DE TOUT EN VRAC

Bienvenue chez Coukie24 !

  • Accueil
  • > Poésies, Fables, contes, ... (171)

9 mai, 2016

QUE SONT MES AMIS DEVENUS…

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 20:46

QUE SONT MES AMIS DEVENUS... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 929040019k

QUE SONT MES AMIS DEVENUS…

Les maux ne savent seuls venir ;
Tout ce qui m’était à venir
M’est advenu.
Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu’ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Ils m’ont failli.
De tels amis m’ont bien trahi
Lorsque Dieu m’a assailli
De tous côtés.
N’en vit un seul en mon logis
Le vent je crois, me les a pris,
L’amour est mort.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte

Les emporta.

f0cb159c dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

Rutebeuf

30 mars, 2016

à travers chacune de nos journées …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:24
à travers chacune de nos journées ... dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1340726144

C’est à travers chacune de nos journées
Que nous vivons nos plus belles années
Il faudrait nous arrêter, pour y penser
On est trop porté souvent, à oublier

Certains moments de vie nous enivrent
Quand on est en train de les vivre
Mais on les cherche un bon matin
On réalise à quel point on en avait besoin

On ne se rend pas compte de notre chance parfois
On a trop le gout de vivre quelquefois
Pourtant, les p’tits bonheurs sont des trésors
S’ils sont vécus avec quelqu’un qu’on adore

Comme un papillon qu’on ne peut pas attraper
Mais qui sur votre épaule venait se poser
On s’en fait souvent pour des riens
On craint, ce que l’on vivra demain

Pourquoi faut-il, qu’on ait toujours peur
On a tous droit à une part de bonheur
Il nous faudrait, à chaque jour y penser
Le bonheur est toujours, à notre portée

Il est toujours en nous, jamais ailleurs
Puis au fond, nous sommes les décideurs

 

Claude Marcel Bréault (poète québécois)

1340730609 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

3 février, 2016

La langue française est subtile …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),St Valentin — coukie24 @ 7:35

mzlxyxey1.gif

 

Complainte amoureuse

Oui dès l’instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le dise
Qu’avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’enfin je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez ?

 

 Alphonse Allais

f5b56b27.gif

 

3 décembre, 2015

Tous les cheveux un jour deviennent …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:03

 

femme beaut coiffure

Tous les cheveux un jour deviennent gris
Ceux des hommes, ceux des femmes aussi
Le gris ajoute de la sagesse à la vie
Quelques onces de respect y compris

Celui pourtant qui a ses cheveux blancs
N’en est pas plus vieux pour autant
Un cheveu moins foncé, moins colorié
N’est pas synonyme d’un âge avancé

Un savant un jour me disait bien sérieux
L’important se cache toujours sous nos cheveux
Y aurait-il alors deux classes de citoyens
Ou certains qui ne cachent presque plus rien

Les cheveux, on en voit des différents tous les jours
On en voit des longs mais aussi des courts
Jadis, toutes les femmes les portaient  longs
Aujourd’hui hélas ! Ce sont les jeunes garçons

Leur couleur ne correspond plus à nos années
Mais en fait, on veut être plus regardé
Des cheveux gris, auront toujours cette priorité
On nous reconnaîtra toujours comme des aînés

Comme des gens qui ont traversés leur vie
Et qui sont heureux de leurs cheveux gris
On les entendra dire, cheveux longs, cheveux courts
Nous nos cheveux, on les porte avec amour

Texte Claude Marcel Breault

7018

23 septembre, 2015

Vieillir en beauté …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:26

Le changement de saison aujourd’hui me fait songer à ce poème…

A l’automne de la vie !

rL7MsJjcO1I

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son coeur
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur
Car à chaque âge se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps
Le garder sain en dedans, beau en dehors
Ne jamais abdiquer devant un effort
L’âge n’a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce
A ceux qui se sentent perdus dans la brousse
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à leur rescousse.

