DE TOUT EN VRAC

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19 novembre, 2018

La blague du jour …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 16:59

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Une mère se rend à l’improviste chez son fils jeune marié
Elle sonne à la porte, puis rentre sans attendre. 

Elle est choquée de voir sa belle-fille allongée toute nue sur le canapé
- Mais que faites-vous ? lui demande-t-elle
- J’attends que Daniel rentre du travail
- Mais vous êtes entièrement nue !
- Belle-maman, je porte ma robe d’amour
- N’importe quoi… vous êtes juste à poils !
- Daniel adore cette tenue, ça le rend heureux et je veux son bonheur !                               

Plus tard, elle rentre en pensant à tout cela et décide de faire la même chose…
Elle se déshabille, se parfume et s’allonge sur le canapé.                          

Quand le mari rentre, il s’exclame :
- Mais que fais-tu couchée au salon en costume d’Eve ?
- Je porte ma robe d’amour pour toi mon chéri !
Et le mari de répondre …
- Elle a vraiment besoin d’un grand coup de fer à repasser !
- Qu’est-ce qu’on mange ?

Une histoire d'amour...

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3 novembre, 2018

La sagesse consiste à …

Classé dans : Psychologie (72) — coukie24 @ 16:05

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LA SAGESSE C’EST SAVOIR RECONNAÎTRE ET ADMETTRE QU’UN AUTRE NE VOUS AIME PAS. ET QUE LA VIE CONTINUE MALGRÉ LA CRUAUTÉ DE CETTE DÉCOUVERTE. LA SAGESSE C’EST SAVOIR QUE L’AMOUR EST ÉCHANGE : SI L’AUTRE NE S’OUVRE PAS À VOUS, VOUS VOUS FERMEREZ À LUI. LA SOUFFRANCE SERA DOUBLE : EN VAIN. L’AMOUR NE NAÎT PAS DE LA SOUFFRANCE DE CELUI QUI AIME. PEUT-ÊTRE LA PITIÉ : MAIS LA PITIÉ EST LE CONTRAIRE DE L’AMOUR.

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Martin Gray 
(Le livre de la vie)

21 août, 2018

Un brin d’humour …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 10:27

Une lettre pleine d’amour

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« Je t’écris quelques mots pour que tu saches que je t’écris. 
Donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu’elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi, que je te l’envoie une seconde fois. 
Je t’écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement.
Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison, c’est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin. La maison est splendide, il y a une machine à laver, mais j’ignore si elle est en service.
Hier j’y ai mis le linge, tiré sur la chaînette, et tout a disparu ! je cherche le mode d’emploi. 
Le temps n’est pas trop désagréable ici, la semaine dernière, il n’a plu que deux fois. La première pendant trois jours, la seconde quatre 4 jours.
Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l’expédiais avec les boutons, qui sont lourds, cela coûterait très cher, alors je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches. 
Ton père a trouvé du travail, il a sous lui environ 500 personnes. Il fauche les herbes du cimetière. 
Ta soeur Julie, qui vient de se marier, attends un heureux événement, nous en ignorons le sexe, c’est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c’est une fille, elle a l’attention de l’appeler comme moi. Cela fait tout drôle d’appeler sa fille «maman » !
Ton frère Jean a eu un gros problème. Il a refermé sa voiture avec les clés à l’intérieur. Il a du retourner à la maison à pied pour récupérer le second jeu de clés, et revenir nous sortir du véhicule. 
Si tu as l’occasion de rencontrer ta cousine Monique, donne-lui le bonjour de ma part. 
Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien. 
Ta mère

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PS : je voulais te mettre un peu d’argent dans l’enveloppe, mais je l’ai déjà collée.

Sources : Facebook, auteur inconnu

10 juin, 2018

zh – Enfin les beaux jours ! …

Classé dans : — coukie24 @ 9:00

 

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Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n’est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l’accueillir. [Bernard Grasset]

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Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… un sourire, c’est toujours jeune. [Pierre Dac]  

zh - Enfin les beaux jours ! ... dans Généralités & Divers (152) bouquets-fleurs-cafetiere

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Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.

[Mère Teresa]

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Quelques réflexions au retour de voyage !

Avez-vous eu parfois l’impression que, d’une part, le temps file trop vite et que, d’autre part, vos journées sont d’une monotonie désespérante ? Si ça vous est arrivé, c’est qu’il était temps de «mettre un peu de voyage» dans votre vie.

Même quand on aime bien la vie qu’on mène, il arrive toujours un moment où son ordinaire devient vraiment trop… ordinaire.

Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes.

Partir ailleurs pour quelque temps fait franchir des frontières bien plus importantes que les frontières géographiques.

De plus, il y a l’avant, l’après du voyage et cela vous berce autant de temps que le voyage proprement dit !

Après quelques voyages, on apprend à se passer facilement de choses que l’on croyait indispensables, on supporte plus facilement les entorses à nos petites manies et la notion de la « réussite » et du bonheur évolue en profondeur.

Voyager représente un défi différent de celui de la vie quotidienne. Pour le relever, il faut développer des habiletés qu’on n’a pas toujours la chance d’utiliser tous les jours : de l’initiative, de l’autonomie, de la débrouillardise et de la confiance en soi.

Voyager, c’est se dégourdir le moral !

Partir en voyage, c’est jouer un bon tour au temps qui passe. En s’accordant un intermède dans sa propre durée, on vit le temps d’une autre façon.  

Ça fait du bien ! 

Le voyage est une remarquable école dont l’enseignement finit toujours par laisser des traces.

Ces petites traces de savoir font pétiller la vie comme les bulles du bon champagne. On peut en quelque sorte s’offrir un surplus d’histoire grâce à l’histoire des autres, un surplus de culture grâce à la culture des autres, un surplus de beauté grâce à la beauté des autres et à la diversité du monde.

C’est un luxe inestimable… !

Prêts à recommencer…

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La vie est une pièce de théâtre : ce qui compte, ce n’est pas qu’elle dure longtemps, mais qu’elle soit bien jouée.
Sénèque

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La vie paraît courte à certains hommes parce qu’ils ne savent pas la remplir. L’homme qui a beaucoup senti et beaucoup réfléchi, a toujours beaucoup vécu, quel que fût le temps de son existence. Que se retrace-t-on d’un voyage pendant lequel on a dormi constamment ? Deux seuls points: le départ et l’arrivée. Mais si l’on a eu les yeux ouverts, si l’on a examiné les lieux, les habitants, s’instruisant avec soin de tout ce qui les concerne, que de choses on se rappelle, et combien l’on aime à s’entretenir avec ses amis, avec soi-même, de tout ce qu’on a vu et éprouvé!
Auteur : Adrien Destailleur ; Œuvre : Observations morales, critiques et politiques – 1830.

