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5 février, 2019

Mélancolie …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:32

Mélancolie ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) ME dans Poésies, Fables, contes, ... (171)LANCOLIE

Il y a des jours dans la vie

Ou tout nous semble tellement gris…

On voudrait être heureux
Mais on ne sait pas vraiment ce qu’on veut…

On pense que tout le monde nous déteste
Et on les fuit comme la peste…

On se regarde dans le miroir
On ne se trouve pas belle à voir…

On regarde les gens s’embrasser
On voudrait nous aussi être aimés…

On s’ennuie trop souvent à notre goût
On voudrait avoir tout le monde à portée de nous…

On voudrait être encore un enfant
Pour ne pas vivre les problèmes des parents…

On voudrait plus d’argent
Arrêter de compter tout le temps…

Et plus… on s’apitoie sur notre vie
De moins en moins, on la trouve jolie.

On sait bien qu’il y en a des plus malheureux 
Mais notre cœur se refuse de penser à eux.

Dans ces moments de grande pagaille, 
Pour s’équilibrer, pour trouver la vie un peu plus acceptable,
A pire que soit… se comparer 
Est peut-être la meilleure chose à essayer !

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2 janvier, 2017

Être paresseux serait un signe d’intelligence …

Classé dans : Psychologie (72),Santé (166) — coukie24 @ 18:08

Être paresseux serait un signe d’intelligence

Être paresseux serait un signe d'intelligence ... dans Psychologie (72) smartphone-sommeil_visuel

Le 09/08/2016.

D’après une nouvelle étude, être paresseux serait signe d’intelligence. Effectivement, la théorie prouve que les « intellos » passent plus de temps à se laisser aller à la paresse que leurs homologues actifs.

Plus on est intelligent, plus on paresse

Les résultats de l’étude, publiés dans le Journal de psychologie de la santé, ont été décrits comme « très importants » et « robustes » en termes statistiques. Pour mener à bien l’étude, un questionnaire a été mis à disposition des participants, afin d’évaluer dans quelle mesure ils sont d’accord avec certaines déclarations telles que « j‘aime vraiment le fait qu’une tâche consiste à apporter de nouvelles solutions à un problème », ou « je pense aussi durement que je le dois ». 

Après ce test, les chercheurs, dirigés par Todd McElroy ont ensuite sélectionné 30 « penseurs » et 30 « non-penseurs ». Pendant sept jours, les participants ont porté un dispositif au poignet, qui a permis de suivre leurs mouvements en fournissant un flux constant de données sur leur niveaux d’activité. Le résultat est sans appel : les « penseurs » sont beaucoup moins actifs que les « non-penseurs ».

Les personnes au QI élevé s’ennuient moins

Les résultats ne montrent aucune différence le week-end. Les chercheurs en ont conclu que ses résultats donnaient du poids à l’idée que les « non-penseurs » se lassent plus facilement. Ils ont donc besoin de remplir leur temps avec une activité physique. Il a également été prouvé par une étude américaine que les personnes au QI élevé s’ennuient moins facilement car elles consacrent plus de temps à la réflexion et à la pensée.

Cependant, d’après M. McElroy, les personnes les moins actives, devraient viser à augmenter leur niveau d’activité global pour améliorer leur santé. Selon la British Psychological Society, cette étude permet de sensibiliser « les individus plus réfléchis a lutter contre leur niveau d’activité moyenne. Prendre conscience de leur tendance à être moins actifs, associée à une prise de conscience du coût associé à l’inactivité, permet aux gens plus réfléchis de choisir de devenir plus actifs ».

Sources : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/

3 juillet, 2016

Il pleure dans mon coeur …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:46

Il pleure dans mon coeur ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) il-pleure

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Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raisons.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

- Paul Verlaine -

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8 décembre, 2015

Dictons de Noël …

Classé dans : Noël et 1er de l An (83) — coukie24 @ 10:32

    Dictons de Noël ... dans Noël et 1er de l An (83) d i dans Noël et 1er de l An (83)ctons

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Voici quelques dictons …

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Noël au balcon,

Pâques au tison.

Noël les moucherons,

A Pâques les glaçons.

Blanc Noël, Verte Pâques,

Vert Noël, Blanches Pâques.

Noël grelottant,

Pâques éclatant.

Noël gelé,

Moissons grainées.

Noël froid dur,

Annonce les épis les plus sûrs.

Givre à Noël,

Cents écus dans votre escarcelle.

Noël neigeux,

Eté merveilleux.

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Selon une ancienne croyance,

le jour de la semaine auquel tombe Noël,

exerce une influence sur le cours des évènements.

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Noël vint un Lundi,

Et tout se perdit.

Quand Noël vient un Mardi,

Pain et vin de toutes parts.

Quand Noël tombe un Mercredi,

Tu peux semer champs et cassis.

Noël le Jeudi,

C’est la famine.

Mais s’il tombe une Vendredi,

La blé roule sous la cendre.

Si le jour de Noël se trouve être un Dimanche,

Les ennuis de l’hiver viendront en avalanche.

C’est drôle les Dictons !

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7 novembre, 2014

La vieille charrue …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:36

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Sur son socle de bois verni

une vieille charrue abandonnée

s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Elle se souvient des belles années

où, de sillon en sillon et sans bruit,

elle allait dans la plaine à tous vents

et préparait la terre aux semis.

Sur ses manchons de bois, elle aimait

sentir les mains rugueuses du laboureur.

puis se reposer en attendant les blés à venir.

Enfin, être témoin des fruits de son labeur !

 

Sur son socle de bois verni,

une vieille charrue dans son musée,

s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Par des monstres d’acier, on l’a remplacée.

Les fiers destriers sont devenus poupées.

Le laboureur s’est changé en faiseur de bruit.

Plus jamais elle ne reverra sa plaine,

ni le sillon, ni la naissance des graines.

Autour d’elle les gens se pressent, drôles,

se disant: à quoi cette étrange chose

pouvait-elle être utile à nos parents?

Cruel est l’oubli, quand s’impose le présent.

Martial Noureau

plume

auteur de plusieurs volumes présents  en librairie et dans plusieurs bonnes bibliothèques, dont, L’Étoile du Vagabond (1998), Les Arrivants (1999) et Le rêve de Maria (1er tome paru en 2003 et le 2e à paraître en 2005).

23 juin, 2014

ET SI ON FAISAIT MARCHER SA TÊTE AVANT DE MANGER ?

