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6 octobre, 2009

Les feuilles mortes

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C’est une chanson, qui nous ressemble
Toi tu m’aimais et je t’aimais
Nous vivions tous, les deux ensemble
Toi que m’aimais moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement sans faire de bruit
Et la mer efface sur la sable les pas des amants
désunis

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux oů nous étions amis
En ce temps-la la vie était plus belle,
Et le soleil plus brűlant qu’aujourd’hui
Les feuilles mortes se ramassent a la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidele 
Sourit toujours et remercie la vie
Je t’aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t’oublie?
En ce temps-la, la vie était plus belle 
Et le soleil plus brűlant qu’aujourd’hui
Tu étais ma plus douce amie 
Mais je n’ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais 
Toujours, toujours je l’entendrai !

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Jacques Prévert

L’Automne

Classé dans : Les Saisons (115),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 12:13

L’Automne dans Les Saisons (115) couleur-automne-08 

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.

Théodore de Banville

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2 octobre, 2009

Poème découvert chez http://un-peu-damour-et-damitie.skynetblogs.be/

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 15:06

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Toi qui vit près de chez moi,
Offre-moi des roses et des lilas.
Toi qui vit à des kilomètres de là,
Envoie-moi des nouvelles de toi.

Ce n’est pas parce qu’on ne se voit pas
Que le cours de la vie s’arrêtera.
Tu sais que tout ne tourne pas autour de toi et de moi,
Mais le réconfort des mots est important parfois.

Le poids des mots fait des ravages.
Manipulés avec hâte, ils causent des naufrages.
Ceux qui blessent, remportent les suffrages
Et des âmes sensibles se retrouvent sur le rivage.

L’indifférence d’un être aimé, d’un être cher,
Peut faire souffrir jusque dans la chair.
Mais le temps passe, douleur rendue éphémère,
Tout en laissant dans la bouche un gout doux-amer.

Chaque jour que l’on vit,
Nous fait croiser des cœurs meurtris.
Mais pour aller de l’avant dans la vie,
Il faut insuffler de l’espoir à ces âmes démunies…

Auteur : Marie Durant

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18 septembre, 2009

Les Ailes du Rêve…

Classé dans : Amour (119),Poésies, Fables, contes, ... (171),Rêveries (62) — coukie24 @ 14:48

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Je t’écris pour te dire:

que jamais je n’oublierai

ces jours où ton beau regard
me façonnait
un rêve imaginaire
jamais je n’oublierai ces nuits
des doux soupirs
j’écoutais
nos deux coeurs battre à l’unisson 

combien je me sentais belle
à me voir à travers toi
combien je me sentais aimée
sous les caresses de tes yeux

je souhaitais que le temps s’arrête
que ces instants perdurent

puis…vint le temps des adieux
désert de silence, de désolation

oui, je sais…
quelque sauvage soient mes plaintes,
étouffées par des mers mugissantes,
elles n’atteindront jamais
la cime de tes montagnes

donne-moi le temps de combler
le vide de ton absence
le temps de remplacer
mes haillons de détresse
par des chiffons de joie

un jour prochain, le coeur léger
j’irai moissonner des îlots de verdure
sur des rives étranges et sauvages
le jour je construirai un abri
la nuit je tisserai mes souvenirs

dans l’attente de ta présence
je cultiverai notre amour
en écoutant l’océan gémir

Pier de Lune

Les Ailes du Rêve... dans Amour (119) cd70857e432

 

17 septembre, 2009

Dans un ciel …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 10:39

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Dans un ciel gris chagrin
un oiseau dessine des arabesques
sous ses ailes un rêve s’estompe
loin, toujours plus loin

Pier de LUNE

9 septembre, 2009

Apparition …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),Rêveries (62) — coukie24 @ 13:55

Apparition ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 4utn4r2u 

La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’énivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un rêve au coeur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.

Stéphane Mallarmé

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A Aurore

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 12:49

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand

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Chanson d’Automne …

Classé dans : Les Saisons (115),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 10:00

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7 septembre, 2009

Mon âme a son secret …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:22

Mon âme a son secret ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 5lk0s8oz

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu :
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.

Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas.

À l’austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/sonnet-arvers.php#ixzz2kSis5IbX

Alex Arvers

4 septembre, 2009

La Lune blanche …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 22:50

La Lune blanche ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) x1wv3k08

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée…

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure…

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise…

C’est l’heure exquise.

Paul Verlaine, La Bonne Chanson

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28 août, 2009

Il pleure dans mon coeur …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:39

Il pleure dans mon coeur ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) ga1zxnfp 

Auteur : Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine
!

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17 août, 2009

Si on était des oiseaux…

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 23:46

Et si on était…des Si on était des oiseaux... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) alphabet-animaux-oiseaux !

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On devrait vivre comme les oiseaux.

S’en aller souvent dans des pays chauds 

Quitter nos montagnes, notre sous-bois.

Quand durant l’hiver il fait froid.

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Au printemps, on se ferait un autre nid.