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A lire, de très bons conseils que j’approuve !

http://www.thelifelist.fr/2013/changer-de-vie/la-vie-est-trop-courte-vous-ne-pouvez-plus-tolerer-ces-15-choses/

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27 mai, 2018

Rien ne vaut l’amour d’une mère …

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 10:35

  

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Rien ne vaut l'amour d'une mère ... dans Autres fêtes ou évènements 1304511694Une mère ne meurt jamais car on l’appelera toujours « maman ». André Lévy

  • Rien ne vaut une douce maman. Tolstoï
  • A l’oreille de tous les enfants, « maman » est un mot magique. Arlene Bénédicte 
  •  
  • L’amour d’une maman, c’est la conviction que ses poussins sont des cygnes ; ce qui est la meilleure façon de donner du moral à des enfants qui sont convaincus d’être de vilains petits canards. Pam Brown 
  • L’amour d’une mère c’est comme l’air : c’est tellement banal qu’on ne le remarque même pas. Jusqu’à ce qu’on en manque. Pam Brown  
  • Une maman formidable donne toujours une grand-mère exceptionnelle. Jean Gastaldi 
  • Une maman est semblable à une rose qui ne se fane jamais. Jean Gastaldi  
  • On peut grandir, et même vieillir, mais pour sa maman on est toujours un petit enfant. Jean Gastaldi

 

4 mars, 2018

Aujourd’hui, c’est la fête des grand-mères !

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 8:05

Bonne fête à toutes les grand-mères !!!

Qu’on l’appelle « grand-mère » ou qu’on l’appelle « mamie », offrons un brin de tendresse à nos grand-mamans !

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Jean Gastaldi 

« Les oncles, les tantes et les cousins, c’est bien. Les parents, c’est à ne pas négliger. Mais une grand-mère les vaut tous ! » 

Fanny Fern - Extrait de Folly As It Flies

« Une mère devient une véritable grand-mère le jour où elle ne remarque plus les erreurs de ses enfants, étant émerveillée par ses petits-enfants. »

 Lois Wyse - Extrait de You don’t look like a Grandmother

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« Les grand-mamans, c’est des mamans à la retraite. » ou encore 

« Les grand-mères sont des mères qui ont grandi. »

Paroles d’enfant

 

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D’autres articles de ce blog,

http://coukie24.unblog.fr/2014/03/02/tradition-avis-a-tous-les-petits-enfants/

http://coukie24.unblog.fr/2013/03/03/il-etait-une-fois-grand-mere/

http://coukie24.unblog.fr/2013/05/25/lamour-inconditionnel/

18 août, 2017

Humour noir !

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 11:58

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Une mère rentre dans la chambre de sa fille qu’elle trouve vide. Sur le lit une lettre, elle imagine le pire en ouvrant la lettre :

Ma Maman chérie, Je suis désolée de devoir te dire que j’ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain.
Il est l’amour de ma vie. Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tattoos, son piercing et sa super moto. Mais ce n’est pas tout ma petite maman chérie. Je suis enfin enceinte et Abdoul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d’enfants avec moi, c’est mon rêve aussi. Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons en cultiver et en donner à nos copains lorsqu’ils seront à court d’héroïne et de cocaïne pour qu’ils ne souffrent pas. Entre-temps, j’espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu’Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais. Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j’ai déjà 13 ans, je peux faire attention à moi toute seule et le peu d’expérience qui me manque, Abdoul peut le compenser avec ses 44 ans. J’espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d’abord je vis avec Abdoul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme ça ce sera plus facile pour lui pour son permis de séjour.

Ta fille qui t’aime.

PS : Je te raconte des idioties maman, je suis chez les voisins !
Je voulais juste te dire qu’il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit.

Trouvé sur facebook - David Desmecht

11 août, 2017

Depuis la nuit des temps…

Classé dans : Généralités & Divers (152) — coukie24 @ 14:42

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Nourriture et sexualité sont intimement liées depuis la nuit des temps. Pour faire la part belle cet été à votre libido et au bien-être amoureux, pimentez votre assiette : gingembre, ail, sarriette, cannelle, roquette, fenouil, céleri et romarin. Et si vous avez envie de faire la fête, organisez un dîner aphrodisiaque à la Casanova : huîtres, fruits de mer, chocolat sous toutes ses formes, le tout arrosé de champagne.

A vous d’inventer la suite !

29 mai, 2016

En ce jour qui souligne la fête des mères – très bel hommage aux mères…

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 0:34

Être mère

En ce jour qui souligne la fête des mères – je réalise qu’être une bonne mère est un choix.  Toutes les mères ne sont pas exceptionnelles mais quand elles choisissent de faire l’impossible pour l’être, je crois qu’elles méritent d’avoir une journée juste pour elles. 

Mais qu’est-ce qu’une bonne mère ? 

        Voir au bien-être de son enfant, l’entourer d’affection, guider ses pas afin qu’il puisse être un adulte équilibré.  Pour certains enfants, il faudra mettre les bouchées doubles car ils auront des âmes errantes ou en quête de sens… combien de nos enfants souffrent d’anxiété, de déficit de l’attention … des maux de l’âme.  Comme mère, l’essentiel est de faire de son mieux.  Les mères n’ont pas à porter tous les fardeaux mais elles se doivent d’être là,  présente et à l’écoute - rassurante – toujours disponible et sur appel évitant d’être couveuse … mais une seule recette est magique et fonctionne pour toutes les mères :  Aimer.

      Aimer et transmettre le maximum de savoir – protéger sans priver nos enfants de leçons de vie – Être un phare dans les tempêtes en laissant nos propres tempêtes intérieures et nos questionnements en veilleuse pour que nos enfants soient certains que nous serons toujours là pour eux.  Toujours.

Avec amour …

Article écrit par Stéphanie Martin – son blog :  http://stephaniemartin.unblog.fr/2011/05/08/une-mere/#comments 

4 janvier, 2015

30 photographies de familles animales qui prouvent que nos amies les bêtes sont des êtres au grand coeur…

Classé dans : Arche de Noé,Belles images — coukie24 @ 17:41

En général, lorsqu’on parle de portraits de famille, on fait surtout référence aux humains. Mais figurez-vous que nos amies les bêtes sont également très friandes des photos souvenirs avec leurs petits ! La preuve avec ces 31 clichés qui prouvent que les animaux aussi ont le sens de la famille !

