DE TOUT EN VRAC

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11 octobre, 2019

zf – Somnolence Automnale du blog « De tout en Vrac » …

Classé dans : — coukie24 @ 13:49

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Merci de votre visite !

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Dans vingt ans, vous serez plus déçus par les choses que vous n’avez pas réalisées que par celles que vous avez réalisées. Alors, larguez les amarres, et voguez loin de l’abri du port. Que voiles se gonflent des alizés. Explorez. Rêvez. Mark Twain

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Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin. C’est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d’y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons. [Paulo Coelho]

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zf - Somnolence Automnale du blog

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15 juillet, 2016

zn – liberté

Classé dans : — coukie24 @ 10:13

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Liberté !

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Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

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Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l’instant,
la jeunesse est brève !  

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Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

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Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller. 

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Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n’ont rien.

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Maurice Careme 
1899-1978

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Bonnes Vacances !  

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29 juin, 2014

Vos enfants ne sont pas vos enfants …

Classé dans : Famille (34),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 21:20

Richard Ramsey

Vos enfants ne sont pas vos enfants

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit :
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran

23 juin, 2014

ET SI ON FAISAIT MARCHER SA TÊTE AVANT DE MANGER ?

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 15:48

manger

Aaaah ! Je ne peux pas résister ! C’est trop bon, j’ai trop faim, j’en ai trop envie, je ne peux pas m’en passer. C’est avec ces mots que l’on justifie souvent l’impossibilité de maigrir à cause de ces pulsions qui nous jettent sur des aliments savoureux et dont l’excès nous a fait grossir. Comment arriver à les maîtriser sans que la vie ne soit synonyme de frustrations ?

  • Les pulsions vers la récompense
  • Les neurones de la récompense
  • Récompense et addiction
  • Gène, stress et environnement
  • Neutraliser le système   

Les pulsions vers la récompense   

Ca sent bon chez le boulanger, il y a juste une fournée de tartes aux pommes qui vient de sortir. On en achète une pour le dîner, ça fera plaisir à tout le monde. Et on ne résiste pas à une pulsion vers un chausson aux pommes dont on se régale sur le trottoir, petite récompense perso.

On fait ses courses hebdomadaires au supermarché, on en a plein le dos de pousser ce chariot rempli de lessives, de sacs poubelles, de croquettes pour le chien, de paquets de litière pour le chat, de bouteilles de lait et on arrive devant le rayon des biscuits. A la maison, tout le monde adore les petits biscuits fourrés d’un truc gras/sucré, car ils sont bien croquants et fondent ensuite délicieusement dans la bouche. On en achète trois paquets et une pulsion nous pousse à en croquer la moitié d’un en faisant la queue à la caisse. Histoire de se récompenser inconsciemment de la corvée et du stress des courses.

Dans un tiroir de son bureau, on stocke des billes de chocolats qui ne fondent pas dans les doigts. On les adore parce que l’on peut les croquer discrètement (et sans être obligé d’aller se laver les mains pour ne pas salir le clavier de l’ordi) quand on a besoin de se faire du bien, de se récompenser pour cause de fatigue, d’ennui, de client désagréable, de logiciel récalcitrant etc.    

Les neurones de la récompense   

Les occasions de s’offrir ainsi une récompense tout au long de la journée ne manquent pas. Et chaque fois, on met en branle un système super sophistiqué dans notre cerveau.

En effet, il y a dans celui-ci une petite zone de neurones, un circuit nerveux appelé système de la récompense où sont activés des neuromédiateurs, des petites molécules qui nous font du bien, nous donnent une sensation de plaisir. C’est ce même système de la récompense qui fonctionne avec les drogues, le tabac et l’alcool. 

Récompense et addiction   

Un véritable ping-pong, dont les balles sont les neuromédiateurs, se joue dans notre cerveau, l’un en renvoyant un autre dans une autre zone, puis dans une autre, dont celle de la mémoire.

Le résultat de ce jeu super sophistiqué et permanent est que l’on recherche toujours le plaisir apporté par un truc gras/sucré (genre Nutella !), ou sucré tout court (bonbons, sodas) ou gras tout court, peu importe.

Alors, quand on retourne chez le boulanger, même s’il n’y a pas d’odeurs tentantes de tarte aux pommes, on risque fort d’avoir une belle pulsion sur le chausson qui nous a tant fait plaisir la veille !

Mais, plus diabolique, le seul souvenir des petits biscuits fondant dans la bouche ou du grignotage des billes de chocolat peut susciter une pulsion vers le produit.

Alors, quand les biscuits ne sont pas loin dans le placard de la cuisine, quand les billes de chocolat sont à portée de main dans le tiroir du bureau, on y va et hop ! dans la bouche.

Résultat : on s’y accoutume, on en a besoin, on en devient dépendant. A force d’en manger, on grossit car ils apportent des calories dont on n’a pas besoin. Et si l’on entreprend de maigrir, c’est quasiment impossible de s’en passer !    

Gène, stress et environnement   

Ce circuit de la récompense ne fonctionne pas de la même façon chez tout le monde. Certains y sont génétiquement plus sensibles, ils sont ainsi plus vulnérables.

Le stress joue aussi un rôle important : il favorise terriblement les pulsions car on a besoin de compenser, de se faire du bien, après une contrariété quelle qu’elle soit.

Quant à l’environnement alimentaire, il est primordial. Si on ne voit pas de petits biscuits ou de billes de chocolat à l’horizon, on ne peut guère céder à cette satanée pulsion.

Se priver ?

Faut-il se retenir ? Ranger le paquet de petits biscuits qu’on a dans la main, refermer le tiroir du bureau au moment d’empoigner des billes de chocolat en se disant que ça va nous faire grossir ?

Ca peut marcher mais pas toujours ! Car le facteur temps joue aussi son rôle. Le plaisir immédiat de manger a une plus grande influence sur la décision que la perspective future de grossir. Surtout si on se promet en même temps d’aller dépenser plus tard, à vélo ou en courant, les calories engrangées, ce que l’on ne fera pas forcément !

Il faut aussi une volonté de fer pour résister à une de ces pulsions. Certes, c’est une façon de faire marcher sa tête, mais pas sur le bon chemin. Car celui-ci conduit vers la frustration alors qu’on a, ligués contre soi, la bousculade des neuromédiateurs du système de récompense !

Neutraliser le système   

Il s’agit d’éviter que ce foutu système de récompense ne se mette en route. C’est la bonne façon de faire marcher sa tête et pour cela, il y a plusieurs trucs.

Le premier est de faire ses courses avec une liste de bons aliments bien sains. On active alors une autre partie du cerveau, le cortex préfrontal, où se situe, entre autres fonctions, le contrôle de soi et la planification, ce qui va inhiber les pulsions d’achat. Si les petits biscuits ou les billes de chocolat ne sont pas sur la liste, on ne les achètera pas.

Ce truc marche aussi quand on fait ses courses sur une épicerie en ligne. Il marche d’autant mieux que l’on évite la fatigue stressante au supermarché et la pulsion qui peut lui être liée.

Un autre truc, évident, est de ne pas stocker les produits gras/sucré suscitant les pulsions. C’est d’autant plus facile si l’on n’en achète pas. Quand il n’y a pas, on ne mange pas !

Reste la tentation devant un distributeur et les pulsions que la simple vue des confiseries qui y sont alignées peut déclencher. Là encore, il faut faire marcher son cortex préfrontal et déclencher le contrôle de soi en choisissant quand il y en a – ce qui est heureusement de plus en plus fréquent – un fruit. On peut aussi décider d’éviter de passer devant la machine quand celle-ci ne contient aucun aliment sain !

Entraîner son cerveau, faire marcher sa tête dans le bon sens, ça n’est pas vraiment compliqué ! C’est certainement le bon moyen de ne plus – ou presque plus – manger de ces produits gras et sucré qui déséquilibrent l’alimentation, font grossir ou empêchent de maigrir.

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 02/09/2011

Sources : Bradley M. Appelhans, Matthew C. Whited, Kristin L. Schneider, Sherry L. Pagoto. Time to Abandon the Notion of Personal Choice in Dietary Counseling for Obesity?Journal of the American Dietetic Association, 2011; 111 (8): 1130 DOI: 10.1016/j.jada.2011.05.014

7 avril, 2014

ROUTE 66 – L’échappée belle

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 1:00

Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.

 

Et pour cause. Cette ligne rouge qui file d’un bout à l’autre du pays a vu défiler l’histoire, des premiers pionniers aux enfants de la beat generation, de l’Indien bafoué au dernier des Américains moyens. Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest. Année après année, la route 66 a inscrit son nom sur le tableau des grands mythes américains. Pourtant aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille dame au bout du rouleau. Remplacée par des autoroutes plus performantes, elle avait disparu des cartes. Si des passionnés l’ont sortie de l’oubli, si le tourisme a doucement repris, cette grande diagonale reste en danger. Un organisme américain, World Monuments Fund, vient même de la classer parmi les cent monuments historiques les plus menacés au monde.

Du rêve américain

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La route 66 a 82 ans. C’est à Cyrus Stevens Avery, un homme d’affaires originaire d’Oklahoma, que l’on confie en 1923 la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres. Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, ‘Get your Kicks on Route 66′. La chanson, reprise par Nat King ColeChuck Berry, par les Stones, Brian Setzer Orchestra, les Cramps, Guitar Wolf et d’autres musiciens éclectiques, va alimenter le folklore qui vagabonde sur cette voie. 

Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle classaméricaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là. C’est l’avènement du « mom and pop business »(1). On est loin des grandes chaînes commerciales et de l’uniformisation qu’elles allaient bientôt induire.

Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Wyatt « Captain America » et Billy – les deux motards d’Easy Rider -, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Raoul Duke et son avocat… Tous ont roulé leur bosse le long de cette diagonale, menés, évidemment, par Sal Paradise et Dean Moriarty, les héros autobiographiques de Kerouac. Son roman, ‘Sur la route’, qui conte la traversée hallucinée de ce pays-continent, compose les premières notes de la beat generation. Publié en 1957, il inspire une foule de jeunes Américains qui, avides de nouvelles expériences, se lancent sur ce ruban de bitume. Le road trip y vit alors ses plus belles heures, de randonnées sauvages en chevauchées mécaniques, entre le parfum violent de l’asphalte et l’odeur grisante de la liberté.

De déchéance en renaissance

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Mais peu à peu, l’avenue centrale des Etats-Unis, élimée par sa propre gloire, montre des signes de faiblesse et d’usure qui rendent les trajets de plus en plus meurtriers. En 1956, les hauts responsables américains, impressionnés par les puissantes autoroutes à quatre voies observées en Allemagne pendant la guerre, décident de construire le long de la 66, les « Interstates Highway ». Ils auraient pu rénover la vieille route, la renforcer ou l’agrandir pour lui offrir une seconde jeunesse, mais les politiques vont choisir de la doubler, signant ainsi l’arrêt de mort de cette ligne de vie. De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, donc, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. 

Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine. En 1985, le dernier tronçon de la route est dépassé par l’Highway 40. La voie express enterre la 66. Déclassée, la fameuse route n’apparaît même plus sur les cartes.

Heureusement, on ne fait pas si facilement la peau à une légende. La route mère est inscrite au patrimoine historique, et dans les années 1990, de nombreuses associations se battent pour la ressusciter. En 1995, quelques panneaux surgissent çà et là, comme pour prévenir les badauds : « Attention, vous marchez sur un bout d’histoire. » Petit à petit, le tourisme se réveille. Quelques commerces typiquement américains rallument leurs enseignes. La 66 n’est pas toujours en bon état, mais peu importe, les voyageurs viennent. Ils veulent rencontrer cette autre Amérique, profonde et intemporelle. Parmi eux, beaucoup d’Européens, venus chercher un peu de légende, hantés par les livres qu’ils ont lus, marqués par le cinéma hollywoodien et ses symboles. De nombreux Américains font également le voyage. Ils parcourent cette route, comme on regarde de vieilles photographies, en y cherchant les souvenirs d’un autre temps. Un temps où il faisait bon se goinfrer de glaces éléphantesques, perché sur un tabouret de bar, en écoutant le King et en rêvant des oranges de Californie.

(1) Le « mom and pop business », littéralement « commerce de maman et papa », désigne une offre commerciale composée de nombreuses affaires individuelles et familiales.

Go West

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C’est l’éternelle conquête de l’Ouest, le mythe de la terre promise qui se rejoue, encore et encore. La ligne blanche qui court sur le macadam a des vertus libératrices. Des plates et vastes plaines de l’Illinois jusqu’au désert embrasé de la Californie, la route file et les espaces s’étirent toujours plus. La 66 sillonne huit Etats qui exhibent, chacun, leurs paysages et leurs histoires. Tout commence à Chicago, capitale du blues, et ancienne mère du grand banditisme. Il faut tourner le dos à sa banlieue grise pour entamer le voyage. Il faut croiser Cicéro, la ville d’Al Capone et dépasser le pénitencier de Joliet pour que la route se laisse enfin aspirer par le décor. Là, elle n’en finira plus d’onduler, de champs en collines, de collines en montagnes, et de montagnes en déserts, au gré des terres qui la transportent. Après avoir enjambé le Mississippi, elle visite le Missouri, « The Bible Belt », cet Etat ultraconservateur, symbole du puritanisme sauce américaine où il pousse des églises comme il court des lapins blancs au Pays des merveilles, où Jésus-Christ est le vrai roi de la route… (2) Elle s’offre une brève irruption au Kansas avant d’aller entailler les contrées ingrates de l’Oklahoma. Ici, la route est une ligne de fuite. Bien avant la naissance de la voie goudronnée, les Indiens chassés de leurs terres par les premiers colons arpentaient déjà celle qu’ils nommèrent, pour l’amère occasion, la piste des larmes (3). En 1934, les Oakies, ces millions d’Américains ruinés, empruntaient ce même chemin forcé vers l’exil. Immortalisés par Steinbeck dans ‘Les Raisins de la colère’, ils laissaient derrière eux des terres désolées, ravagées par le « Dust Bowl » (4), ses tempêtes de sable et la sécheresse.

L’avenue centrale des Etats-Unis continue vers le Texas. Elle traverse ce pays amoureux des armes à feu qui marque la première moitié du voyage. Les passagers de la 66 basculent alors dans le grand Ouest américain, patrie des derniers Indiens et des anciens cow-boys, des premiers pionniers et des attaques de diligences. D’étendues sauvages en hauteurs flamboyantes, la toile de fond prend des allures de vieux western. Au Nouveau-Mexique, les Navajos, héros des romans de Tony Hillerman, et d’autres Indiens d’Amérique vivent dans de tristes réserves, entre tradition et modernité ratée. En Arizona, le paysage se livre avec force, de forêt fossilisée en désert bariolé (5) avant de prendre son envol au Grand Canyon.

On the road again…

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Pour arriver à destination, il faut encore s’engouffrer en Californie par l’infini du désert de Mohave. Au bout du voyage, se dresse la triste banlieue de Los Angeles, Hollywood et son gigantisme, les plages de Santa Monica. Le chemin s’achève alors, les illusions avec. Bien sûr, c’est le voyage qui a compté. Ce trajet-là s’impose à lui-même, dessinant un autre visage des Etats-Unis, un visage immobile. La 66 échappe presque au monde moderne. Les villes fantômes de nos fantasmes américains, les motels et les stations-essence laissés à l’abandon, les carcasses de voitures qui dépérissent, tout au long de la route, ces vestiges glissent au rythme des miles qui s’égrènent. Les voitures sont rares et les espaces assoupis. Les touristes voyagent peut-être en compagnie du néant, mais partout les enseignes immobilisées de ces anciens motels aux allures Art déco rappellent au voyageur la glorieuse jeunesse de la route mère. Dans les commerces qui survivent, l’atmosphère est restée telle quelle, délicieusement kitsch. On y avale de gargantuesques breakfasts en discutant avec les gérants de ces petites affaires, les vieux de la vieille, les incontestables stars de la 66. Et dans le fond, résonne toujours la même chanson, en forme de suggestion : « If you ever plan to motor west / Travel my way, take the highway, that is the best / Get your kicks on route sixty-six… » (6)

(2) Parmi les nombreuses chapelles de Saint-Louis, on trouve celle de Jesus Christ, king of the road - Source : « Voyage sur les routes du monde, de la route de la soie à la route 66″, Géo.
(3) En 1889, plusieurs tribus indiennes occupent l’Oklahoma mais en avril, les 
land run, de frénétiques courses à la terre, débutent. Les colons s’approprient, sous la menace du canon, la plupart des espaces.
(4) Le 
« Dust Bowl » désigne une série de tempêtes de poussière qui sévit dans les années 1930 et ravage la région des grandes plaines aux Etats-Unis et au Canada.
(5) On trouve, en Arizona, le parc national du Painted Desert, où les différentes sortes de roches peignent des stries de couleur sur les reliefs, ainsi que le parc national de la Petrified Forest, qui abrite des arbres fossilisés.
(6) Extrait de 
‘Get Your Kicks on Route 66′, composée par Bobby Troup. 

« Si tu prévois de rouler vers l’Ouest / Suis mon chemin / Choisis la route principale / C’est ce qu’il y a de mieux / Et prends ton pied sur la route 66… »  

Amélie Weill pour Evene.fr – Juin 2008 – Le 06/06/2008

 

 

24 février, 2014

Il était une fois …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 17:33

poirier hiver

Il était une fois un homme, père de 4 fils.
Il voulait apprendre à ses 4 fils de ne point juger précipitamment.
Pour cela il les envoya faire chacun faire une enquête personnelle, ils devaient se rendre à une distance lointaine et aller chacun observer un poirier.
Le premier fils partait en hiver, le second au printemps, le troisième en été et le benjamin en automne.

poirier printemps

Quand tous furent partis et revenus, il les rassembla et leur demanda de lui décrire ce qu’ils avaient vus.
Le premier fils dit que l’arbre était affreux, plié et les branches tordus.
Le second dit, « non, il était couvert de pousses vertes et plein de promesses ».
Le troisième n’était pas d’accord et dit « il était couvert de fleurs qui sentait si agréable et je le trouvais majestueux, c’était l’arbre le plus gracieux que j’avais jamais vu ».
Le benjamin secoua sa tête pour bien marquer son désapprobation en disant que les fruits étaient tous murs, lourds de leur jus et plein de promesses.

poirier été

Le brave homme leur dit alors, « mes fils vous avez tous raison et oui, vous avez tous été à une saison différente et donc chacun a vu seulement une saison dans la vie de l’arbre ».
Il leur dit aussi qu’ils ne pouvaient pas juger un arbre ni un être humain en seulement une saison et que l’essence de ce qu’ils sont en réalité ne peut être jugée en seulement une petite partie de vie, car il y a les joies, les peines, les regrets, etc, et qu’ils peuvent seulement être jugé tout à la fin de leur existence.
Si tu abandonnes en hiver alors tu manques inévitablement la promesse du printemps, la beauté de l’été et l’accomplissement de l’automne.

poirier poires

Ne laissez pas le chagrin d’une saison détruire toute la joie de tout ce qui est encore à venir.
Ne jugez pas la vie à cause d’un passage difficile.
Persévérez et n’évitez pas les chemins difficiles qui se présentent à vous et soyez-en sûrs l’avenir est plein de promesses car tout change éternellement.

Inconnu

12 juillet, 2013

La mer

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:09

 

La mer dans Poésies, Fables, contes, ... (171) a2231557

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,

La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

2 avril, 2013

Rencontre avec le printemps …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 15:14

Rencontre avec le printemps

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Ce matin au détour du chemin

Je rencontrai le Printemps.