                               On recommencerait une nouvelle vie.

Et tout l’été on s’en irait chasser.

Du blé, des fleurs, tout ce qu’on voudrait manger.

Puis l’automne, on partirait en voyage.

On passerait nos hivers sur les plages.

Ou dans l’ombre des palmiers.

Avec des snowbirds à la peau bronzée.

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La plupart des oiseaux aiment la mer.

C’est un peu leur résidence secondaire.

Chez nous ils ne paient jamais d’impôts.

Et ils écoutent très rarement la météo.

Alors, quand ils partent en vacances.

Ils se moquent pas mal du prix de l’essence.

Ils n’ont pas besoin de passeport.

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Oui, on devrait tous, être des oiseaux.

Parler deux langues bien comme il faut.

Nous laisser souvent bercer par le vent.

A chaque automne et au printemps.

Pour retrouver nos paysages ensoleillés.

Et nos lacs qui ne seraient pas contaminés.

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Texte: Claude Marcel Breault
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25 juillet, 2009

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:18

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15 juin, 2009

L’Important…

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-C’est quoi l’Important ?
-L’Important, c’est d’accrocher des rires
Aux branches sèches de la vie…

-C’est quoi la Vie ?
-La Vie, c’est chercher son étoile
Dans le fouillis du ciel…

-C’est quoi le Ciel ?
-Le Ciel, c’est ce qu’on ne peut voir
Qu’en fermant les yeux…

-C’est quoi les Yeux ?
-Les Yeux, ce sont des forges vives
où s’embrasent les rêves…

-C’est quoi les Rêves ?
- Les Rêves…

C’est ce qui est important.

Robert Gélis

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6 avril, 2009

La colombe de la paix, Aziadée, poète, recueil de poésie, poèmes

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:22

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La colombe de la paix

Un rameau d’olivier dans son bec
Déployant ses ailes blanches
La colombe parcourt sans cesse
Le monde qui vit dans l’errance.

Elle offre avec générosité
Une plume de son plumage
Pour graver en lettres dorées
Les serments de la Paix…

 Mais les hommes de la terre

Ne tiennent pas leur promesse
Et de signature en signature
Arrachant plume après plume
S’entre-tuent sans repos
Pour un territoire ou un puits de pétrole…

La colombe, amoureuse délaissée
Au corps ensanglanté
Au brin d’olivier brisé
Accueillera toujours en son coeur blessé
« Les Hommes de Bonne Volonté » !

 

Gabrielle Simond, Poète (nom d’écriture : Aziadée)

 Présidente du cercle universel des ambassadeurs de la Paix

Présidente de l’Ambassade universelle de la Paix

 

Edition :  Le Grand livre de la Sérénité au Cherche Midi France,  

Rêves et Réalités au Cercle francophone France

 

La colombe de la paix, Aziadée, poète, recueil de poésie, poèmes dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 

http://globalcommunitywebnet.com/PeaceNow/GabrielleSimond.rtf

 

25 mars, 2009

Clair de Lune …. V. Hugo

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 15:25

Clair de Lune ....   V. Hugo dans Poésies, Fables, contes, ... (171) pleine_lune400

CLAIR DE LUNE

La lune était sereine et jouait sur les flots.
La fenêtre enfin libre est ouvert à la brise
La sultane regarde, et la mer qui se brise
Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.

                   De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
                Elle écoute…Un bruit sourd frappe les sourds échos.
               Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
                     Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour
Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes?
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine…
La lune était sereine et jouait sur les flots.

- Victor Hugo -

12 mars, 2009

Le dormeur du val

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:24

Le dormeur du val dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 

C’est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

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9 mars, 2009

Premier sourire du printemps…Théophile Gautier

Classé dans : Les Saisons (115),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:31

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Le printemps de Théophile Gautier

Premier sourire du printemps...Théophile Gautier  dans Les Saisons (115) bandefleur

Premier sourire du printemps

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

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Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

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La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

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Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

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Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

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Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit :  » Printemps, tu peux venir !  »

Théophile Gautier (1811-1872) (« Émaux et camées »)

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La brume

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:03

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La nuit n’a pas fini d’ôter son lourd manteau
Et l’aurore timide se frotte encore les yeux
Le frais matin d’automne traîne comme un fardeau
Les nuages grisâtres qui ornent encore les cieux

Puis la lumière s’installe, prend ses aises et s’étend
Elle éclaire, diaphane, les ombres qui s’enfuient
Quand la brume s’étale du bosquet à l’étang
En semant ça et là des perles qu’elle oublie.

Les sons semblent sortir de nulle part, du néant
Le sursaut d’une carpe, ou du cygne l’essor
Ne sont que des bruits sourds, orphelins du mouvement
Ce n’est que la musique qui meuble le décor

Notre regard s’arrête sur un rideau de soie
De mille gouttelettes aux couleurs d’arc en ciel.
On ne distingue plus le pré l’eau et le bois
Un voile s’est noué de la terre au soleil.

Le jour à besoin d’être il déchire la tenture
Il rend la liberté de l’espace au soleil
La brume se replie comme une couverture
Et la terre mouillée sort de son sommeil.