Vieillir en beauté doit être notre philosophie
Pensons que le pain d’hier est rassis
Que le pain de demain n’est pas cuit
Mangeons donc le pain d’aujourd’hui.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour
Savoir donner sans rien attendre en retour
Car où que l’on soit, à l’aube du jour
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir
Etre content de soi en se couchant le soir
Et lorsque viendra le point de non recevoir
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir !

Inconnu

Aujourd’hui

C automne

Les saisons de la vie passent trop vite !

Saviez-vous que c’est en vieillissant qu’on devient les plus fructueux.
Michel-Ange entreprit ses travaux d’architecture et de peinture
à la Basilique Saint-Pierre de Rome à l’âge de 66 ans
et les poursuivit jusqu’à sa mort, à l’âge de 89 ans.
Titien peignit son chef-d’oeuvre le plus célèbre alors qu’il avait 85 ans,
tandis que Goethe acheva Faust à l’âge de 81 ans.
Thomas Edison nous fit part de ses meilleures inventions entre 70 et 80 ans.
On vieillit mais on n’est pas fini pour autant !

29 mars, 2015

Fleurs d’aurore …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:42

Fleurs d’aurore

MOHAMMAD YAZDCHI

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales

Jardins fleuris Isaac Levitan

3 février, 2015

Résumé du conte de Poucette de Hans Christian Andersen

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 19:43

Poucette

Résumé pour les enfants :

Une femme désirait ardemment un enfant. Un jour, une bonne sorcière lui donna une graine d’orge magique. Elle planta la graine. Peu après celle-ci donna naissance à une jolie fleur. C’est au cœur de cette fleur qu’elle découvrit une minuscule petite fille, fine et ravissante, pas plus haute qu’un pouce qu’elle appela Poucette.

Un soir, alors que la Petite Poucette était endormie dans la coquille de noix qui lui servait de berceau, elle fut enlevée par un crapaud qui voulait la marier à son fils. Elle s’échappa en montant sur un tapis de lys mais un hanneton la fit prisonnière avant de l’abandonner au pied d’un arbre.

Au début de l’hiver, la petite Poucette découvrit une hirondelle blessée. Elle la soigna et lui sauva la vie. Et l’hirondelle put ainsi partir vers de plus chaudes contrées.

Poucette rencontra alors un rat des champs qui lui accorda refuge ; en échange, elle faisait le ménage et la cuisine. L’hiver passa, Poucette et le rat se lièrent d’amitié. Quelques mois plus tard, le rat lui suggéra d’épouser le voisin, une taupe. Mais Poucette dégoûtée refusa. Le rat en colère menaça de la mordre et Poucette s’enfuit. C’est à ce moment là qu’elle retrouve l’hirondelle qu’elle avait soignée.

poucette-521618

L’hirondelle l’emporta alors sur son dos, très loin, jusqu’à un champ de fleurs. Là, la Petite Poucette vit le prince des fleurs, de la même taille qu’elle. Les deux êtres se marièrent ; en cadeau de noces, la Petite Poucette se vit offrir des ailes pour accompagner son mari lors de ses voyages de fleurs en fleurs : elle devint alors Maja, princesse des êtres des fleurs. 

Hans Christian Andersen

AVT_Hans-Christian-Andersen_9122  

Danois
Né à : Odense, Danemark , le 02/04/1805 
Mort à : Copenhague , le 04/08/1875 

30 janvier, 2015

Rêve de neige …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 23:44

13011505003212480710763864

Et si chaque flocon devenait un « je t’aime »
Et si chaque flocon devenait un poème
Le monde transformé, doux comme une caresse
Nous dirait de la vie la paisible tendresse 

Et si chaque flocon devenait un plaisir
Et si chaque flocon était éclat de rire
L’univers converti en un terrain de jeux
Offrirait aux enfants des rêves merveilleux 

Et si chaque flocon devenait un désir
Et si chaque flocon devenait un soupir
Les amants réunis dans le froid et le gel
Graveraient dans l’hiver des promesses éternelles  

