillesse, tout pour la rapetisser, la rendre déplorable et la disqualifier. Oui, il se cache du « petit » dans notre regard moderne sur le vieux. Petits vieux, petites vieilles qui font des petits dodos, des petits pipis, ils prennent des petites marches, des petites pilules, ils reçoivent de la petite visite, un petit-fils, une petite-fille, ils mangent comme des petits oiseaux et puis meurent comme des petits poulets. La sensibilité de la durée n’existe tout simplement pas. La valeur du temps s’annule depuis que, dans notre esprit, tout ce qui dure perd des plumes. Il pleurera à chaque ride, il maudira ses cheveux gris, il paniquera au premier mal de dos, au premier signe d’arthrite, celui pour qui la beauté se résume tout entière au look de la jeunesse. Nul ne sait plus assumer ses pertes de mémoire et plus personne ne sait boiter. Personne ne se vante de son grand âge, la durée n’en impose plus. Nous ne préparons pas notre vieillissement. Nous préparons notre retraite comme on prépare ses vacances mais nul n’envisage réellement sa vieillesse. Nous la nions plutôt, nous la craignons et nous renouvellons les mots pour cacher nos frayeurs : âge d’or, troisième âge et autres inepties. Comme si le mot vieillard était déjà trop vieux. Je ne dis pas que vieillir est agréable. Mais on meurt à tous les âges, on est malade en été comme en hiver, on déprime à n’importe quel moment de sa vie, les crétins se retrouvent fréquemment et partout dans la colonne de la vie et j’ai connu trop de vieux et de vieilles qui rebondissaient mieux que certains jeunes prématurémennt épuisés pour m’inquiéter sérieusement du temps qui passe. Je crains la maladie, je crains le gagaïsme, je crains le scandale de la souffrance et de la perte. Mais je ne crains pas mon âge et tous les âges que j’atteindrai. Je me propose d’embrasser chacune des années qui me seront données. Avec une canne en merisier que je lèverai au ciel, je clamerai mon grand âge sur tous les toits de la ville et je serai le premier responsable de ma fierté, si Dieu me prête l’amour et la santé. Nous devrions respecter nos vieux parce qu’ils sont vieux, un point c’est tout. Les vieux sont des pierres et des monuments, des arbres tutélaires, des âmes sculptées par le temps. Les vieux sont des témoins principaux. Ils représentent le temps passé et ce sont eux, l’histoire. À quatre-vingts ans, ma mère est si belle qu’elle donne à tous les jours un nouveau sens à la notion de dignité. J’espère ma vieillesse comme j’ai espéré toute ma vie. J’aurai la peau comme une écorce très ancienne, profondément ridée. Je serai honorable mais je serai armé. À la pointe du fusil, je forcerai les jeunes à écouter mes platitudes et jongleries. Et je tirerai un coup de semonce au premier qui me proposera une petite collation, un petit voyage en autobus, voire un petit n’importe quoi. Tous les vieux devraient être armés…

 

Serge Bouchard, anthropologue

 

 

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