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1 août, 2019

Conseils pour s’endormir plus vite: 7 spécialistes du sommeil révèlent leurs trucs et astuces

Classé dans : Actualités — coukie24 @ 10:16

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SOMMEIL – Même les spécialistes du sommeil ont parfois du mal à s’endormir. Sauf que, chez eux, ça ne dure jamais longtemps. Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils utilisent des méthodes scientifiques pour tomber dans les bras de Morphée. Si vous voulez profiter enfin d’une bonne nuit de repos, adoptez vite leurs techniques!

Faites des bulles

Dit comme ça, ça paraît ridicule, mais quelques bulles avant d’aller au lit (des petites bulles, comme on faisait quand on était gamins avec des bouteilles en plastique) aide à trouver le sommeil, explique Rachel Marie E. Salas, professeur de neurologie à l’école de médecine de l’Université Johns Hopkins.

Un peu comme ces exercices de respiration qui aident à relaxer le corps et l’esprit. Une activité aussi bébête peut aussi vous aider à chasser toutes les pensées susceptibles de vous empêcher de dormir.

Toujours pas convaincu? Une autre possibilité: asseyez-vous bien confortablement, fermez les yeux et comptez vos inspirations et vos expirations pendant 3 à 15 minutes.

Quand vous commencez à vous déconcentrer (ce qui ne manquera pas d’arriver), recommencez à zéro. Des chercheurs népalais ont constaté que cette forme de méditation, pratiquée seulement quelques minutes par jour, peut faire baisser la tension artérielle et le rythme cardiaque, apaiser l’anxiété et améliorer le sommeil.

Trouvez une distraction

On vous a peut-être dit que les lits ne sont faits que pour deux choses: le sommeil et l’amour. Mais il est aussi recommandé de lire avant de s’endormir, nous dit le docteur Janet K. Kennedy, psychologue clinicienne à New York.

Plus on se retourne dans son lit en cherchant le sommeil, plus on stresse et plus le corps produit de l’adrénaline, ce qui complique encore les choses. « Se changer les idées avec un bon livre permet à la fatigue physique de reprendre le dessus », déclare-t-elle.

Autre possibilité: l’autohypnose. Fans de basket ou de golf, imaginez-vous en train d’enchaîner les paniers ou de vous lancer sur votre par 3 préféré. « La visualisation mentale réduit l’anxiété et permet au cerveau d’entamer son mécanisme d’endormissement », explique le spécialiste du sommeil W. Christopher Winter, consultant pour le magazine Men’s Health.

Détendez-vous

Non seulement une musique douce et apaisante aide à s’endormir, mais elle contribue également à rendre le sommeil plus profond, indique le docteur James Maas, auteur de Sleep for Success! Everything You Must Know about Sleep but Are Too Tired to Ask (« Dormir pour réussir! Tout ce que vous devez savoir sur le sommeil même si vous êtes trop fatigué pour poser la question »).

Des études montrent que la musique douce fait baisser le rythme cardiaque et la tension artérielle et vous aide à vous détendre. Les musiques d’ambiance relaxantes, comme les bruits de vagues ou de pluie, fonctionnent aussi très bien.

Essayez les stations de musique classique, ou l’application Rain, Rain Sleep Sounds.

Faites du sport le soir

Une bonne séance de sport après le travail aide parfois à piquer du nez plus facilement, selon le docteur Orlando Ruiz-Rodriguez, spécialiste du sommeil à l’hôpital South Seminole d’Orlando.

Une étude suisse récente suggère que 90 minutes d’exercice intense avant d’aller se coucher peuvent réduire votre niveau de cortisol, l’hormone du stress, et donc aider à l’endormissement.

En plus, vous n’avez même pas besoin de sortir! Avec des DVD de fitness, préparez-vous à faire fondre votre petit bedon sans quitter la maison (quelqu’un a fondu de huit kilos en six semaines à peine!).

Oubliez l’horloge

Une fois la lumière éteinte, ne vérifiez plus l’heure, même en cas de réveil au milieu de la nuit, conseille le docteur Nathaniel F. Watson, président de l’Académie américaine de médecine du sommeil.

Sinon, vous allez forcément vous mettre à penser au temps que vous avez déjà passé au lit et à celui qu’il vous reste avant de vous lever. « Si je m’endors tout de suite, je peux encore dormir cinq heures et vingt-et-une minutes. » Ça ne fait que vous angoisser, ce qui risque de vous tenir encore plus éveillé.