Et si chaque flocon était une musique
Et si chaque flocon devenait si magique
Que la neige en chantant se ferait mélodie
Et que nous danserions dans sa douce folie…

3cd84d89

 

Philippe Deleval

19 décembre, 2014

L’hiver approche… de Guillaume Apollinaire

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),regards d enfants (53) — coukie24 @ 18:25

L’hiver approche

63a74cc8

L’hiver approche, les hirondelles ont fui,
Mais il ne reste que les moineaux
dans le pays.
Bien d’autres aussi qui font leurs nids.
La nature est morte, plus d’arbres en fleurs,
Le temps est couleur de neige.
Et n’oublions pas Noël qui lui aussi approche.
Lui qui descend du ciel chaque année,
Oui toi Noël qui vient nous apporter
Tant de joujoux ! Noël… Noël !

1418929464

Guillaume Apollinaire

 

Nuit de neige … de Guy de Maupassant

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:19

Nuit de neige

54ec7230

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de Maupassant

Chanson pour les enfants l’hiver … de Jacques PREVERT

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),regards d enfants (53) — coukie24 @ 18:14

1322601239

Chanson pour les enfants l’hiver

58eae264
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré
Dans une petite maison
Il entre sans frapper
Et pour se réchauffer
S’assoit sur le poêle rouge
Et d’un seul coup disparaît
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau
Ne laissant que sa pipe
Et puis son vieux chapeau…

joyeuxnoel2
Jacques PREVERT

9 décembre, 2014

Les fées – conte de Charles Perrault

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:48

titre-perrault

Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l’honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l’eau à une grande demi lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.

889b4ab5

Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. Oui-dà, ma bonne mère, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don (car c’était une Fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la Fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse. Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d’où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille. ) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants.

Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu’elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c’était la même Fée qui avait apparu à sa sœur mais qui avait pris l’air et les habits d’une Princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire, justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J’en suis d’avis, buvez à même si vous voulez. Vous n’êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud.

les-fees2

D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Hé bien, ma fille ! Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. ô Ciel ! s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa sœur qui en est cause, elle me le payera ; et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s’enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer. Hélas ! Monsieur c’est ma mère qui m’a chassée du logis. Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à un autre, l’emmena au Palais du Roi son père où il l’épousa.

les-fees

Pour sa sœur elle se fit tant haïr que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir alla mourir au coin d’un bois.

MORALITE

Les Diamants et les Pistoles,
Peuvent beaucoup sur les Esprits;
Cependant les douces paroles
Ont encor plus de force, et sont d’un plus grand prix.

AUTRE MORALITE

L’honnêteté coûte des soins,
Et veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu’on y pense le moins.

Conte d’ Andersen – La princesse au petit pois

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 18:13

46296621

La princesse au petit pois

 

Conte d' Andersen - La princesse au petit pois dans Poésies, Fables, contes, ... (171) Bar14

 

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier, toujours une chose ou l’autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse.Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c’en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir.C’était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air dans cette pluie, par ce temps ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon … et elle prétendait être une véritable princesse !- Nous allons bien voir ça, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. elle alla dans la chambre à coucher, retira la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu’elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d’eider. C’est là-dessus que la princesse devrait coucher cette nuit-là.

Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.

- Affreusement mal, répondit-elle, je ‘n’ai presque pas fermé l’oeil de la nuit. Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit. J’étais couchée sur quelque chose de si dur que j’en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C’est terrible !

Alors, ils reconnurent que c’était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plume d’eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse.

Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d’avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d’art, où on peut encore le voir si personne ne l’a emporté.

Et ceci est une vraie histoire. 

 

8 décembre, 2014

Conte de Noël …

3124

Il était une fois un petit sapin qui vivait dans la montagne avec son papa, sa maman, ses frères et sœurs. C’était au début de l’hiver. La neige recouvrait tout et Sylvain* – c’était le nom du petit sapin – était fier de son nouvel habit blanc aux reflets bleutés.

