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5 janvier, 2013

La fleur et l’enfant …

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3 janvier, 2013

Un poème de Jacques Prévert …

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Un poème de Jacques Prévert ... dans La Vie (116) olga-vorobyeva27

La vie n’a pas d’âge.

La vraie jeunesse ne s’use pas.

On a beau l’appeler souvenir,

On a beau dire qu’elle disparaît,

On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,

Tout ce qui est vrai reste là.

Quand la vérité est laide, c’est une bien fâcheuse histoire,

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur coeur bat

Là où il n’y a pas d’autrefois.

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23 décembre, 2012

Le vent souffle où il veut …

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25 novembre, 2012

Changements d’humeur …

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Changements d’humeur ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1310570531
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Bien souvent, on se rend compte
Que notre moral remonte
Les jours où il fait plus beau
Quand dehors il fait plus chaud   

On sourit jusqu’aux oreilles
Dans notre vie plus rien n’est pareil
Ces jours-là, avoir un bon moral
On trouve ça tout à fait normal  

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Pourtant, si notre ciel se couvre
Notre mauvaise humeur on la retrouve
On perd tout c’qu’on avait gagné
Ce que le soleil nous avait donné

On perd aussi, notre envie d’agir
On y perd surtout notre sourire
Les p’tits malheurs de notre quotidien
Ne semblent plus être anodins

On a beau être des mammifères
Ce qui nous importe c’est la lumière
On a moins besoin de sommeil
Que d’une bonne cure de soleil

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On doit nous recharger, comme un patient
Enfin le soleil, c’est notre carburant

Texte Claude Marcel Breault

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30 septembre, 2012

Nostalgie de l’été …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 10:06

Nostalgie de l'été ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) f6dc234d

Difficile de sourire quand on veut pleurer
Difficile de lui dire adieu, quand on veut le garder
On est toujours triste de le voir s’en aller
Quand autant de plaisirs nous donnait cet été

C’est lorsqu’un jour la neige sera noire
Que je pourrai l’effacer de ma mémoire
Les souvenirs, ça me cause beaucoup d’émois
On ne peut non plus, les serrer contre soi

Y’a des jours ou l’on voudrait juste une chose
On voudrait pouvoir, appuyer sur pause
On voudrait pouvoir arrêter le temps aussi
Vivre, ces moments précis toute notre vie

On souhaiterait parfois, pleurer de rire
Que l’été, ça ne doive jamais finir
Mais mon cœur n’est pas une télécommande
Il faut bien hélas ! Que les saisons changent

Si moi, j’aime à ce point notre été
D’autres aiment que l’automne soit arrivé
Mon été, a beau être du passé
Mon soleil, mes joies, je ne peux les oublier

Texte Claude Marcel Breault

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11 septembre, 2012

La rentrée …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:45

 La rentrée ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) alphabet-chalkboard 

Un oiseau chantonne

 Un air de Mozart

Que le vent d’automne

 Emporte au hasard.

Bernard et Nicole,

La main dans la main,

Ont pris de l’école

Le joli chemin.

On voit sous les pommes

 Crouler les pommiers.

Les crayons, les gommes

Sortent des plumiers.

Le ciel est morose :

Il verse des pleurs…

 Mais Rosa-la-rose*

 Est toujours en fleurs.

 Jean-Luc Moreau 

*allusion à la déclinaison latine de « rosa », que les élèves apprenaient au collège (cf la chanson de Jacques Brel : Rosa).  

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Texte drôle et amusant …

Classé dans : Humour (284),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:30

Texte drôle et amusant ... dans Humour (284) caddie

 Mon KDI n’est pas un KDO

Ingouvernable

 ça tangue

ça couine

ça coince

tire à droite

tire à gauche

 bloque

 et accélère

cogne un mollet

 file un collant

 pardon madame

 Mon KDI

n’est pas un

 KDO

Michel Besnier ( » Mon KDI n’est pas un KDO  » illustré par Henri Galeron, éditions Motus, Collection Pommes Pirates Papillons, 2008)

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2 septembre, 2012

Ponctuations

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 22:36

 Ponctuations  dans Poésies, Fables, contes, ... (171) ponct

Ponctuations 

- Ce n’est pas pour me vanter, 
Disait la virgule,
Mais, sans mon jeu de pendule,
Les mots, tels des somnambules, 
Ne feraient que se heurter.