Pour éviter de succomber à la tentation de regarder l’heure, utilisez un réveil non lumineux, ou tournez-le. Si votre portable vous sert de montre, mettez-le hors de portée, dans le tiroir de votre table de nuit.

Faites une liste de choses à faire

L’esprit bien rempli? Si vous avez du mal à gérer toutes les pensées stressantes qui vous emplissent la tête en fin de journée, écrivez une liste de choses à faire le lendemain, suggère le docteur Andrew J. Westwood, professeur de neurologie à l’université de Columbia.

Avoir trop de choses en tête empêche le cerveau de se reposer, vu les tonnes d’informations qu’il doit digérer. Néanmoins, les noter sur un papier aide à reprendre un peu les choses en main et permet au cerveau de pouvoir se détendre, conclut-il.

Ce blog, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Barès pour Fast for Word.

Sleeping Kitten

25 octobre, 2014

Changer de vie – La hiérarchie des besoins de Maslow

Classé dans : Psychologie (72) — coukie24 @ 13:23

Changer de vie – La hiérarchie des besoins de Maslow

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Le psychologue américain Abraham Maslow a découvert ce qu’il a appelé «la hiérarchie des besoins». Il a dit que nos besoins doivent être satisfaits à un niveau inférieur avant que nous puissions passer à un niveau supérieur. Le sommet de la hiérarchie est la réalisation de soi. Maslow estime que la réalisation de soi est un besoin inné. A la base du triangle sont nos besoins fondamentaux – d’oxygène, de nourriture et d’eau. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour garantir ces exigences pour survivre. Dans notre société occidentale, la plupart de ces besoins sont remplis avec peu d’effort. Peu d’entre nous ont connu la vraie faim et la soif. Dans le tiers monde ou des pays moins nantis des personnes luttent chaque jour pour répondre à ces besoins de base. Le deuxième niveau est le besoin de sécurité, d’un abri et de protection. Nous avons tous besoin d’un endroit pour vivre, une maison qui va nous protéger contre les éléments, un environnement qui offre sécurité et sûreté. Une fois que nous avons atteint ce niveau, nous sommes maintenant prêts à passer à la troisième niveau, qui est le besoin d’appartenance, de créer des liens avec des gens qui ont des vues similaires, des gens qui croient en ce que nous faisons et voient la vie de la même façon. L’appartenance signifie que nous sommes plus susceptibles de penser que ces gens aiment et se soucient de nous. Ce groupe nous donne l’expression de nous au-delà de notre famille immédiate. Le quatrième niveau est le besoin d’estime de soi. Nous voulons nous sentir bien par rapport à nous-mêmes et avoir d’autres personnes qui se sentent bien autour de nous. Lorsque nous parvenons à relever un défi difficile à réaliser, nous éprouvons un profond sentiment de satisfaction. Au plus haut niveau Maslow dit que notre besoin est de nous réaliser. Dans les pays développés, nous avons le luxe d’être en mesure de pouvoir lutter pour satisfaire les niveaux supérieurs de la hiérarchie de nos besoins. Au niveau supérieur, nous devenons créatifs parce que nous sommes libres de développer nos dons et talents, à écrire, à chanter, à peindre, à nous concentrer sur les aspects spirituels de la vie. Pour atteindre ce sommet, nous devons faire pleinement usage de notre potentiel. C’est vivre la vie au maximum.

Maslow appelle ce concept « selfactualization ». Certaines écoles de philosophie utilisent le terme  « réalisation de soi ». Maslow décrit vaguement la réalisation de soi comme« la pleine utilisation et l’exploitation des talents, des capacités et des potentialités « . Les personnes qui se réalisent sont celles qui ont développé ou qui sont en développement pour atteindre leur pleine stature. Ce qui importe est que nous comprenions que notre but dans la vie est d’atteindre notre plus haut niveau de développement. Maslow s’est intéressé à ce qui a motivé les gens qui réussissent. Il a entrepris une étude des personnes vivant une vie exceptionnelle. Son étude a porté sur Albert Einstein, William James, Eleanor Roosevelt, Abraham Lincoln, John Muir, Walt Whitman, et d’autres gens créatifs, des artistes, des écrivains et des poètes. Il voulait savoir ce qui les rendait différents de ce que nous pourrions appeler la «personne moyenne».

sources : http://changer-de-vie.org/

 

13 septembre, 2013

Lire par plaisir est bon pour la scolarité de l’enfant …

Classé dans : Lecture, écriture (57) — coukie24 @ 11:25

Le HuffPost  |  Par Emeline Amétis Publication: 12/09/2013 12h25 CEST  |  Mis à jour: 12/09/2013 12h25 CEST

Lire par plaisir est bon pour la scolarité de l'enfant ... dans Lecture, écriture (57) r-reading-children-large570

Selon une étude, les enfants qui lisent pour le plaisir sont plus enclins à obtenir de bonnes notes à l’école.