Un jour, des hommes rudes et bruyants arrivèrent et, brutalement, le coupèrent du sol avec une scie, ainsi que ses frères et ses sœurs, ses cousins et ses cousines. Ils en firent un gros paquet et les emportèrent malgré l’indignation de leurs parents qui, ne pouvant ni bouger pour protéger leurs enfants, ni parler le langage des hommes pour les implorer de ne pas détruire leur famille, restèrent seuls, tristes et malheureux. Sylvain, ses frères et sœurs, ses cousins et ses cousines, furent descendus en ville et déposés sur un trottoir devant un grand magasin tout illuminé et tout décoré. Il y avait beaucoup de monde. Parfois, une personne s’arrêtait, choisissait un petit sapin et l’emportait avec elle. C’est ainsi que Sylvain fut bientôt séparé de ses frères et sœurs, de ses cousins et cousines.

Il fut emporté dans un appartement, au dernier étage d’un immeuble, et fut mis dans un cagibi étroit et obscur. C’était le soir. Sylvain pensa à ses frères et sœurs, à ses parents, et des larmes silencieuses coulèrent le long de ses aiguilles. Peu de temps après, épuisé par les émotions de la journée, il sombra dans un sommeil agité. Il fut réveillé par des cris et des rires. La porte du cagibi s’ouvrit brusquement et deux petits enfants d’homme se précipitèrent, l’empoignèrent et l’emportèrent dans une grande salle vivement éclairée. Ils le déposèrent dans un coin en enfonçant son pied dans un trou à sa pointure pour qu’il tienne debout tout seul. Puis, avec l’aide de leur maman, ils commencèrent à le vêtir de guirlandes or et argent, de grosses boules multicolores, de bougies et de flocons de coton blanc. Au sommet de sa tête pointue, ils placèrent une étoile filante scintillante. Quand ils eurent achevé la décoration, les deux enfants et leur maman allumèrent mes bougies en chantant « Mon beau sapin, roi des forêts … »

Sylvain se sentit heureux car il avait retrouvé une famille. Il en oublia la montagne, ses parents, ses frères et sœurs, ses cousins et cousines. La journée passa tranquillement, les parents occupés à préparer le repas de Noël et les enfants absorbés par des jeux calme. Sur le soir, chacun vint déposer à son pied une paire de souliers et une enveloppe sur laquelle on pouvait lire : Cher Père Noël, et on éteignit les bougies.

Très tôt le lendemain matin, les deux enfants firent irruption dans le salon, en pyjama et pieds nus et se ruèrent sur les paquets cadeaux qui avaient été déposés au pied de Sylvain pendant la nuit. Ce dernier n’avait rien vu, car il avait dormi profondément en faisant plein de beaux rêves. Les paquets furent rapidement déchirés, rapidement éventrés, et les jouets rapidement déballés. Les parents apparurent peu après, encore tout endormis, et ouvrirent à leur tour leurs paquets. Tous semblaient enchantés de ce qu’ils avaient reçu. Les enfants jouèrent toute la matinée, tandis que les parents dressaient la grande table ronde au milieu du salon.

A midi, des invités arrivèrent avec les bras plein de cadeaux. Ce fut encore un grand déballage, puis des rires de bonheur et des embrassades. Ensuite après avoir allumé les bougies du petit sapin, tout le monde se mit à table et le repas se déroula dans la bonne humeur. A la nuit tombante, les invités partirent. Les parents et les enfants débarrassèrent la table, donnèrent un coup de balai, s’installèrent dans le canapé et regardèrent la télévision. Au premier bâillement, tout le monde se leva et, après avoir éteint le poste, les bougies du petit sapin et la lampe du salon, tout le monde disparut par la grande porte du fond.