Vêtu comme un marquis, il avait mis

Des fleurs à son chapeau

Des fleurs à son manteau

 Et même sur son dos.

Les unes blanches semées de rouge

D’autres mauves

Et d’autres rouges et d’autres bleues.

Quelle joie c’était pour mes yeux!

Et je lui dis  » Tu es merveilleux »

Et il me regardait

Et il riait,  et il riait !

Et ses yeux étaient comme deux fleurs de lumière

Parmi toutes ces fleurs printanières.

Et il s’en fut sur le chemin

En chantant quelque chansonnette.

En sautant un peu sur un pied

 Et puis un peu sur l’autre pied,

 Comme font les enfants joyeux

 Quand ils s’entraînent à quelque jeu.

 Et je le vis disparaître au loin,

Avec des fleurs sur son manteau

Avec ses fleurs sur son chapeau.

Et il a ainsi parcouru le monde

Pimpant, joyeux et tout fleuri

Et le monde entier lui a souri.

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Henriette Ammeux-Roubinet

10 novembre, 2012

A l’assaut de la montagne …

Classé dans : La Vie (116),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 11:41

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Choisissez la montagne que vous désirez gravir. Ne vous laissez pas guider par les commentaires des autres, qui vous disent «  celle-ci est plus belle » ou «  celle-là est plus facile », vous dépenseriez beaucoup d’énergie et beaucoup d‘enthousiasme pour atteindre votre objectif. Vous êtes le seul responsable et devez être sûr de ce que vous faites.

 Sachez comment arriver devant elle. Très souvent, on voit la montagne de loin. Belle, intéressante, pleine de défis, mais quand on essaie de s’en approcher, que se passe-t’il ? Les routes la contournent, il y a des forêts entre vous et votre objectif, ce qui parait clair sur la carte est difficile dans la vie réelle. Par conséquent, essayez tous les chemins, les sentiers, et puis un jour vous vous trouverez face au sommet que vous souhaitez atteindre.

  Apprenez de quelqu’un qui est déjà passé par là. Vous avez beau vous juger unique, il y a toujours quelqu’un qui a fait avant vous le même rêve, et a finalement laissé des marques qui peuvent vous faciliter la marche. C’est votre bout de chemin, votre responsabilité également, mais n’oubliez pas que l’expérience d’autrui est d’un grand secours.

Vus de près, les dangers sont contrôlables. Quand vous commencez à gravir la montagne, soyez attentif à ce qu’il y a autour. Des précipices, bien sûr. Des crevasses presque imperceptibles. Des pierres tellement polies par les tempêtes qu’elles sont glissantes comme la glace. Mais si vous savez où vous posez chaque pied, vous remarquerez les pièges et vous saurez les contourner.

Le paysage change, donc profitez en. Il est clair qu’il faut avoir un objectif en tête. Arriver au sommet. Mais à mesure que l’on monte, on voit davantage de choses, et cela ne coûte rien de s’arrêter de temps en temps et de jouir un peu du panorama environnant. A chaque mètre conquis, vous pouvez voir un peu plus loin ; profitez en alors pour découvrir des choses que vous n’avez pas encore distinguées.

Respectez votre corps. Seul celui qui accorde à son corps l’attention qu’il mérite réussit à gravir une montagne. Vous avez tout le temps que la vie vous donne, donc marchez sans exiger ce qu’elle ne peut donner. Si vous allez trop vite, vous serez fatigué et vous renoncerez à mi-chemin. Si vous allez trop lentement, la nuit peut tomber et vous serez perdu. Profitez du paysage, jouissez de l’eau fraîche des sources et des fruits que la nature vous offre généreusement, mais continuez à marcher.

Respectez votre âme. Ne répétez pas tout le temps : « Je vais réussir. » Votre âme le sait déjà, ce dont elle a besoin, c’est de se servir de cette longue route pour grandir, s’étendre à l’horizon, atteindre le ciel. Une obsession n’aide en rien à la recherche de votre objectif et finit par vous priver du plaisir de l’escalade. Mais attention : ne répétez pas non plus « c’est plus difficile que je ne le pensais », car cela vous ferait perdre votre force intérieure.

Préparez vous à marcher un kilomètre de plus. Le parcours jusqu’au sommet de la montagne est toujours plus long que vous ne le pensez. Ne vous mentez pas, le moment arrivera où ce qui paraissait près est encore très loin. Mais comme vous êtes disposé à aller au-delà, ce n’est pas vraiment un problème.

Réjouissez-vous quand vous atteignez le sommet. Pleurez, battez des mains, criez aux quatre coins que vous avez réussi, laissez le vent là haut (parce que là haut il vente toujours) purifiez votre âme, rafraîchissez vos pieds fatigués et en sueur, ouvrez les yeux, ôtez la poussière  de votre cœur. C’est merveilleux, ce qui auparavant n’était qu’un rêve, une vision lointaine, fait maintenant partie de votre vie, vous avez réussi.

Faites une promesse. Vous avez découvert une force que vous ne connaissiez même pas, profitez en et dites vous que désormais vous l’utiliserez pour le restant de vos jours. De préférence, promettez aussi de découvrir une autre montagne et de partir vers une nouvelle aventure.

Racontez votre histoire. Oui, racontez votre histoire. Donnez-vous en exemple. Dites à tout le monde que c’est possible, et alors d’autres personnes se sentiront le courage d’affronter leurs propres montagnes.

Paulo COELHO –  « Comme le fleuve qui coule »          images dans Textes à méditer (239)

 

 

 

15 février, 2012

La dent du Bouddha …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 17:44

La dent du Bouddha ... dans Textes à méditer (239) semeunacte-du-pouvoir-des-croyances1-198x300

Les choses ont la valeur qu’on leur accorde :

Un brave homme d’une des castes d’intouchables les plus pauvres et les plus démunies de l’Inde avait réuni, au terme d’une rude vie de labeur, suffisamment de roupies pour réaliser son vœu le plus cher: se rendre en pèlerinage à Kushinagar là ou était mort le Bouddha Sakyamuni.

Au moment de son départ, sa très vieille mère qui était une bouddhiste fervente, le prenant par le bras, l’avait supplié de lui ramener une dent du Bouddha qu’elle pourrait alors vénérer tranquillement pendant le peu de vie qui lui restait.
« Oui, mère », avait t-il promis, « ce sera chose faite ! »

Le brave homme, accompagné d’un ami, chemina longuement jusqu’à Kushinagar où, très ému, il put prier et méditer là où s’était éteint l’Eveillé. Mais son émotion fut telle qu’il en oublia totalement sa promesse et la dent du Bouddha qui, de toute façon, aurait sans doute été fort difficile à se procurer si tant est qu’il en restât une.

Le voici donc sur le chemin du retour qui commençait à être bien entamé jusqu’au moment où son compagnon lui dit : 
« Mais tu as oublié la dent du Bouddha et nous ne sommes plus très loin de ton village !».

Désemparé, l’homme ne savait plus que faire. Il était trop tard pour rebrousser chemin et honorer sa promesse qu’il avait, quoi qu’il en soit, toujours considérée comme une chimère.

C’est alors que, sur le bord du chemin, il vit le corps d’un pauvre chien réduit à l’état de squelette. « Bon sang ! Voilà la solution ! » Et il préleva une canine sur la mâchoire de l’animal et l’enveloppa soigneusement dans un linge propre.

De retour au village, sa mère se précipita vers lui : « Oh mon fils ! As-tu la dent du Bouddha ?

« Oui mère, la voici ! » et la brave dame prenant délicatement la précieuse relique l’installa chez elle sur un petit coussin éclairé d’une bougie, pour la vénérer à loisir.

Elle ne put s’empêcher d’en parler à sa voisine et bientôt, tout le village fût au courant. Les visiteurs furent très vite de plus en plus nombreux à venir voir la précieuse dent.

Il fallut bientôt faire la queue devant le domicile du brave homme et de sa mère qui demandèrent alors une contribution d’une roupie pour assurer l’accueil des curieux. Les lieux devinrent trop exigus et pour y remédier et éviter les bousculades, on construisit spécialement une chapelle autour de la relique. Les dons, offrandes et contributions se multiplièrent.

La foule était sans cesse plus nombreuse.
Des invalides et des malades en tous genres se pressaient parmi les dévots.
Des miracles eurent lieu, dûment constatés et vérifiés comme par exemple des aveugles qui recouvraient la vue et des paralytiques leur mobilité.
Un vaste temple et un monastère furent alors édifiés autour de la chapelle.

Les pèlerins affluèrent, chaque jour, de toute l’Inde et du monde entier.
Le brave homme et sa mère devinrent célèbres, riches et honorés.

Source inconnue

Que penser de cette histoire :

-  la croyance transfigure !

 La leçon des faits n’instruit pas l’homme prisonnier d’une croyance ou d’une formule. »

 Gustave Le Bon

19 septembre, 2011

Où est le bonheur ? …

Classé dans : Le Bonheur (153) — coukie24 @ 17:04

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Où est le bonheur ? 

Il est là dans nos coeurs

Il est plein de douceur

Il est fait de chaleur

Qu’on sent de temps en temps!

Il est tout près de nous

C’est plus petit que tout

On le voit après coup.

Il se cache partout.

Où est le bonheur ?

Il est dans un sourire

Le geste qui vient guérir

Le rêve ou le désir

Qu’on a de temps en temps !

Il danse dans nos yeux

Il chante si on le veut,

Se fait silencieux

C’est un clin d’oeil de Dieu

Où est le bonheur ?

Il est dans le soleil

Le printemps qui s’éveille

Il est dans les merveilles

Qu’on voit de temps en temps.

Il est dans les oiseaux

La fleur ou le roseau

Il résonne dans l’écho

Du lac ou du ruisseau.

Où est le bonheur ?

Il est là dans nos mains

Il n’est jamais très loin

Il est sur le chemin

Qu’on prend de temps en temps.

Il est dans le présent

Il se vit maintenant

C’est de nous qu’il dépend

Chaque jour en tout temps.