- C’est possible, dit le point.
Mais je règne, moi, 
Et les grandes majuscules 
Se moquent toutes de toi 
Et de ta queue minuscule.

- Ne soyez pas ridicules, 
Dit le point-virgule, 
On vous voit moins que la trace 
De fourmis sur une glace. 
Cessez vos conciliabules. 
Ou, tous deux, je vous remplace !

Maurice Carême  

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Rentrée des classes …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:09

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Rentrée des classes

Tous les deux habillés de neuf nous allons la main dans la main.
Sur les pavés du petit matin, l’eau du ruisseau brille et cela vaut la peine de mettre le pied dedans.
Nous regardons au loin et déjà nous sommes enfermés dans le cartable.
Nous avons vu les plus grands devenir
un peu Gaulois
un peu pluriel
un peu Henri IV
un peu débit de robinet
un peu passé composé.
Un autre monde va s’ouvrir. Peut-être est-il plus transparent que l’eau du ruisseau et plus beau que les escaliers où les cris rebondissent.

Gabriel Cousin (« Poèmes d’un grand-père pour de grands enfants » - Éditions Saint-Germain-des-Prés – 1980)  

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13 août, 2012

Mon petit chemin

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 10:39

Mon petit chemin  dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1310570531

 

 de http://regalline.creapoemes.com

  poètesse inspirée par l’amour, allez visiter son site, vous vous régalerez …

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3 août, 2012

L’Aurore s’allume …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:12

L'Aurore s'allume ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 02aveclavigne
L’aurore s’allume 
L’ombre épaisse fuit 
Le rêve et la brume 
Vont où va la nuit 
Paupières et roses 
S’ouvrent demi-closes 
Du réveil des choses 
On entend le bruit.

3137438692.2 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)
Tout chante et murmure 
Tout parle à la fois
Fumée et verdure
Les nids et les toits 
Le vent parle aux chênes 
L’eau parle aux fontaines 
Toutes les haleines 
Deviennent des voix !

Tout reprend son âme
L’enfant son hochet 
Le foyer sa flamme 
Le luth son archet 
Folie ou démence
Dans le monde immense 
Chacun. recommence 
Ce qu’il ébauchait.

Qu’on pense ou qu’on aime 
Sans cesse agité
Vers un but suprême 
Tout vole emporté 
L’esquif cherche un môle 
L’abeille un vieux saule 
La boussole un pôle
Moi la vérité !

 
Victor Hugo, Les Chants du crépuscule (1835)
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Pour ceux qui nous quittent un jour…

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 10:41

Pour ceux qui nous quittent un jour...  dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 145848-290

1 juillet, 2012

Liberté …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:14
Liberté ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1314109272

 Liberté

 Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

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20 juin, 2012

La Musique, poème de Charles Baudelaire

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:39

La Musique

La Musique, poème de Charles Baudelaire dans Poésies, Fables, contes, ... (171) w6krk3s7
La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l’immense gouffre
Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

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Les Fleurs du mal – Spleen et Idéal – Charles  Baudelaire

9 juin, 2012

La dînette …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),regards d enfants (53) — coukie24 @ 18:51

La dînette

La dînette ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 74871065_p

 Patience, patience, poupées !
Je ne puis servir à la fois
Des gâteaux et du chocolat.
Comme vous, je n’ai que dix doigts.
Vous ai-je si mal élevées
Que vous ne puissiez demeurer
Plus calmes que de petits rats ?

Patience, patience, poupées !
On dirait que voici des mois
Que vous n’avez rien mangé.
Hier, n’ai-je pas partagé
Mon gros nougat avec vous trois ?
Heureusement que notre chat
Dédaigne cake et chocolat :
Vous lui videriez son écuelle
Derrière mon dos, péronnelles !