Sylvain resta seul dans le noir. Il fut envahi par une grande tristesse. Toute la journée, il avait été le plus heureux des petits sapins. Maintenant, il se sentait abandonné. Personne n’avait eu la moindre attention pour lui avant de quitter le salon. Les jours qui suivirent furent moroses. Les enfants venaient parfois pour jouer, mais ils n’avaient aucun regard pour le petit sapin. Sylvain commença à déprimer et à s’étioler. Un matin, la maman des enfants dit : « Le sapin perd ses aiguilles. Il faudra bientôt s’en débarrasser. » Le soir même, le papa des enfants dévêtit le petit sapin de sa belle décoration, l’emporta, le descendit au bas de l’immeuble et le jeta sur le trottoir près des poubelles.

Sylvain s’abandonna alors au désespoir. Il serra ses petites branches contre son tronc afin de se protéger de la bise glaciale qui balayait la rue. Il pensa alors à ses parents, à ses frères et sœurs, à ses cousins et cousines, à la montagne et son manteau de neige. Il se dit que la vie était bien injuste et qu’il était bien trop jeune pour mourir. Il se dit aussi que les humains étaient ingrats, égoïstes et cruels. Il se laissa glisser peu à peu dans un profond engourdissement. Il rêva qu’il s’envolait dans un ciel rempli d’étoiles et qu’il arrivait sur une montagne blanche et ensoleillée où l’attendaient ses parents, ses frères et sœurs, ses cousins et cousines, tout le peuple épicéa en habit blanc aux reflets bleutés.

(Extrait de « L’oiseau du crépuscule et autres récits » de Georges-Claude Grandjean, Editions Almathée 

bougie

Le secret du Père Noël …

Le secret du Père Noël ... dans Noël et 1er de l An (83) Csecret

secretpnimg dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

Vous êtes-vous jamais demandé qui est le Père Noël ?
Je suis sûr que le soir de Noël, lorsque vous êtes couché,
vous attendez avec impatience qu’il vous apporte des cadeaux.
Vous pensez à lui et vous vous poser beaucoup de questions.
Qui est ce fameux Père Noël ? Où habite-t-il ?
Comment est-il vraiment ?
Comment parvient-il à se poser sur un toit ?
Et comment peut-il descendre dans
une cheminée avec son énorme sac sur le dos?
Comment fait-il pour déposer des cadeaux dans les maisons
qui n’ont pas de cheminée ?
Personne ne connaît vraiment la réponse à toutes ces questions.
Le Père Noël n’aurait rien d’extraordinaire si on savait tout de lui…
D’ailleurs le Père Noël est un peu magicien, et la magie,
ça ne s’explique pas !
Mais je vais vous dire tout ce que je sais de lui :
comment il vit et comment il prépare les cadeaux des enfants.

secret1


Vous savez déjà à quoi ressemble le Père Noël.
Il est gros et gras, avec un visage rouge et souriant,
des yeux brillants et un air très gentil.
Il a une grande moustache et une longue barbe blanche.
Il porte un manteau, un pantalon et un bonnet de velours rouge,
bordés de fourrure blanche.

secret8


Le Père Noël habite à la montagne, dans les neiges éternelles.
Sa maison est perchée au-dessus d’une petite vallée ;
elle est bâtie en rondins de sapins, coupés par le Père Noël lui-même.
C’est une jolie maison avec un toit très pointu,
afin que la neige puisse glisser facilement,
lorsqu’elle fond, au printemps.
A gauche de la maison, il y a une grange
où habitent les rennes du Père Noël…
… et à droite, il y a une autre grange immense.
C’est là que le Père Noël fait ses réserves de jouets.
Si vous croyez que le Père Noël ne travaille qu’à Noël et qu’il a le temps
de s’amuser le reste de l’année, vous vous trompez !
Au mois de janvier, lui et ses rennes se mettent en vacances, c’est vrai !
Mais tous les autres mois de l’année, il faut préparer Noël.