Auteur inconnu. 

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18 septembre, 2011

Aller trop loin …

Classé dans : Citations, proverbes... — coukie24 @ 20:13

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Seuls ceux qui se risqueront à peut-être aller trop loin sauront jusqu‘où il est possible d’aller.

 [Thomas Stearns Eliot]

9 septembre, 2011

Une leçon de morale à l’école primaire dans les années 60 …

Classé dans : Culture Générale (21) — coukie24 @ 11:18

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J’ai trouvé au gré du net cet article chez : http://www.ihes.fr/~lafforgue un article que je voudrais vous faire partager alors que la mise en pratique à nouveau des cours d’instruction civique à l’école primaire pour la rentrée 2012 soulève encore des polémiques des « pour » et des « contre », d’instits démunis et non formés, etc… alors qu’il suffirait de reprendre la méthodologie de nos anciens, la morale quelque soit l’époque reste la même… croyez-vous sincèrement que 20 mn de morale et d’instruction par jour pour nos chérubins seraient de trop dans leur éducation quand beaucoup ne savent même plus dire merci, pardon, bonjour ? automatisme pourtant élémentaire conduisant au respect de l’autre…

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La vie à l’école est normalement l’endroit où les premiers principes, concernant la morale, devraient être expliqués et mis en pratique.

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La pratique de la leçon de morale journalière à l’école primaire a été supprimée sous la présidence de Pompidou lors de la création du tiers-temps pédagogique. Il fallait faire place aux six heures hebdomadaires d’éducation physique (récréations incluses). Deux générations ont donc été privées de ces leçons, et l’histoire n’a retenu que la trace écrite des leçons des maîtres d’autrefois.

C’est pour démystifier ces leçons que je me permets de réécrire ici une fiche de préparation type. Je ne sais pas quelles méthodes vont être préconisées à la rentrée prochaine, mais voici comment on procédait quand j’étais élève à la fin des années 40, et instituteur dans les années 60.

On racontait d’abord une histoire tirée d’un recueil de contes moraux. Ensuite, on posait des questions pour s’assurer que les enfants avaient bien compris le sens de l’histoire et l’entretien se poursuivait pour obtenir des enfants la leçon de morale qui allait en devenir la trace écrite.

L’histoire Guillot : Une mauvaise farce

Autrefois, à la campagne, les enfants de votre âge, souvent, travaillaient déjà dans les champs. Guillot était un jeune berger. Il surveillait les moutons de son patron, dans la montagne. De là-haut, il voyait, au fond de la vallée, les paysans travailler dans leurs champs.

Guillot s’ennuyait. Il était là pour surveiller le troupeau et prévenir la population en cas d’attaque des loups, nombreux en ce temps là, et dangereux lorsqu’ils étaient affamés.

L’idée lui vint de faire une farce.

Alors, il se mit à crier :

« Aux loups ! Aux loups ! Aux loups ! »

L’écho répondit :

« Aux loups ! Aux loups ! Aux loups ! »

Dans la vallée, les laboureurs s’armèrent de fourches, de haches, de bâtons et rapidement accoururent au secours de Guillot. À peine étaient-ils arrivés à l’entrée de la pâture, que Guillot se mit à se moquer d’eux. « Hi ! Hi ! Hi ! Je vous ai bien attrapés ! Je vous ai fait une belle farce ! »

Les sauveteurs rebroussèrent donc chemin en ronchonnant : « Il n’est pas très gentil le petit Guillot ! Quel garnement ! »

Guillot, lui, riait aux éclats. Quelques instants plus tard, dès que les paysans eurent rejoint la vallée, Guillot se dit : « Comme c’est amusant, je vais recommencer. »

Alors, il se remit à crier : « Aux loups ! Aux loups ! Aux loups ! »

L’écho répondit : « Aux loups ! Aux loups ! Aux loups ! »

Dans la vallée, les laboureurs hésitèrent un moment, puis se dirent : « On ne peut pas rester là : peut-être que les loups attaquent vraiment le troupeau. »

Alors, ils reprirent leurs fourches, leurs haches, leurs bâtons et rapidement gravirent, une nouvelle fois, la pente de la montagne.

À peine étaient-ils arrivés, essoufflés, à l’entrée de la pâture, que Guillot se remit à se moquer d’eux. « Hi ! Hi ! Hi ! Je vous ai encore bien attrapés ! Vous n’êtes pas très malins ! » Les sauveteurs, de très mauvaise humeur, redescendirent et reprirent leur travail. Des heures passèrent. Puis tout à coup ils entendirent la voix de Guillot : « Aux loups ! Aux loups ! Aux loups ! »

Les laboureurs se regardèrent, puis se dirent : « Encore une farce de ce garnement. Tu peux crier, Guillot. Cette fois-ci nous serons plus malins que toi. »

Et ils n’entendirent plus crier de la journée. Le soir, Guillot n’étant pas rentré au village, quelques personnes montèrent à la pâture. Et là, quel carnage !

Guillot avait été dévoré par les loups !

Questions

1 – Compréhension de l’histoire

Qui est Guillot ?

Où vit-il ? En quoi son travail consiste-t-il ?

Quelle farce va-t-il faire aux paysans de la vallée ?

Combien de fois ?

Pourquoi les paysans ne sont-ils pas venus au secours de Guillot au dernier appel aux loups ?

2 – Vers la morale de l’histoire

Je laisse aux lecteurs de cette fiche le choix des questions à poser. Ce sont les enfants, qui par leurs réponses, vont exprimer la morale de l’histoire qui sera écrite alors au tableau par le maître et qui sera ensuite recopiée par les enfants sur leurs cahiers de classe.

Evidemment, le maître aura déjà pensé à ce texte, l’aura écrit sur sa fiche de préparation.

Mais bien souvent, à l’issue de l’entretien, ce texte sera amélioré et sensiblement différent de l’original. Dans ma classe, (CE2-CM1-CM2-FE) avec des enfants de 8 à 14 ans, je devais préparer deux morales. Pendant que les petits écrivaient, l’entretien se poursuivait un peu en employant des termes plus abstraits. J’aurais pu alors poser une question telle « Ne vous est-il pas arrivé à vous-même une telle mésaventure avec, heureusement, une fin moins tragique ? »

Ce travail aurait alors été poursuivi plus tard en vue de la préparation d’une rédaction. Attention, la leçon de morale durait entre 15 et 20 minutes. Il fallait donc être directif .

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Conseils divers

Ici, j’ai reproduit de mémoire une leçon que j’ai dû faire, la dernière fois, il y a environ 40 ans. Le texte est une histoire inspirée d’un conte populaire. J’essaie d’utiliser des termes à la portée de tous mes élèves. Le conte moral n’est pas une leçon de vocabulaire.

On peut pratiquer la même leçon de morale par la lecture du texte original. Mais alors, l’impact sur les élèves ne peut pas être aussi puissant. Il est difficile d’avoir l’oeil à la fois sur son texte et sur les élèves, et les mains sont occupées. Raconter une histoire est un art. J’ai eu la chance d’avoir, à l’École Normale de garçons de Quimper, un maître exceptionnel et un expert en la matière. Per Jakès Hélias, l’auteur du « Cheval d’orgueil », était aussi un poète issu d’une famille où on devenait conteur, dans les veillées, de grands-pères en petits-fils,avant l’apparition de l’électricité et de la télévision.

Dans l’histoire de Guillot, par exemple, on placera les mains en porte-voix pour dire

« Aux loups ! », ou près de l’oreille pour mimer le retour de l’écho. On montrera le plancher quand Guillot crie, le plafond quand les paysans s’expriment. Etc.

La voix est le principal outil de l’instituteur. Il faut donc la ménager et bien apprendre à parler. Il ne faut jamais crier. Dans une classe à plusieurs cours, il y a peu de temps de récupération et, si on ne fait pas attention à sa respiration, on fatigue ses cordes vocales.

Celles-ci sont mises à rude épreuve si on parle à bout de souffle. Il faut un souffle d’air suffisant pour faire vibrer les cordes. Il faut donc toujours avoir une réserve d’air suffisante dans ses poumons. On profitera de toutes les occasions de lecture à haute voix pour s’entraîner à prendre une inspiration à chaque signe de ponctuation afin d’acquérir un automatisme. Marquer un temps d’arrêt entre chaque phrase. La pratique régulière de la leçon de morale permet aussi de fortifier sa voix si on fait bien attention à sa respiration.

Malgré cela, tout le monde n’a pas la chance d’avoir la voix d’un acteur de théâtre.

Toutes les voix ne portent pas aussi loin. Jakès m’a appris à mieux placer ma voix. C’est possible par des exercices répétés, réguliers. Je mémorisais mes textes de leçons de morale, allongé sur le dos, sur mon lit, sans oreiller. Je lisais à haute voix le texte de mon livre placé à la verticale de mes yeux. Bien sûr je pensais à bien respecter la ponctuation. Mais ces exercices devenaient efficaces pour les leçons de plein air, surtout.

Un autre conseil que Jakès nous a donné pour améliorer notre posture, notre prestance,c’est un entraînement d’acteurs. Profiter de moments d’isolement, chez soi, pour se déplacer avec une planchette sur la tête.

La leçon de morale était la première leçon de la journée et commençait par les rituelles expressions : « Asseyez-vous ! Bras croisés ! »

Le maître se plaçait avec assez de recul pour voir les yeux des élèves et donc être vu de tout le monde. Il évitait de se déplacer. Le débit des paroles était assez lent et le maître articulait soigneusement.

Si on remarquait qu’un élève se dissipait, on regardait dans sa direction et on baissait la voix progressivement jusqu’à interrompre l’histoire si nécessaire. Je ne me souviens pas avoir eu de problème de discipline pendant une leçon de morale.

À force d’entraînement et de pratique régulière, la classe devient respectueuse et la leçon de morale est un réel plaisir pour les élèves et le maître. C’est aussi une bonne prise en mains de la classe pour la suite de la journée.