 

1. Une maman tigre fait la toilette de son petit

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2. Une famille de lions

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3. Des oisillons sous les ailes de leur mère

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4. Une famille ours dans les arbres

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5. Une maman koala sert son petit dans ses bras

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6. Des marmottes se font un câlin

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7. Un bébé renard partage un moment de tendresse avec sa mère

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8. Deux bébés grenouilles et leur mère

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9. Une maman panda tient son petit dans ses bras

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10. Un moment de tendresse entre un girafon et sa mère

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11. La famille vache au complet

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12. Une photo de famille aquatique

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13. Une famille de suricates sourit pour la photo

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14. Des lémuriens posent fièrement

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15. Des lionceaux avec leur père

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16. Une famille chouette dans les bois

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17. Une maman écureuil berce son petit

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18. Une famille de ratons laveurs

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19. Une maman poisson-clown et son bébé

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20. Une photo de famille âne

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21. Des suricates avec leur mère

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22. Une tripotée de petits guépards dans la savane

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24. Un petit hippo dort entre ses parents

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25. Un bébé singe dans les bras de sa mère

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26. Un girafon au centre de l’attention

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27. Une famille de cerfs

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28. Un daim avec ses parents

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29. Un petit manchot avec ses parents

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30. L’amour d’une mère chimpanzé pour son petit

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31. Des ours polaires posent dans la neige

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Ces animaux avec leur progéniture sont tous plus adorables les uns que les autres ! Nous, on fond littéralement devant ces photos de famille qui ne dégagent qu’amour et tendresse. 

9 décembre, 2014

Les fées – conte de Charles Perrault

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:48

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Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l’honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l’eau à une grande demi lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.

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Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. Oui-dà, ma bonne mère, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don (car c’était une Fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la Fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse. Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d’où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille. ) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants.

Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu’elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c’était la même Fée qui avait apparu à sa sœur mais qui avait pris l’air et les habits d’une Princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire, justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis, buvez à même si vous voulez. Vous n’êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.

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D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Hé bien, ma fille ! Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. ô Ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa sœur qui en est cause, elle me le payera ; et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer. Hélas ! Monsieur c’est ma mère qui m’a chassée du logis. Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à un autre, l’emmena au Palais du Roi son père où il l’épousa.

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Pour sa sœur elle se fit tant haïr que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir alla mourir au coin d’un bois.

MORALITE

Les Diamants et les Pistoles,
Peuvent beaucoup sur les Esprits;
Cependant les douces paroles
Ont encor plus de force, et sont d’un plus grand prix.

AUTRE MORALITE

L’honnêteté coûte des soins,
Et veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu’on y pense le moins.

7 septembre, 2014

Les voies secrètes de la tendresse …

Classé dans : Famille (34) — coukie24 @ 18:51

Les voies secrètes de la tendresse

 Qui d’entre nous, parents, n’a pas reçu maintes fois cette phrase en plein coeur et qui n’a renoncé alors à l’envie de se justifier?
Un jour quand mes enfants seront assez grands pour comprendre, je leur expliquerai…

 

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  • C’est parce que je t’aimais que je te harcelais pour savoir où tu allais, avec qui, et à quelle heure tu rentrerais.
  • C’est par amour que je t’ai poussé à acheter une bicyclette avec ton propre argent.
  • Que, sans mot dire, je t’ai laissé découvrir par toi-même que tel ami choisi entre mille, ne valait pas grand-chose.
  • Que je t’ai obligé à rendre à l’épicier une tablette de chocolat entamée et à te faire avouer que tu l’avais volée.
  • Que j’ai passé deux heures à te faire ranger ta chambre alors que cette tâche ne m’aurait pris à mois plus d’un quart d’heure.
  • C’est par amour que je t’ai laissé voir ma colère, ma déception, mon chagrin et mes larmes.
  • Que je t’ai souvent refusé. ce que disais-tu, toutes les autres mères permettaient.
  • C’est parce que je t’aimais que je devinais ton mensonge quand tu me racontais qu’à telle soirée, il y aurait des grandes personnes et aussi que je te pardonnais quand mes soupçons se confirmaient.
  • C’est parce que je t’aimais que je te faisais descendre de mes genoux, que je lâchais ta main, que je restais insensible à tes prières et sourde à tes exigences, je voulais absolument que tu apprennes à te tirer d’affaire  sans moi.
  • C’est par amour que je t’ai accepté tel que tu es sans songer à ce que j’aurais souhaité que tu sois.
  • C’est par amour, surtout, que j’ai eu le courage de te dire non, sachant très bien que tu m’en voudrais.  Et cela a été plus dur que tout le reste.

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7 juillet, 2014

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:11

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Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,

Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,

Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment

Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

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Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme

Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,

Glisser un mot furtif dans une tendre main,

Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,

Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,

Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,

Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,

Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,

Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,

Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,

Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,

Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

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Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse

Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;

Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !

Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;

Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,

Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,

Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir

Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,

Effacer de son front des taches et des rides ;

S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides, de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;

Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;

Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste, 

Bien fou, que maintenant on respire, on existe, 

Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour

Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

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Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l’amant et le poète,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs

Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

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Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre

Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.

C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été ! Dans la joie et l’amour et la félicité

C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.

Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

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Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !

Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,

Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,

Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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24 mai, 2014

Autre exemple de carte postale « fête des mères » …

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 1:06

 

Pour toi Maman !

Autre exemple de carte postale

Il nous arrive trop rarement de te le dire

et nous ne voulons pas paraître ingrats ou négligents :

nous te sommes, en réalité, très reconnaissants

de tout ce que, jusqu’ici, tu as accompli,

avec amour et dévouement,

pour nous, tes enfants.

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BONNE FÊTE DES MÈRES !

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23 mai, 2014

La fête des mères, c’est dimanche !

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 18:53

Le coeur d’une mère

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Voici les paroles  …

La fête des mères, c'est dimanche ! dans Autres fêtes ou évènements 1351173313

Il y a dans son appartement
Une photo de moi petit enfant
Qu’elle regarde tendrement
Souvent le soir en se couchant

Elle se souvient de mes premiers pas
De ces nuits où elle ne dormait pas
Seule à surveiller mon silence
Elle se rappelle de mon enfance

Pour le cœur d’une mère
Quoique l’on puisse faire
On restera toujours un enfant
Car l’amour d’une mère
Reste le plus sincère
Quoiqu´il arrive au fil du temps

Dans les bras d’une mère
On apprend la tendresse
Les premiers sentiments, les premières caresses
On aimerait refaire le chemin à l’envers
Pour retrouver les bras d’une mère

Elle a passé toutes ces années
Dans l’ombre de ma vie à rêver
Cent fois elle a tracé d’avance
Le chemin de mon existence

Elle s’est tant fait du mauvais sang
Lorsque j’étais adolescent
Toutes ces nuits à compter les heures
A s’inquiéter, à avoir peur

Pour le cœur d´une mère
Quoique l´on puisse faire
On restera toujours un enfant
Car l’amour d’une mère
Reste le plus sincère
Quoiqu’il arrive au fil du temps

Dans les bras d’une mère
On apprend la tendresse
Les premiers sentiments, les premières caresses
On aimerait refaire le chemin à l’envers
Pour retrouver les bras d’une mère

Pour le cœur d´une mère
Quoique l´on puisse faire
On restera toujours un enfant
Car l’amour d’une mère
Reste le plus sincère
Quoiqu’il arrive au fil du temps

Dans les bras d’une mère
On apprend la tendresse
Les premiers sentiments, les premières caresses
On aimerait refaire le chemin à l’envers
Pour retrouver les bras d’une mère

Et même si aujourd´hui
Je ne suis plus tes pas
Ne t’en fais pas, je pense toujours à toi
C’est fou comme je t’aime
Tu restes tout pour moi
Car le cœur d’une mère
Ne se remplace pas

13 mai, 2014

QUAND LE CARACTÈRE DEVIENT DIFFICILE AVEC L’ÂGE

Classé dans : Psychologie (72),Santé (166) — coukie24 @ 16:38

QUAND LE CARACTÈRE DEVIENT DIFFICILE AVEC L’ÂGE

Quand le caractère devient difficile avec l'âge

Une personne âgée peut sembler changer de caractère et devenir difficile à comprendre et à gérer par son entourage.