SCOLARITÉ – On vous le répétait fréquemment lorsque vous étiez petits? C’est désormais prouvé… Selon une étude récente réalisée outre-Manche par l’Institut d’Éducation (IOE), les enfants qui lisent pour le plaisir sont plus enclins à obtenir de bonnes notes à l’école que les autres.

L’étude qui révèle que ces enfants auraient davantage de facilités en maths, en vocabulaire et en orthographe, est la première à examiner les effets d’une lecture régulière sur le développement cognitif à long terme.

Lire aussi:
»Comment devenir un boss des maths
»Les filles ont toujours de meilleurs résultats en lecture et les garçons en mathématiques
» Les écoliers français mauvais en lecture

Menée par le docteur Alice Sullivan et Matt Brown, l’enquête est basée sur les résultats scolaires de 6000 enfants âgés de 5 à 16 ans et suivis en 1970 par une étude prospective britannique.

Un facteur de réussite plus important que l’éducation des parents

En comparant l’évolution scolaire d’enfants de 5 et 10 ans issus du même milieu social, les scientifiques ont découvert que ceux qui lisaient plus d’une fois par semaine à dix ans avaient de meilleurs résultats dans toutes sortes de matières arrivés à l’âgé de 16 ans. Les résultats sont également significativement meilleurs pour les enfants auxquels on lisait des histoires le soir à 5 ans.

Il est possible que la lecture personnelle de ces enfants soit un facteur tout aussi, voire plus, important que le niveau d’éducation de leurs parents.

L’avantage de ceux qui ont des activités littéraires, comme se rendre à la bibliothèque ou lire des journaux, est quatre fois supérieur à celui de ceux qui ont des parents diplômés.

Bien que l’impact soit positif sur leurs résultats en mathématiques et en orthographe, il reste tout de même principalement concentré sur le vocabulaire des élèves.

« Cette habilité à lire aide sûrement les enfants à acquérir toutes sortes de connaissances et à comprendre de nouvelles informations. Cela affecte également leur intérêt sur une quantité considérable de sujets » soutient le docteur Sullivan.

Selon une autre étude réalisée en 2004, la lecture est importante pour le développement personnel et social d’un individu mais aussi pour sa vie civique et économique.

Comme le précisait un an auparavant le Département de la Culture, des Médias et des Sports, « les gens ne peuvent être actifs ou être informés sans être capable de lire. Le goût pour la lecture est un prérequis pour presque toutes les activités sociales et culturelles ».

Une découverte, à l’ère du numérique, qui pourrait avoir le mérite d’en remettre certains sur le droit chemin de la lecture.

D’après l’étude PIRLS, les écoliers français mauvais en lecture et sont en dessous de la moyenne européenne. 

 

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16 août, 2013

Les croyants seraient moins intelligents que les athées, d’après une étude américaine

Classé dans : Actualités — coukie24 @ 13:53

HuffPost Maghreb  |  Par Rebecca Chaouch Publication: 15/08/2013 13h00 

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« La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine » (Victor Hugo)

Et si la foi et l’intelligence étaient justement liées? Dans une étude publiée le 6 août et intitulée « La relation entre l’intelligence et la religiosité », des chercheurs américains affirment que les personnes croyantes seraient moins intelligentes que les athées.

Pour en venir à cette conclusion, les psychologues Miron Zuckerman et Jordan Silberman de l’Université de Rochester (New-York), ainsi que Judith Hall de l’Université Northeastern (Boston) se sont penchés sur des recherches menées tout au long du siècle dernier, de 1928 à 2012.

53 études sur 63 soulèvent « une relation négative fiable entre l’intelligence et la religiosité », relation qui se détecterait dès le plus jeune âge.

Comment expliquer cette corrélation?

Bien que ce lien « négatif » entre QI et foi ne se vérifie pas dans 10 des études, le document émet « l’hypothèse que les croyances religieuses sont irrationnelles, non ancrées dans la science et, par conséquent, peu attrayantes pour les gens intelligents.  » Les personnes « intelligentes » seraient beaucoup plus réticentes face au dogme religieux.

« 58% de scientifiques américains choisis au hasard ont exprimé un scepticisme ou un doute par rapport à l’existence de Dieu. Cette proportion est passée à presque 70% chez les scientifiques les plus éminents », selon une étude de 1916.