Robert RIOU

Instituteur retraité

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13 août, 2011

Convaincre les cons …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 14:08

Empathie et connerie ne font pas bon ménage

L’empathie, c’est la faculté de se mettre à la place de quelqu’un d’autre, de ressentir ce qu’il ressent.
La connerie… ben vous savez ce que c’est, on en a tous cotoyé. Il paraît d’ailleurs qu’on est tous le con de quelqu’un d’autre.

C’est peut-être vrai, mais il n’empêche que certains poussent le bouchon de la connerie un peu trop loin, aveuglés qu’ils sont par une mauvaise foi sans borne et un égoïsme déprimant. Ceux-là pensent qu’ils ont toujours raison, que tout leur est dû et que leur point de vue est forcément le meilleur. Parfois -souvent ?-, je reste sans voix devant tant de bêtise de bas-étage.

Exemples

Vous êtes très con

Quand j’entends quelqu’un se plaindre de s’être fait arrêter par un « connard de gendarme » sur un petit chemin communal alors qu’il circulait avec quatre passagers dans sa voiture sans qu’aucun ne porte de ceinture de sécurité, et que celui-ci ne l’a pas laissé repartir tant que tous ne s’étaient pas attachés, j’ai du mal à admettre que le connard est bien celui que l’on me désigne. Qu’on m’explique pourquoi la ceinture est inutile sur un chemin de campagne. Qu’on me prouve qu’un accident y est moins grave. Au final, que l’on m’avoue, les yeux dans les yeux, que la ceinture de sécurité ne sert qu’à ne pas se faire verbaliser par les flics.
Personnellement, je trouve que le pandore a été plutôt sympa de ne pas lui coller une contredanse. Mettons-nous à sa place, que penserions-nous d’un tel automobiliste inconscient et râleur ?

Le second exemple qui me vient à l’esprit, c’est cet homme qui se rend à la douane pour y récupérer un colis qu’on lui a adressé. Il y a des taxes à payer et le douanier lui réclame la facture que son expéditeur aurait dû lui faire parvenir, et comme il ne l’a pas, il répond au douanier qu’elle doit se trouver dans le colis, qu’il n’a qu’à l’ouvrir. Mais celui-ci refuse en lui expliquant qu’il n’a pas le droit de le faire.
Bien sûr, au premier abord, on se dit que ce n’est pas grand chose, qu’en ouvrant le colis le douanier pourrait faire avancer le schmilblick et éviter à l’usager de devoir se faire faxer la facture et revenir plus tard. Mais s’il ne le fait pas, c’est qu’il y a sans doute une raison. Là encore, essayons de se mettre à sa place : s’il ouvre pour rendre service, mais qu’au final le client rouspète pour une raison ou pour une autre et porte plainte parce que son colis a été détérioré, c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre, et c’est surtout une faute professionnelle. S’il a fait une fois une telle erreur, on peut être certain que ce douanier ne la refera plus jamais, quelles que soient les circonstances.
Là encore, avant de le traiter de sale con, il faudrait peut-être voir objectivement qui est vraiment le responsable du retard dans cette affaire. N’est-ce pas plutôt l’expéditeur du colis ? Dès lors, pourquoi en vouloir à celui qui ne fait que faire correctement son travail, en appliquant un règlement qui peut nous paraître idiot mais qui n’a certainement pas été formulé par hasard ?

Avant de rouspéter, de gueuler, de hurler contre les autres, essayons un peu de nous mettre à leur place. Objectivement.
Pas sûr que l’on réagirait différemment.

22 octobre, 2010

Le Fermier et la fontaine !

Classé dans : Moralité (13),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 15:10

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Fable à méditer… 

Une ferme se trouvait au bord du chemin de Compostelle.
Son propriétaire voyait régulièrement des pèlerins passer.
Le soleil étant régulièrement de la partie et, ceux-ci étaient souvent assoiffés.
Pour les aider, il installa une fontaine d’eau qu’il offrit gratuitement à tous ces voyageurs.
Chacun en profitait et tout le monde trouvait cela normal et pratique.
Un jour, un voyageur zélé, prit cette eau et, arrosa tous ceux qui passaient par là, pour les rafraichir.
Il n’y voyait que de l’entraide…
Une personne qui avait peur de l’eau, et portait une belle tenue, se sentit agressée par ce geste et vint se plaindre au fermier.
« C’est de votre faute si cet individu m’a mouillée, je vais me plaindre à la justice , vous l’avez laissé faire » !
Le fermier qui travaillait au champ pendant ce temps-là, n’avait pas passé son temps à surveiller la fontaine et tombait des nues.
Il s’excusa, et afin d’éviter ce genre d’ennui, demanda aux pèlerins et particulièrement à l’homme zélé, de ne prendre de l’eau que pour leur soif et celle de ceux qui donnaient leur accord.
Mais l’individu zélé, continua de distribuer de l’eau à toutes les personnes qui passaient, allant même jusqu’à en porter aux notables du coin qui avaient l’eau courante chez eux.
Ceci fit monter la colère de la première personne mouillée qui s’en prit de nouveau au fermier : « Vous laissez faire n’importe quoi, c’est que vous êtes d’accord avec lui ! »Alors, devant le manque de responsabilité du distributeur d’eau, le fermier fit vider la fontaine en réfléchissant comment continuer à aider les personnes sans que personne ne puisse se servir de son eau pour nuire en voulant servir…
Les pèlerins habitués se demandèrent pourquoi la fontaine si utile était vide… et le fermier leur indiqua une autre source plus loin.
L’homme horrifié par la décision du fermier le traita de couard et nomma la personne mouillée par toutes les injures qu’il connaissait.
Le fermier lui répondit alors :
Dans la vie, il y a toujours la solution de choisir ce qui est le mieux pour la paix.
Lorsqu’un homme se blesse, il peut passer son temps à critiquer la ronce qui l’a écorché ou commencer par nettoyer la plaie et retirer toute écharde qui a pu commettre la blessure.
Ensuite, il panse sa plaie et nettoie l’endroit de toute ronce dangereuse.
S’il fait l’inverse, sa plaie a le temps de s’infecter et sa colère lui provoquer d’autres blessures plus importantes.
Il y a un ordre divin pour toutes choses.
La nature est un modèle.
L’oiseau choisit son couple et construit le nid, avant de pondre.
Celui qui ne suit pas cet ordre, comme le coucou, va pondre dans le nid d’autrui et détruit la vie des autres, en voulant donner la vie à sa descendance.
A chacun ses responsabilités.
L’homme eut beaucoup de mal à comprendre que son attitude était celle d’un coucou qui prenait la place chez ceux qui n’avaient rien demandé.
A partir de ce jour, le fermier transforma la généreuse fontaine en distributeur limité d’eau.
Un verre à la fois, impossible de remplir les seaux ni de se servir du tuyau.
Les pèlerins trouvèrent ce nouveau système adapté à leurs réels besoins et le fermier continua tranquillement son travail.

Morale : Qui veut aider longtemps adapte sa générosité.

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Histoire trouvée chez Maya

28 septembre, 2010

N’allez pas chercher bien loin ce que vous êtes…

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 15:08

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On raconte l’histoire d’un joaillier qui allait à une importante foire commerciale afin d’y acquérir les plus beaux diamants du monde. Les plus grands joailliers de la planète s’y retrouvaient, de même que le plus grand voleur, qui convoitait lui aussi les mêmes pierres précieuses.Un jour, notre joaillier achète le plus pur, le plus éblouissant et le plus gros des diamants.
Fier de son acquisition, quelques heures plus tard, il rentre chez lui en train. Cependant le célèbre voleur avait tout vu et comptait bien lui dérober la magnifique pierre précieuse sur le chemin du retour.
C’est pourquoi il prit le même train que le joaillier.
Après deux jours de voyage, notre artisan arrive dans sa ville et descend du train.
Le voleur, qui le suivait toujours, le rejoint et lui dit :
« Monsieur, je suis un des meilleurs voleurs de diamants au monde. Je sais que vous avez acheté une pièce aussi rare que sublime.
J’ai utilisé toutes mes stratégies, tous mes tours pour vous le prendre et je n’ai pas réussi.
Dites-moi, au moins pour ma curiosité, où l’avez-vous caché ?
Le joaillier réponds : « Je savais que vous étiez un pickpocket, je vous avais repéré.
Lorsque j’ai compris votre intention, j’ai caché le fameux diamant à l’endroit le plus sûr possible,à l’endroit où j’étais certain que vous ne le trouveriez pas. »
« Oui, alors où ?» répondit le brigand.
Le joaillier mis sa main dans la poche du pickpocket et en retira le précieux diamant.
« J’étais certain que vous n’alliez pas regarder là ».

Cette allégorie est une invitation à regarder au bon endroit si vous voulez découvrir l’éblouissant trésor que vous êtes.
Il n’y a rien à trouver à l’extérieur, car le trésor c’est vous. Pas ce que vous croyez être, mais ce que vous êtes vraiment, au-delà de vos croyances ou de votre conception de vous.
C’est une invitation à découvrir qui vous êtes vraiment, Vous !

Le véritable bonheur a été caché à l’endroit où les hommes ne pensent pas regarder.
La source éternelle et inépuisable du bonheur n’est pas en vous,
c’est VOUS !

Source: The diamond in your pocket, de Gangaji, Éditions Sounds True, 2005. grosdiamant2.jpg

8 avril, 2010

La générosité rend plus heureux …

Classé dans : Santé (166) — coukie24 @ 17:08

generosite1.jpgLa générosité rend plus heureux ! 

Nous avons tous envie d’être mieux dans notre peau. L’un des éléments qui nous en empêche, c’est notre propension à nous pencher sur le négatif des gens qui nous entourent. On râle, on s’énerve, on rumine… et au lieu d’aller mieux, on se sent moins bien. Et si on changeait d’attitude ?


Observez la générosité de vos proches envers vous !

