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11 mars, 2014

L’habitude …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:53

Jean-Marc Janiaczyk

L’habitude est une étrangère
Qui supplante en nous la raison
C’est une ancienne ménagère
Qui s’installe dans la maison

Elle est discrète, humble, fidèle
Familière avec tous les coins
On ne s’occupe jamais d’elle
Car elle a d’invisibles soins

Elle conduit les pieds de l’homme
Sait le chemin qu’il eût choisi
Connaît son but sans qu’il le nomme
Et lui dit tout bas : « Par ici »

Travaillant pour nous en silence
D’un geste sûr, toujours pareil
Elle a l’oeil de la vigilance
Les lèvres douces du sommeil

Mais imprudent qui s’abandonne
A son joug une fois porté !
Cette vieille au pas monotone
Endort la jeune liberté

Et tous ceux que sa force obscure
A gagnés insensiblement
Sont des hommes par la figure
Des choses par le mouvement

René-François Sully Prudhomme (1839. 1907)
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17 janvier, 2014

« L’enfant et le Maître d’école » Jean de La Fontaine

Classé dans : Moralité (13),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:49

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Dans ce récit je prétends faire voir

D’un certain sot la remontrance vaine.

Un jeune enfant dans l’eau se laissa choir,

En badinant sur les bords de la Seine.

Le Ciel permit qu’un saule se trouva,

Dont le branchage, après Dieu, le sauva.

S’étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,

Par cet endroit passe un Maître d’école.

L’Enfant lui crie : « Au secours ! je péris. « 

Le Magister, se tournant à ses cris,

D’un ton fort grave à contre-temps s’avise

De le tancer : « Ah! le petit babouin !

Voyez, dit-il, où l’a mis sa sottise !

Et puis, prenez de tels fripons le soin.

Que les parents sont malheureux qu’il faille

Toujours veiller à semblable canaille !

Qu’ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! « 

Ayant tout dit, il mit l’enfant à bord.

Je blâme ici plus de gens qu’on ne pense.

Tout babillard, tout censeur, tout pédant,

Se peut connaître au discours que j’avance :

Chacun des trois fait un peuple fort grand ;

Le Créateur en a béni l’engeance.

En toute affaire ils ne font que songer

Aux moyens d’exercer leur langue.

Hé ! mon ami, tire-moi de danger :

Tu feras après ta harangue.

Jean de La Fontaine    (1621-1695)

 

Morale :

 

Comme chaque fable, La Fontaine fait référence à ce qui se passe dans la vie réelle de façon imagée. Devant la peur d’une guerre, de la famine, les puissants de ce monde discutent en premier de façon vaine avant de penser à résoudre les problèmes.

Le Maître d’école aurait dû sortir vite l’enfant de la rivière car il aurait pu se noyer de son manque de réaction rapide. Il lui aurait parlé après dès que l’enfant aurait été en sécurité.

L’action avant le discours.

Agir avant de discourir.

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 Fable toujours d’actualité ! On dirait que parfois l’humanité se comporte essentiellement comme ce maître d’école ! Parler, faire d’intenses discours qui tournent souvent en rond, occultent, ou tout du moins relèguent l’action efficace au second plan…. nos politiques démontrent bien trop souvent cette terrible attitude… Coukie24

2 décembre, 2013

Enivrez vous …

Classé dans : Le Temps (89),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:57

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Enivrez vous

 Il faut être toujours ivre. Tout est là: c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie, de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »

Baudelaire

1 décembre, 2013

Au fil de l’eau, …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:09

Au fil de l’eau, 

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Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

L’Immensité profonde est belle à regarder,
Qu’elle soit l’océan ou l’éther bleu plein d’astres ;
Mais le chemin des cieux est couvert de désastres,
Et la mer a des puits que l’on ne peut sonder.

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

Les sublimes douleurs sont belles à chanter,
Lorsque d’un noble but l’âme noble est éprise ;
Mais, sous l’effort des doigts, souvent le luth se brise,
Et malheur au chanteur forcé de s’arrêter !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

La palme de la gloire est belle à désirer ;
Mais la cime est abrupte où son laurier se dresse,
Et malheur au rêveur, sans force ou sans adresse ;
Il glisse, et sur les rocs il se va déchirer !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

La Lyre a son orgueil ; la Science a son prix ;
Mais votre amour vaut mieux, ô ma Mère, ô mon Père :
C’est par vous que je crois, c’est par vous que j’espère ;
Dieu me restait obscur : par vous je l’ai compris !

 

Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

 

Philéas LEBESGUE (1869-1958).