Maurice Carême (« Fleurs de Soleil » – Editions Ouvrières)

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29 mai, 2012

A la recherche du bonheur…

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 7:42

À la recherche du bonheur

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Je ne crois pas que le bonheur soit contagieux
C’est plutôt un choix qu’on fait d’être heureux
On s’attache souvent à toutes les valeurs
Mais personne ne nous prescrit le bonheur

Il n’est pas que pour quelques privilégiés
Bien raisonné, on peut tous y accéder
Un pessimiste est plongé dans ses malheurs
Mais l’optimiste voit la vie tout en couleurs

Le second prend la vie du bon coté
Alors que le premier ne croit plus en l’été
Pour l’enfant, il peut sembler tout naturel
De vouloir toucher à l’arc-en-ciel

Mais le secret serait de posséder un peu moins
D’y aller seulement suivant nos besoins
On désire trop, et tout à la fois
Mais nous sommes forcés de faire des choix

On voudrait changer notre style de vie
Mais a-t-on les moyens en contrepartie
Le bonheur à poursuivre demeure donc la joie
Cueillir tous les p’tits bonheurs autour de soi

Texte Claude Marcel Breault

7 mai, 2012

Le chat et l’oiseau …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:13

Le chat et l’oiseau ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 3061607683_1_3_MCYC2d6J 

 Un village écoute désolé
Le chant d’un oiseau blessé
C’est le seul oiseau du village
Et c’est le seul chat du village
Qui l’a à moitié dévoré
Et l’oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l’oiseau
De merveilleuses funérailles
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l’oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n’arrête pas de pleurer
Si j’avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l’aurais mangé tout entier
Et puis je t’aurais raconté
Que je l’avais vu s’envoler
S’envoler juqu’au bout du monde
Là-bas où c’est tellement loin
Que jamais on en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets  

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« Il ne faut jamais faire les choses à moitié. »  

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 Jacques Prévert

3 mai, 2012

Le coeur d’une fleur …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:23

Le coeur d'une fleur ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) coeur-fleur

28 mars, 2012

Les chats s’aiment aussi …

Classé dans : Les Chats (55),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:42

Les chats s'aiment aussi ... dans Les Chats (55) 3077565097_1_9_puxvy18L

Oui, ils sont comme nous dans la vie
Ils s’aiment, mais ils se chicanent aussi
Ils font aussi, de belles choses ensemble
Mais sont aussi difficiles à comprendre

Ils se chamaillent, et poussent des cris
Et pourtant, on reste toujours surpris
Car l’instant d’après ils se font des bisous
Ils courent, ils s’amusent comme des fous

On n’est pas toujours non plus du même avis
On joue souvent au chat et à la souris
Pensons au moment où l’on veut un câlin
On ne dit rien, on fait sentir qu’on en a besoin

Le chat nous touche doucement avec son front
Avec grand respect, et par besoin d’affection
Alors que nous, on caresse de nos mains
Pour montrer que de vous on a besoin

Un chat aussi ne s’attache à un être humain
Que seulement, si avec lui il se sent bien

Texte Claude Marcel Breault

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14 janvier, 2012

Mon Rêve !

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),Rêveries (62) — coukie24 @ 14:58

Mon Rêve ! dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 12819532661fa1d6

Mon Rêve

Lorsque la nuit descend
et que la lune se lève,
dans mon coeur d’enfant
je fais le plus beau des rêves.

Je vous donne un nouveau pays
où le ciel serait bleu.
Plus douce serait la nuit,
le soir, auprès du feu.

Je vous ai fait un bouquet d’étoiles
qui embellira votre toit
pour que dans la nuit sans voile
vous chantiez près d’un feu de joie.

Je vous ai donné un morceau de lune
pour éclairer votre horizon,
j’ai demandé au vent de la dune
de vous porter mes chansons.

Il y a une rivière
dont l’eau pure et claire
coule lentement vers la mer
comme une douce prière.

Je vous ai fait une montagne
pour que vous puissiez contempler
là-bas dans la campagne
les merveilleux champs de blé.

Je voulais vous donner un pays
je ne l’ai point trouvé;
je me suis réveillé dans mon lit,
sans doute, j’avais rêvé.

Ce pays c’est le mien
c’est aussi le vôtre.
Il nous appartient,
ce sera toujours le nôtre.

Dans la douceur de la brise
je marcherai sur la grève
sous les étoiles qui me grisent
pour ne pas briser mon rêve.