Les autres, votre famille, vos collègues de travail vous rendent des services. Ils font preuve de générosité, de gentillesse, d’altruisme à votre égard. Une personne vous sourit en vous disant bonjour et vous demande si ça va mieux. Elle s’intéresse à votre santé et se rappelle que vous avez eu une gastro. Quelle gentillesse ! Elle a pourtant sans doute ses soucis. Mais un petit coin de son esprit fait preuve d’empathie à votre égard.Dans le train, quelqu’un vous propose de vous aider à monter vos bagages. Il n’était pas obligé de le faire, et il n’attend rien en retour. La générosité à l’état pur. Un commerçant au marché vous dit :  » non, c’est bon  » et vous gagnez 20 centimes d’euros. Pas grand-chose ? Peut-être, mais c’est un geste amical. Si vous êtes attentif, vous verrez beaucoup de gestes porteurs de générosité. Envers vous et envers d’autres. Une personne se lève pour laisser la place à une personne âgée. Quelqu’un dit  » Madame, vous avez oublié votre parapluie  » et vous évite de vous apercevoir qu’une fois de plus, vous l’avez perdu.Apprenez à tourner votre esprit vers ce qui est beau chez les autres et votre regard sur l’humanité vous rendra plus heureux…

 

 

Observez la générosité sociale

De la part de personnes que vous ne connaissez pas, vous recevez pourtant beaucoup. Quelqu’un a pensé comment organiser le disque dur de votre ordinateur. Quelqu’un l’a fabriqué. Idem pour la voiture avec laquelle vous circulez, le train. Les panneaux indicateurs sur les routes faits pour vous aider à trouver votre chemin… Et ce joli jardin devant lequel vous passez le matin, quelqu’un l’a planté, le cultive avec amour. Et tout cela, vous en bénéficiez. Soyez un réceptacle de tout ce qui vous est donné.

Appréciez la générosité de la nature envers vous

L’air que vous respirez, c’est un cadeau de la vie. Les arbres qui poussent, les fleurs, les plantes, ce sont elles qui fabriquent l’oxygène que vous respirez. L’eau qui coule et qui vous désaltère. Les fruits que vous mangez, plein de vitamines, d’antioxydants bénéfiques pour votre corps. La nourriture que vous avez la chance d’avoir dans votre assiette… Un paysage de montagne, de campagne ou du bord de mer.

 

Soyez conscient de la générosité des générations passées

Vos parents, vos grands-parents vous ont beaucoup donné. Centrez-vous seulement sur cela et non sur leurs défauts (même énormes !). Ils vous ont donné votre patrimoine génétique, certes, mais plus encore. Une éducation ? Un idéal ? Des connaissances ? Une confiance en la vie ? Et bien d’autres choses que vous connaissez.

Allez vers les autres avec votre générosité

Vous pouvez vous contenter d’observer la générosité et l’apprécier. Mais vous pouvez faire nettement mieux, la provoquer. Si vous faites un geste pour l’autre, il vous remercie souvent, ne serait-ce que d’un sourire ou d’une parole. Vous tenez la porte à une personne âgée ? Sentez son plaisir de comprendre que vous la prenez en compte. Vous pouvez même aller plus loin que ces petits gestes quotidiens : parlez aux autres. Intéressez-vous à ce qu’ils sont. La caissière où vous allez faire vos courses ? Un petit mot :  » ça va aujourd’hui ? « ,  » vous n’avez pas trop froid à rester sans bouger ? « . Et vous créez du lien, vous vous ouvrez à l’autre. Vous vous apercevrez que même les personnes qui vous semblent fermées peuvent s’ouvrir comme des fleurs au soleil quand vous faites un tout petit pas vers elles.Si vous ouvrez régulièrement votre coeur à toutes ces générosités, elles vont progressivement prendre plus de place dans votre fonctionnement psychique, repoussant les ruminations négatives. Alors, faites volontairement cette place au positif. En quelques jours seulement, vous vous sentirez plus heureux !A lire

Un conseil de lecture :  » Prendre la vie du bon côté « , de Béatrice Millêtre, aux éditions Odile Jacob.

Dr Catherine Solano
06/04/2010

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24 mars, 2010

Ecrire …

Classé dans : Lecture, écriture (57) — coukie24 @ 21:45

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Écrire pour obéir au besoin que j’en ai.

Écrire pour apprendre à écrire. Apprendre à parler.

Écrire pour ne plus avoir peur.

Écrire pour ne pas vivre dans l’ignorance.

Écrire pour panser mes blessures.

Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.

Écrire pour me parcourir, me découvrir.

Me révéler à moi-même

Écrire pour déraciner la haine de soi.

Apprendre à m’aimer.

Écrire pour surmonter mes inhibitions,

me dégager de mes entraves.

Écrire pour déterrer ma voix.

Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m’unifier.

Écrire pour épurer mon oeil de ce qui conditionnait sa vision.

Écrire pour conquérir ce qui m’a été donné.

Écrire pour susciter cette mutation qui me fera naître une seconde fois.

Écrire pour devenir toujours plus conscient de ce que je suis, de ce que je vis.

Écrire pour tenter de voir plus loin que mon regard ne porte.

Écrire pour m’employer à devenir meilleur que je ne suis.

Écrire pour faire droit à l’instance morale qui m’habite.

Écrire pour retrouver – par delà la lucidité conquise

une naïveté, une spontanéité, une transparence.

Écrire pour affiner et aiguiser mes perceptions.

Écrire pour savourer ce qui m’est offert.

Pour tirer le suc de ce que je vis

Écrire pour agrandir mon espace intérieur.

M’y mouvoir avec toujours plus de liberté.

Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide.

Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant.

Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie.

Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs

face aux égarements d’une société malade.

Écrire pour être moins seul.

Pour parler à mon semblable.

Pour chercher les mots susceptibles

de le rejoindre en sa part la plus intime.

Des mots qui auront peut-être

la chance de le révéler à lui-même.

De l’aider à se connaître et à cheminer.

Écrire pour mieux vivre.

Mieux participer à la vie.

Apprendre à mieux aimer.

Écrire pour que me soient donnés

ces instants de félicité

où le temps se fracture, et où,

enfoui dans la source,

j’accède à la l’intemporel, l’impérissable,

le sans-limite.     

Charles Juliet

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14 décembre, 2009

Il était une fois un vieil homme …

Classé dans : Textes à méditer (239) — coukie24 @ 13:51

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      Il était une fois un vieil homme, assis à la porte d’une ville.

Un jeune homme s’approche de lui :

 » Je ne suis pas d’ici, je viens de loin ; dis moi, vieil homme, comment sont

les gens qui vivent dans cette ville ?  »
Au lieu de lui répondre, le vieillard lui renvoie la question :

 » Et dans la ville d’où tu viens, comment les gens étaient-ils donc ?  »
Le jeune homme aussitôt, plein de hargne :

 » Egoïstes et méchants, au point qu’il m’était impossible de les supporter plus longtemps ! C’est pourquoi j’ai préféré partir ! « 

Le vieillard :  » Mon pauvre ami, je te conseille de passer ton chemin:

les gens d’ici sont tout aussi méchants et tout aussi égoïstes ! « 

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approche du même vieillard :

 » Salut, ô toi qui es couronné d’ans ! Je débarque en ces lieux ; dis-moi,

comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?  »
Et le vieil homme de le questionner à son tour :  » Dis-moi d’abord, là d’où tu viens, comment les gens étaient-ils ?  »
Le jeune homme, dans un grand élan :

 » Honnêtes, bons et accueillants ! Je n’avais que des amis; oh que j’ai eu de peine

à les quitter !  »
Le vieillard :  » Eh bien, ici également, tu ne trouveras que des gens honnêtes, accueillants et pleins de bonté. « 

Un marchand faisait boire ses chameaux non loin de là, et il avait tout entendu :

 » Comment est-il possible, ô vieil homme que je prenais pour un sage, de donner,

à la même question, deux réponses aussi diamétralement opposées ?

Serait-ce un poisson d’avril? « 

 » Mon fils, déclara le vieil homme, chacun porte en son cœur son propre univers

et le retrouvera en tous lieux. Ouvre ton cœur, et ton regard sur les autres

et le monde sera changé. »

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        « La paix vient du dedans. Ne la cherchez pas au dehors. » Bouddha

           « Le bonheur n’est pas une récompense mais une conséquence.

                La souffrance n’est pas une punition mais un résultat. »

                                                       Robert Ingersoll

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5 décembre, 2009

La musique qui venait de la maison …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:23

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Comme toujours la veille de Noël, le roi convia le Premier ministre à une promenade. Il lui plaisait de voir comment on décorait les rues. Mais pour éviter que les sujets ne fassent des dépenses exagérées pour lui être agréables, ils se déguisaient toujours en commerçants venus de lointains pays.
 
Ils marchèrent dans le centre, admirant les guirlandes lumineuses, les sapins, les bougies allumées sur les marches des maisons, les baraques où l’on vendait des cadeaux, les hommes, les femmes et les enfants qui se pressaient d’aller rejoindre leurs parents pour fêter cette nuit autour d’une table bien garnie.
 
Sur le chemin du retour, ils traversèrent le quartier le plus pauvre ; l’ambiance y était tout à fait différente. Pas question de lumières, de bougies, ni de l’odeur délicieuse de la nourriture bientôt servie. On ne voyait personne ou presque dans la rue, et comme il le faisait tous les ans, le roi fit observer au Premier ministre qu’il devrait être plus attentif aux pauvres de son royaume. Le ministre acquiesça de la tête, sachant que sous peu le sujet serait de nouveau oublié, enterré sous la bureaucratie quotidienne, l’approbation des budgets, les discussions avec des dignitaires étrangers.
 
Soudain, ils remarquèrent que l’une des maisons les plus pauvres venait le son d’une musique. L’habitation, de construction sommaire, avait plusieurs fentes entre ses planches pourries, leur permettant de voir ce qui se passait à l’intérieur. C’était une scène totalement absurde : un vieux dans une chaise roulante qui paraissait pleurer, une jeune fille complètement chauve qui dansait, et un garçon au regard triste qui tapait sur un tambourin et chantait une chanson du folklore populaire.
 