2 novembre, 2013

Ça viendrait nous hanter …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:48

Ça viendrait nous hanter ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1208787_586999758030599_1224412929_n-300x168

Il y a ceux qu’on aime un jour
Et ceux qu’on aime depuis toujours
Ceux que bien vite on oublierait
Et ceux pour qui on pleurerait

On passe du temps avec ceux qu’on aime
Mais leur dit-on parfois qu’on les aime
Savent-ils que si on les perdait un jour
Ça créerait un vide en nous pour toujours

Que quelque chose en nous se briserait
Que nos plus beaux rêves s’évaporeraient
Que ce serait triste de ne plus voir leur sourire
Et qu’on ne pourrait même plus leur dire

Qu’avec eux, le temps passait tellement vite
Qu’on voulait toujours connaître la suite
Que nous sommes devenus des solitaires
Qu’à la vie, il manque un réverbère

Qu’une phrase vient toujours nous hanter
Et que ces mots on voudrait leur répéter
Savais-tu, que tu m’avais appris à t’aimer
Pourras-tu, m’apprendre aussi à t’oublier

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Texte Claude Marcel Breault 19 oct. 2011

25 octobre, 2013

Conte d’ Halloween …

L’histoire de Jack-O’-lantern

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Jack-O’-Lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à l’Halloween.

Il nous provient d’un vieux conte Irlandais.
Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique.

Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparût et lui réclama son âme.
Jack demanda au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l’enfer.
Le diable accepta et se transforma en pièce de «six pence».
Jack la saisit et la plaça immédiatement dans sa bourse.

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Cette dernière ayant une serrure en forme de croix,
le diable ne pouvait s’en échapper.

Finalement, Jack accepta de libérer le diable,
à condition que ce dernier lui accorde un an de plus à vivre.

Douze mois plus tard, Jack fit une autre farce au Diable,
le laissant en bas d’un arbre avec la promesse qu’il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack mourut,
l’entrée au paradis lui fut refusée, et le diable le refusa en enfer également.

Jack réussira néanmoins à convaincre le diable
de lui donner un morceau de chardon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir.

Il plaça le charbon dans sa lanterne et fut condamné à errer sans but,
jusqu’au jour du jugement dernier.

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20 septembre, 2013

Saisons de l’année !

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 9:55

Saisons de l’année ! dans Poésies, Fables, contes, ... (171) Arbres-34


L’été a trop vite fondu
On ne l’a à peu près pas vu
On le dit presque toujours
Nos étés sont hélas trop courts

J’ai vu les fleurs se lever
Puis je les ai vues se faner
J’ai vu s’amener des colibris
Et l’heure d’après ils étaient partis

A-t-on tort, ou a-t-on raison
Elles sont trop courtes nos saisons
On les voit à peine venir
Qu’elles sont déjà dans nos souvenirs

Je voudrais pouvoir inventer
Une espèce d’endroit rêvé
Ou on en couperait la moitié
Ou on aurait l’automne et l’été

Une saison toute pleine de fleurs
Et une autre, riche en couleurs
Je verrais alors mes colibris
Longtemps, ils auraient leur nid

Je ne dirais jamais plus
Que notre été a trop vite fondu
Ou qu’il a été vraiment trop court
Car ces deux saisons sont mes amours

Texte Claude Marcel Breault

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BONNE JOURNÉE !

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15 septembre, 2013

Conte que je dédie à ma petite fille …

Conte que je dédie à ma petite fille ... dans Le Temps (89) 167635letemps

Le voleur de temps…

La rentrée scolaire avait eu lieu depuis déjà quelques mois, avec comme toujours son lot de leçons à assimiler et de devoirs à faire.

Toutes les trois semaines, dans cette classe de cm1, il était question de rendre une rédaction selon un sujet bien précis.

Or ce jour-là, Jérôme un petit garçon de dix ans, n’avait toujours pas terminé son travail et cela pour la troisième fois consécutives.

Sous le regard courroucé de son institutrice, il lui dit avec une déconcertante sincérité :

- Je suis désolé madame, mais c’est la faute du… voleur de temps. À chaque fois il me dérobe de précieuses heures et j’ai beau être sur mes gardes, il arrive toujours à ses fins.

Tous les autres élèves éclatèrent de rire, excepté la maîtresse.

Sa réaction  ne se fit pas attendre, elle l’envoya directement chez le nouveau directeur surnommé : « le géant ».

C’était un homme qui mesurait presque deux mètres et son côté austère renforcé par un costume étriqué, souvent sombre lui donnait un aspect terrifiant.

À tel point que l’on se demandait s’il ne s’était pas échappé d’un film d’animation de Tim Burton.

Les enfants le craignaient et lorsqu’ils le croisaient, ils se persuadaient qu’ils n’avaient commis aucune bêtise.

Si bien que la sentence tombée, les chuchotements commencèrent à papillonner parmi les écoliers.

Le pauvre Jérôme n’en menait pas large.

« Ravi de t’avoir connu, mec ! » lui lança un de ses camarades à voix basse, alors qu’il sortit de la classe.

Jérôme n’était pourtant pas un mauvais bougre, mais il était souvent dans la lune et ses escapades aux pays de son imaginaire étaient plutôt fréquentes.