Signé : Alban Martel, Sept-Îles

Le dernier rendez-vous …

Classé dans : Amour (119),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:18

Le dernier rendez-vous ... dans Amour (119) yourtouchtitre1yourtouchtitre2 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)
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Le Dernier rendez-vous
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

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Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs. 

whitewonderstar
Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer;
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser. 

whitewonderstar
Combien de fois jadis j’ai pu dire : »Je t’aime! »
Alors, avec grand soin, nous le recompterons.
Nous nous souviendrons de mille choses, même
De petits rien exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d’une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d’autrefois nous reviendrons causer.
whitewonderstar
Et, comme chaque jour je t’aime davantage,
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain
Qu’importeront alors les rides du visage,
Si le mêmes rosiers parfument le chemin?
Songe à tous les printemps qui dans nos coeurs s’entassent.
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Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens,
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d’autres liens;
C’est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l’âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car, vois-tu, chaque jour je t’aime davantage
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain!
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
whitewonderstar
Au mois de mai, dans le jardin qui s’ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d’antan,
Et je te sourirai tout en branlant de la tête,
Et tu me parleras d’amour en chevrotant.
whitewonderstar
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans …
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs!

Auteur : Rosemonde Gérard

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24 décembre, 2011

C’est Noël tous les jours …

 

C'est Noël tous les jours ... dans Noël et 1er de l An (83) de6f80bc

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C’est Noël chaque fois qu’on essuie une larme dans les yeux d’un enfant

C’est Noël chaque fois qu’on dépose les armes et chaque fois qu’on s’entend

C’est Noël chaque fois qu’on arrête une guerre et qu’on ouvre les mains

C’est Noël chaque fois qu’on force la misère à reculer plus loin

C’est Noël sur la terre chaque jour

Car Noël, mon frère, c’est l’Amour

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C’est Noël quand nos coeurs oubliant les offenses sont vraiment fraternels

C’est Noël quand enfin se lève l’espérance d’un amour plus réel

C’est Noël quand soudain se taisent les mensonges faisant place au bonheur

C’est Noël dans les yeux du pauvre qu’on visite sur son lit d’hôpital

C’est Noël dans le coeur de tous ceux qu’on invite pour un bonheur normal

C’est Noël dans les mains de celui qui partage aujourd’hui notre pain

C’est Noël quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim

C’est Noël sur la terre chaque jour

Car Noël, mon frère, c’est l’Amour

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Auteur : Odette Vercruyse

auteur-compositrice de chants et de poèmes, notamment religieux et chrétiens, née le 18 janvier 1925  et décédée le 15 avril 2000

Joyeux Noël !

Joyeux Noël ! dans Noël et 1er de l An (83) 9b66fd06

 

 

Noël traîne ses joies, Noël traîne ses peines.

Son traîneau lourd de froid glisse sur la neige.

Cerfs volants de joie, cerfs volants de peine.

 

Que les ballons s’envolent abolissant la haine !

C’est juste un peu de répit au sein de nos vies,

Pourtant quelque part ma prière sera vaine.

Une étoile filante, une larme brillante,

Que la nuit soit clémente à l’enfance innocente !

 

Je ne veux ni boire, ni manger,

Je veux seulement aimer.

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Anne-Marie Oudard 

24 novembre, 2011

La chèvre de Monsieur SEGUIN …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:24

La chèvre de Monsieur SEGUIN ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) chevre01

texte : Alphonse Daudet
illustrations : Virginie Flores

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Ah! qu’elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin! Qu’elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande!
Et puis, docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l’écuelle. Un amour de petite chèvre!M. Seguin avait derrière sa maison un clos entouré d’aubépines. Il avait attaché la petite chèvre à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant bien soin de lui laisser beaucoup de corde.Mais un jour, elle se dit en regardant la montagne: «Comme on doit être bien là-haut .Quel plaisir de gambader dans la bruyère sans cette maudite longe qui vous écorche le cou!»A partir de ce moment, l’herbe du clos lui parut fade. Elle maigrit, son lait se fit rare. C’était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne en faisant Mê! tristement.M. Seguin s’apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c’était…
Un matin, comme il achevait de la traire, elle se retourna et lui dit dans son patois: «Écoutez, monsieur Seguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne.- Ah! mon Dieu! Blanquette, tu veux me quitter!- Oui, monsieur Seguin.- Tu es peut-être attachée de trop court, veux-tu que j’allonge la corde?