- Je vais voir ce qui se passe, dit le roi.
 
Il frappa à la porte. Le jeune garçon interrompit sa musique et vint répondre.
 
- Nous sommes des marchands et nous cherchons un endroit pour dormir. Nous avons entendu la musique, nous avons vu que vous n’étiez pas couchés et nous aimerions savoir si nous pouvons passer la nuit ici.
 
- Vous trouverez abri dans un hôtel de la ville, Messieurs. Malheureusement nous ne pouvons pas vous aider ; malgré la musique, cette maison est pleine de souffrance et de tristesse.
 
- Et pouvons-nous savoir pourquoi ?
 
- C’est ma faute – c’était le vieux dans la chaise roulante qui parlait. Toute ma vie, j’ai voulu éduquer mon fils pour qu’il apprenne la calligraphie et devienne un des scribes du palais. Mais les années passaient et les nouvelles inscriptions pour cette charge n’étaient jamais ouvertes. Et puis cette nuit, j’ai fait un rêve stupide : un ange apparaissait et il me demandait d’acheter une coupe en argent, parce que le roi allait me rendre visite, boire un peu dans cette coupe, et trouver un emploi pour mon fils. La présence de l’ange était si convaincante que j’ai décidé de faire ce qu’il avait dit. Comme nous n’avons pas d’argent, ma belle-fille est allée ce matin au marché, elle a vendu ses cheveux, et nous avons acheté la coupe qui est là devant vous. Maintenant ils essaient de me faire plaisir, ils chantent et ils dansent parce que c’est Noël, mais c’est inutile.
 
Le roi vit la coupe en argent, se fit servir un peu d’eau parce qu’il avait soif et, avant de partir, déclara à la famille :
 
- Quelle coïncidence ! Nous étions aujourd’hui avec le Premier ministre et il nous a dit que les inscriptions pour un nouveau poste seraient ouvertes la semaine prochaine.
 
Le vieux hocha la tête, ne croyant pas vraiment ce qu’il entendait, et prit congé des étrangers. Mais le lendemain, une proclamation royale fut lue dans toutes les rues de la ville : on cherchait un nouveau scribe pour la cour. Le jour fixé, la salle des audiences était pleine de gens désireux de concourir pour le poste tant convoité. Le Premier ministre entra, demanda à tous de préparer leurs blocs et leurs porte-plume :
 
- Voici le sujet de dissertation : pourquoi un vieil homme pleure-t-il près d’une femme chauve qui danse et d’un garçon triste qui chante ?
 
Un murmure d’étonnement parcourut la salle : personne ne savait raconter une histoire comme celle-là ! Excepté un jeune garçon vêtu humblement, dans un coin de la salle, qui fit un large sourire et commença à écrire.

Paulo Coelho
(basé sur un conte indien)

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6 avril, 2009

La mort n’est rien…

Classé dans : Spiritualité-Esotérisme (27),Textes à méditer (239) — coukie24 @ 14:50

La mort nest rien

La mort n’est rien,je suis seulement passé, dans la pièce à côté.

Je suis moi. Vous êtes vous.Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.N’employez pas un ton différent,ne prenez pas un air solennel ou triste.Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez,pensez à moi,priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maisoncomme il l’a toujours été,sans emphase d’aucune sorte,sans une trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.Le fil n’est pas coupé.Pourquoi serais-je hors de vos pensées,simplement parce que je suis hors de votre vue ?Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d’un extrait de « The King of Terrors », sermon sur la mort 1910

Quelquefois attribué à Charles Péguy, d’après un texte de Saint Augustin

La mort n'est rien... dans Spiritualité-Esotérisme (27) eymok12w 

11 janvier, 2009

La Visualisation – article un peu longuet mais riche d’enseignement – prendre le temps de le lire…

Classé dans : Spiritualité-Esotérisme (27) — coukie24 @ 13:28

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La visualisation : un chemin vers soi

Vous pouvez le voir ? Alors vous pouvez le faire…

La visualisation est cette faculté mentale que nous avons tous,  de nous représenter un objet, un son, une odeur, une situation, voire une émotion ou une sensationCette représentation  déclenche pratiquement  les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité.


Test du citron

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Fermez les yeux, centrez vous sur votre respiration, inspirez, expirez (cinq fois calmement…) A présent visualiser un citron, bien jaune, bien brillant…Laissez bien l’image s’installer sur votre écran mental…Visualisez à présent le geste de couper le citron en quartiers…Vous prenez un quartier et vous le portez sous votre nez, vous sentez son odeur…Puis vous croquez à pleines dents dans le citron…Que ressentez vous ?

Il est fort à parier que vos glandes salivaires se sont mises à fonctionner. Pourtant ce citron n’a existé que dans votre imagination…

En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

 

En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

Diverses anecdoctes circulent sur le phénomène :

La plus connue est certainement l’histoire de cet ouvrier accidentellement enfermé dans une chambre froide et écrivant, sur les murs de celle-ci, sa lente et glaciale agonie. Or, il s’est révélé que le frigo était débranché !

Persuadé au plus haut point qu’il avait été enfermé dans une chambre froide en fonctionnement, son corps tout entier en a manifesté les symptômes jusqu’à ce qu’il meurt. 

Mais qu’en dit la science ?

Les expériences menées en neurosciences ont démontré que les zones activées en visualisation sont les mêmes que les zones activées face au stimulus réel. Des études ont par ailleurs montré que le phénomène de visualisation stimule l’hémisphère droit du cerveau et envoie des messages nerveux du cortex au système nerveux autonome. Cela activerait les processus automatiques comme les battements du cœur, la digestion, la production d’hormones, la température du corps…

L’objectif de la visualisation ?

Tromper le cerveau et lui apporter  une expérience nouvelle à laquelle il va croire.
Avec cette croyance, votre inconscient reproduira la physiologie que vous avez imaginez, votre intonation, votre débit de parole, votre posture… Méthode simple et progressive, la visualisation n’exige que quelques minutes par jour. Seules comptent la pratique et l’imagination.

Vous pouvez vous imaginer dans une nouvelle maison, ou bien avec un nouveau travail, ou vivant des relations harmonieuses, ou encore dans le calme et la sérénité, ou peut-être jouissant d’une meilleure mémoire et d’une grande faculté d’assimilation.

Si vos êtes porteur d’une maladie grave, la visualisation représente également un allié en vue de la guérison.
Quel que soit le plan sur lequel porte votre travail, vous obtiendrez des résultats… avec l’expérience, vous trouverez les images et les techniques particulières qui vous conviennent le mieux.


Exercices de visualisation

Offerts par Bénédicte Flieller Psychologue clinicienne

 

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Avant de commencer,  je vous invite à prendre garde à certains aspects liés à cette technique afin qu’elle soit le plus bénéfique possible :

  • Par respect de soi, on ne visualise pas des choses ou événements qui contredisent nos valeurs.
  • On ne visualise pas un objectif trop important, préférez la méthode des petits pas. C’est à dire divisez votre objectif principal en sous-objectifs.
  • Soyez souple, sans raideur du corps et de la pensée, soyez réceptif en permanence.
  • Il doit y avoir un désir sincère, intense et profond d’atteindre son objectif, je me pose la question : est ce que je le veux vraiment ?
  • Réfléchir à ses sens (vision, ouïe, odorat, toucher) et se poser la question de son mode prédominant.  Suis je plus visuel, olfactif, kinesthésique ou auditif. Dans ses visualisation privilégier le canal dominant (la vue, l’ouïe, le toucher, l’odeur), l’associer aux images. 
  • Dans certaines situations, il semble préférable que la visualisation se transporte sur le terrain de la métaphore. (Voire atteindre un objectif)
  • La visualisation peut se pratiquer seul. Toutefois, au début de la pratique, des difficultés peuvent surgir, et l’aide d’un thérapeute, sophrologue peut être utile.

Exercices pratiques

Avant chaque exercice de visualisation, je vous invite à vous isoler dans un endroit calme, à couper votre portable et à vous installer confortablement.

Puis concentrez vous quelques instants sur votre respiration et laissez s‘installer une respiration calme et abdominale, régulière.

Mentalement répétez vous : « je suis calme, parfaitement calme »

Détendez tout votre corps de la tête aux pieds, ne forcez rien, rien à faire, juste laissez faire. ..

Puis sur votre écran mental, laissez venir :

1er exercice : je souhaite me débarrasser d’une mauvaise habitude

Je visualise ma mauvaise habitude. Je la visualise comme un parasite, une chose immonde. Imaginez qu’avec vos mains vous l’arrachez littéralement de votre corps, vous extirpez cette chose de vous. Même si cette chose s’agrippe, résiste vous devez parvenir à l’arracher de votre corps et vous la jetez loin de vous.

Regarder cette chose dégoûtante, sentez la cela sent très mauvais, la forme de cette chose est assez floue de toute façon l’ensemble de cette chose est sale, dégoûtante, puante.Trouvez lui un nom ridicule, du genre « vomi» , « crasse » ou « beurk »…

Maintenant que cette chose est hors de vous, maintenant que vous connaissez son nom, faites lui payer tout ce qu’elle vous a fait endurer. Montrez vous très cruel avec cette chose, découpez la, frappez la, écrasez la sous vos pieds,  jetez la dans du feu, détruisez là…visualisez bien tout cela…

2ème exercice : Je me prépare à un entretien d’embauche

Durant la semaine précédant votre entretien, pratiquez la visualisation  en préparant le scénario idéal pour la réussite de votre projet. Vous entrez très détendu dans le bureau de votre interlocuteur, votre démarche est souple. Vous inspirez la confiance, visualisez vous, vous êtes élégant, d’une élégance discrète. Vous vous asseyez  et exposer vos arguments. Imaginez votre interlocuteur attentif et intéressé à vos propos. Vous l’entendez vous demander une précision et vous vous entendez répondre. Votre voix est posée et calme. A vous d’adapter la visualisation à votre demande et aussi précisément que possible.