Pour l’heure, il gravit tel un condamné à mort, les grandes marches en pierres grises qui menaient à l’étage supérieur où se trouvait le bureau du directeur.

Arrivé au bout du couloir, il frappa et attendit un instant derrière la grande porte angoissante du principal.

Soudain une voix grave résonna en l’intimant d’entrer.

L’élève puni expliqua d’une voix craintive la raison de sa présence.

Le « géant » bascula dès lors dans son fauteuil et souligna sur un ton autoritaire :

« Alors comme ça, tu es victime du voleur de temps ! »

L’homme sévère se pencha ensuite vers le môme intimidé comme s’il allait enjamber son bureau malgré sa posture toujours assise.

Jérôme craignait le pire en regardant l’ombre chinoise projetée contre le mur blanc latéral de la pièce, s’animer et s’approcher de plus en plus près de lui.

Puis à sa grande stupéfaction, le directeur lui révéla d’une voix plus douce : « moi aussi ! » avant de revenir à sa position initiale.

Le « géant » continua :

- Mon garçon, il est évident que j’ai plus d’expérience que toi pour combattre, hum, ce genre d’adversaire.
Aussi, je vais t’aider à contrer ses attaques pernicieuses.
Ce genre d’antagoniste, hum, est redoutable si l’on n’est pas un minimum préparé.

géant

Mon premier conseil sera donc d’éliminer les soucis, principaux rongeurs de temps.
Dans ton cas, concentre toi sur la pertinence de ton travail tout en faisant confiance à ton subconscient.
C’est un allié qui te fera rendre tes devoirs à temps.

Tu te demandes sans doute ce que signifie le subconscient.
Il est le siège de tes émotions, c’est ton esprit créateur.
Si tu penses le bien, le bien s’ensuivra ; si tu penses le mal, le mal se manifestera.
Voilà comment travaille ton esprit.

Mon second est d’apprendre à faire la différence entre ce qui est important et le détail.
Cela te permettra de faire le tri en ce qui est utile et futile.
Ton efficacité en sera décuplée.

Enfin, mon troisième et dernier conseil sera de suivre des modèles, des mentors, que tu étudieras et qui te feront progresser.

Car sache que nous sommes tous l’apprenti de quelqu’un et ce jusqu’à la fin de nos jours.
Moi y compris !
Je me considère encore et toujours en formation, parce que nous apprenons constamment des autres.

Tu es à l’aube de ta vie, alors hum, n’oublie pas ce précieux conseil, il te fera gagner un temps précieux, quelle que soit la voie que tu choisiras.

S’il t’arrive de douter, hum – ces moments-là quand ils arrivent, peuvent se révéler déroutants – hum ; alors n’oublie pas que nous avons tous un génie qui sommeille en nous, termina-t-il, en lui faisant un clin d’œil.

groupe élèves

À la sortie des classes, tout un groupe d’élèves se précipita autour de Jérôme pour savoir comment s’était passé l’entrevue avec le « géant ».

Ils étaient d’ailleurs surpris de le voir si serein.

Ce dernier leur dit avec une certaine assurance :

« J’ai plus appris aujourd’hui, hum, qu’en une année scolaire. »

Il continua par :

« Vous savez ce qu’est le subconscient ?
Non ?
Hum, je vous révélerai l’importance de son rôle, mais que cela, hum, reste entre nous. »

groupe élèves

Depuis, le petit garçon a remporté son combat contre le voleur de temps grâce à son puissant allié, le « géant ».

Une fois adulte, il devint un écrivain célèbre dont plusieurs de ses romans furent adaptés pour le cinéma.

Aussi durant une séance de dédicace, lorsqu’ un petit garçon d’une dizaine d’années lui demanda avec un ton appliqué  :

- M’sieur, comment réussir à temps ce que l’on veut entreprendre ?

Jérôme resta un instant songeur, surpris par la question pertinente du gamin.

Puis tout en souriant, il lui répondit avec un clin d’œil :

- En faisant jaillir le génie qui sommeille en toi.

 *          *

     *    

Trouvé chez : http://www.succesrama.com/le-voleur-de-temps/

13 septembre, 2013

L’éléphant et le chien !

Classé dans : Amitiés (74),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:00

 

L’éléphant et le chien ! dans Amitiés (74) cet-elephant-et-ce-chien-se-baladent-ensemble-comme-deux-veritables-amis-de-la-meme-espece_126752_w460

L’éléphant et le chien !

 Ecoute attentivement l’histoire d’un éléphant – l’éléphant royal – qui appartenait au roi et avait l’honneur de mener les parades royales. Son nom était Rajah et il vivait entouré d’un grand luxe. Mais cela ne le rendait pas heureux, parce que comme il était le seul éléphant royal, souvent il se sentait très seul, sans personne pour lui tenir compagnie. Jusqu’à ce qu’un jour il s’est fait un ami   !