Interview de Claudine Badey-Rodriguez, psychologue, gérontologue et psychothérapeute à Nice.

  • Le caractère devient-il souvent difficile avec l’âge ?
  • Quand ce n’est pas seulement la situation qui change mais que l’on observe vraiment qu’un caractère devient difficile chez une personne âgée, que faut-il faire ?
  • Mais pourquoi serait-on plus difficile en étant âgé ? Finalement, on peut être dépressif plus jeune, vivre des souffrances ou avoir une maladie grave… 

Le caractère devient-il souvent difficile avec l’âge ?  

En réalité, ce sont plutôt les relations avec une personne âgée qui peuvent devenir difficiles, bien plus que son caractère qui change.

En effet, à certains moments, fatalement, la situation change pour cause de veuvage, maladie, handicap, dépendance… La dynamique familiale se trouve alors souvent bouleversée au moment de la vieillesse et de l’avancée en âge qu’il y ait ou non dépendance.   

Quand ce n’est pas seulement la situation qui change mais que l’on observe vraiment qu’un caractère devient difficile chez une personne âgée, que faut-il faire ?  

On imagine que le caractère change avec l’âge, mais en réalité, il existe une certaine stabilité des traits de caractère au cours de la vie. Lorsqu’on dit que le caractère devient difficile, il est souvent question d’agressivité. Cette agressivité a toujours une explication qui est à rechercher. C’est cela qu’il faut faire en premier : chercher à comprendre ce qui se passe.

On peut avoir plusieurs hypothèses.

  • La première, c’est que cette personne a toujours été exigeante, autoritaire, revendicatrice et cela semble empirer avec l’âge. 
    Son caractère se rigidifie en quelque sorte, mais c’est toujours bien le même caractère, en plus accentué en raison des aléas et des souffrances liées à l’âge. 
     
  • La deuxième possibilité, c’est qu’il y a peut-être une maladie sous-jacente débutante, comme une maladie d’Alzheimer ou un trouble apparenté.
     
  • On peut se trouver tout simplement devant une personne qui ressent une grande souffrance
    C’est possible, sous l’effet de cette souffrance, de voir changer quelqu’un qui avait un caractère doux. 
    Cette souffrance peut être liée à la maladie, à la dépendance, à la baisse d’autonomie ou simplement à l’avancée en âge. 
     
  • Il faut savoir également penser à une dépression selon le contexte, en particulier si le caractère difficile apparaît avec d’autres manifestations comme un repli sur soi, une tristesse, un désintérêt, une baisse d’activité non liée à une difficulté physique. 
    Cela peut nécessiter une consultation médicale pour détecter et soigner cet état dépressif.

C’est vraiment important de comprendre que cette agressivité n’est pas gratuite. Derrière elle, on trouve toujours de la souffrance. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille tout accepter.

Mais pourquoi serait-on plus difficile en étant âgé ? Finalement, on peut être dépressif plus jeune, vivre des souffrances ou avoir une maladie grave…  

Oui, mais ce qui caractérise l’avancée en âge, c’est que tout le monde sait qu’il n’y a plus beaucoup de temps. Cela va faire ressortir les vieux dossiers, les vieilles histoires, et réactiver l’histoire familiale.

Du côté des parents, la vieillesse réactive assez souvent la peur de l’abandon : ils peuvent donc ressentir la peur d’être abandonnés par leurs enfants et leurs proches. Ce retour de l’angoisse d’abandon explique aussi la plus grande fréquence du ‘ chantage affectif ‘ et de la culpabilisation des enfants avec des remarques ‘ acides ‘ du genre : ‘ On est toujours tout seuls ‘, ‘ Ah, le téléphone, c’est pas ton fort ! ‘, etc.

Du côté des enfants, tant qu’il est encore temps, on essaye d’obtenir ce que l’on n’a jamais reçu de ses parents. Je pense par exemple à une mère qui n’a jamais dit à sa fille qu’elle l’aimait. Alors, cette fille s’épuise à s’occuper de sa mère dans l’espoir d’obtenir enfin cette marque d’amour avant qu’il ne soit trop tard. 
Et puis souvent, c’est aussi entre frères et sœurs que les conflits et les tensions sont réactivés. Si j’ai le sentiment d’avoir été lésé par le passé, lésé sur le plan affectif, je vais essayer d’obtenir plus que les autres. D’ailleurs j’observe que derrière les demandes financières, très fréquentes, il existe en réalité presque toujours une recherche d’affection, de reconnaissance. 
Et il y a des tensions, parce que tout le monde peut se juger lésé, même si c’est d’une manière différente !

Sources : Livre : ‘ Quand le caractère devient difficile avec l’âge ‘ Claudine Badey-Rodriguez, éditions Albin Michel.

7 avril, 2014

ROUTE 66 – L’échappée belle

Classé dans : Voyages (60) — coukie24 @ 1:00

Parmi les routes mythiques qui traversent l’histoire des Etats-Unis, il y en a une, The mother road, qui a tracé ses sillons au plus profond de l’imaginaire américain. Pendant plus de cinquante ans, la route 66 a étalé ses kilomètres de bitume à travers huit Etats et trois fuseaux horaires. De Chicago à Los Angeles, elle suivait la course du soleil et creusait l’Amérique profonde. Aujourd’hui morcelée, presque oubliée, elle n’en reste pas moins une légende.

 

Et pour cause. Cette ligne rouge qui file d’un bout à l’autre du pays a vu défiler l’histoire, des premiers pionniers aux enfants de la beat generation, de l’Indien bafoué au dernier des Américains moyens. Nombreux sont les hommes, les familles à avoir pris ce chemin, des rêves plein la tête et des illusions plein les poches, pour se construire une vie plus belle sous le soleil de l’Ouest. Année après année, la route 66 a inscrit son nom sur le tableau des grands mythes américains. Pourtant aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille dame au bout du rouleau. Remplacée par des autoroutes plus performantes, elle avait disparu des cartes. Si des passionnés l’ont sortie de l’oubli, si le tourisme a doucement repris, cette grande diagonale reste en danger. Un organisme américain, World Monuments Fund, vient même de la classer parmi les cent monuments historiques les plus menacés au monde.