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 15:48

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Aaaah ! Je ne peux pas résister ! C’est trop bon, j’ai trop faim, j’en ai trop envie, je ne peux pas m’en passer. C’est avec ces mots que l’on justifie souvent l’impossibilité de maigrir à cause de ces pulsions qui nous jettent sur des aliments savoureux et dont l’excès nous a fait grossir. Comment arriver à les maîtriser sans que la vie ne soit synonyme de frustrations ?

  • Les pulsions vers la récompense
  • Les neurones de la récompense
  • Récompense et addiction
  • Gène, stress et environnement
  • Neutraliser le système   

Les pulsions vers la récompense   

Ca sent bon chez le boulanger, il y a juste une fournée de tartes aux pommes qui vient de sortir. On en achète une pour le dîner, ça fera plaisir à tout le monde. Et on ne résiste pas à une pulsion vers un chausson aux pommes dont on se régale sur le trottoir, petite récompense perso.

On fait ses courses hebdomadaires au supermarché, on en a plein le dos de pousser ce chariot rempli de lessives, de sacs poubelles, de croquettes pour le chien, de paquets de litière pour le chat, de bouteilles de lait et on arrive devant le rayon des biscuits. A la maison, tout le monde adore les petits biscuits fourrés d’un truc gras/sucré, car ils sont bien croquants et fondent ensuite délicieusement dans la bouche. On en achète trois paquets et une pulsion nous pousse à en croquer la moitié d’un en faisant la queue à la caisse. Histoire de se récompenser inconsciemment de la corvée et du stress des courses.

Dans un tiroir de son bureau, on stocke des billes de chocolats qui ne fondent pas dans les doigts. On les adore parce que l’on peut les croquer discrètement (et sans être obligé d’aller se laver les mains pour ne pas salir le clavier de l’ordi) quand on a besoin de se faire du bien, de se récompenser pour cause de fatigue, d’ennui, de client désagréable, de logiciel récalcitrant etc.    

Les neurones de la récompense   

Les occasions de s’offrir ainsi une récompense tout au long de la journée ne manquent pas. Et chaque fois, on met en branle un système super sophistiqué dans notre cerveau.

En effet, il y a dans celui-ci une petite zone de neurones, un circuit nerveux appelé système de la récompense où sont activés des neuromédiateurs, des petites molécules qui nous font du bien, nous donnent une sensation de plaisir. C’est ce même système de la récompense qui fonctionne avec les drogues, le tabac et l’alcool. 

Récompense et addiction   

Un véritable ping-pong, dont les balles sont les neuromédiateurs, se joue dans notre cerveau, l’un en renvoyant un autre dans une autre zone, puis dans une autre, dont celle de la mémoire.

Le résultat de ce jeu super sophistiqué et permanent est que l’on recherche toujours le plaisir apporté par un truc gras/sucré (genre Nutella !), ou sucré tout court (bonbons, sodas) ou gras tout court, peu importe.

Alors, quand on retourne chez le boulanger, même s’il n’y a pas d’odeurs tentantes de tarte aux pommes, on risque fort d’avoir une belle pulsion sur le chausson qui nous a tant fait plaisir la veille !

Mais, plus diabolique, le seul souvenir des petits biscuits fondant dans la bouche ou du grignotage des billes de chocolat peut susciter une pulsion vers le produit.

Alors, quand les biscuits ne sont pas loin dans le placard de la cuisine, quand les billes de chocolat sont à portée de main dans le tiroir du bureau, on y va et hop ! dans la bouche.

Résultat : on s’y accoutume, on en a besoin, on en devient dépendant. A force d’en manger, on grossit car ils apportent des calories dont on n’a pas besoin. Et si l’on entreprend de maigrir, c’est quasiment impossible de s’en passer !    

Gène, stress et environnement   

Ce circuit de la récompense ne fonctionne pas de la même façon chez tout le monde. Certains y sont génétiquement plus sensibles, ils sont ainsi plus vulnérables.

Le stress joue aussi un rôle important : il favorise terriblement les pulsions car on a besoin de compenser, de se faire du bien, après une contrariété quelle qu’elle soit.

Quant à l’environnement alimentaire, il est primordial. Si on ne voit pas de petits biscuits ou de billes de chocolat à l’horizon, on ne peut guère céder à cette satanée pulsion.

Se priver ?

Faut-il se retenir ? Ranger le paquet de petits biscuits qu’on a dans la main, refermer le tiroir du bureau au moment d’empoigner des billes de chocolat en se disant que ça va nous faire grossir ?

Ca peut marcher mais pas toujours ! Car le facteur temps joue aussi son rôle. Le plaisir immédiat de manger a une plus grande influence sur la décision que la perspective future de grossir. Surtout si on se promet en même temps d’aller dépenser plus tard, à vélo ou en courant, les calories engrangées, ce que l’on ne fera pas forcément !

Il faut aussi une volonté de fer pour résister à une de ces pulsions. Certes, c’est une façon de faire marcher sa tête, mais pas sur le bon chemin. Car celui-ci conduit vers la frustration alors qu’on a, ligués contre soi, la bousculade des neuromédiateurs du système de récompense !

Neutraliser le système   

Il s’agit d’éviter que ce foutu système de récompense ne se mette en route. C’est la bonne façon de faire marcher sa tête et pour cela, il y a plusieurs trucs.

Le premier est de faire ses courses avec une liste de bons aliments bien sains. On active alors une autre partie du cerveau, le cortex préfrontal, où se situe, entre autres fonctions, le contrôle de soi et la planification, ce qui va inhiber les pulsions d’achat. Si les petits biscuits ou les billes de chocolat ne sont pas sur la liste, on ne les achètera pas.

Ce truc marche aussi quand on fait ses courses sur une épicerie en ligne. Il marche d’autant mieux que l’on évite la fatigue stressante au supermarché et la pulsion qui peut lui être liée.

Un autre truc, évident, est de ne pas stocker les produits gras/sucré suscitant les pulsions. C’est d’autant plus facile si l’on n’en achète pas. Quand il n’y a pas, on ne mange pas !

Reste la tentation devant un distributeur et les pulsions que la simple vue des confiseries qui y sont alignées peut déclencher. Là encore, il faut faire marcher son cortex préfrontal et déclencher le contrôle de soi en choisissant quand il y en a – ce qui est heureusement de plus en plus fréquent – un fruit. On peut aussi décider d’éviter de passer devant la machine quand celle-ci ne contient aucun aliment sain !