Chaque jour, à la tombée de la journée, Rajah prenait un long et rafraîchissant bain juste avant que son cornac ne lui serve le dîner. Après le repas, il marchait dans ses pièces et il admirait le coucher du soleil. Alors, quand les étoiles scintillantes prenaient leur place dans le ciel velouté, il allait se coucher.

Cependant, un jour, à la tombée de la nuit, venait-il de dîner, il s’est rendu compte qu’un petit chien blanc l’observait par la grille de la cour. Le chien était très maigre et avait l’air affamé.

« M. l’Eléphant, excusez-moi — a dit le petit chien d’une voix douce — excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que vous permettez que je mange vos restes  ? J’ai tellement faim.

— Bien sûr », répondit gentiment Rajah. Alors, le petit chien se glissa sous la porte et se précipita vers la gamelle de l’éléphant pour manger les restes ; il les avala en un clin d’œil, puis remercia l’éléphant et s’enfonça dans la nuit en gambadant. La même chose se produisit le lendemain, puis le surlendemain, jusqu’à ce qu’un soir, voyant arriver le chien, Rajah lui dise : « Mon ami, voudrais-tu venir partager chaque soir mon dîner ? Je vis seul, et ta compagnie me ferait grand plaisir. »

Ne se tenant plus de joie, le petit chien accepta avec enthousiasme cette aimable proposition. Un gigantesque éléphant assis auprès d’un petit chien blanc avec lequel il dînait – quel étrange spectacle ils offraient !

Cependant, le cornac estimait que le petit chien blanc n’était pas un compagnon convenable pour un éléphant royal, et tous les soirs, il faisait de son mieux pour le chasser. Mais, à la grande satisfaction de l’éléphant, son petit compagnon persistait à revenir. Et comme le cornac était paresseux, il ne tarda pas à renoncer à l’éloigner et lui permit de rester.

Rajah et Flocon de Neige (c’est ainsi que l’éléphant avait baptisé le chien), ne tardèrent pas à devenir inséparables. Quand l’éléphant allait prendre son bain le soir, le chien l’accompagnait et ils jouaient ensemble dans l’eau. Après quoi ils dînaient en parlant inlassablement, comme font les amis. Ils riaient aussi beaucoup, bien sûr. Puis quand venait l’heure de se coucher, Flocon de Neige se pelotonnait à côté de Rajah. C’était une grande amitié.

Mais un jour, un fermier qui s’en revenait des champs vit les deux animaux jouer ensemble ; il aborda le cornac et lui dit : « Ce petit chien a l’air très intelligent ; j’aimerais beaucoup l’acheter. Combien en voulez-vous ? » Voyant là l’occasion rêvée de se débarrasser enfin du petit chien tout en arrondissant sa fin de mois, le cornac fit affaire avec le fermier, qui emmena aussitôt Flocon de Neige.

Le départ de son ami plongea Rajah dans une grande solitude et une grande tristesse. Il perdit peu à peu l’appétit ; il n’avait pas envie de manger seul. En fait, il n’avait pas envie de grand-chose. Il se contentait de rester là, à regarder par la clôture la direction dans laquelle le petit chien était parti. Quand arrivaient le soir et l’heure du bain, Rajah refusait d’aller dans l’eau, et il ne remarquait même pas le coucher de soleil et les étoiles qui brillaient dans le ciel nocturne dégagé.

Après une semaine de cet étrange comportement, le cornac commença à s’inquiéter vraiment pour lui. Il en parla donc au roi, qui envoya son propre médecin examiner Rajah. Le médecin ausculta soigneusement l’éléphant. « Eh bien, je ne lui trouve absolument rien, dit-il finalement. Cet éléphant n’a pas l’air malade, il semble juste très triste.

— Oui, en effet, répondit le cornac.

— Humm  … En général, poursuivit le médecin avec sagesse, quand les personnes et les animaux sont tristes, il y a toujours une bonne raison. Est-il arrivé quelque chose ces derniers temps ? Y a-t-il eu des changements dans sa vie ?

— Pas vraiment  … Quoique  … il avait l’habitude de jouer chaque soir avec un petit chien tout maigre qui a été acheté récemment par un fermier du coin.

— Quand cela est-il arrivé ? s’enquit le médecin.

— Oh ! cela doit faire presque une semaine, maintenant, répondit le cornac d’un air penaud.

— Et quand a-t-il cessé de manger et de prendre son bain ? demanda le médecin.

— Humm  … À cette époque, je présume, répondit le cornac, visiblement gêné de ne pas avoir fait la relation.

— Eh bien, nous y sommes ! Il doit être triste parce que son ami lui manque !

— Oh ! mon Dieu, si seulement je n’avais pas été tellement pressé de vendre le petit chien ! Je trouvais qu’ils formaient un couple si bizarre, tous les deux ! Je vais essayer de le retrouver, mais pour être honnête, j’ignore où habite le fermier », dit le cornac tout penaud.