Du rêve américain

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La route 66 a 82 ans. C’est à Cyrus Stevens Avery, un homme d’affaires originaire d’Oklahoma, que l’on confie en 1923 la conception de cette voie transcontinentale. Il s’agit d’améliorer le réseau routier, de relier l’Est à l’Ouest au nom du développement économique. Il faut sortir les régions figées du Middle West de leur ennui en les abreuvant de trafic. Des millions de chômeurs fuient la Grande Dépression pour participer à ce vaste chantier qui s’étend sur douze ans et 4.000 kilomètres. Pendant la Seconde Guerre, de nombreux appelés arpentent cet axe stratégique. Ils vont, ils viennent entre usine d’armement et camp d’entraînement. L’un d’eux, Bobby Troup, composera plus tard cet hymne fameux, ‘Get your Kicks on Route 66′. La chanson, reprise par Nat King ColeChuck Berry, par les Stones, Brian Setzer Orchestra, les Cramps, Guitar Wolf et d’autres musiciens éclectiques, va alimenter le folklore qui vagabonde sur cette voie. 

Les années d’après-guerre vont dessiner l’american way of life. La 66 porte haut les couleurs et les emblèmes de cette culture populaire. La middle classaméricaine se rue sur le Middle West. C’est les vacances, on gagne la côte Ouest. L’artère mère connaît alors son apogée. Elle voyage à l’intérieur du pays, traverse les villes. Une multitude d’affaires familiales, des milliers de motels, de fast-foods et de stations-service font fleurir leurs enseignes ici et là. C’est l’avènement du « mom and pop business »(1). On est loin des grandes chaînes commerciales et de l’uniformisation qu’elles allaient bientôt induire.

Le trafic est infatigable. L’Highway 66 devient rapidement l’un des moteurs de la culture américaine. Cette voie royale alimente l’amour du peuple pour les belles bagnoles. Le cinéma et la littérature en font un décor mythique. Wyatt « Captain America » et Billy – les deux motards d’Easy Rider -, Thelma et Louise, les Blues Brothers, Raoul Duke et son avocat… Tous ont roulé leur bosse le long de cette diagonale, menés, évidemment, par Sal Paradise et Dean Moriarty, les héros autobiographiques de Kerouac. Son roman, ‘Sur la route’, qui conte la traversée hallucinée de ce pays-continent, compose les premières notes de la beat generation. Publié en 1957, il inspire une foule de jeunes Américains qui, avides de nouvelles expériences, se lancent sur ce ruban de bitume. Le road trip y vit alors ses plus belles heures, de randonnées sauvages en chevauchées mécaniques, entre le parfum violent de l’asphalte et l’odeur grisante de la liberté.

De déchéance en renaissance

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Mais peu à peu, l’avenue centrale des Etats-Unis, élimée par sa propre gloire, montre des signes de faiblesse et d’usure qui rendent les trajets de plus en plus meurtriers. En 1956, les hauts responsables américains, impressionnés par les puissantes autoroutes à quatre voies observées en Allemagne pendant la guerre, décident de construire le long de la 66, les « Interstates Highway ». Ils auraient pu rénover la vieille route, la renforcer ou l’agrandir pour lui offrir une seconde jeunesse, mais les politiques vont choisir de la doubler, signant ainsi l’arrêt de mort de cette ligne de vie. De nouvelles voies, plus rapides et moins dangereuses, s’élancent. Exit, donc, la piste 66. Le flux des vacanciers et des voyageurs lui préfère ses jeunes voisines, bien mieux roulées. Ces autostrades impersonnelles contournent les villes qui jalonnaient jadis le voyage. 

Les aires d’autoroutes volent la vedette aux downtown, isolant définitivement les touristes du pittoresque local. En bâillonnant la route 66, c’est toute une économie que l’on étouffe. Les milliers de petits commerces qui bordent la diagonale sont contraints, faute de public, à mettre la clé sous la porte. Les symboles du rêve américain tombent en ruine. En 1985, le dernier tronçon de la route est dépassé par l’Highway 40. La voie express enterre la 66. Déclassée, la fameuse route n’apparaît même plus sur les cartes.

Heureusement, on ne fait pas si facilement la peau à une légende. La route mère est inscrite au patrimoine historique, et dans les années 1990, de nombreuses associations se battent pour la ressusciter. En 1995, quelques panneaux surgissent çà et là, comme pour prévenir les badauds : « Attention, vous marchez sur un bout d’histoire. » Petit à petit, le tourisme se réveille. Quelques commerces typiquement américains rallument leurs enseignes. La 66 n’est pas toujours en bon état, mais peu importe, les voyageurs viennent. Ils veulent rencontrer cette autre Amérique, profonde et intemporelle. Parmi eux, beaucoup d’Européens, venus chercher un peu de légende, hantés par les livres qu’ils ont lus, marqués par le cinéma hollywoodien et ses symboles. De nombreux Américains font également le voyage. Ils parcourent cette route, comme on regarde de vieilles photographies, en y cherchant les souvenirs d’un autre temps. Un temps où il faisait bon se goinfrer de glaces éléphantesques, perché sur un tabouret de bar, en écoutant le King et en rêvant des oranges de Californie.

(1) Le « mom and pop business », littéralement « commerce de maman et papa », désigne une offre commerciale composée de nombreuses affaires individuelles et familiales.

Go West

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C’est l’éternelle conquête de l’Ouest, le mythe de la terre promise qui se rejoue, encore et encore. La ligne blanche qui court sur le macadam a des vertus libératrices. Des plates et vastes plaines de l’Illinois jusqu’au désert embrasé de la Californie, la route file et les espaces s’étirent toujours plus. La 66 sillonne huit Etats qui exhibent, chacun, leurs paysages et leurs histoires. Tout commence à Chicago, capitale du blues, et ancienne mère du grand banditisme. Il faut tourner le dos à sa banlieue grise pour entamer le voyage. Il faut croiser Cicéro, la ville d’Al Capone et dépasser le pénitencier de Joliet pour que la route se laisse enfin aspirer par le décor. Là, elle n’en finira plus d’onduler, de champs en collines, de collines en montagnes, et de montagnes en déserts, au gré des terres qui la transportent. Après avoir enjambé le Mississippi, elle visite le Missouri, « The Bible Belt », cet Etat ultraconservateur, symbole du puritanisme sauce américaine où il pousse des églises comme il court des lapins blancs au Pays des merveilles, où Jésus-Christ est le vrai roi de la route… (2) Elle s’offre une brève irruption au Kansas avant d’aller entailler les contrées ingrates de l’Oklahoma. Ici, la route est une ligne de fuite. Bien avant la naissance de la voie goudronnée, les Indiens chassés de leurs terres par les premiers colons arpentaient déjà celle qu’ils nommèrent, pour l’amère occasion, la piste des larmes (3). En 1934, les Oakies, ces millions d’Américains ruinés, empruntaient ce même chemin forcé vers l’exil. Immortalisés par Steinbeck dans ‘Les Raisins de la colère’, ils laissaient derrière eux des terres désolées, ravagées par le « Dust Bowl » (4), ses tempêtes de sable et la sécheresse.