- Ce n’est pas la peine, monsieur Seguin.

- Alors, qu’est-ce qu’il te faut? Qu’est-ce que tu veux?

- Je veux aller dans la montagne, monsieur Seguin.

- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu’il y a le loup dans la montagne…

Que feras-tu quand il viendra?

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- Je lui donnerai des coups de cornes, monsieur Seguin.- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m’a mangé de biques autrement encornées que toi… Tu sais bien, la vieille Renaude qui était ici l’an dernier? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s’est battue avec le loup toute la nuit… puis, le matin, le loup l’a mangée.

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- Pauvre Renaude! Ça ne fait rien, monsieur Seguin, laissez-moi aller dans la montagne.- Bonté divine! dit M. Seguin. Encore une que le loup va manger… Eh bien, non… je te sauverai malgré toi, coquine! et de peur que tu ne rompes ta corde, je vais t’enfermer dans l’étable, et tu y resteras toujours.»Là-dessus, M. Seguin emporta la chèvre dans une étable toute noire dont il ferma la porte à double tour. Malheureusement, il avait oublié la fenêtre, et à peine eut-il le dos tourné que la petite s’en alla.Quand elle arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine.Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.Plus de corde, plus de pieu… rien qui l’empêchât de brouter à sa guise. Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes. Et les fleurs! De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux ! La chèvre blanche se vautrait là-dedans et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes. Puis, tout à coup, elle se redressait d’un coup sur ses pattes. Hop! la voilà partie la tête en avant, à travers le maquis.

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Elle s’avança au bord d’un plateau, une fleur de cystise aux dents, et aperçu en bas, tout en bas dans la pleine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.«Que c’est petit! Comment ai-je pu tenir là-dedans?» se dit-elle.Tout à coup, le vent fraîchit. La montagne devint violette; c’était le soir. En bas, le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Un gerfaut la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit. Puis ce fut un hurlement dans la montagne: «Hou! hou!»Elle pensa au loup. Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C’était ce bon M. Seguin.- Hou! hou! faisait le loup.- Reviens! reviens! criait la trompe. Blanquette eut envie de rentrer; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa qu’elle ne pourrait plus se faire à cette vie et qu’il valait mieux rester.
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La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna, et vit dans l’ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient. C’était le loup.Énorme, immobile, il était là, regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait qu’il la mangerait, le loup ne se pressait pas.Blanquette se sentit perdue… Un moment, en se rappelant l’histoire de la vieille Renaude, qui s’était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu’il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite; puis, s’étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M. Seguin qu’elle était. Seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude…

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Le monstre s’avança, et les petites cornes entrèrent en danse. Ah! la brave chevrette! Plus de dix fois, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Alors, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe, puis elle retournait au combat, la bouche pleineÉCela dura toute la nuit. De temps en temps la chèvre de M. Seguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et elle se disait: «Oh! pourvu que je tienne jusqu’à l’aube…»L’une après l’autre, les étoiles s’éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents… Le chant du coq monta d’une métairie.- Enfin! dit la pauvre bête, qui n’attendait plus que le jour pour mourir; et elle s’allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang.Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

chevre08Fin

 

 

 

 

 

 

 

 

Morale de cette histoire dramatique …

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 à trop vouloir de liberté, on perd tout … !

L’illusion est parfois courte : la réalité est le contraire des rêves et nous fait victimes de notre imprudente audace.

12 novembre, 2011

La Rose …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:15

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Comme on voit sur la branche, au mois de mai, la rose
En sa belle jeunesse, en sa première fleur
Rende le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’aube de ses pleurs au point du jour l’arrose :

La grâce dans sa feuille et l’amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur,
Mais, battue ou de pluie ou d’excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques, reçois mes larmes et mes pleurs,
Ces larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que, vif et mort, ton corps ne sois que roses.

Pierre de Ronsard

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