Quand le médecin rapporta cette nouvelle au palais, le roi fit savoir dans tout son royaume qu’une récompense serait offerte à qui ramènerait le chien. Apprenant cela, le fermier se mit immédiatement en route avec Flocon de Neige pour aller réclamer sa récompense.

Dès qu’ils franchirent les portes du palais, Flocon de Neige aperçut son ami Rajah et, aboyant de joie, il courut vers lui aussi vite que ses petites pattes le lui permettaient. Revoir son petit compagnon rendit l’éléphant fou de joie. Il le souleva à l’aide de sa longue trompe, le déposa au sommet de sa tête et se mit en route pour aller prendre son bain. Ce soir-là, les deux amis partagèrent de nouveau leur dîner et Rajah recommença à être heureux. Le lendemain, le cornac fit fabriquer une gamelle spécialement pour Flocon de Neige afin de lui signifier qu’il était invité à rester pour toujours. Au cours de la procession suivante, les gens s’émerveillèrent à la vue du petit chien blanc assis sur la tête de l’éléphant qui menait le cortège royal.

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Moralité :                                                       
Nous avons tous besoin d’amis avec qui partager des moments et des souvenirs précieux, et capables de nous aider dans les moments difficiles. Le sage sait qu’il est possible de trouver un ami même parmi les êtres les plus différents de soi.
 (Dharmachari Nagaraja)

4 septembre, 2013

Un animal de compagnie …

Classé dans : Arche de Noé,Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:20

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Un animal de compagnie !

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Il est prouvé que lorsqu’on a vieilli
On se sente seul, que parfois on s’ennuie
Il existe des moyens de gérer notre vie
Peut-être avoir un animal de compagnie

Ça pourrait être un chat, ou même un chien
Un poisson rouge, une perruche, ou un serin
Ce qui importe serait de l’aimer
Et de bien vouloir nous en occuper

 Un animal de compagnie ... dans Arche de Noé back89

Il pourrait s’appeler Coquine, ou bien Coquin 

Le choix de son nom vous appartient

Vous pourriez alors lui parler, l’écouter
Bouger, vous auriez une vie à partager

Coquine adopterait votre routine
Coquin vous montrerait qu’il est très bien
Si votre trésor d’ailleurs était heureux
Il se montrerait très affectueux

Il voudrait que vous le brossiez
Vous lècherait pour vous remercier
Si vous essayiez vous l’adopteriez
Vous ne pourriez plus vous en passer

Ses gestes vous rappelleraient votre jeunesse
au moment ou vous êtes plein
de tendresse


Texte Claude Marcel Breault

BONNE JOURNÉE !

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31 août, 2013

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:46

Où donc est le bonheur ? dans Le Bonheur (153) 100208111234825063

Où donc est le bonheur ?

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.
Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,
Effacer de son front des taches et des rides ;
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides,
de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Etre sage, et railler l’amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !
Dans la joie et l’amour et la félicité
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

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15 juillet, 2013

Le conte du petit poney …

 

 

Le conte du petit poney ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) poney

Le conte du petit poney qui ne savait pas s’y prendre avec le bonheur  

C’était un petit poney qui, très tôt dans sa vie, avait commencé par maltraiter le bonheur.  

Ne croyez pas que cela fût facile pour lui, car le bonheur aime les enfants, il s’approche d’eux sans précaution et tente même de se reposer un peu après de ceux qui sont disposés à lui sourire, ce qui est plus fréquent qu’on ne l’imagine au pays des poneys.  

Mais ce petit poney avait la détestable habitude de ne pas vivre le présent. Il était toujours en avance sur le temps et se précipitait sur l’instant d’après avec la vitesse de l’éclair. Si bien que le bonheur, qui comme chacun le sait aime être reconnu, apprivoisés, caressé des yeux et du cœur, n’avait aucune chance d’être accueilli par cet enfant poney, qui s’appelait, j’ai oublié de vous dire Ilfoke.  

Plus tard, devenu un beau poney adolescent, il s’arrangea pour disqualifier chaque instant de bonheur possible en cultivant l’insatisfaction, l’amertume et le ressentiment, et surtout en se donnant des injonctions : « Il faut que je fasse ici, il faut que je fasse cela… »  

La vie n’était jamais comme elle aurait dû être, les autres ne se comportaient pas avec lui comme ils auraient dû le faire, tout ce qui lui arrivait avait un goût d’insuffisance ou de déjà-connu. Bref le bonheur, dès qu’il apercevait Ilfoke, faisait un grand détour, car il faut que vous sachiez que les bonheurs, quels que soient leur âge ou leur qualité, n’aiment pas la violence ou la dévalorisation.  