secret2


Au début du mois de février, le Père Noël doit remplir sa grange de jouets neufs.
C’est une tâche longue et difficile.
Heureusement, le Père Noël se fait aider par tous ses amis de la vallée.
Chaque famille confectionne une série de jouets.
L’une fabrique des ours en peluche, l’autre des poupées,
une troisième des chevaux à bascule, une autre encore
des trains électriques… Et vous ne verrez jamais
d’aussi beaux jouets dans les magasins.
Le Père Noël va régulièrement surveiller la fabrication
dans les maisons où l’on travaille pour lui.
Le soir, en rentrant, il s’assied devant sa table, près du feu,
et il inscrit dans son grand livre le nombre de jouets terminés.

secret3

 

Au printemps naissent les bébés rennes.
Dès qu’ils sont solides sur leurs pattes,
le Père Noël les emmène dans une grande prairie.
Il installe des barrières de différentes hauteurs,
et il leur apprend à sauter, patiemment.
Lorsque les rennes savent sauter toutes les barrières,
et qu’ils savent aussi trotter, galoper, virevolter,
le Père Noël leur apprend à tirer son traîneau.
Ils y arrivent vite, heureusement, car il leur reste
à apprendre le plus difficile : voler !
Cela leur demande des mois de travail.

secret4

Puis, début novembre, le Père Noël choisit parmi les meilleurs rennes,
ceux qui l’accompagneront dans sa tournée.
Vers la mi-novembre, les amis du Père Noël
se mettent à lui fabriquer un traîneau neuf.
Le Père Noël profite du mois qui lui reste pour organiser son voyage de la nuit de Noël.
Vous savez qu’il commence sa tournée
au coucher du soleil, la veille de Noël,
et qu’il ne la terminera qu’à l’aube.

secret5


Toute la nuit, le Père Noël parcourt le monde
en distribuant des jouets chez tous les enfants.
Je ne peux pas vous dire comment il s’y prend
car cela doit rester secret…
Son voyage se termine juste à temps pour que les enfants,
en s’éveillant, trouvent des cadeaux au pied de leur sapin.
Pour eux, c’est le début d’une merveilleuse journée…

secret6


et pour le Père Noël, c’est le moment d’aller se coucher.
Lui et ses rennes sont si fatigués
qu’ils dorment toute la journée et toute la nuit suivante.

secret7


Mais au soir du 26 décembre, ils sont frais et dispos
pour fêter Noël à leur tour. Et si, par hasard,
vous passez dans la vallée cette nuit-là…
…vous verrez cheminer vers la maison du Père Noël
les torches lumineuses de tous ceux qui l’ont aidé.
Vous verrez la maison illuminée,
les grandes tables couvertes de bonnes choses à boire et à manger,
et tard dans la nuit, vous entendrez résonner les rires et les chants
des habitants de la vallée du Père Noël.

R E T O U R !

conte de Ann et Dennis Mallet
édition Deux Coqs d’Or

3 décembre, 2014

UBUNTU, CONTE AFRICAIN …

enfants africains

Un anthropologue avait caché des fruits dans un panier près d’un arbre et a dit à des enfants d’une tribu africaine qui l’entouraient, que le premier qui les trouverait gagnerait tous les fruits.

Quand il donna le coup d’envoi, tous les enfants se sont donné la main et ont couru ensemble pour trouver le panier, puis ils se sont assis tous ensemble pour déguster les fruits.

Lorsque l’ anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient couru ainsi alors qu’ un seul aurait pu gagner tous les fruits, ils répondirent « UBUNTU« , expliquant « Comment l’ un de nous pourrait il être heureux si tous les autres sont tristes ?

Auteur inconnu

Sources : http://www.jeanbaptistelc.fr/

7 novembre, 2014

Restez jeunes !

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171),Retraite (14) — coukie24 @ 17:12

957506379682fontaine1

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années ; on devient vieux parce qu’on a  déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez
jeune tant que vous resterez
réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Général MacArthur

La vieille charrue …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:36

vieille-charrue

Sur son socle de bois verni

une vieille charrue abandonnée

s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Elle se souvient des belles années

où, de sillon en sillon et sans bruit,

elle allait dans la plaine à tous vents

et préparait la terre aux semis.