Patrick Laurain

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14 février, 2009

Tout conjugue le verbe aimer…

Classé dans : Amour (119),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 15:29

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Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses;
Premier mai! L’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte, et croit qu’il l’improvise;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine,
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour, dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et, dans la tiède brise,
Envoie au renouveau ses baisers odorants;
Tous ces bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant: Je t’aime!
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard!

Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor HUGO

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27 décembre, 2008

Extrait de poème sur l’amour

Classé dans : Amour (119),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:40

(…) que m’importe ou la mort ou la vie ?
J’aime, et je veux pâlir ; j’aime et je veux souffrir ;
J’aime, et pour un baiser je donne mon génie ;
J’aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie
Ruisseler une source impossible à tarir.

J’aime, et je veux chanter la joie et la paresse,
Ma folle expérience et mes soucis d’un jour,
Et je veux raconter et répéter sans cesse
Qu’apres avoir juré de vivre sans maîtresse,
J’ai fait le serment de vivre et de mourir d’amour.

Dépouille devant tous l’orgueil qui te dévore,
Coeur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermé.
Aime et tu renaitras ; fais-toi fleur pour éclore.
Apres avoir souffert il faut souffrir encore ;
Il faut aimer sans cesse apres avoir aimé.

Alfred de Musset

Extrait de poème sur l’amour dans Amour (119) 8aampz1i

19 décembre, 2008

La petite fille aux allumettes – Conte de Noël

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 Par une nuit glaciale d’hiver, une petite fille marchait dans les rues, regardant les vitrines illuminées. C’était la veille du Jour de l’An. Les bras chargés de cadeaux, les passants se dépêchaient de faire leurs derniers achats. Mais cette petite fille-là n’attendait aucun cadeau. Elle vivait toute seule avec son père. Et malheureusement, il ne l’aimait guère.

Elle serrait un paquet d’allumettes dans ses petites mains bleuies de froid. Sa robe était déchirée. Le vent la faisait frissonner, et la neige sur les pavés brûlait ses pieds nus. Les lumières des vitrines allaient bientôt s’éteindre. Les passants rentraient chez eux. Elle était seule dans la rue.

« Je n’oserai jamais revenir à la maison, pensait la petite fille. Je ne pourrai pas dire à mon père que je n’ai pas vendu d’allumettes. Vraiment, je ne peux pas rentrer ! »

Entre deux maisons de pierre grise, la petite fille s’assit dans un recoin. Comme elle avait froid ! Les flocons de neige mouillaient ses cheveux blonds.
« Je vais craquer une de mes allumettes, se dit-elle, cela me réchauffera les mains. ». La flamme chaude et claire brilla dans l’obscurité. La petite fille s’imagina qu’elle était assise devant un bon feu, dans une salle à mange éclatante de lumière. Mais l’allumette s’éteignit, et la vision disparut.

Lorsqu’elle frotta une deuxième allumette, le mur gris devint transparent. Elle vit la table de la salle à manger, chargée de plats délicieux : une dinde rôtie, une bûche glacée décorée de fruits confits. Tan de bonnes choses qu’on ne savait par laquelle commencer. Mais lorsqu’elle étendit la main, la vision s’évanouit.

La petite fille fit craquer une troisième allumette. Elle se vit au pied d’un magnifique arbre de Noël. Une centaine de bougies étincelaient sur ses branches vertes.

Enveloppés de papier d’or et d’argent, des cadeaux étaient entassés autour du sapin, et la petite fille savait qu’ils étaient tous pour elle.

En haut de l’arbre scintillait une splendide étoile qui, soudain, tomba à terre. On aurait cru voir une étoile filante dans le ciel. Et la petite fille se souvint de sa grand-mère, la seule personne qui l’ait aimée vraiment. Avant de mourir, elle lui avait appris que les étoiles filantes montent vers le paradis.

« Comme je serais heureuse de revoir grand-mère! » pensa la petite fille en craquant une quatrième allumette. Et voilà que sa grand-mère apparut, encore plus belle et plus souriante que lorsqu’elle était en vie.

« Ne me quitte pas, grand-mère! murmura la petite fille. Je sais bien que tu partiras quand l’allumette s’éteindra. Emmène-moi avec toi, je t’en prie. » Elle frotta en hâte toutes les allumettes qui restaient dans le paquet. Il faisait plus clair qu’en plein soleil. Lorsque la dernière allumette s’enflamma, la grand-mère ouvrit les bras et prit sa petite fille avec elle. Et elles s’envolèrent ensemble.

L’allumette s’éteignit, et tomba des mains froides et sans vie de la petite fille. On la trouva morte le matin du Jour de l’An, assise entre les deux maisons grises. Elle souriait et paraissait heureuse. Personne ne savait que sa grand-mère était venu la chercher pour l’amener au ciel.

La petite fille aux allumettes - Conte de Noël dans Noël et 1er de l An (83) 514FTZGQACL._SS500_

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