Ainsi, tout au long de sa vie d’adulte, ce poney, qui vivant dans un magnifique élevage de chevaux sur un plateau de haute altitude, entouré de beaucoup d’amour et d’attentions, jouissant d’une très grande liberté, adoptait un ensemble d’attitudes et de comportements qui allaient décourager tout bonheur qui passait par là, aussi persévérant qu’il puisse être. Tout se passait comme si Ilfoke interdisait au bonheur de s’approcher de lui, comme s’il lui disait à l’intérieur : « Je ne te fais pas confiance. »  

Vous allez certainement me faire remarquer qu’en regardant autour de lui , il avait dû se rendre compte combien les autres étaient différents, sentir dans les écuries, les pâturages ou les longues promenades des poneys mâles ou femelles, ou des tout petits enfants poneys, qu’il savaient recueillir le bonheur, eux.

Pas du tout, détrompez-vous. Lui croyait simplement que la chance existe, qu’elle se dépose sur quelques privilégiés, mais que lui, de toute façon, ne pouvait pas compter sur elle. « Moi, je ne compte pas sur la chance comme certains, je compte sur moi seul ! » aimait-il à dire à la cantonade.  

Il ne savait pas d’ailleurs que, plus tard, sa partenaire et les enfants qu’il avait eux avec elle l’appelaient entre eux « Monsieur Moisseul ». Ainsi Ilfoke ou « Monsieur Moisseul » traversa la vie en cultivant son insatisfaction avec une persévérance à toute épreuve. « Les difficultés, disait-il, je connais, ça ne me gêne pas, j’ai vécu avec elles toute ma vie, ce n’est pas maintenant qu’elles vont me lâcher ! » Il aurait pu modifier sa phrase et dire : « J’ai une grande habilité pour activer et entretenir les difficultés, je crois qu’il m’est difficile de renoncer à cette habilité, à sortir de la plainte, à ne plus croire que je reste un persécuté de la vie. »  

Il ne savait pas encore qu’il était possible de changer de regard, de s’ouvrir à l’imprévisible des rencontres, d’accueillir le présent comme un présent – au sens du cadeau. Ce qui est souvent le cas du présent quand on sait le recevoir !   

Non, il ne savait pas encore, mais… ce conte lui est destiné.  

Peut-être le lira-t-il. Dans la langue des poneys bien sûr !

 

Jacques Salomé

Conte d’errances, conte d’espérance

12 juillet, 2013

La mer

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:09

 

La mer dans Poésies, Fables, contes, ... (171) a2231557

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,

La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

29 juin, 2013

Invictus : le poème préféré de Nelson Mandela

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 11:07

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Invictus signifie invincible. Il symbolise la résistance, la résilience face à l’adversité. Il fut l’une des sources d’inspiration de Nelson Mandela, enfermé pendant 27 ans à la prison de Robben Island. Chacune de ses lignes montre ce qu’il y a de meilleur dans l’homme confronté à ce qu’il y a de pire dans l’accomplissement de sa destinée.

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Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

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William Ernest Henley 

25 juin, 2013

La jeunesse …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:23


La jeunesse

La jeunesse ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) robertduncan14

 

Tout le plaisir de vivre est tenu dans vos mains,

Ô Jeunesse joyeuse, ardente, printanière,

Autour de qui tournoie l’emportement humain

Comme une abeille autour d’une branche fruitière !

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Vous courez dans les champs, et le vol d’un pigeon

Fait plus d’ombre que vous sur l’herbe soleilleuse.

Vos yeux sont verdoyants, pareils à deux bourgeons,

Vos pieds ont la douceur des feuilles cotonneuses.

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Vous habitez le tronc fécond des cerisiers

Qui reposent sur l’air leurs pesantes ramures,

Votre cœur est léger comme un panier d’osier

Plein de pétales vifs, de tiges et de mûres.

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C’est par vous que l’air joue et que le matin rit,

Que l’eau laborieuse ou dolente s’éclaire,

Et que les cœurs sont comme un jardin qui fleurit

Avec ses amandiers et ses roses trémières !

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C’est par vous que l’on est vivace et glorieux,

Que l’espoir est entier comme la lune ronde,

Et que la bonne odeur du jour d’été joyeux

Pénètre largement la poitrine profonde !

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C’est par vous que l’on est incessamment mêlé

A la chaude, odorante et bruyante nature ;

Qu’on est fertile ainsi qu’un champ d’orge et de blé,

Beau comme le matin et comme la verdure.

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Ah ! jeunesse, pourquoi faut-il que vous passiez

Et que nous demeurions pleins d’ennuis et pleins d’âge,

Comme un arbre qui vit sans lierre et sans rosier,

Qui souffre sur la route et ne fait plus d’ombrage…

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 Anna de NOAILLES   (1876-1933)

11 juin, 2013

Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, …

Classé dans : Amour (119),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 0:06

Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, ... dans Amour (119) 1302642401-300x97

462507main dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste coeur pour écouter le tien.

(Alfred de Musset – 1810 - 1857)

5 juin, 2013

Animaux de compagnie

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:44
   Animaux de compagnie dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1334672611
Les animaux sont nos meilleurs amis,
mais ils sont aussi le meilleur remède contre la tristesse et la solitude.