Entraîner son cerveau, faire marcher sa tête dans le bon sens, ça n’est pas vraiment compliqué ! C’est certainement le bon moyen de ne plus – ou presque plus – manger de ces produits gras et sucré qui déséquilibrent l’alimentation, font grossir ou empêchent de maigrir.

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 02/09/2011

Sources : Bradley M. Appelhans, Matthew C. Whited, Kristin L. Schneider, Sherry L. Pagoto. Time to Abandon the Notion of Personal Choice in Dietary Counseling for Obesity?Journal of the American Dietetic Association, 2011; 111 (8): 1130 DOI: 10.1016/j.jada.2011.05.014

7 avril, 2014

ROUTE 66 – L’échappée belle

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 1:00

Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.

 

Et pour cause. Cette ligne rouge qui file d’un bout à l’autre du pays a vu défiler l’histoire, des premiers pionniers aux enfants de la beat generation, de l’Indien bafoué au dernier des Américains moyens. Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest. Année après année, la route 66 a inscrit son nom sur le tableau des grands mythes américains. Pourtant aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille dame au bout du rouleau. Remplacée par des autoroutes plus performantes, elle avait disparu des cartes. Si des passionnés l’ont sortie de l’oubli, si le tourisme a doucement repris, cette grande diagonale reste en danger. Un organisme américain, World Monuments Fund, vient même de la classer parmi les cent monuments historiques les plus menacés au monde.

Du rêve américain

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La route 66 a 82 ans. C’est à Cyrus Stevens Avery, un homme d’affaires originaire d’Oklahoma, que l’on confie en 1923 la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres. Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, ‘Get your Kicks on Route 66′. La chanson, reprise par Nat King ColeChuck Berry, par les Stones, Brian Setzer Orchestra, les Cramps, Guitar Wolf et d’autres musiciens éclectiques, va alimenter le folklore qui vagabonde sur cette voie. 

Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle classaméricaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là. C’est l’avènement du « mom and pop business »(1). On est loin des grandes chaînes commerciales et de l’uniformisation qu’elles allaient bientôt induire.

Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Wyatt « Captain America » et Billy – les deux motards d’Easy Rider -, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Raoul Duke et son avocat… Tous ont roulé leur bosse le long de cette diagonale, menés, évidemment, par Sal Paradise et Dean Moriarty, les héros autobiographiques de Kerouac. Son roman, ‘Sur la route’, qui conte la traversée hallucinée de ce pays-continent, compose les premières notes de la beat generation. Publié en 1957, il inspire une foule de jeunes Américains qui, avides de nouvelles expériences, se lancent sur ce ruban de bitume. Le road trip y vit alors ses plus belles heures, de randonnées sauvages en chevauchées mécaniques, entre le parfum violent de l’asphalte et l’odeur grisante de la liberté.

De déchéance en renaissance

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Mais peu à peu, l’avenue centrale des Etats-Unis, élimée par sa propre gloire, montre des signes de faiblesse et d’usure qui rendent les trajets de plus en plus meurtriers. En 1956, les hauts responsables américains, impressionnés par les puissantes autoroutes à quatre voies observées en Allemagne pendant la guerre, décident de construire le long de la 66, les « Interstates Highway ». Ils auraient pu rénover la vieille route, la renforcer ou l’agrandir pour lui offrir une seconde jeunesse, mais les politiques vont choisir de la doubler, signant ainsi l’arrêt de mort de cette ligne de vie. De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, donc, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. 

Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine. En 1985, le dernier tronçon de la route est dépassé par l’Highway 40. La voie express enterre la 66. Déclassée, la fameuse route n’apparaît même plus sur les cartes.

Heureusement, on ne fait pas si facilement la peau à une légende. La route mère est inscrite au patrimoine historique, et dans les années 1990, de nombreuses associations se battent pour la ressusciter. En 1995, quelques panneaux surgissent çà et là, comme pour prévenir les badauds : « Attention, vous marchez sur un bout d’histoire. » Petit à petit, le tourisme se réveille. Quelques commerces typiquement américains rallument leurs enseignes. La 66 n’est pas toujours en bon état, mais peu importe, les voyageurs viennent. Ils veulent rencontrer cette autre Amérique, profonde et intemporelle. Parmi eux, beaucoup d’Européens, venus chercher un peu de légende, hantés par les livres qu’ils ont lus, marqués par le cinéma hollywoodien et ses symboles. De nombreux Américains font également le voyage. Ils parcourent cette route, comme on regarde de vieilles photographies, en y cherchant les souvenirs d’un autre temps. Un temps où il faisait bon se goinfrer de glaces éléphantesques, perché sur un tabouret de bar, en écoutant le King et en rêvant des oranges de Californie.

(1) Le « mom and pop business », littéralement « commerce de maman et papa », désigne une offre commerciale composée de nombreuses affaires individuelles et familiales.

Go West

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C’est l’éternelle conquête de l’Ouest, le mythe de la terre promise qui se rejoue, encore et encore. La ligne blanche qui court sur le macadam a des vertus libératrices. Des plates et vastes plaines de l’Illinois jusqu’au désert embrasé de la Californie, la route file et les espaces s’étirent toujours plus. La 66 sillonne huit Etats qui exhibent, chacun, leurs paysages et leurs histoires. Tout commence à Chicago, capitale du blues, et ancienne mère du grand banditisme. Il faut tourner le dos à sa banlieue grise pour entamer le voyage. Il faut croiser Cicéro, la ville d’Al Capone et dépasser le pénitencier de Joliet pour que la route se laisse enfin aspirer par le décor. Là, elle n’en finira plus d’onduler, de champs en collines, de collines en montagnes, et de montagnes en déserts, au gré des terres qui la transportent. Après avoir enjambé le Mississippi, elle visite le Missouri, « The Bible Belt », cet Etat ultraconservateur, symbole du puritanisme sauce américaine où il pousse des églises comme il court des lapins blancs au Pays des merveilles, où Jésus-Christ est le vrai roi de la route… (2) Elle s’offre une brève irruption au Kansas avant d’aller entailler les contrées ingrates de l’Oklahoma. Ici, la route est une ligne de fuite. Bien avant la naissance de la voie goudronnée, les Indiens chassés de leurs terres par les premiers colons arpentaient déjà celle qu’ils nommèrent, pour l’amère occasion, la piste des larmes (3). En 1934, les Oakies, ces millions d’Américains ruinés, empruntaient ce même chemin forcé vers l’exil. Immortalisés par Steinbeck dans ‘Les Raisins de la colère’, ils laissaient derrière eux des terres désolées, ravagées par le « Dust Bowl » (4), ses tempêtes de sable et la sécheresse.