3ème exercice : je prends la parole en public

Imaginez vous en train  de parler devant une salle remplie de monde. Vous vous voyez vous-même, un peu comme si vous étiez dans une salle de cinéma devant un film dont vous êtes l’acteur principal. Habillez vous de façon à la fois élégante et décontractée. Vous êtes à l’aise dans vos vêtements comme dans votre peau. Vous vous tenez assez droit, les épaules ressorties. Vous entendez votre voix, son timbre, son volume, son débit. Vous voyez  l’intérêt sur le visage des personnes qui vous écoutent. Vous vous déplacez , votre démarche est assurée, vous occupez l’espace naturellement. Visualisez tout cela.

4ème exercice : la scène paisible (s’imprégner de calme et de sérénité)

Je visualise un lieu loin du bruit, au calme. Il peut s’agir d’un paysage de campagne, du bord de la mer, de la campagne ou tout autre endroit imaginaire. Je visualise tous les détails, les couleurs. Je mets beaucoup de lumière dans ma scène paisible. Je m’installe confortablement, assis ou allongé et je m’imprègne de l’ambiance de sérénité qui se dégage de ce lieu. Selon mon canal sensoriel de prédilection, je peux me mettre à l’écoute des bruissements, des clapotis, des ruissellements, des chants d’oiseaux ou de  cigale, présence de la vie autour de moi. Je peux également ramasser un élément par terre, de la mousse, des feuilles, un galet chauffé par le soleil, un peu de sable ou de la neige. Imprégnez vous de cette sensation tactile. Je peux humer les différentes odeurs et m’en imprégner, les parfums de la nature, les embruns, l’odeur des sous bois, de la menthe ou des orangers en fleurs. Je laisse le calme m’envahir.

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5ème exercice : j’atteins mon objectif

Je visualise mon objectif, pour cela je le définis parfaitement à l’avance. Je visualise une cible. Je visualise les  cercles concentriques de différentes couleurs. Mon regard s’arrête sur le centre de couleur jaune. Je me centre avec toute mon attention sur ce centre, je visualise à l’intérieur de cette cible mon objectif personnel, il est écrit en lettre majuscule. J’imagine que j’ai un arc et une flèche dans mes mains. Mon arc est le prolongement de ma main et de mon désir. La flèche c’est mon intention, elle est droite, équilibrée. Lorsque je regarde la cible, je me concentre sur tout ce qui se passe autour : le vent, le poids et la distance. J’ajuste mes mouvements, j’ouvre la main, je libère la corde. Je visualise la flèche qui atteint la cible, mon objectif.  Je visualise bien la flèche dans le mille. J’entends le bruit de la flèche et de l’impact. Je m’en imprègne totalement. J’ai atteint mon objectif.

Par Bénédicte Flieller

Psychologue clinicienne- Sophrologue

 

29 novembre, 2008

Hommage à Lisa, petit Amour… qui le 26.11.2004 rejoignait les anges

Classé dans : Famille (34) — coukie24 @ 11:51

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Hommage à Lisa, petit Amour... qui le 26.11.2004 rejoignait les anges dans Famille (34) 080425035650176051990936

Le Voyage de l’Ame

 

Le parcours de tout être charnel,
Ne demeure jamais éternel.
Telle une bougie qui s’allume, qui s’éteint,
La vie d’un corps connaît toujours sa fin.

Mais ce qui brille en nous, cette étincelle,
Dont on dit souvent qu’elle monte au ciel,
C’est notre âme, notre esprit, notre chemin,
Qui voit toujours un lendemain.

L’enfant, le parent qui part trop tôt,
L’ami ne retenant plus nos sanglots,
L’âme soeur qui reste yeux clos,
N’oubliez pas: ils nous voient là-haut !

Car au-delà de la mort,
Leur lien avec nous est plus fort.
L’âme et l’amour dépassent le corps,
Chaque jour pour nous, ils vivent encore.

Ils nous parlent sans arrêt,
Dans leurs messages d’amour.
Écoutons, observons, ils sont tout prêts,
Dans les signes de tous les jours.

Remercions Dieu pour avoir créé
La seule chose qui traverse les mondes,
Le plus beau cadeau qui ait jamais existé,
Cette chaleur qui se diffuse chaque seconde :
L’ Énergie d’Amour.

Tout cela pour dire,
Que la mort n’est pas un obstacle à l’esprit,
Que toujours en chacun il y a la vie,
Que ce que l’on croit perdu ne l’est jamais,
Qu’une âme chère en aucun cas ne disparaît.

Voilà pourquoi, tous ensemble aujourd’hui,
Prenons conscience de cet amour infini.
Il faut le croire, ils sont ici.
Notre chemin avec eux, c’est pour la vie.

Sébastien Cottart

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http://www.dailymotion.com/video/khJTaNd3JHwpOd4hJO 

 

 Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t’en loin, va t’en sereine
Qu’ici rien ne te retienne

Rejoins le ciel et l’éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d’univers

Vole vole petite soeur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu’enfin ta souffrance cesse

Va rejoindre l’autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d’enfant

Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l’as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t’envoler

Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver la lumière

ange 

21 novembre, 2008

Les mots

Classé dans : Les mots (85) — coukie24 @ 17:10

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Il était une fois une petite fille qui ne trouvait pas les mots
pour dire ce qu’elle ressentait.
Chaque fois qu’elle tentait de s’exprimer, de traduire ce qui se passait à l’interieur d’elle,elle éprouvait comme une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée.
Ils avaient l’air de se bousculer dans sa bouche mais n’arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.
Dans ces moments là, elle devenait agressive, violente, presque méchante. Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elle lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer.

-De toute façon tu ne peux pas comprendre.
-Ca ne sert à rien de dire.
-C’est des bêtises de croire qu’il faut tout dire !

D’autres fois, elle préférait s’enfermer dans le silence,
avec ce sentiment douloureux.
-Que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu’elle ressentait, qu’elle n’y arriverait jamais. Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d’elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio :
-Il y a chez tout être humain un Chemin de Mots qu’il appartient à chacun de trouver.

Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l’intérieur d’elle. La première fois où elle s’aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher, paraissaient la fuir.
La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu’elle vit sur la pente d’un talus fut le mot “Oser”.
Quand elle s’approcha, ce mot osa lui parler.
Il lui dit d’une voix exténuée :
-Veux-tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?
Elle lui répondit:
- Je crois que je vais te prendre avec moi et je vais t’emmener très loin dans ma vie.

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier.

Le deuxième mot qu’elle rencontra fut le mot “Vie”.
Elle le ramassa, le mit contre son oreille.
Tout d’abord, elle n’entendit rien. Mais en retenant sa respiration,
elle perçut comme un petit chuchotement :
- Je suis en toi, je suis en toi
Et plus bas encore : -Prends, soin de moi.
Mais là, elle ne fut pas très sûre d’avoir bien entendu.
Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux comme s’il avait froid.
Il avait vraiment l’air malheureux, ce mot-là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l’approcha de son coeur et entendit un grand silence. Elle le caressa et lui dit :
-Comment tu t’appelles, toi ?

Et le petit mot qu’elle avait ramassé lui dit d’une voix nouée :
-Moi, je suis le mot “Seul”. Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s’intéresse à moi, ni ne s’occupe de moi.
Elle serra le petit mot contre elle, l’embrassa doucement et poursuivit sa route. Près d’un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus.
Elle s’arrêta, le regarda et c’est le mot qui s’adressa à elle :
-Je m’appelle “Toi”, lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres. La petite fille le prit en disant :
-J’ai envie de t’adopter, “toi”, tu seras un bon compagnon pour moi.

Sur le Chemin des Mots elle rencontra d’autres mots qu’elle laissa à leur place.
Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d’une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissait détendu, les yeux grands ouverts.
Il avait l’air d’un mot tout à fait heureux d’être là. Elle s’approcha de lui, lui sourit et dit :
-C’est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t’avoir trouvé.
Veux-tu venir avec moi ? Il répondit :
-Bien sûr, moi aussi je t’attendais…

Ce mot qu’elle avait trouvé, était le mot “Vivra”.
Quand elle rassembla tous les mots qu’elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu’ils pouvaient faire la phrase suivante : “Ose ta vie, toi seule la vivras.”

Depuis ce jour, la petite fille prit l’habitude d’aller se promener sur le Chemin des Mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes, et ceux qui la connaissaient furent surpris d’entendre tout ce que cette petite fille avait à l’intérieur d’elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu’il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour le dire.

Jacques Salomé

12 octobre, 2008

Où est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153) — coukie24 @ 12:17

 

                                                   Où est le bonheur ? dans Le Bonheur (153) maison

Où est le bonheur ?

Il est là dans nos coeurs
Il est plein de douceur
Il est fait de chaleur
Qu’on sent de temps en temps!

Il est tout près de nous
C’est plus petit que tout
On le voit après coup.
Il se cache partout.

Où est le bonheur ?
Il est dans un sourire
Le geste qui vient guérir
Le rêve ou le désir
Qu’on a de temps en temps !

Il danse dans nos yeux
Il chante si on le veut,
Se fait silencieux
C’est un clin d’oeil de Dieu

Où est le bonheur ?
Il est dans le soleil
Le printemps qui s’éveille
Il est dans les merveilles
Qu’on voit de temps en temps.

Il est dans les oiseaux
La fleur ou le roseau
Il résonne dans l’écho
Du lac ou du ruisseau.

Où est le bonheur ?
Il est là dans nos mains
Il n’est jamais très loin
Il est sur le chemin
Qu’on prend de temps en temps.

Il est dans le présent
Il se vit maintenant
C’est de nous qu’il dépend
Chaque jour en tout temps.

Auteur inconnu

12907366 dans Le Bonheur (153)

 

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