L’avenue centrale des Etats-Unis continue vers le Texas. Elle traverse ce pays amoureux des armes à feu qui marque la première moitié du voyage. Les passagers de la 66 basculent alors dans le grand Ouest américain, patrie des derniers Indiens et des anciens cow-boys, des premiers pionniers et des attaques de diligences. D’étendues sauvages en hauteurs flamboyantes, la toile de fond prend des allures de vieux western. Au Nouveau-Mexique, les Navajos, héros des romans de Tony Hillerman, et d’autres Indiens d’Amérique vivent dans de tristes réserves, entre tradition et modernité ratée. En Arizona, le paysage se livre avec force, de forêt fossilisée en désert bariolé (5) avant de prendre son envol au Grand Canyon.

On the road again…

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Pour arriver à destination, il faut encore s’engouffrer en Californie par l’infini du désert de Mohave. Au bout du voyage, se dresse la triste banlieue de Los Angeles, Hollywood et son gigantisme, les plages de Santa Monica. Le chemin s’achève alors, les illusions avec. Bien sûr, c’est le voyage qui a compté. Ce trajet-là s’impose à lui-même, dessinant un autre visage des Etats-Unis, un visage immobile. La 66 échappe presque au monde moderne. Les villes fantômes de nos fantasmes américains, les motels et les stations-essence laissés à l’abandon, les carcasses de voitures qui dépérissent, tout au long de la route, ces vestiges glissent au rythme des miles qui s’égrènent. Les voitures sont rares et les espaces assoupis. Les touristes voyagent peut-être en compagnie du néant, mais partout les enseignes immobilisées de ces anciens motels aux allures Art déco rappellent au voyageur la glorieuse jeunesse de la route mère. Dans les commerces qui survivent, l’atmosphère est restée telle quelle, délicieusement kitsch. On y avale de gargantuesques breakfasts en discutant avec les gérants de ces petites affaires, les vieux de la vieille, les incontestables stars de la 66. Et dans le fond, résonne toujours la même chanson, en forme de suggestion : « If you ever plan to motor west / Travel my way, take the highway, that is the best / Get your kicks on route sixty-six… » (6)

(2) Parmi les nombreuses chapelles de Saint-Louis, on trouve celle de Jesus Christ, king of the road - Source : « Voyage sur les routes du monde, de la route de la soie à la route 66″, Géo.
(3) En 1889, plusieurs tribus indiennes occupent l’Oklahoma mais en avril, les 
land run, de frénétiques courses à la terre, débutent. Les colons s’approprient, sous la menace du canon, la plupart des espaces.
(4) Le 
« Dust Bowl » désigne une série de tempêtes de poussière qui sévit dans les années 1930 et ravage la région des grandes plaines aux Etats-Unis et au Canada.
(5) On trouve, en Arizona, le parc national du Painted Desert, où les différentes sortes de roches peignent des stries de couleur sur les reliefs, ainsi que le parc national de la Petrified Forest, qui abrite des arbres fossilisés.
(6) Extrait de 
‘Get Your Kicks on Route 66′, composée par Bobby Troup. 

« Si tu prévois de rouler vers l’Ouest / Suis mon chemin / Choisis la route principale / C’est ce qu’il y a de mieux / Et prends ton pied sur la route 66… »  

Amélie Weill pour Evene.fr – Juin 2008 – Le 06/06/2008

 

 

1 décembre, 2013

Au fil de l’eau, …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:09

Au fil de l’eau, 

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Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

L’Immensité profonde est belle à regarder,
Qu’elle soit l’océan ou l’éther bleu plein d’astres ;
Mais le chemin des cieux est couvert de désastres,
Et la mer a des puits que l’on ne peut sonder.

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

Les sublimes douleurs sont belles à chanter,
Lorsque d’un noble but l’âme noble est éprise ;
Mais, sous l’effort des doigts, souvent le luth se brise,
Et malheur au chanteur forcé de s’arrêter !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

La palme de la gloire est belle à désirer ;
Mais la cime est abrupte où son laurier se dresse,
Et malheur au rêveur, sans force ou sans adresse ;
Il glisse, et sur les rocs il se va déchirer !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

La Lyre a son orgueil ; la Science a son prix ;
Mais votre amour vaut mieux, ô ma Mère, ô mon Père :
C’est par vous que je crois, c’est par vous que j’espère ;
Dieu me restait obscur : par vous je l’ai compris !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

Philéas LEBESGUE (1869-1958).

1 novembre, 2013

Des plaisirs de l’imagination …

Classé dans : Le Bonheur (153),Rêveries (62) — coukie24 @ 12:06

 

Des plaisirs de l'imagination ... dans Le Bonheur (153) 486b7424

Des plaisirs de l’imagination

Si les mots plaisir imaginaire signifient un plaisir qui n’a rien de réel, gardons-nous de les employer jamais. Le pauvre qui tous les jours, pendant douze heures, dormait et se croyait revêtu de l’autorité royale, avait un sort exactement semblable à celui du roi qui, rêvant pendant le même nombre d’heures, croyait souffrir le froid, la faim, et solliciter dans les rues la pitié des passants.
Tous nos plaisirs sont fugitifs, et tous sont réels. Faculté merveilleuse, l’imagination réveille les plaisirs passés, charme l’instant qui s’écoule, et voile l’avenir ou l’embellit d’espérances.

Bannissons ce préjugé vulgaire qui nous représente la raison et l’imagination comme deux ennemies, dont l’une doit étouffer l’autre. La raison ne dédaigne aucun plaisir facile et pur. L’erreur même d’un songe peut avoir du prix à ses yeux ; et quels avantages les rêves de l’imagination n’ont-ils pas sur ceux du sommeil ! Ma volonté fait naître les premiers ; je les prolonge, les dissipe et les renouvelle à mon gré. Tous les hommes qui s’étudient à multiplier les instants heureux, savent jouir d’aimables chimères, et peignent avec enchantement les heures d’ivresse qu’ils doivent à l’effervescence d’une imagination riante.