Sur ses manchons de bois, elle aimait

sentir les mains rugueuses du laboureur.

puis se reposer en attendant les blés à venir.

Enfin, être témoin des fruits de son labeur !

 

Sur son socle de bois verni,

une vieille charrue dans son musée,

s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Par des monstres d’acier, on l’a remplacée.

Les fiers destriers sont devenus poupées.

Le laboureur s’est changé en faiseur de bruit.

Plus jamais elle ne reverra sa plaine,

ni le sillon, ni la naissance des graines.

Autour d’elle les gens se pressent, drôles,

se disant: à quoi cette étrange chose

pouvait-elle être utile à nos parents?

Cruel est l’oubli, quand s’impose le présent.

Martial Noureau

plume

auteur de plusieurs volumes présents  en librairie et dans plusieurs bonnes bibliothèques, dont, L’Étoile du Vagabond (1998), Les Arrivants (1999) et Le rêve de Maria (1er tome paru en 2003 et le 2e à paraître en 2005).

4 novembre, 2014

Poésies de jeunesse …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:05

Alfred Guillou

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

plume
Gérard de Nerval, Poésies de jeunesse

Richard Ramsey3

26 août, 2014

Bien vieillir …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 0:11
762300
Bien vieillir, c’est aimer, sans chercher à séduire
C’est chanter le bonheur, les fleurs et le printemps
C’est aussi s’entraider, sans besoin de le dire
En offrant tout son cœur, en donnant tout son temps.
 
Bien vieillir, c’est savoir la passion éphémère
Le prix de l’amitié et sa fragilité
Et c’est en écartant projets fous et chimères
Acquérir la sagesse et la sérénité.
 
Bien vieillir, c’est encore malgré le poids de l’âge
Entretenir son corps autant que son esprit
C’est être vigilant, s’efforçant davantage
De vivre avec son temps plutôt qu’avec mépris
 
Bien vieillir, c’est enfin, au fil des derniers ans
Accepter ses douleurs, rides et cheveux blancs
 
De Raymond Pelletier

3 août, 2014

La Joconde …Simplicité

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 13:18

La Joconde ...Simplicité dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1308757617

La Joconde …Simplicité

1341930617 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

Y’a plus de cinq cents ans qu’elle sourit
Que, Mona Lisa nous regarde ainsi
La Joconde, elle a vraiment existée
Vinci n’a fait que nous la montrer

Ses yeux semblent posés sur nous
Cette femme avait de l’équilibre en tout
Étant d’abord femme, elle était vraie
Ce peintre la connaissait surement de près

Sa beauté résidait dans sa simplicité
Elle est connue à travers le monde entier
La vie est simple, quoi qu’on puisse en penser
Le bonheur il existe dans la simplicité

On court souvent, de façon désordonnée
Comme si le bonheur devait nous échapper
C’est beau de sourire, de le faire simplement
Voyez comme c’est naturel chez un enfant

Le monde serait bien moins compliqué
Si on s’en tenait à l’essentiel, à la simplicité
Notre vie serait plus belle, plus coloriée
Aimer exige, beaucoup de simplicité

Depuis toujours, pour être nous, pour être vrai
On devait montrer c’qu’on était
Y’a mille ans, et même au siècle dernier
On a toujours trouvé la beauté, dans la simplicité

Texte Claude Marcel Breault

1308757591

21 juillet, 2014

Hommage à ceux qui nous quittent…

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 17:31

d3d74a1d

Je suis debout au bord de la plage

Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit :
« Il est parti ! »
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard. C’est tout…
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
Pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « il est parti ! »
Il en est d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux,
S’exclament avec joie :
« Le voilà ! »…
C’est cela la mort.
Il n’y a pas de morts,
il y a des vivants sur les deux rives.