L’avenue centrale des Etats-Unis continue vers le Texas. Elle traverse ce pays amoureux des armes à feu qui marque la première moitié du voyage. Les passagers de la 66 basculent alors dans le grand Ouest américain, patrie des derniers Indiens et des anciens cow-boys, des premiers pionniers et des attaques de diligences. D’étendues sauvages en hauteurs flamboyantes, la toile de fond prend des allures de vieux western. Au Nouveau-Mexique, les Navajos, héros des romans de Tony Hillerman, et d’autres Indiens d’Amérique vivent dans de tristes réserves, entre tradition et modernité ratée. En Arizona, le paysage se livre avec force, de forêt fossilisée en désert bariolé (5) avant de prendre son envol au Grand Canyon.

On the road again…

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Pour arriver à destination, il faut encore s’engouffrer en Californie par l’infini du désert de Mohave. Au bout du voyage, se dresse la triste banlieue de Los Angeles, Hollywood et son gigantisme, les plages de Santa Monica. Le chemin s’achève alors, les illusions avec. Bien sûr, c’est le voyage qui a compté. Ce trajet-là s’impose à lui-même, dessinant un autre visage des Etats-Unis, un visage immobile. La 66 échappe presque au monde moderne. Les villes fantômes de nos fantasmes américains, les motels et les stations-essence laissés à l’abandon, les carcasses de voitures qui dépérissent, tout au long de la route, ces vestiges glissent au rythme des miles qui s’égrènent. Les voitures sont rares et les espaces assoupis. Les touristes voyagent peut-être en compagnie du néant, mais partout les enseignes immobilisées de ces anciens motels aux allures Art déco rappellent au voyageur la glorieuse jeunesse de la route mère. Dans les commerces qui survivent, l’atmosphère est restée telle quelle, délicieusement kitsch. On y avale de gargantuesques breakfasts en discutant avec les gérants de ces petites affaires, les vieux de la vieille, les incontestables stars de la 66. Et dans le fond, résonne toujours la même chanson, en forme de suggestion : « If you ever plan to motor west / Travel my way, take the highway, that is the best / Get your kicks on route sixty-six… » (6)

(2) Parmi les nombreuses chapelles de Saint-Louis, on trouve celle de Jesus Christ, king of the road - Source : « Voyage sur les routes du monde, de la route de la soie à la route 66″, Géo.
(3) En 1889, plusieurs tribus indiennes occupent l’Oklahoma mais en avril, les 
land run, de frénétiques courses à la terre, débutent. Les colons s’approprient, sous la menace du canon, la plupart des espaces.
(4) Le 
« Dust Bowl » désigne une série de tempêtes de poussière qui sévit dans les années 1930 et ravage la région des grandes plaines aux Etats-Unis et au Canada.
(5) On trouve, en Arizona, le parc national du Painted Desert, où les différentes sortes de roches peignent des stries de couleur sur les reliefs, ainsi que le parc national de la Petrified Forest, qui abrite des arbres fossilisés.
(6) Extrait de 
‘Get Your Kicks on Route 66′, composée par Bobby Troup. 

« Si tu prévois de rouler vers l’Ouest / Suis mon chemin / Choisis la route principale / C’est ce qu’il y a de mieux / Et prends ton pied sur la route 66… »  

Amélie Weill pour Evene.fr – Juin 2008 – Le 06/06/2008

 

 

9 janvier, 2014

Le sens de l’humour français mais aussi des affaires …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 11:42

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Le propriétaire de ce bolide doit avoir de l’humour et le sens de la Pub, 
mais lors d’un contrôle, il a intérêt à être en règle… 
Y’a vraiment des mecs qui cherchent les ennuis. 
 
Un nouveau concept de livraison alimentaire à base de Poulet dixit  
« la maison Poulaga » dans les Bouches du Rhône … il fallait y penser et oser !!! 

Alors d’après vous, Vrai ou Faux ? 

> > > > >sens de l'humour 1
> > > > > > > > > > > sens de l'humour 2
> > > > > > > > > > > sens de l'humour 3

 En tout cas, le site existe vraiment !

http://www.lamaisonpoulaga.com/

La Maison Poulaga n’est pas une rôtisserie comme une autre.
Le décor, avec un liseré bleu et une caisse installée derrière des barreaux, crée l’ambiance d’entrée ; les employés portent l’uniforme presque parfait du policier.

Quant au véhicule ? Le net est tellement « encombré » de montages !

Cependant, tout porte à croire qu’il existe vraiment !

Cocorico

1 novembre, 2013

Des plaisirs de l’imagination …

Classé dans : Le Bonheur (153),Rêveries (62) — coukie24 @ 12:06

 

Des plaisirs de l'imagination ... dans Le Bonheur (153) 486b7424

Des plaisirs de l’imagination

Si les mots plaisir imaginaire signifient un plaisir qui n’a rien de réel, gardons-nous de les employer jamais. Le pauvre qui tous les jours, pendant douze heures, dormait et se croyait revêtu de l’autorité royale, avait un sort exactement semblable à celui du roi qui, rêvant pendant le même nombre d’heures, croyait souffrir le froid, la faim, et solliciter dans les rues la pitié des passants.
Tous nos plaisirs sont fugitifs, et tous sont réels. Faculté merveilleuse, l’imagination réveille les plaisirs passés, charme l’instant qui s’écoule, et voile l’avenir ou l’embellit d’espérances.

Bannissons ce préjugé vulgaire qui nous représente la raison et l’imagination comme deux ennemies, dont l’une doit étouffer l’autre. La raison ne dédaigne aucun plaisir facile et pur. L’erreur même d’un songe peut avoir du prix à ses yeux ; et quels avantages les rêves de l’imagination n’ont-ils pas sur ceux du sommeil ! Ma volonté fait naître les premiers ; je les prolonge, les dissipe et les renouvelle à mon gré. Tous les hommes qui s’étudient à multiplier les instants heureux, savent jouir d’aimables chimères, et peignent avec enchantement les heures d’ivresse qu’ils doivent à l’effervescence d’une imagination riante.