Il est des circonstances où la raison n’a plus à nous donner d’autre conseil que celui de nous livrer aux illusions, qui peuvent mêler encore quelques plaisirs à nos douleurs. Un homme de mérite qui, dans nos temps orageux, a passé vingt mois en prison, me disait qu’une nuit il rêva que sa femme et ses enfants lui apportaient la liberté. Ce rêve lui laissait un souvenir si profond, une émotion si vive qu’il forma le projet de le renouveler, par la pensée, chaque jour. Tous les soirs, excitant son imagination, il cherchait à se persuader qu’il était au moment de la réunion désirée ; il se représentait les transports de sa femme, les caresses de ses enfants, et ne laissait que des chimères occuper son esprit, jusqu’à l’instant où le sommeil lui faisait tout oublier. L’habitude, me disait-il, avait rendu mes illusions plus fortes qu’on ne pourrait le croire : j’attendais la nuit avec impatience ; et la certitude que le jour finirait par quelques instants heureux me faisait constamment éprouver je ne sais quelle exaltation qui m’étourdissait sur mes peines.

Dans l’infortune, les douces illusions ressemblent à ces feux brillants et colorés qui, durant les tristes hivers du pôle, présentent au milieu des nuits l’image de l’aurore. Une faculté mobile et vive, qui trompe le malheur, doit embellir le bonheur même. Aux avantages qu’on possède elle unit ceux qu’on désire. Par sa magie, nous renouvelons les heures dont le souvenir nous est cher, nous goûtons les plaisirs que promet un avenir lointain, et nous voyons du moins l’ombre légère de ceux qui nous fuiront.

Les illusions, a dit un sombre philosophe, sont l’effet d’une démence passagère. Ah ! les idées folles sont celles d’où naissent les ennuis, et les idées raisonnables sont celles qui charment la vie. Si vous rejetez ces principes, n’adoptez pas du moins une fausse et lugubre sagesse ; croyez plutôt que tout est folie sur la terre. Mais alors, je distingue des folies tristes, des folies gaies, des folies effrayantes, des folies aimables, et je veux choisir celles dont les prestiges sont riants et les erreurs consolantes.

Comment cet être morose, qui n’aperçoit sur la terre, que des méchants, et dans l’avenir que des malheurs, accuse-t-il de se laisser tromper par l’imagination celui qui se berce d’espérances flatteuses ? Tous deux s’abusent ; mais l’un souffre de ses erreurs, l’autre vit de ses illusions.

Ils ont des idées étranges, ces prétendus sages qui voient, dans les secours de l’imagination, la ressource des âmes faibles ! L’inquiétude, la tristesse, l’ennui, voilà les véritables signes de faiblesse. Il reçut une âme élevée celui qui, poursuivi par l’injustice, sourit encore à des illusions, et qui, pour échapper aux misères du monde réel, l’abandonne et fuit vers un monde idéal.

La sagesse ne dédaigne point une faculté brillante, et, pour goûter tous les plaisirs de l’imagination, il faut avoir une raison exercée. L’imagination ressemble tantôt à ces magiciennes qui transportaient sur des bords enchantés le héros objet de leur amour, tantôt à leurs ennemies qui multipliaient autour de lui les périls. Livrée à ses caprices, peut-être nous ferait-elle redouter mille maux chimériques, aussi féconde pour enfanter des tourments qu’elle est ingénieuse à créer des plaisirs. La raison, qui ne peut la suivre toujours, doit lui montrer quels sentiers le bonheur l’invite à parcourir.

La raison est nécessaire encore à l’instant où les chimères disparaissent. Cet instant nous afflige ; mais je serais dans la situation dont un rêve enchanteur me faisait goûter les délices, que je pourrais encore et désirer et m’attrister. Tout homme dont l’esprit est élevé, le coeur bon, s’est plu à supposer que, loin des sots, à l’abri des méchants, seul avec quelques amis, il vivait dans une contrée riante, séparée du reste du monde. Que ce rêve se réalise, demain l’asile paisible, ignoré, nous verra donner des regrets aux lieux que nous aurons quittés, et former des désirs pour échapper aux ennuis de la nouvelle patrie. Puisque notre sort changerait vainement, étudions l’art d’en adoucir les peines,

apprenons à jouir de tous ses avantages, et qu’ils soient embellis par les heureux prestiges d’une imagination féconde.

Nos regrets naîtraient-ils de la rapidité avec laquelle les illusions disparaissent ? Eh quoi ! j’ai vu des riches et des grands dépouillés en un instant de leur fortune, de leur pouvoir, et je m’affligerais lorsqu’un songe s’évanouit pour moi ! Mais encore, ces infortunés ont perdu pour jamais les biens qui leur étaient si chers, et moi, je renouvelle à mon gré mes illusions et mes plaisirs.

Loin de sacrifier aucune de nos facultés, exerçons-les toutes ; et qu’elles se prêtent mutuellement des secours. Il faut, lorsqu’on avance dans la vie, que la raison acquière le calme de l’âge mûr ; mais que le coeur et l’imagination conservent encore des étincelles du feu de la jeunesse.

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Joseph Droz, Essai sur l’art d’être heureux, Chap. XVII

11 septembre, 2013

Dormition … connaissiez vous la signification ?

Classé dans : Les mots (85),Spiritualité-Esotérisme (27) — coukie24 @ 10:46

Dormition ... connaissiez vous la signification ? dans Les mots (85) 250px-Icon_03024_Uspenie_Bogorodicy._Konec_XVI_v

Dormition de la Vierge Marie, icône du xvie siècle

 

Le mot dormition (en grec ancien κοίμησις / koímêsis), est utilisé, dans le vocabulaire chrétien pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles, quand ce n’est pas une mort violente. Le mot cimetière exprime la même idée de sommeil provisoire.

Définition

La Dormition de la très Sainte Mère de Dieu est souvent appelée Dormition tout simplement car c’est la dormition par excellence. Les orthodoxes ont gardé cette dénomination antique. Ils entendent par ce mot la mort de la Vierge Marie et sa montée au ciel avec son corps.

Dans le catholicisme actuel, le terme Dormition ne désigne que la mort de la Vierge1. La croyance de la montée au ciel avec son corps chez les catholiques porte le nom d’Assomption, mais les orthodoxes critiquent ce terme, qui pourrait laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.

Le mot, venu du latin dormitio, « sommeil », exprime la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle ; on parle parfois aussi de dormition pour les saints morts sans martyre. L’écrivain Joris-Karl Huysmans explique dans son roman l’Oblat :

« La Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie ; elle fut emportée par la véhémence du pur amour ; et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu’on appela son trépas la dormition. »

Comme c’était le cas pour l’Assomption avant 1950 dans l’Église catholique, la dormition n’est toujours pas un dogme dans les Églises orthodoxes, mais il est considéré comme impie de la nier. Cette croyance ne repose sur aucune base scripturaire. Elle est fondée sur des écrits apocryphes, comme celui du Pseudo-Jean, Sur la mort de Marie (ive ouve siècle). Selon la tradition, la Vierge aurait alors été âgée de cinquante-neuf ans (soit onze ans après la crucifixion de Jésus) et aurait été enterrée dans le jardin de Gethsémani, à Jérusalem.