(William Blake)

7 juillet, 2014

Où donc est le bonheur ?

Classé dans : Le Bonheur (153),Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 16:11

8e192a38

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,

Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,

Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment

Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

love

Plus tard, aimer, – garder dans son coeur de jeune homme

Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,

Glisser un mot furtif dans une tendre main,

Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,

Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,

Sentir son coeur se fondre au son d’une parole,

Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,

Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,

Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,

Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,

Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,

Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

fleurs d'orangers

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse

Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;

Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !

Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;

Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,

Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,

Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir

Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,

Effacer de son front des taches et des rides ;

S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides, de cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;

Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;

Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste, 

Bien fou, que maintenant on respire, on existe, 

Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour

Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Ils-ont-recu-des-lettres-d-amour-en-heritage_imagePanoramique500_220

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l’amant et le poète,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d’un oeil mouillé de pleurs

Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

vieillir

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre

Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.

C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été ! Dans la joie et l’amour et la félicité

C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.

Voilà de quel nectar la coupe est remplie !

43172_senior_une

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !

Grandir en regrettant l’enfance où le coeur dort,

Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,

Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

Victor Hugo, Les Feuilles d’Automne, XVIII

déclinaisonvie

6 juin, 2014

Tout est possible …

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 12:36

b06fdc51

Nombre de gens pourraient mieux s’amuser
Ils ne sont heureux qu’à moitié
Toujours accrochés à leur passé
Ils n’ont qu’un désir, recommencer

Ils ont vécu des moments bons, ou mauvais
Même de très bons, ou de très mauvais
C’est redevenir jeune qu’ils aimeraient
Pouvoir, tout revivre ce qu’ils ont fait

Ils pensent d’ailleurs et trop souvent
Que leur vie ne sera plus comme avant
Ils se rappellent, des amis importants
Se souviennent, de leur vie évidemment

Ils voudraient encore leur parler
Ils voudraient, les entendre se raconter
Ils aimeraient encore, les revoir sourire
Ils vivent dès lors, tous leurs vieux souvenirs

Au fond, s’ils pouvaient justes se décider
Se dire, qu’ils en ont vraiment assez
S’ils pouvaient, revenir dans leur présent
S’ils essayaient, de sourire plus souvent

Ils ne seraient plus, heureux qu’à moitié
C’est toute leur vie qui pourrait changer
On peut tous hélas ! Vivre une belle vie
Il suffit de vouloir, de relever ce défi

Texte Claude Marcel Breault

16 mai, 2014

La tristesse

Classé dans : Poésies, Fables, contes, ... (171) — coukie24 @ 21:44

 

La tristesse

La tristesse dans Poésies, Fables, contes, ... (171) 1349793421
1328627368 dans Poésies, Fables, contes, ... (171)

Quand on a ce qu’il faut pour être heureux
Pourquoi n’est-on pas toujours joyeux
Même si notre ciel est un peu gris
On pourrait prendre en main notre vie

Mais on croit que le bonheur se manifeste
Comme le sable, dans un océan de tristesse
On se demande, dois-je encore espérer
Trop de choses sont là pour me décourager

Entre, être triste ou me montrer heureux
Lequel des deux serait vraiment mieux
Ça nous arrive tous, de tel aujourd’hui
De trouver que notre ciel est gris

La vie n’est pas triste, elle a des heures tristes
Il vaut donc mieux nous montrer gais, que tristes
Chaque jour à son petit chagrin, son petit souci
Ce sont là, des expériences de la vie

Riez fort, et le monde rira avec vous
Quand pleurez les éloignerez de vous
Dans l’existence, il ne pleut pas toujours
Ouvrons grand nos rideaux, regardons le jour

Est-ce vraiment sérieux, ou juste un caprice
Est-ce seulement dans les yeux que vous êtes triste

Texte Claude Marcel Breault

1328627368
12345...7
 

DIEGO |
ya est la |
dedel26 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Petitpot
| cercledecraie
| La Femme coupée en deux