Il est des circonstances où la raison n’a plus à nous donner d’autre conseil que celui de nous livrer aux illusions, qui peuvent mêler encore quelques plaisirs à nos douleurs. Un homme de mérite qui, dans nos temps orageux, a passé vingt mois en prison, me disait qu’une nuit il rêva que sa femme et ses enfants lui apportaient la liberté. Ce rêve lui laissait un souvenir si profond, une émotion si vive qu’il forma le projet de le renouveler, par la pensée, chaque jour. Tous les soirs, excitant son imagination, il cherchait à se persuader qu’il était au moment de la réunion désirée ; il se représentait les transports de sa femme, les caresses de ses enfants, et ne laissait que des chimères occuper son esprit, jusqu’à l’instant où le sommeil lui faisait tout oublier. L’habitude, me disait-il, avait rendu mes illusions plus fortes qu’on ne pourrait le croire : j’attendais la nuit avec impatience ; et la certitude que le jour finirait par quelques instants heureux me faisait constamment éprouver je ne sais quelle exaltation qui m’étourdissait sur mes peines.

Dans l’infortune, les douces illusions ressemblent à ces feux brillants et colorés qui, durant les tristes hivers du pôle, présentent au milieu des nuits l’image de l’aurore. Une faculté mobile et vive, qui trompe le malheur, doit embellir le bonheur même. Aux avantages qu’on possède elle unit ceux qu’on désire. Par sa magie, nous renouvelons les heures dont le souvenir nous est cher, nous goûtons les plaisirs que promet un avenir lointain, et nous voyons du moins l’ombre légère de ceux qui nous fuiront.

Les illusions, a dit un sombre philosophe, sont l’effet d’une démence passagère. Ah ! les idées folles sont celles d’où naissent les ennuis, et les idées raisonnables sont celles qui charment la vie. Si vous rejetez ces principes, n’adoptez pas du moins une fausse et lugubre sagesse ; croyez plutôt que tout est folie sur la terre. Mais alors, je distingue des folies tristes, des folies gaies, des folies effrayantes, des folies aimables, et je veux choisir celles dont les prestiges sont riants et les erreurs consolantes.

Comment cet être morose, qui n’aperçoit sur la terre, que des méchants, et dans l’avenir que des malheurs, accuse-t-il de se laisser tromper par l’imagination celui qui se berce d’espérances flatteuses ? Tous deux s’abusent ; mais l’un souffre de ses erreurs, l’autre vit de ses illusions.

Ils ont des idées étranges, ces prétendus sages qui voient, dans les secours de l’imagination, la ressource des âmes faibles ! L’inquiétude, la tristesse, l’ennui, voilà les véritables signes de faiblesse. Il reçut une âme élevée celui qui, poursuivi par l’injustice, sourit encore à des illusions, et qui, pour échapper aux misères du monde réel, l’abandonne et fuit vers un monde idéal.

La sagesse ne dédaigne point une faculté brillante, et, pour goûter tous les plaisirs de l’imagination, il faut avoir une raison exercée. L’imagination ressemble tantôt à ces magiciennes qui transportaient sur des bords enchantés le héros objet de leur amour, tantôt à leurs ennemies qui multipliaient autour de lui les périls. Livrée à ses caprices, peut-être nous ferait-elle redouter mille maux chimériques, aussi féconde pour enfanter des tourments qu’elle est ingénieuse à créer des plaisirs. La raison, qui ne peut la suivre toujours, doit lui montrer quels sentiers le bonheur l’invite à parcourir.

La raison est nécessaire encore à l’instant où les chimères disparaissent. Cet instant nous afflige ; mais je serais dans la situation dont un rêve enchanteur me faisait goûter les délices, que je pourrais encore et désirer et m’attrister. Tout homme dont l’esprit est élevé, le coeur bon, s’est plu à supposer que, loin des sots, à l’abri des méchants, seul avec quelques amis, il vivait dans une contrée riante, séparée du reste du monde. Que ce rêve se réalise, demain l’asile paisible, ignoré, nous verra donner des regrets aux lieux que nous aurons quittés, et former des désirs pour échapper aux ennuis de la nouvelle patrie. Puisque notre sort changerait vainement, étudions l’art d’en adoucir les peines,

apprenons à jouir de tous ses avantages, et qu’ils soient embellis par les heureux prestiges d’une imagination féconde.

Nos regrets naîtraient-ils de la rapidité avec laquelle les illusions disparaissent ? Eh quoi ! j’ai vu des riches et des grands dépouillés en un instant de leur fortune, de leur pouvoir, et je m’affligerais lorsqu’un songe s’évanouit pour moi ! Mais encore, ces infortunés ont perdu pour jamais les biens qui leur étaient si chers, et moi, je renouvelle à mon gré mes illusions et mes plaisirs.

Loin de sacrifier aucune de nos facultés, exerçons-les toutes ; et qu’elles se prêtent mutuellement des secours. Il faut, lorsqu’on avance dans la vie, que la raison acquière le calme de l’âge mûr ; mais que le coeur et l’imagination conservent encore des étincelles du feu de la jeunesse.

d86ca353 dans Rêveries (62)
Joseph Droz, Essai sur l’art d’être heureux, Chap. XVII

4 septembre, 2013

Un animal de compagnie …

Classé dans : Arche de Noé,Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:20

poeme

Un animal de compagnie !

bar5

Il est prouvé que lorsqu’on a vieilli
On se sente seul, que parfois on s’ennuie
Il existe des moyens de gérer notre vie
Peut-être avoir un animal de compagnie

Ça pourrait être un chat, ou même un chien
Un poisson rouge, une perruche, ou un serin
Ce qui importe serait de l’aimer
Et de bien vouloir nous en occuper

 Un animal de compagnie ... dans Arche de Noé back89

Il pourrait s’appeler Coquine, ou bien Coquin 

Le choix de son nom vous appartient

Vous pourriez alors lui parler, l’écouter
Bouger, vous auriez une vie à partager

Coquine adopterait votre routine
Coquin vous montrerait qu’il est très bien
Si votre trésor d’ailleurs était heureux
Il se montrerait très affectueux

Il voudrait que vous le brossiez
Vous lècherait pour vous remercier
Si vous essayiez vous l’adopteriez
Vous ne pourriez plus vous en passer

Ses gestes vous rappelleraient votre jeunesse
au moment ou vous êtes plein
de tendresse


Texte Claude Marcel Breault

BONNE JOURNÉE !