Une autre de ces études se concentre sur le niveau de croyances de 1 500 enfants surdoués, et révèle que les enfants les plus intelligents sont ceux qui sont les plus éloignés des préceptes religieux.

Ces recherches prouvent aussi que les personnes âgées au QI plus élevé sont moins enclines à suivre une religion.

Les chercheurs constatent enfin que les personnes intelligentes et athées sont plus nombreuses au contact de communautés religieuses. Cela s’expliquerait en fait par leur refus de se conformer à ce qui les entoure, en tout cas en matière de religion.

Le rapport précise :

« Les personnes intelligentes passent typiquement plus de temps à l’école, d’où une forme d’autorégulation qui pourrait s’avérer bénéfique sur le long-terme (…) Plus de personnes intelligentes décrochent des postes de haut niveau, (ce qui) pourrait contribuer à une meilleure estime de soi et encourager le contrôle personnel de ses croyances (…) Les personnes intelligentes ont plus de chance de se marier et de rester mariées (…) On suggère donc que au fur et à mesure que les personnes intelligentes passent de jeune adulte à adulte, puis à l’âge mur, les avantages de l’intelligence continueraient à croître ».

Mais qu’entend-on au juste par « personnes intelligentes » ?
Un pavé de plus dans la sacro-sainte mare?

Dans ce document, les psychologues définissent l’intelligence comme:

« La capacité de raisonner, de planifier, de résoudre des problèmes, de penser de façon abstraite, de comprendre des idées complexes, d’apprendre rapidement ».

Mais des voix s’élèvent déjà contre cette définition, qui serait trop étroite. Qu’en est-il alors de l’intelligence au sens plus créatif et humain?

Après la bourde de la candidate australienne sur « ce pays qu’est l’Islam » et l’erreur judiciaire française sur la « nationalité Arabe », cette étude ne sera-t-elle pas la « pique » religieuse de trop?

Pour éviter tout amalgame et éventuellement calmer les esprits, le Professeur Zuckerman remet ces résultats dans leur contexte. Il précise que toutes les études utilisées s’étendent bien de 1928 à 2012, mais qu’elles se limitent à des documents rédigés en langue anglaise. Il rappelle aussi que presque toutes les personnes ayant participé à ces études sont occidentales.

Plus précisément, 87% des personnes impliquées dans ces recherches vivent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada. L’analyse concerne donc plus les protestants, non les musulmans, les juifs ou les catholiques.

A bon entendeur.

article de : http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/15/croyants-moins-intelligents-athees-etude-americaine_n_3760431.html

 

5 septembre, 2012

Trop d’enfants laissés sur le bord du chemin de l’école …

Classé dans : Généralités & Divers (152) — coukie24 @ 10:56

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Il attache les mots, écrit « japel » au lieu de « j’appelle », se mélange les pinceaux entre les consonnes qui doublent et celles qui restent célibataires. Il est désarmé devant le son [é], surtout quand il se trouve à la terminaison d’un verbe, et confond les « s’ » et les « c ». On se moque de lui, on le traite volontiers de nul, en l’orientant vers des spécialistes qui lui laissent entendre qu’il a un problème. « Il », c’est cet élève, souvent dans le fond de la classe, qui ne déteste pas forcément l’école, mais qui a une trouille bleue des évaluations. Son problème ? L’écrit. Il ne maîtrise pas suffisamment le français et ses règles d’orthographe et de grammaire.

Quand il reçoit ses copies corrigées ou montre ses cahiers à son instituteur, son professeur ou parfois à l’un de ses parents, il entend souvent : « mais enfin, relis toi ! » ou « concentre-toi un peu, ce n’est pas compliqué, tous les autres ont compris ! ». Dans ces cas-là, il soupire, il prend sur lui. Il en a plus qu’assez d’expliquer que non, il n’a pas compris. Cet élève, c’est celui qui est victime d’un postulat, qu’il doit systématiquement démonter.S’il est mauvais à l’école, ce serait parce qu’il n’est pas assez assidu. Or,combien d’enfants échouent à retenir un savoir tout simplement parce que la façon dont on leur a expliqué ne leur convient pas ?