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Un joli poème que nous a laissé Claude Marcel Breault

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 Animaux de compagnie
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J’ai toujours aimé les animaux
Et particulièrement les chiots
Mais j’aime aussi les chatons
Ils me font de si beaux ronrons

Je ne me lasse jamais de les approcher
Je voudrais qu’ils puissent me parler
Qu’ils me disent ce qui leur plairait
Je n’aime jamais y aller à peu près

Souvent, j’ai l’impression qu’ils me comprennent
Qu’avec mes douceurs je leur revienne
Quand ils se collent tout contre moi
Et que leur queue est pleine de joies

Celui qui les a inventés le savait
Que la majorité des gens les aimeraient
Qu’on s’en ferait d’ailleurs un copain
Qu’on le voudrait avec nous au quotidien

Que leurs yeux, leur lèche, tout nous séduirait
Qu’ils seraient un bon ami tout à fait
Si le chien est le meilleur ami de l’homme
Le chat se fait aimer de chaque personne

Dans les deux cas, y’en a de si beaux
Que notre amour devient parfois bien gros

Claude Marcel Breault

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30 mai, 2013

Très beau poème de HENRI PHILIBERT qui nous rappelle l’actuelle et cruelle réalité en ce bas-monde

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:54

Aux jeunes martyrs Syriens

Très beau poème de HENRI PHILIBERT qui nous rappelle l'actuelle et cruelle réalité en ce bas-monde dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 20110728
Ils ont les yeux ouverts, mais on dirait qu’ils dorment.
Alignés sur le sol, froidement assagis,
Quarante-neuf marmots, aux seuils de leurs logis,
Témoignent sourdement d’une violence énorme.
Dans les rues de Houla, ils couraient, comme court
L’enfant qui ne sait rien de la folie des hommes,
Qui tue aveuglément, qui égorge ou assomme,
Confondant à coup sûr, barbarie et  bravoure.
Il n’est aucun pouvoir obtenu par la mort,
Aucun honneur issu des larmes d’un enfant,
Aucune gloire à ceux qui nuisent aux vivants !
Honte aux tyrans qui règnent par le corps à corps !
Ils étaient des marmots qui couraient effarés,
Quarante-neuf bambins d’un pays torturé,
Quarante-neuf bourgeons d’un peuple décimé ,
Quarante-neuf enfants  qui imploraient pitié
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Rendez visite à son site : http://henriphilibert.blogspot.com
 vous serez conquis par sa plume
 …
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19 avril, 2013

Un monde en couleurs !

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 23:07

Un monde en couleurs !

Un monde en couleurs ! dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1311613721

Viens dans mon nuage, laisse-moi t’emmener,
T’offrir en partage mes rêves cachés.
Je ne sais pas pourquoi ni comment,
Il m’arrive de voir la vie autrement.

Il suffit parfois de si peu
Pour que je m’envole vers d’autres lieux,
Pour que mon esprit vagabonde
Comme s’il voulait refaire le monde.

Si la terre était un tableau,
Je prendrai mes plus beaux pinceaux
Et les tremperais dans mon cœur
Pour y redonner des couleurs.

Je couvrirais le gris de la maladie
Par l’éclatant blanc de la vie
Et je remplacerais le noir
Par le vert, couleur de l’espoir.

Bien sûr, j’en laisserais un peu
Pour les nuits des amoureux.
Quant au rouge, j’en mettrais partout
Car les enfants l’aiment beaucoup.

J’en peindrais le nez des gens
pour qu’ils soient moins sérieux
Et à tous, je mettrais de l’or au fond des yeux.

Évidemment, tout cela sort de mon imagination
Mais dans notre cœur, on a tous des pinceaux et des crayons
Pour colorer notre univers.

Il suffit de si peu pour le faire
Et d’ailleurs, si je t’ai fait l’imaginer,
C’est que j’y suis un peu arrivé.

 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

http://www.chezmaya.com/sophie/msophie.htm

10 avril, 2013

Coeur d’enfant …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:21

Coeur d'enfant ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 22601694011

Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut savoir quitter des choses:

Quitter ses rêves, quitter ses roses

Qui embaumaient tous nos printemps.

 

 Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut savoir pleurer des choses:

Pleurer les pertes que la vie cause,

Pleurer et rire en même temps. 

 

Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut savoir briser des choses:

Ces carapaces que l’on pose

Pour protéger nos sentiments.

 

Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut surtout être soi-même:

Tel que l’on vit, tel que l’on sent,

Dessous nos masques de ciment.

 

Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut mourir tout doucement:

Mourir à soi, mourir au temps

Qui passe et passe, en s’en allant.

 

Pour retrouver son coeur d’enfant,

Il faut étreindre sa faiblesse

Et l’embrasser bien tendrement

Et pardonnant nos manquements,

 

Ouvrir ses bras et sa tendresse

A ce qu’on est tout simplement.