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25 juin, 2013

La jeunesse …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:23


La jeunesse

La jeunesse ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) robertduncan14

 

Tout le plaisir de vivre est tenu dans vos mains,

Ô Jeunesse joyeuse, ardente, printanière,

Autour de qui tournoie l’emportement humain

Comme une abeille autour d’une branche fruitière !

robertduncan12 dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 

Vous courez dans les champs, et le vol d’un pigeon

Fait plus d’ombre que vous sur l’herbe soleilleuse.

Vos yeux sont verdoyants, pareils à deux bourgeons,

Vos pieds ont la douceur des feuilles cotonneuses.

 robertduncan11

Vous habitez le tronc fécond des cerisiers

Qui reposent sur l’air leurs pesantes ramures,

Votre cœur est léger comme un panier d’osier

Plein de pétales vifs, de tiges et de mûres.

 robertduncan15

C’est par vous que l’air joue et que le matin rit,

Que l’eau laborieuse ou dolente s’éclaire,

Et que les cœurs sont comme un jardin qui fleurit

Avec ses amandiers et ses roses trémières !

 robertduncan6

C’est par vous que l’on est vivace et glorieux,

Que l’espoir est entier comme la lune ronde,

Et que la bonne odeur du jour d’été joyeux

Pénètre largement la poitrine profonde !

 1qg08juv

C’est par vous que l’on est incessamment mêlé

A la chaude, odorante et bruyante nature ;

Qu’on est fertile ainsi qu’un champ d’orge et de blé,

Beau comme le matin et comme la verdure.

robertduncan9 

Ah ! jeunesse, pourquoi faut-il que vous passiez

Et que nous demeurions pleins d’ennuis et pleins d’âge,

Comme un arbre qui vit sans lierre et sans rosier,

Qui souffre sur la route et ne fait plus d’ombrage…

 robertduncan3

 Anna de NOAILLES   (1876-1933)

21 février, 2013

Quand le temps s’allonge et nous englue…

Classé dans : Citations, proverbes... — coukie24 @ 15:42

« L’invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d’où le bonheur s’est enfui.  »

 Boleslaw Prus

Quand le temps s'allonge et nous englue... dans Citations, proverbes... 476658037586d0

« L’ennui est un avertissement, qu’on n’écoute jamais trop.  »

 Claude Roy

3 février, 2013

Heureux ceux qui aiment à lire …

Classé dans : Lecture, écriture (57) — coukie24 @ 17:30

Heureux ceux qui aiment à lire ... dans Lecture, écriture (57) olga-vorobyeva14

« L’ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s’occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire.  »

 Fénelon

1 juillet, 2012

Liberté …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:14
Liberté ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1314109272

 Liberté

 Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

76ac6a6e dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

26 octobre, 2011

Sur ce sentiment inconnu …

Classé dans : Sentiments (132) — coukie24 @ 20:47

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Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
[Françoise Sagan]

21 avril, 2011

Eviter l’ennui, c’est …

Classé dans : Arche de Noé,Citations, proverbes...,Le Bonheur (153) — coukie24 @ 10:42

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Le bonheur n’est pas de chercher le bonheur, mais d’éviter l’ennui. C’est faisable avec de l’entêtement.

Gustave Flaubert

23 octobre, 2010

Il y a de la compassion partout … (belle histoire)

Classé dans : Arche de Noé,Sentiments (132) — coukie24 @ 8:43

Il y a de la compassion et de l’Amour partout …

 Il y a de la compassion partout ... (belle histoire) dans Arche de Noé coeurbleu

même au bureau de poste.

ligne55 dans Sentiments (132)

J’ai reçu cette belle histoire et je veux la partager avec vous !
lettre1

Le mois dernier, Abbey, notre chienne de 14 ans, est décédée.

Le lendemain de sa mort, ma petite fille de 4 ans, Meredith,

ne cessait de pleurer et de nous dire à quel point elle s’ennuyait d’Abbey.

Elle nous demanda si elle pouvait écrire une lettre à Dieu,

pour lui dire qu’Abbey était montée au ciel,

pour qu’il puisse la reconnaître.

Je lui ai dit que c’était possible.

Et voilà ce qu’elle lui a écrit:

lettre

Cher Dieu,

Voulez-vous S.V.P. prendre soin de mon chien Abbey ?

Elle est morte hier, et elle est maintenant près de vous, au ciel.

Elle me manque beaucoup.

Je vous remercie de m’avoir donné ce chien à aimer, même si elle est tombée malade.

J’espère que vous allez jouer avec elle.

Elle aime jouer à la balle et elle aime nager.

Je vous envoie sa photo.

Ainsi, lorsque vous la verrez, vous saurez que c’est elle.

Je m’ennuie beaucoup d’elle.

Avec amour,

Meredith

dog

Nous avons placé la lettre, ainsi qu’une photo d’Abbey ,

dans une enveloppe, et nous l’avons adressée:

« À Dieu, au ciel ».

Nous avons placé notre adresse de retour sur l’enveloppe.

Puis, Meredith a collé plusieurs timbres sur l’enveloppe,

car elle s’est dit que ça prendrait beaucoup de timbres pour livrer la lettre au ciel.

Cet après-midi là, nous avons déposé la lettre au Bureau de Poste.

Quelques jours plus tard,

elle me demanda si je croyais que Dieu avait reçu notre lettre.

Je lui ai dit que probablement il l’avait reçue.


colis

Hier, nous avons trouvé un colis devant notre porte, adressé à Meredith.

L’écriture nous était étrangère.

Meredith ouvrit le colis.

À l’intérieur,

il y avait un livre de Mr. Rogers intitulé:

« Quand un animal de compagnie meurt. »

Collée à l’intérieur de la couverture,

il y avait la lettre que Meredith avait écrite pour Dieu.

Sur l’autre page, la photo de Abbey , accompagnée d’un petit mot:


Chère Meredith,

Abbey est arrivée saine et sauve au Paradis.

Grâce à la photo, je l’ai immédiatement reconnue.

Abbey n’est plus malade.

Son esprit est avec moi, tout comme elle est dans ton cœur.

Elle fut très heureuse et a beaucoup aimé être ton chien.

Comme nous n’avons plus besoin de notre corps au Paradis,

je n’ai pas de poche pour conserver ta photo.

Alors, je te la retourne dans ce petit livre,

pour que tu puisses toujours te souvenir d’Abbey.

dogangel1

Je te remercie pour la très belle lettre,

et je remercie ta maman

pour l’aide qu’elle t’a apportée pour l’écrire et me la poster.

C’est une maman merveilleuse que tu as.

Je l’avais choisie spécialement pour toi.