En ce qui concerne l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, il ne faut pas forcément incriminer la méthode globale ou mixte, qui a connu, certes, de nombreux échecs, mais qui a très bien fonctionné pour certains. Ce qu’il faudrait, c’est mettre sous les yeux de l’enfant qui apprend à lire une méthode qui correspond à son type de mémorisation. Car non, nous ne sommes pas égaux devant l’apprentissage. Un enfant qui possède une mémoire à dominante visuelle ne recevra pas un cours de la même manière qu’un enfant qui a une mémoire à dominante auditive ou kynesthésique, c’est à dire, qui a besoin d’avoir recours au geste pour retenir. Evidemment, il est compliqué de concocter un repas spécifique à chaque élève de CP d’une classe de 27 ou 28. En revanche, il est possible d’utiliser une méthode d’apprentissage qui sollicite à la fois les yeux, les oreilles et les mains des enfants, de façon à en laisser le moins possible sur le carreau. À une seule condition, cependant, celle d’être patient. Il faut neuf mois pour apprendre à lire correctement. Or, aujourd’hui, un enfant qui entre en CP en septembre doit souvent être capable de lire fin décembre. Où va t-on ? Cette année n’est t-elle trop importante pour prendre le risque de la bâcler pour le tiers des élèves ?

De la même manière, dans les classes supérieures, quand le professeur d’histoire énonce à voix haute un cours sur le krach boursier de 1929, en demandant aux lycéens de le prendre en notes puis de l’apprendre pour le devoir surveillé du jeudi suivant, à quel moment leur explique t-il comment apprendre ? Certains élèves reliront et sauront. Oui, mais les autres ? Combien de fois avez-vous entendu votre fils vous expliquer, les sourcils froncés et les yeux tristes, qu’il avait passé deux heures à apprendre sa leçon, mais qu’une fois, devant sa copie double, il avait eu « un trou »? Dans ces cas-là, on incrimine souvent le stress, sans chercher à en comprendre l’origine. Et là encore, on culpabilise, sans le vouloir, l’enfant, en lui signifiant qu’il est trop émotif. Evidemment, l’enfant perd ses moyens, puisqu’il est persuadé, au fond de lui, qu’il ne sait pas. Le cours n’a pas été ancré, il n’a aucun de moyen de se rassurer, puisqu’il ne s’est pas assuré en amont. Encore une fois, des outils existent pour aider certains élèves à s’approprier leurs leçons. Mais au delà du remède, qu’on dispense après coup, il serait intéressant de s’interroger sur les conditions de cette transmission. De fournir aux enseignants débutants des outils pédagogiques qui fonctionnent pour le plus grand nombre, et de penser à former à des méthodes alternatives ceux qui sont en poste depuis des années et qui se désolent de voir leurs élèves échouer sans qu’ils n’aient jamais été capables de les relever. Si rien ne fonctionne, pourquoi ne pas tenter autre chose ? Sans se réfugier, cela va sans dire, dans un soutien scolaire répétitif et vécu comme une punition par l’enfant ou l’adolescent.

Le jeu en vaut la chandelle ! Car si l’élève ne maîtrise pas la langue, dans un contexte purement scolaire, il ne maîtrisera pas les énoncés des exercices, donc de façon mathématique, il collectionnera les mauvaises notes. Si on ne lui apprend pas à apprendre, il se découragera, un jour, se persuadant qu’il est réellement médiocre, que l’école ne peut plus rien pour lui. Mais au delà de ça, si on ne cherche pas à mettre le français à la hauteur d’un maximum d’élèves, nous nous précipitons dans le mur. Quand on ne sait pas mettre en mots ce qui nous frustre, quand on s’est convaincu soi-même qu’on échouait là où un autre réussissait, et qu’on est jeune et en quête de reconnaissance, on trouve d’autres moyens de s’exprimer ou d’exister. Et quand on n’a pas les mots, on a, entre autres, les poings.
Il y a urgence. Cet enfant dont nous parlions au début de notre propos, est représentatif d’un nombre grandissant d’élèves. 40 % des enfants scolarisés arrivent en sixième sans posséder correctement le français. Le nombre de fautes dans une dictée de CM2 de quinze lignes a augmenté de 20 % en vingt ans.
Cet élève, c’est un enfant en souffrance, qui, s’il n’est pas repéré rapidement, va s’enfermer dans la honte. Qui, adulte, ne lira pas et sera persuadé d’être un peu moins digne d’intérêt que son voisin de bureau qui, lui, a une orthographe irréprochable et n’a pas besoin de faire relire ses mails avant d’appuyer sur « envoi ». Cherchons au delà de bâtons rouges qui s’accumulent dans la marge et cessons de stigmatiser les mauvais élèves ! Ils sont une chance, au contraire. Ils doivent être ceux qui poussent l’Education Nationale à se remettre une fois pour toutes en question.

La revanche des nuls en orthographe, d’Anne-Marie Gaignard, avec Gaëlle Rolin, ed. Calmann-Lévy, 256 pages.  

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