La fête de la Dormition

La fête de la Dormition est la plus importante des fêtes de la Vierge Marie, et c’est elle qui clôt l’année liturgique orthodoxe. Comme chez les catholiques, elle a lieu le 15 août : on attribue la fixation de cette date à l’empereur Maurice, au vie siècle (explications ici).

Aspect liturgique de la fête

La fête est précédée, dans la tradition orthodoxe, d’un jeûne strict de 14 jours (le jour de la fête de la Transfiguration, le 6 août, il est cependant permis de manger du poisson et de boire du vin).

À la veille de la fête (c’est-à-dire au début du jour liturgique de la fête), des vêpres sont célébrées, contenant trois lectures de l’Ancien Testament, interprétées symboliquement à partir du Nouveau Testament. En Genèse 28:10-17, l’échelle de Jacob qui unit le ciel et la terre désigne l’union de Dieu avec les hommes qui se réalise pleinement et plus parfaitement en Marie portant Dieu en sein. En Ézéchiel 43:27-44:4, la vision du temple dont la porte orientale est perpétuellement fermée et remplie de la gloire du Seigneur, symboliserait la virginité perpétuelle de Marie. Marie est aussi identifiée avec la « maison », en Proverbes 9:1-11, que la Divine Sagesse a construit pour elle-même : « La Sagesse de Dieu a bâti en Toi, Vierge Sainte, sa maison – et s’est incarnée dans sa mystérieuse descente – Entre toutes les générations Tu fus l’Élue pure pour être la demeure du Verbe pur »

Iconographie

Sur l’icône de la Dormition de la très Sainte Mère de Dieu, c’est le Christ lui-même qui, descendu du ciel, vient chercher l’âme de sa mère figurée sous la forme d’un nouveau-né emmailloté de langes. Sur les images de la dormition d’un saint, c’est un ange qui est chargé de cette mission de psychopompe.

Autres usages du terme

Dans la mythologie celtique et plus précisément la légende arthurienne, le mot est employé pour désigner l’état du roi Arthur après son dernier combat, où il fut blessé mortellement, et son corps conduit dans l’île mythique d’Avalon. La dormition désigne un état qui n’est ni la vie ni la mort, mais un état de transition. La légende affirme que le roi Arthur n’est qu’en dormition et qu’il en sortira un jour pour rassembler tous les Bretons, insulaires et continentaux.

Définition de wikipédia

31 août, 2013

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:46

Où donc est le bonheur ? dans Le Bonheur (153) 100208111234825063

Où donc est le bonheur ?

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.
Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,
Effacer de son front des taches et des rides ;
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides,
de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Etre sage, et railler l’amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !
Dans la joie et l’amour et la félicité
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

1070082_532652810105911_529368166_n-248x300 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

26 juin, 2013

A DEVENIR FOU ! …

Classé dans : Humour (284) — coukie24 @ 12:09

A DEVENIR FOU !

A DEVENIR FOU ! ... dans Humour (284) 76801301_p

Le directeur de l’hôpital psychiatrique rend visite à un nouvel arrivant.

« Alors cher monsieur, pourquoi êtes-vous parmi nous ? Quelle est la raison de votre séjour ?

 Et le gars lui répond :

« Eh bien, tout a commencé quand je me suis marié… Ça a été ma grande erreur !

J’ai épousé une veuve qui avait une fille de 25 ans qui est devenue ma belle-fille.

Un beau jour que mon père venait nous rendre visite, il tombe amoureux de ma belle-fille.

Peu de temps après, ma belle-fille et mon père se marient.

Du coup, ma belle-fille devient ma belle-mère.

Quelques temps plus tard, ma femme me fait un fils qui devient illico le beau-frère de mon père puisqu’il est le demi-frère de ma belle-fille,
> > > > qui elle-même est la femme de mon père (et donc ma belle-mère).

Maintenant, mon tout jeune fils est aussi devenu le demi-frère de ma belle-mère, et il est donc un peu mon oncle …

Ma femme est aussi ma belle grand-mère puisqu’elle est la mère de ma belle-mère …

Et n’oubliez pas que ma belle-mère est aussi ma belle-fille …

Et si on cherche encore plus loin, on voit que je suis l’ époux de ma belle-grand-mère, et donc que je suis non seulement le petit-fils de ma femme, son mari, mais aussi mon propre grand-père …

Vous comprenez pourquoi je suis ici maintenant ? »

f47b7410 dans Humour (284)

25 mai, 2013

L’amour inconditionnel …

Classé dans : Autres fêtes ou évènements — coukie24 @ 11:25

L'amour inconditionnel ... dans Autres fêtes ou évènements fete-des-meres

Les mères humaines sont les seules créatures qui permettent à leur progéniture de continuer à les inquiéter durant leur vie entière.

Annelou Dupuis   

22 novembre, 2012

l’amour maternel …

Classé dans : Amour (119),Famille (34),Sentiments (132) — coukie24 @ 18:32

l’amour maternel ... dans Amour (119) 121107020136521949

« C’est à l’amour maternel que la nature a confié la conservation de tous êtres ; et pour assurer aux mères leur récompense, elle l’a mise dans les plaisirs, et même dans les peines attachées à ce délicieux sentiment. »

Chamfort 

Extrait du Maximes et pensées

5 juin, 2012

Avant d’être une maman…

Classé dans : Sentiments (132) — coukie24 @ 21:02

 

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Avant d’être une maman…

Je n’avais jamais trébuché sur des jouets

Je n’avais jamais chanter de berceuses

 Je ne m’étais jamais demandé

si mes plantes pouvaient être toxiques

 Je n’avais jamais pensé à la vaccination

J’avais le plein contrôle de mon temps

 Et je dormais mes nuits…

Je n’avais jamais tenu un enfant sur mes genoux

Pour que le médecin lui fasse un vaccin

 Et je n’étais jamais restée éveillée tard la nuit

Juste pour regarder dormir un bébé..

Je n’avais jamais gardé un bébé endormi dans mes bras

Juste parce que je voulais le regarder plus longtemps

Je n’avais jamais senti mon coeur se briser

Parce que je ne pouvais pas guérir un bobo

 je ne savais pas qu’il était même possible

D’aimer autant…

 Je n’avais jamais connu le sentiment

D’avoir mon coeur à l’extérieur de mon corps

Je ne connaissais pas ce lien

Qui unit une mère à son enfant

 Je ne savais pas

Que quelque chose de si petit

Pouvait me faire sentir si importante et heureuse…

Je ne m’étais jamais levée la nuit

Juste pour m’assurer que tout allait bien

Je ne connaissais pas la joie, l’amour et la douleur

L’émerveillement et la satisfaction

D’être une maman…

Et…

Avant d’être une grand-maman…

Je ne savais pas

 Que tous ces sentiments de maman

 Sont plus que doublés

Quand tu vois ce petit être

Dans les bras de ton Bébé..

 

Anonyme

s2f5z3mb dans Sentiments (132)

 

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