Je t’envoie mes bénédictions et souviens-toi que je t’aime beaucoup.

En passant, je ne suis pas difficile à trouver.

Je suis partout où il y a de l’Amour.

Avec Amour,

Dieu xxx

ligne55

Histoire trouvée site : http://maya.com

22 octobre, 2010

Le Fermier et la fontaine !

Classé dans : Moralité (13),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 15:10

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Fable à méditer… 

Une ferme se trouvait au bord du chemin de Compostelle.
Son propriétaire voyait régulièrement des pèlerins passer.
Le soleil étant régulièrement de la partie et, ceux-ci étaient souvent assoiffés.
Pour les aider, il installa une fontaine d’eau qu’il offrit gratuitement à tous ces voyageurs.
Chacun en profitait et tout le monde trouvait cela normal et pratique.
Un jour, un voyageur zélé, prit cette eau et, arrosa tous ceux qui passaient par là, pour les rafraichir.
Il n’y voyait que de l’entraide…
Une personne qui avait peur de l’eau, et portait une belle tenue, se sentit agressée par ce geste et vint se plaindre au fermier.
« C’est de votre faute si cet individu m’a mouillée, je vais me plaindre à la justice , vous l’avez laissé faire » !
Le fermier qui travaillait au champ pendant ce temps-là, n’avait pas passé son temps à surveiller la fontaine et tombait des nues.
Il s’excusa, et afin d’éviter ce genre d’ennui, demanda aux pèlerins et particulièrement à l’homme zélé, de ne prendre de l’eau que pour leur soif et celle de ceux qui donnaient leur accord.
Mais l’individu zélé, continua de distribuer de l’eau à toutes les personnes qui passaient, allant même jusqu’à en porter aux notables du coin qui avaient l’eau courante chez eux.
Ceci fit monter la colère de la première personne mouillée qui s’en prit de nouveau au fermier : « Vous laissez faire n’importe quoi, c’est que vous êtes d’accord avec lui ! »Alors, devant le manque de responsabilité du distributeur d’eau, le fermier fit vider la fontaine en réfléchissant comment continuer à aider les personnes sans que personne ne puisse se servir de son eau pour nuire en voulant servir…
Les pèlerins habitués se demandèrent pourquoi la fontaine si utile était vide… et le fermier leur indiqua une autre source plus loin.
L’homme horrifié par la décision du fermier le traita de couard et nomma la personne mouillée par toutes les injures qu’il connaissait.
Le fermier lui répondit alors :
Dans la vie, il y a toujours la solution de choisir ce qui est le mieux pour la paix.
Lorsqu’un homme se blesse, il peut passer son temps à critiquer la ronce qui l’a écorché ou commencer par nettoyer la plaie et retirer toute écharde qui a pu commettre la blessure.
Ensuite, il panse sa plaie et nettoie l’endroit de toute ronce dangereuse.
S’il fait l’inverse, sa plaie a le temps de s’infecter et sa colère lui provoquer d’autres blessures plus importantes.
Il y a un ordre divin pour toutes choses.
La nature est un modèle.
L’oiseau choisit son couple et construit le nid, avant de pondre.
Celui qui ne suit pas cet ordre, comme le coucou, va pondre dans le nid d’autrui et détruit la vie des autres, en voulant donner la vie à sa descendance.
A chacun ses responsabilités.
L’homme eut beaucoup de mal à comprendre que son attitude était celle d’un coucou qui prenait la place chez ceux qui n’avaient rien demandé.
A partir de ce jour, le fermier transforma la généreuse fontaine en distributeur limité d’eau.
Un verre à la fois, impossible de remplir les seaux ni de se servir du tuyau.
Les pèlerins trouvèrent ce nouveau système adapté à leurs réels besoins et le fermier continua tranquillement son travail.

Morale : Qui veut aider longtemps adapte sa générosité.

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Histoire trouvée chez Maya

1 juillet, 2010

Le chien et le lapin

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:13

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Un lapin malin s’appelait Tablier.
U
n chien, beau mais fripon, s’appelait Coton.
L
e lapin habitait dans un terrier,
Le chien dans une maison.


Un jour, le maître du chien
P
artit à la chasse.
C
oton qui était las
D
e jouer au chien
S
‘amusa avec le lapin.
I
ls décidèrent de jouer
Un tour au chasseur :

 

« Je t’emmènerai près de mon maître, dit Coton.
E
t pendant la nuit, en douceur,
N
ous partirons.
-
B
onne idée, lui dit-il.
-
Allons voir ton maître Gil.»

 


Comme la nuit tombait,
D
ans la maison ils entrèrent.
I
l était trop tard pour manger
Le malin Tablier.

 

Le chasseur et sa femme décidèrent
Q
u’ils se lèveraient
T
ôt le lendemain et commenceraient
À
cuisiner le lapin.
E
n attendant, ils l’emprisonneraient
Dans la niche du chien.

 

Pendant la nuit,
L
e chien prit le lapin
E
t l’emporta bien loin…
D
es ennuis…

Moralité:

Qu’on soit chien
O
u lapin
O
n peut s’entendre très bien
Et devenir copain!

Alizée DAUVERGNE

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Une fable moderne

Par Alizée DAUVERGNE de la classe de 5ème7

Collège Anatole France
Montataire – 60

22 juin, 2010

z – réflexion d’un retour de voyage …

Classé dans : — coukie24 @ 22:33

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réflexion d’un retour de voyage

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Là où le bleu s’empare de vos yeux,
Là où tout vous semble si merveilleux,
Croiriez vous au paradis du pacifique
Vous qui étiez en quête du magnifique ?

Quand, sous un soleil, vous réveille l’oiseau siffleur,
Quand vous bercent les vagues du large,
Seriez-vous prêts à partir de ce bonheur
Et retrouver la ville et ses nuages ?

Quand l’homme inconnu vous sourit,
Quand sous sa hutte il vous apporte son propre riz,
Verrez-vous le monde différemment
Que celui qui rejette la couleur constamment ?

Les voyages nous forgent tous, nous rassemblent sous la même voûte.
La couleur n’émane que d’un simple pigment de nos yeux,
Nous voyons tous les mêmes choses et prenons parfois la même route.
Nous avons perdu l’habitude de voir avec notre cœur ceux

Qui d’apparence sont différents de nous mais si proches d’elle qu’on oublie,
Elle qui tourne sans cesse, elle qui nous donne le jour et la nuit.
Terre, nous sommes tous plantes de ton monde
Mais pourtant nos différences nous détruisent à chaque seconde.