 

André Daigneault

Un petit signe de la main …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 14:08
Un signe de la main

Un petit signe de la main

Lorsqu’on se croise le matin,

Un sourire espiègle échangé

Pour faire disparaître la morosité,

Quelques mots que l’on murmure

Peuvent abattre bien des murs.

Une main tendue pour saluer,

Un clin d’oeil, un geste de paix,

Pour tous les gens qui nous entourent,

Tous ceux qu’on croise tous les jours,

En s’imaginant qu’il en sera toujours ainsi

Et qu’elle va nous épargner, la vie …

Un geste d’amitié, c’est important,

Qu’on soit adulte ou bien enfant.

La vie est belle si l’on partage

Les jours de joie, les jours de peine,

Et l’on reprend force et courage

Lorsque le coeur oublie la haine.

Un petit signe de la main

ça ne coûte rien, ça fait du bien.

Si tu m’offres un sourire pour la journée,

Je t’offre le mien pour continuer,

Et si le suivant l’inscrit sur son visage,

Petit à petit, il deviendra partage.

Un signe de la main,

Et tu avances vers demain.

On croit toujours le bonheur très loin ailleurs…

Mais le bonheur, il est au fond de chaque coeur.

(Christelle SEXER -En quatre temps)

2 avril, 2013

Rencontre avec le printemps …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 15:14

Rencontre avec le printemps

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Ce matin au détour du chemin

Je rencontrai le Printemps.

Vêtu comme un marquis, il avait mis

Des fleurs à son chapeau

Des fleurs à son manteau

 Et même sur son dos.

Les unes blanches semées de rouge

D’autres mauves

Et d’autres rouges et d’autres bleues.

Quelle joie c’était pour mes yeux!

Et je lui dis  » Tu es merveilleux »

Et il me regardait

Et il riait,  et il riait !

Et ses yeux étaient comme deux fleurs de lumière

Parmi toutes ces fleurs printanières.

Et il s’en fut sur le chemin

En chantant quelque chansonnette.

En sautant un peu sur un pied

 Et puis un peu sur l’autre pied,

 Comme font les enfants joyeux

 Quand ils s’entraînent à quelque jeu.

 Et je le vis disparaître au loin,

Avec des fleurs sur son manteau

Avec ses fleurs sur son chapeau.

Et il a ainsi parcouru le monde

Pimpant, joyeux et tout fleuri

Et le monde entier lui a souri.

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Henriette Ammeux-Roubinet

21 mars, 2013

NOTRE MAISON

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 11:46

NOTRE MAISON 

NOTRE MAISON dans Poésies, Fables, contes, ... (171) olga-vorobyeva23

 Quand on cherche où construire sa maison

Souvent, on tient compte de la belle saison
Du lever, et aussi du coucher de soleil
Heureux, notre maison sera plus belle

On pense au dehors, à ce qu’elle doit devenir
On pense aussi à ce qu’elle doit contenir
Mais une maison doit surtout être
Alors que souvent on veut la faire paraître

On se cherche un tableau d’un grand maitre
Quand nous avons les plus belles fenêtres
Qui ne ressemblent en rien à des hublots
Elles nous montrent les plus beaux tableaux

Car une fenêtre, c’est un album de photos
Chacun de nos regards devient un clic nouveau
On pourrait voyager par nos fenêtres
Sans jamais nous servir de l’odomètre

On pourrait y voir tout notre patrimoine
Etre là, ou la fenêtre nous emmène
Une fenêtre, c’est comme un beau livre
Un regard, tout c’qu’on y voit nous enivre

Devenant une vue sur notre histoire
D’objets tangibles pour notre mémoire

Texte Claude Marcel Breault    

7 janvier, 2013

LE DROIT A L’ERREUR

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:54

LE DROIT A L’ERREUR

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Faire une erreur est presque une qualité

Si on est capable de ne pas la répéter

Celui qui fait une erreur est réputé

Avoir eu l’idée, puis de l’avoir essayé

On fait tous des erreurs pour avancer

On ne devient pas maître en une journée

Fuir les erreurs, c’est aller vers le facile

C’est ne vouloir rien faire, de difficile

Si l’erreur disparaissait de la société

Elle entraînerait notre goût de créer

En supprimant ce droit de nous tromper

On supprimerait nos chances de progresser

Un moyen alors de ne plus errer

Serait de chercher, là où l’on s’est trompé

De nous dire que notre erreur est inimitable

Que réitérer, serait surtout impardonnable

Au fond, l’erreur est une opportunité

Donc par contre il ne faut pas abuser

On doit viser bien sûr, à en faire moins

Mais celui qui n’en ferait pas, ne serait pas un humain

Claude Marcel Breault

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5 janvier, 2013

La fleur et l’enfant …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 19:04

La fleur et l'enfant ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 193

lenfantetlafleur dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

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