« o temps suspends ton vol, et vous heures suspendez votre cours, laissez nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours »

poème d’amitié écrit par caballero -Trouvé chez : http://hasta-siempre04.skyblog.com

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« Voyager, c’est demander d’un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu. » (Paul Morand)

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  »Un pays, c’est pour moi, une visage, un sourire, un accueil, un prénom, bien plus que des villes, des montagnes, des forêts ou des rivières » (Pierre Fillit)

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« Partir, c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent . » ( P.Fillit)

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« Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés. » (Carlo Goldoni)

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Voyager c’est vivre, apprendre le monde. Quand j’aurai appris, je pourrai mourir tranquille. » (Charlotte Pioch)

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« Celui qui ne voyage pas ne connaît pas la valeur des hommes. » (proverbe maure)

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« Au premier voyage on découvre, au second on s’enrichit. » (proverbe touareg)

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« Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. » (Roland Dorgelès)

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« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. » (Marcel Proust)

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« L’important arrive non pas au terme de la route, mais bien avant, pendant le trajet lui-même. » (M. Pavic)

« Il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. » (Lamartine)

« Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte. » (A. Karr)

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J’ai pioché un peu partout dans le net des images, gifs et des textes.
Si certaines sont à vous ou que le nom de l’auteur n’y figure pas, n’hésitez pas à me joindre ! si certaines images doivent obtenir une autorisation pour être publiées , faites moi le savoir, je retirerai aussitôt les images, car en aucun cas je ne veux nuire à qui que se soit.
Bonne visite et contactez-moi en cas de problème.  Merci
 

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z - réflexion d'un retour de voyage ... dans Généralités & Divers (152) t5z5kzre

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14 décembre, 2009

L’huître perlière …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 14:07

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« Si vous savez observer la nature, vous verrez qu’elle ne cesse de
nous présenter des méthodes pour résoudre nos problèmes. Par
exemple: comment l’huître s’y prend-elle pour fabriquer une perle ?
À l’origine, il y a un grain de sable qui est tombé dans sa coquille,
et ce grain de sable est une difficulté pour elle, il l’irrite. «Ah,
se dit-elle, comment m’en débarrasser ? Il me gratte, il me démange,
que faire ?»
Elle commence à réfléchir, elle se concentre… elle médite !
Et un jour elle commence à sécréter une matière spéciale
avec laquelle elle enveloppe ce grain de sable tellement irritant,
de façon à ce qu’il devienne lisse, poli, velouté.
Et quand elle y a réussi, elle est contente, elle se dit: «J’ai vaincu une difficulté, je l’ai transformée !»

Alors, voilà la leçon de l’huître perlière :
elle vous apprend que par la pensée vous pouvez envelopper vos
ennuis, vos contrariétés d’une matière lumineuse, irisée, et ainsi
vous amassez des richesses inouïes au-dedans de vous.

Le véritable spiritualiste est celui qui sait travailler sur ses
difficultés pour en faire des perles précieuses. »

 

25 novembre, 2009

Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous,

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 0:13

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Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous,
Où la guerre, la paix, l’amour, la haine, l’ire,
La liesse, l’ennui, le plaisir, le martyre
Se suivent tour à tour et se jouent de nous.

Ce Monde est un théâtre où nous nous jouons tous
Sous habits déguisés à malfaire et médire.
L’un commande en tyran, l’autre, humble, au joug soupire ;
L’un est bas, l’autre haut, l’un jugé, l’autre absous.

Qui s’éplore, qui vit, qui joue, qui se peine,
Qui surveille, qui dort, qui danse, qui se gêne
Voyant le riche soûl et le pauvre jeûnant.

Bref, ce n’est qu’une farce, ou simple comédie
Dont, la fin des joueurs la Parque couronnant,
Change la catastrophe en triste tragédie.

André Mage de FIEFMELIN (1560-1603).

Poème trouvé chez : http://unpeudetao.unblog.fr

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4 novembre, 2009

On ne badine pas avec l’Amour …

Classé dans : Amour (119) — coukie24 @ 22:43

Alfred de Musset

Photo de Musset

«… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»
Alfred de Musset

17 septembre, 2009

m – Happy birthday dear blog !

Classé dans : — coukie24 @ 14:42

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gateau10

 

Bon anniversaire, cher Blog !

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En effet tu viens d’avoir un an, et il y en a eu des choses dites et des photos publiées, durant ce temps, ainsi que le plaisir d’avoir eu des contacts sympas.
Pardonnez moi, contacts sympas, vous êtes trop nombreux , je ne puis tous vous nommer, et ce qui est fantastique, c’est que vous m’avez écrit des commentaires de partout.

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Un an que je passe du temps avec toi Blog… Heureusement que le click n’est pas payant… Un an que je remplis tes pages blanches, que j’écume tes articles. Un an que je lis, que j’écris, que je réponds, que je commente, que j’apprends, que je découvre, que je partage, que je fabrique…

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Bien sûr quelques spams, mais rien de méchant !

Un Blog, c’est comme un Tomagoshi, vous savez ces petits jouets (animaux virtuels) qui amusent les enfants, ma petite fille s’évertuait avec beaucoup de patience à m’expliquer qu’il fallait les nourrir régulièrement, autrement ils s’étiolent et ils meurent ! …

J’ai connu autour de moi des blogs qui ont eu des vies éphémères tellement leurs commentaires distillaient du venin au point que leurs auteurs ont du abandonner… ça arrive malheureusement !

C’est pourquoi cher Blog, je ne te soumettrai jamais à des questions embarrassantes, indiscrètes ou à des préjugés. Un blog n’est pas un forum…

Longue vie à toi, «  de tout en vrac  » ! ta durée sera liée à mon inspiration et cela voudra dire que tu plais et que tu sais distraire tes visiteurs …

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Blog et moi nous vous redisons toute notre amitié, notre cordialité, notre sympathie, selon notre degré d’intimité !

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Je vous apprécie amis visiteurs et je vous remercie beaucoup pour vos publications.

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« C’est par l’esprit qu’on s’amuse ; c’est par le coeur qu’on ne s’ennuie pas.
Citation anniversaire de Rivarol »

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m - Happy birthday dear blog ! dans Généralités & Divers (152) cd70857e431

 

28 août, 2009

Il pleure dans mon coeur …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:39

Il pleure dans mon coeur ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) ga1zxnfp 

Auteur : Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine
!

pluie210 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

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